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Retour à la cité des monstres Format Kindle
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Pourtant, à peine de retour dans le cloaque qui l'a vu naître, Eddie manque une nouvelle occasion de boucler son clapet ; il fait la promesse à la mère de sa fiancée défunte de retrouver sa fille cadette, disparue sans laisser de traces. Autant chercher une tique sur le dos d'un ours...
Pour parvenir à tenir son engagement, Eddie devra replonger dans les entrailles putrides de la cité, la fange où évoluent les monstres et les prédateurs de la pire espèce. Et quand on a causé autant de morts dans sa ville natale que le tabac, on compte plus facilement ses amis que ses ennemis. Mais pour l'assister, Eddie pourra compter sur deux alliés de choix : son fidèle Glock et Yaba Guédé, le dieu vaudou qui la nuit veille sur lui.
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Extrait :
Parvenu à la moitié de l'escalier, le monde se met à onduler autour de moi et menace de se dissoudre, et je dois m'arrêter pour avaler une goulée d'air. Je nage dans des eaux saumâtres infestées de bestioles. Et la rampe n'est-elle pas en train de se ramollir ? Pendant un instant, je suis persuadé que je descends l'escalier au lieu de le monter.
Je ne suis plus mû que par l'adrénaline et l'instinct de survie. Je ne tiens plus debout que par la force de ma volonté. La vengeance est mon tuteur. Plus que ça qui me retient en ce monde. Allez, Sykes, c'est pas le moment de flancher. Si Rick Allen peut continuer à assurer à la batterie avec un bras en moins, tu peux te sortir de cet énorme merdier.
Alors je rassemble toute la rage accumulée pendant tant d'années, j'ouvre la porte de la cave à la volée, et je me rue sur les joueurs de scrabble avec l'énergie du désespoir.
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Rien de mieux à faire pour le moment ? Suivez les tribulations de l'auteur sur son blog à l'adresse : http://aspirant-auteur.over-blog.com/
- LangueFrançais
- Date de publication17 avril 2013
- Taille du fichier3015 KB
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Détails sur le produit
- ASIN : B00CEMV9TS
- Langue : Français
- Taille du fichier : 3015 KB
- Utilisation simultanée de l'appareil : Illimité
- Synthèse vocale : Activée
- Lecteur d’écran : Pris en charge
- Confort de lecture : Activé
- Word Wise : Non activé
- Pense-bêtes : Sur Kindle Scribe
- Nombre de pages de l'édition imprimée : 345 pages
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 159,737 en Boutique Kindle (Voir les 100 premiers en Boutique Kindle)
- 2,530 en Durs à cuire
- 9,602 en Policier et Suspense (Boutique Kindle)
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À propos de l'auteur

Frédéric Soulier est né à Cognac en 1976. Tombé dans un fût d'eau-de-vie quand il était petit, il n'a depuis plus besoin de boire d'alcool pour en ressentir les effets (il continue toutefois à en boire). Lecteur compulsif, il est l'auteur de cinq romans. Un polar noir, Retour à la cité des monstres ; une satire sociale mouvementée, Epilogue ; un roman se déroulant dans un univers médiéval-fantastique, Les versets du Dernier Soupir, premier tome du cycle du Ténébriarque ; Le cri sauvage de l'âme, un pamphlet mâtiné de polar ; Des morts des vivants, un roman d'anticipation se déroulant dans un univers post-apocalyptique ; et Les régressions de Richard Bachman, roman de science-fiction initialement paru par épisodes.
Le blog de Frédéric Soulier se trouve ici : https://fredericsoulier.wixsite.com/ledegueuloir
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C'est le Stephen King français. Je ne comprends pas que ses bouquins ne soient pas en vitrine des librairies.
Qu'un tel talent ne soit pas célébré comme il se doit me met en colère, d'autant plus si l'on regarde les daubes mal écrites érotico-sentimentales ou feel-good qui sont éditées en ce moment. Je sais bien que c'est la mode, mais quand même... le niveau de certains auteurs est à pleurer !
Frédéric Soulier, lui, non seulement maîtrise l'art de raconter, mais il possède aussi un solide bagage littéraire. Avec lui, pas de fautes d’orthographe ni de syntaxe bancale. Son vocabulaire est extrêmement riche, et il navigue entre les différents niveaux de langage sans aucune difficulté. En plus de cela, il est capable d'emmener le lecteur très loin, là où il l'a décidé.
Bref, un écrivain extrêmement talentueux, comme il en existe peu. Si vous ne le connaissez pas encore, empressez-vous de le découvrir. Vous ne le regretterez pas !
C’est un roman noir, c’est même le moins qu’on puisse dire. Suintant, putride, parfois franchement dégueu, même… un roman d’atmosphère, mais une atmosphère viciée, vicieuse… et visqueuse. Cette ville imaginaire, Corvette (vous avez remarqué, ça ressemble à « crevée »), est admirablement bien rendue, comme une sorte de ville pré ou post-apocalyptique suspendue dans une dimension parallèle. Mais finalement, le tableau est-il si éloigné que cela de la réalité de certains quartiers de L.A. en 2018 ? Corvette est surnommée la cité des monstres, et elle tiendra cette promesse, au propre (et au sale) comme au figuré. Sans vouloir faire dans l’ésotérisme à deux sous, elle apparaît un peu comme une allégorie de Sodome et Gomorrhe… L’antichambre de l’enfer, créé par l’homme et pour l’homme, cet animal qui aime tant à scier la branche sur laquelle il est assis.
Le choix du présent à la première personne fait mouche et facilite grandement l’immersion dans l’esprit du héros, d’autant que Frédéric Soulier maîtrise la gouaille argotique avec classe et brio, au point de me rappeler un autre expert du genre, méconnu à tort lui aussi : Patrick Godard. Le procédé permet d’ailleurs à l’auteur de placer ici et là, toujours adroitement et parcimonieusement, quelques pensées philosophiques bien senties qu’en ce qui me concerne je n’ai pu que partager, entre autres morceaux de bravoure à affoler le compteur de citations sur Babelio.
La trame de l’histoire reste assez classique et linéaire, la seule surprise étant que la quête de départ finit par être annihilée par la quête secondaire, celle à laquelle le héros devait s’adonner pour passer le temps, ce qui permet d’ailleurs à l’auteur de nous offrir un très bon finish, mais ne croyez pas pour autant que le reste soit chiant comme l’eau qui dort, de très loin s’en faut.
Tout le charme vénéneux de ce livre n’est donc pas à chercher dans l’intrigue, mais bien dans l’incroyable succession de portraits au vitriol que l’auteur dresse. Du pire au meilleur, les personnages secondaires sont d’une justesse confondante, et quel que soit leur niveau de bêtise, de dévouement, de vice ou de quoi que ce soit d’autre, ils sonnent tous terriblement, affreusement, irrémédiablement vrai. D’ailleurs, l’auteur le sait sans doute et il en use (abuse ? non, on le verra), car nombreux sont les crochets (et pas seulement les crochets du gauche) et les apartés, quitte à s’éloigner de son fil rouge pour s’attarder sur tel discours de gourou de secte ou telle partie de scrabble endiablée… Chez certains auteurs, ce genre de procédé donne parfois envie de leur mettre des claques : cela sonne comme des digressions artificielles pour noircir du papier, et cela diminue le rythme de la narration en nous éloignant de l’objectif. Chez Fred Soulier, je n’ai pas ressenti cela une seule fois : ces multiples saynètes, au contraire, sont jouissives. Elles donnent de la profondeur à ses personnages, nous immergent plus encore dans son monde, et sont très souvent cocasses, voire franchement tragicomiques. Car oui, malgré la noirceur qui émane de tout cela, l’humour n’est pas en reste, loin de là.
La conséquence de tout cela ? Une empathie avec le personnage comme rarement j’en ai éprouvée. Je le confesse : j’ai ressenti une jouissance malsaine à voir Eddie Sykes massacrer la tronche des méchants. Je l’ai même presque trouvé trop gentil, ce qui n’est pas peu dire.
Oh certes, il y a bien ici ou là quelques maladresses « de jeunesse », quelques fautes oubliées, quelques coquilles… tout ceci s’amenuise d’ailleurs dans la deuxième partie de ce roman qui va crescendo (oui, même s’il s’agit d’une descente aux enfers) ; l’auteur semblant se bonifier de page en page alors qu’il partait déjà très haut. Lui retirer ne serait-ce qu’une demi-étoile pour ça me ferait rougir de honte.
C’est le premier Soulier que je lis, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas le dernier.
L’auteur nous demande en fin de volume s’il doit continuer à écrire ou se mettre au jardinage ou autres activités, fort respectables au demeurant. Comme il est de notoriété publique que dans une vie, il n’y a finalement qu’une seule chose dans laquelle on a vraiment l’occasion d’exceller, je pense qu’il ferait un très mauvais jardinier.
Et me voilà à lire un polar, je suis souvent déçue par les polars mais celui-ci est très bien écrit. Racontée à la première personne, l’histoire est riche et originale, les dialogues bien menés, les descriptions impeccables, il n’y en a ni trop, ni trop peu. L’ambiance est trash, elle rappelle les rues pluvieuses du vieux Chicago remplacées ici par celles, poussiéreuses, de Corvette, une ville peuplée d’âmes damnées, une ville où nul n’a envie de mettre les pieds.
Quelques savoureux paragraphes sur nos travers, comme souvent dans les histoires de cet auteur, sont parsemés d’anecdotes, de légendes urbaines ou de faits divers légèrement modifiés (ou pas ?) que tout le monde connait. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas ainsi qu’il me fidélise, en éveillant une curiosité peut-être un peu malsaine, celle qui nous fait ouvrir l’œil sur les fenêtres éclairées ou tendre l’oreille au moindre potin.
Eddy Sykes, un lonesome cowboy moderne, amoureux en deuil, arrive en ville pour régler quelques comptes. De ce dur à cuire, on ne sait presque rien, sinon qu’il prépare une vengeance et se lance dans une quête imprévue. Chacune des rencontres d’Eddy est l’occasion d’une mini-histoire. Chaque lieu traversé est aussi chargé d’un passé. Toutes ces pièces, parfaitement intégrées ne sont pas ajoutées là juste pour combler du vide, elles ont une forme, une présence qui prend vie au fil de la lecture, elles habillent véritablement le contexte. Il n’y a pas d’ennui possible quand on lit un Soulier. L’intérêt est toujours renouvelé mais il ne l’est pas par l’application d’une recette inlassablement utilisée par la plupart des auteurs, à savoir pour le même personnage, des scènes d’actions entrecoupées de scènes romantiques sur fond usé d’enquête mais par une vraie charge de vies.
Une touche de surnaturel apporte une dimension supplémentaire à l’histoire, Eddy se trouve victime d’un sort qui le protège ! On veut savoir ? Alors on s'arrête à Corvette ! ;)





