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La Religion perverse : Essai sur le charisme Broché – 21 février 2008


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Description du produit

Extrait

De l'économie à l'anomie du pouvoir

Dans les monarchies extrêmement absolues, les historiens trahissent la vérité, parce qu'ils n'ont pas la liberté de la dire : dans les Etats extrêmement libres, ils trahissent la vérité à cause de leur liberté même, qui, produisant toujours des divisions, chacun devient aussi esclave des préjugés de sa faction, qu'il le serait d'un despote.

Montesquieu

Le déclin des études consacrées aux totalitarismes a déjà commencé. L'époque où ils ont gravé leur marque est-elle pour autant révolue ? On a beau savoir que tout ce qui demain s'inspirera de ces tyrannies n'en portera ni le même nom ni le même masque, n'en reprendra pas les moyens et n'en gardera que la visée essentielle, l'art de transformer les hommes en rebuts, on sait aussi que ce qu'il fit est par là même devenu un possible de l'existence historique. Non pas seulement que, les traces en subsistant, en subsisterait aussi quelque chose de plus que ce qui se tient en réserve dans le purgatoire du passé et dans les limbes du demain. Mais encore parce que le seuil qu'il franchit et fit franchir a modifié l'humain, la proportion de l'humain et de l'inhumain, la proportion du monde et de l'immonde, augmenté la part de la décréation dans la création, et que de telles modifications ne sont jamais réversibles. Nomen omen.
Même si l'on réduit la visée totalitaire à son expression la plus lapidaire - la conjonction de la terreur et de l'idéologie -, il faut bien en convenir : comme la terreur sévit dans le secret, comme l'idéologie ne règne jamais autant que sous le manteau de sa critique, nous ne sommes pas mieux armés que jadis. Cherchant dans l'expérience historique un peu de science pour demain nous risquons même l'anachronisme. On voit mal, pour ne prendre qu'un exemple trivial mais non pas simple, comment des sociétés nucléaires, médiatiques, enfiévrées par le principe de précaution, formées, donc, à la discipline insidieuse de l'état d'urgence à plein temps, comment elles pourraient jamais sécréter de nouveau des «religions séculières», ainsi qu'on envisagea, après Eric Voegelin (1938) et Raymond Aron (1944), de nommer les régimes totalitaires. Il faudrait que se renverse leur téléologie, qu'en elles quelque eschatologie de la «vraie vie» s'en prenne à leurs techniques et à leur discipline de la survie. Leur horizon, en effet, est en apparence celui d'une perpétuelle immédiateté, hostile à Tailleurs d'une transcendance ou d'une immanence régulatrice (une «mise en sursis», dit Günther Anders). La mise au rebut de l'humain les hante au moins autant qu'à l'âge d'or des mouvements totalitaires, mais les conditions du passage à l'acte - ses conditions de possibilité - ont trop manifestement changé pour que ressuscite le projet étudié par E. Voegelin sous l'angle d'une reconduction caricaturale du salut. À moins de résilier toutes les significations possibles de l'idée et des figures du religieux, il faut bien l'admettre : depuis longtemps désormais, chaque fois que la vraie vie se révolte contre la survie, elle doit se révolter aussi contre la sagesse qui l'a oubliée - contre la théologie. Et chaque fois - et c'est plus rare - que la théologie se révolte contre les conditions infligées à l'ici-bas, il lui faut se révolter aussi contre le fait religieux, se faire hérésie : «La réalité de la religion est l'horreur que l'homme éprouve devant soi-même.»

Présentation de l'éditeur

Depuis que les sociologues ont adopté la notion de «charisme», on est souvent tenté d'oublier les origines théologiques du mot, et de la relation qu'il évoque. Et d'oublier aussi le genre singulier d'allégeance et d'obédience qu'il désigne depuis les commencements de l'époque totalitaire et de la manipulation idolâtrique des émotions religieuses et esthétiques.
Partant du cas particulier de l'Allemagne des années 1920-1930, on a donc cherché à décrire ce moment et ses conséquences sur l'économie du pouvoir absolu en ces temps de guerres et de révolutions en chaîne. Le charisme y passe en effet par des dispositifs différents, selon qu'un homme de guerre, un homme de lettres ou un homme de foi en prend l'initiative. Si les passions charismatiques concourent toutes à l'instauration de religions politiques, elles n'en respectent pas moins la différence première de ces trois ordres. Pour décrire cette constellation tripartite des pouvoirs du guerrier, du poète et du penseur, on s'est donc penché sur trois cas de figure et sur leurs trajets dans la révolution conservatrice allemande : Ernst Kantorowicz, le disciple de Stefan George; Martin Heidegger, lecteur de Hölderlin ; Joseph Goebbels, avant le passage au national-socialisme.
Lit démarche est celle de l'enquête historique, mais la question posée est philosophique : la domination charismatique répond à une demande de servitude. Cette demande a-t-elle un avenir ?

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