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Rebelles : Une histoire de rock alternatif Broché – 17 septembre 2007

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Extrait

Extrait du prologue :

De la dynamite

Un soir d'été 1998. Un dîner chez un ami, à Belleville. Il fait chaud, je me mets à la fenêtre pour fumer une cigarette. En face de moi s'étalent les immeubles carrelés de blanc, typiques des constructions de l'OPAC à Paris dans les années 90. Du logement social. Sans âme, sans caractère, vite fait mal fait. Histoire de faire propre. De planquer la misère qui, sinon, traîne dans la rue. Rien qui n'accroche l'oeil en tout cas.
Et puis mon attention est attirée par la plaque de rue un peu plus loin. Rue de Pali-Kao. Et là, tout se bouscule, des souvenirs pourtant peu éloignés, un Belleville crade, pauvre, des rues bordées de terrains vagues. Mais aussi, des bars kabyles, des restes de campagne à Paris, d'anciens entrepôts abandonnés, des usines même... Je n'avais pas reconnu la rue de Pali-Kao. Elle avait été refaite à neuf, assainie, curetée. Vidée de son histoire. Même son tracé avait été changé. Comme si on avait voulu effacer la mémoire d'un quartier. Et pourtant, il s'en était passé des choses dans cette rue quelque quinze années auparavant... Elle avait été, parmi d'autres du quartier, le théâtre des opérations d'une belle bande d'agités, le lieu de naissance d'une des dernières aventures musicales et contestataires du siècle. Nous y avions traîné nos guêtres (voire nos rangers) un sacré paquet de fois. Je me souviens que, ce soir-là, j'avais été choqué par l'idée qu'on puisse ainsi du passé faire «table rase». Et puis j'avais classé cette impression aux profits et pertes. J'avais, moi aussi, oublié la rue de Pali-Kao.

Novembre 2003. Le festival des Transmusicales de Rennes fête ses vingt ans. Et la rumeur court : les Béruriers Noirs se reforment. Les Béruriers Noirs, les Bérus, LE groupe alternatif français. Sabordé en 1989 après presque sept ans de concerts, de squats en squats, de manifs en manifs.

Le groupe auquel on a demandé s'il acceptait de rentrer au Top 50... Et qui a refusé. Le groupe qui a fait reprendre à pleine gorge à un Olympia ras-la-gueule le slogan-phare des manifs étudiantes de 1986 : «la jeunesse emmerde le Front national» avant de disparaître, comme tant d'autres, au cimetière des héros oubliés du rock'n'roll. J'ai tout d'abord eu du mal à y croire. Et puis la rumeur s'est vérifiée. Ils se sont reformés. Pour l'occasion ? Pour faire la promo de leur DVD sorti simultanément dans les bacs ? Peu importe. On s'en fout. Le résultat a été le même : la salle du Liberté, à Rennes, remplie à ras-bord de gens de tous âges. Punks à chiens ayant traversé la France en truandant le train, quadras venus lever, encore une fois, le poing sur Salut à toi, et puis aussi les gamins anonymes de 2003, les fameux «kids», éternels héros, véritables acteurs du rock, pogotant au son d'une musique «vieille» de vingt ans et jouée par des types qui auraient pu être leurs parents... Pour fêter l'événement, on a explosé quelques vitres. Certains sont même entrés en force avec leur place achetée à la FNAC planquée au fond de la poche, juste pour le sport. La beauté du geste. Il y a eu quelques lacrymos, une bonne marave à la sortie avec les CRS qui s'étaient déplacés pour l'occasion, quelques interpellations. La routine, quoi... À l'ancienne.

À l'ancienne ? À l'ancienne de quoi ? A l'ancienne quand ? À l'ancienne où ? Il y a eu quelque chose avant MTV ? Il y a une vie avant la Star Ac' ? Un tatouage, ça voulait VRAIMENT dire quelque chose ? Le rock a-t-il été un jour dangereux en France ?
Peut-être.
Ou peut-être pas.

En tout cas, il a une histoire. Brève, intense, brûlante, qui a commencé dans un tout petit triangle de rue, à l'est de Paris, pour se propager peu à peu et embraser le reste de la France. Cette histoire, c'est celle des Bérus, des Lucrates, des Wampas, de ceux qui allaient devenir La Mano Negra, Les Négresses Vertes, Pigalle, Noir-Désir... L'histoire de ce qu'on a appelé le «rock alternatif». De petits keupons, qui en ont eu assez qu'on pense pour eux, qu'on décide à leur place. Des rockers sans salles pour jouer leur musique qui décident

Biographie de l'auteur

Rémi Pépin est né en 1963. Il vit et travaille à Paris. De 1978 à 1984, il fut musicien dans plusieurs groupes punks français affiliés à la scène alternative dont Guernica. Durant cette même période, il faisait partie du collectif Abattoir, association regroupant peintres et plasticiens, et gérant une galerie alternative dans le XIIIe arrondissement de Paris. Il exerce actuellement la profession de directeur artistique indépendant, principalement dans les domaines de l'édition et de la musique, et a collaboré à ce titre avec des musiciens tels que Kid Loco, Laurent Garnier, Julie Bonnie ou Captain Kvern.

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Format: Broché
J'étais sceptique.
Ecrire un livre intègre sur un sujet aussi sulfureux et volatile me semblait compliqué à réaliser.
Rémi Pépin semble ne pas en avoir rencontré (jeu de mot gratuit) pour nous sortir de derrière les fagots un très chouette bouquin sur le sujet.
Evidemment, il est assez fort question des Bérurier Noir dans ce livre, mais pas que. On peut retrouver cités quelques noms de groupes que notre mémoire avait planqué dans un coin. Mais en relisant leurs noms, les vibrations internes du coeur parviennent à rejouer la mesure des morceaux gravés dans notre âme.
Tels le conditionnement de Pavlov, les effluves de bière et de gerbes, de soirées à se défoncer ou rôder en ville vous reviennent en flash. Epoque bénie de ces soirées mythiques ou l'on se persuadait que le monde allait tourner différemment le lendemain, mais à part l'éternel gueule de bois rien n'avait vraiment changé.
Plus de 30 ans plus loin, la gueule de bois est toujours présente. A cette époque ou l'alternatif libertaire guidait nos envies, nous n'avions ni dieu ni maître. A présent nous avons patron et factures et lire ce bouquin en se rendant au boulot, avec dans la poche l'abonnement du train est plus méchant à digérer qu'une cuite à la bière bon marché.
J'étais sceptique, j'en ressors charmé et ivre de souvenirs.

Ce bouquin possède aussi ses défauts: un peu de mauvaise foi, de délation ou d'oubli mais c'est vraiment de bonne guerre.
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