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RETOUR SUR LE 20E SIECLE Broché – 7 octobre 2010

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'introduction

LE MONDE QUE NOUS AVONS PERDU

Les essais réunis dans ce livre ont été écrits sur douze ans, entre 1994 et 2006. Ils couvrent un large éventail de sujets - des marxistes français à la politique étrangère de l'Amérique, de l'économie de la mondialisation à la mémoire du mal - et un large espace géographique, de la Belgique à Israël. Mais ils répondent à deux préoccupations dominantes. La première est le rôle des idées et la responsabilité des intellectuels. Le tout premier essai repris ici traite d'Albert Camus, le plus récent est consacré à Leszek Kolakowski. Ma seconde préoccupation est la place de l'histoire récente dans une ère d'oubli : la difficulté que nous avons à dégager un sens du siècle troublé qui vient de s'achever et à en tirer des leçons.
Ces thèmes sont naturellement étroitement imbriqués. Et intimement liés au moment où ils ont été écrits. Dans les prochaines décennies, je crois, nous regarderons la demi-génération qui sépare la chute du communisme, en 1989-1991, de la catastrophique occupation américaine de l'Irak comme des années de dévastation par les sauterelles : une décennie et demie d'occasions manquées et d'incompétence politique de part et d'autre de l'Atlantique. Avec trop d'aplomb et trop peu de réflexion, nous tournons le dos au XXe siècle pour avancer hardiment dans le suivant, emmitouflés dans des demi-vérités intéressées : le triomphe de l'Occident, la fin de l'Histoire, le moment américain unipolaire, et la marche inéluctable de la mondialisation et du marché.
Dans nos enthousiasmes manichéens, nous autres, en Occident, nous sommes empressés de nous débarrasser chaque fois que possible du bagage économique, intellectuel et institutionnel du XXe siècle et avons encouragé les autres à faire de même. L'idée que c'était alors, et que c'est maintenant, que la seule chose que nous avons à apprendre du passé, c'est à ne pas le répéter, était loin de concerner les seules institutions défuntes du communisme du temps de la guerre froide et sa membrane idéologique marxiste. Non seulement nous n'avons pas appris grand-chose du passé - ce qui en soi n'aurait rien de très remarquable -, mais, dans nos calculs économiques, nos pratiques politiques, nos stratégies internationales et même nos priorités éducatives, nous avons pris l'habitude de protester avec force que le passé n'a rien d'intéressant à nous apprendre. Notre monde, insistons-nous, est un monde nouveau; ses risques et opportunités sont sans précédent.

Revue de presse

Publié cet automne en français, Retour sur le XXesiècle rassemble des articles parus entre 1994 et 2006 qui sont autant de petits essais ramassés, concentrés à l'extrême, où l'érudition et la réflexion morale ne cessent de s'enrichir mutuellement, servis par un style d'une incroyable fermeté, et parfois d'une dureté sans limite. Qu'il évoque des intellectuels (Primo Levi, Hannah Arendt, Albert Camus...) ou des dirigeants politiques, il s'emploie toujours à peindre «les infinies gradations de la responsabilité, de la faiblesse humaine et de l'ambivalence morale»...
L'introduction revient une nouvelle fois sur les pathologies de la mémoire. L'inflation des commémorations des drames du XXe siècle, dit-il, est une immense machine à faire croire «que tout cela est maintenant derrière nous, que le sens en est clair et que nous pouvons maintenant avancer - délestés des erreurs passées - dans une époque meilleure et différente». Ce qui le conduit à écrire, par exemple, à propos du néolibéralisme : «Que les fascistes et les communistes aient aussi cherché explicitement à donner un rôle dominant à l'Etat ne disqualifie pas ipso facto le secteur public pour jouer un rôle éminent dans les sociétés libres.» Ou encore, à propos du terrorisme, dont il pointe l'absurdité qu'il y a à en faire une nouveauté absolue, quand nous vivons avec lui «depuis bien plus de cent ans». «De toutes nos illusions contemporaines, la plus dangereuse [...] est l'idée que nous vivons une période sans précédent.» (Eric Aeschimann - Libération du 4 novembre 2010 )

Au fil de ces critiques se profilent les interrogations et indignations sur le tour pris par nos sociétés, sur la défaite du politique. «Le paradoxe, bien entendu, est que la réussite même des États providence et de leur économie mixte - assurant la stabilité sociale et la démobilisation idéologique [...] - a conduit la jeune génération politique à tenir pour acquise cette même stabilité et passivité idéologique et à exiger que l'on diminue l'"obstacle" d'un État qui [...] intervient.»...
Ses étudiants reconnaîtront dans ses écrits le ton précis et limpide de sa conversation. Tony Judt aimait enseigner, donner à penser et penser au loin. Transmettre la conviction que l'histoire sait éclairer la politique, en quête de la «bonne société». Dans ses ultimes échanges, il confessait, face à la maladie, n'avoir d'autre recours, ni espoir, que de laisser ses livres poursuivre son oeuvre, à travers d'autres. Retour sur le XXe siècle grondait déjà de cette force, de cet appel - une conscience qui scrute ses héritiers. (Clémence Boulouque - Le Magazine Littéraire, novembre 2010 )

Mort le 6 août 2010 à l'âge de 62 ans, Tony Judt correspondait parfaitement à l'image que l'on se fait, en France, de l'intellectuel new-yorkais. Professeur d'histoire galonné (il dirigeait l'Institut Erich-Maria-Remarque, le prestigieux centre d'études européennes de l'université de New York), il faisait ce que peu de ses collègues français font encore de nos jours : publier, sur des sujets très vastes, des ouvrages qui ne sont pas seulement des synthèses érudites mais assument aussi de vrais partis pris (Après-guerre. Une histoire de l'Europe depuis 1945, Armand Colin, 2007), et décliner cette activité de chercheur engagé à travers des articles qui, par leur longueur, leur densité et leur liberté de ton, sont pour certains de véritables petits essais. Vingt-quatre de ces articles sont aujourd'hui traduits en français. Ecrits entre 1994 et 2006, publiés pour la plupart dans la New York Review of Books, ce sont pour l'essentiel des comptes rendus de livres traitant de thèmes chers à cet historien des idées, de l'héritage du marxisme aux métamorphoses de la vie intellectuelle française, en passant par la politique américaine et israélienne. (Thomas Wieder - Le Monde du 23 décembre 2010 )

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le 23 décembre 2012
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le 9 septembre 2012
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