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4,7 sur 5 étoiles
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le 22 août 2017
tout à été dit sur ce groupe mythique aussi que peut on rajouter?
cette oeuvre du "fab four" est un passage obligé pour suivre l'itinéraire des Beattles. Audace, originalité, compositions au zénith: un must!
j'enlève une étoile du fait de quelques baisses de régime comme "yellow submarine" qui tout en étant sympa et bon enfant plombe un peu le reste de la galette. Il est vrai que même si l'inspiration de Ringo n'a jamais été notoire, le fait que le morceau ait été repris à maintes sauces fadasses, même en français, l'a rendu au final insupportable (au moins à mes oreilles).
le reste de l'album reste d'une fraicheur et d'une modernité stupéfiante (51 ans après sa conception!!!).
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le 27 avril 2017
un album incontournable des quatre de liverpool; pour le confort de l'histoire de la pop-music et le bonheur de nos cages à miel !
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le 11 août 2017
C'est la mixage des autres melodies de Beatles, aucune nouveauté. J'ai attendé autres vielles compositions, mais quand meme je suis content.
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le 31 mars 2017
Vinyl records arrived on time. Good quality record and good mastering from analogue master tapes. I recommand this product to any vinyls lover
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Help avait ouvert le bal, Rubber Soul avait entériné une nouvelle liberté, Revolver enfonce le clou de Beatles toujours plus curieux de tout ce qui les entoure et peut enrichir leur musique de nouvelles flaveurs qui, l'air de rien, révolutionnent à jamais l'art de faire de la pop music... Énorme ! Énorme parce que, sans faire le menu, on a tout de même droit à la naissance de la pop baroque (Eleanor Rigby), une des toutes premières fusions avec la musique indienne (Love You To) mais, surtout, à une sacrée collection de chansons variées d'exceptionnelle qualité, une bonne habitude des Beatles plus évidente ici que dans chacun de leurs précédents opus. Car, enfin, comment résister à un Taxman nerveux idéal en ouverture (honneur pour la première et unique fois dévolu à George Harrison, c'est à signaler), au savoureusement traînant hymne à la paresse qu'est I'm Only Sleeping, à la parfaite berceuse pop d'Here There and Everywhere, au bêta mais tellement efficace chant de marins de Ringo, ce Yellow Submarine qu'on adore détester tant il vous reste gravé dans le ciboulot, la perfect pop annonciatrice de Sgt. Pepper de Good Day Sunshine, une belle ballade aux précieux arrangements (ha! ce petit cor !) telle que For No one, ce rhythm'n'blues qui fonctionne d'autant mieux qu'il s'assume blanc et hommage les inspirateurs (Got to Get You Into My Life), ou le psychédélisme encore avant-gardiste de Tomorrow Never Knows où les Beatles s'essayent, magnifiquement, pour la toute première fois ? Impossible ! Impossible parce que les mélodies, les arrangement, la production (privilégier le mono), tout flamboie, illumine de feux qui brûlent tout sur leur passage et que, c'est bien connu, une terre calcinée sera riche, et elle le fut, et pas que pour les Beatles... Parce que voilà, 50 ans après (diable !), l'effet de Revolver se fait encore et toujours sentir, c'est dire le séisme que messieurs McCartney, Lennon, Harrison, Starkey et Martin (qu'on n'oublie pas !) ont fomenté, pas même un immanquable, un album que vous avez forcément déjà... Non ?

1. Taxman 2:39
2. Eleanor Rigby 2:06
3. I'm Only Sleeping 3:00
4. Love You To 2:59
5. Here, There and Everywhere 2:25
6. Yellow Submarine 2:41
7. She Said She Said 2:37
8. Good Day Sunshine 2:08
9. And Your Bird Can Sing 2:00
10. For No One 2:00
11. Doctor Robert 2:14
12. I Want to Tell You 2:29
13. Got to Get You into My Life 2:29
14. Tomorrow Never Knows 2:57

John Lennon – lead, harmony and backing vocals; rhythm and acoustic guitars; Hammond organ, harmonium; tape loops, sound effects; tambourine, handclaps, finger snaps
Paul McCartney – lead, harmony and backing vocals; bass, acoustic and lead guitars; piano, clavichord; tape loops, sound effects; handclaps, finger snaps
George Harrison – lead, harmony and backing vocals; lead, acoustic, rhythm and bass guitars; sitar, tambura; tape loops, sound effects; maracas, tambourine, handclaps, finger snaps
Ringo Starr – drums; tambourine, maracas, cowbell, shaker, handclaps, finger snaps; tape loops; lead vocals on "Yellow Submarine"
&
Anil Bhagwat – tabla on "Love You To"
Alan Civil – French horn on "For No One"
George Martin – producer; mixing engineer; piano on "Good Day Sunshine" and "Tomorrow Never Knows"; Hammond organ on "Got to Get You into My Life"; tape loops of the marching band on "Yellow Submarine"
Geoff Emerick – recording and mixing engineer; tape loops of the marching band on "Yellow Submarine"
Mal Evans – bass drum and background vocals on "Yellow Submarine"
Neil Aspinall – background vocals on "Yellow Submarine"
Brian Jones – background vocals on "Yellow Submarine"
Donovan – background vocals on "Yellow Submarine"
Pattie Boyd – background vocals on "Yellow Submarine"
Marianne Faithfull – background vocals on "Yellow Submarine"
Tony Gilbert, Sidney Sax, John Sharpe, Jurgen Hess – violins; Stephen Shingles, John Underwood – violas; Derek Simpson, Norman Jones – cellos: string octet on "Eleanor Rigby", orchestrated and conducted by George Martin with Paul McCartney
Eddie Thornton, Ian Hamer, Les Condon – trumpet; Peter Coe, Alan Branscombe – tenor saxophone: horn section on "Got To Get You Into My Life" orchestrated and conducted by George Martin with Paul McCartney
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le 23 juillet 2017
CHRONIQUE DE KURT MOHR MAGAZINE ROCK&FOLK N°1 NOVEMBRE 1966 Page22/23
7° Album 1966 33T Réf : ODEON LSO 105 - Pathé CO66 04097
- Pan, pan, pan contre tous les encroûtés mentaux !
- Contre les idées préconçues.
- Les critères étroits?
Le dernier disque des Beatles est ENORME sur tous les plans. Voyons rapidement l’aspect commercial, le moins « élevé » peut-être, mais qui prouve bien que les Beatles n’en sont pas au stade des projets et des belles promesses.

LE COMMERCE
Jamais encore, on n’avait lancé simultanément sur le marché autant de « tubes », d’airs à grands succès. A l ‘avance, les producteurs étaient tellement sûrs de la valeur de ces thèmes que, pour ne pas encombrer les ondes radiophoniques, ils en donnèrent d’emblée six à des interprètes concurrents (dont, évidemment, ils touchent des royautés). Ainsi, cet été, la promotion des Beatles était-elle uniquement axée sur les deux thèmes qui constituent en quelque sorte les pôles du L.P. : « Yellow Submarine », le plus facile et « Eleanor Rigby », l’un des plus fins et des plus poétiques. Tous deux, il va sans dire, firent d’innombrables adeptes, bien que ce qui plut aux uns n’ait pas toujours emballé les autres.
Quant aux six thèmes lancés par les concurrents - il serait plus juste de dire que ce sont ces thèmes qui ont lancé les interprètes - il s’agit de
« Got To Get You Into My Life » (par Cliff Bennett’s Rebel Rousers),
« Here There And Everywhere » (par les Episode Six, les Fourmost et Brian Withers),
« Taxman » (par les Loose Ends),
« Good Day Sunshine » (par Glen Dale),
« For No One » (par Marc Reid et Brian Withers) et
« Yellow Submarine » (par les She Trinity).
Tous ces interprètes en ont tiré de fort bonnes versions, mais il est peu probable qu’ils eussent obtenu beaucoup de succès venant après les Beatles. Ces derniers, par contre, n’ont nullement été gênés par cette « première récolte ». Leur « Revolver » réunit à la fois en « version originale » tous ces succès mais offre en plus d’autres thèmes inédits dont on ne voudrait pour rien au monde se passer. Je pense notamment à «  I’m Only Sleeping », « Love You To » (avec le sitar) et « Tomorrow Never Know » (avec les effets de bande magnétique).

LE GENIE COLLECTIF
Tout ceci est une opération commerciale menée de main de maître, dira-t-on, mais qu’en est-il sur le plan artistique ? Faisons d’emblée - pour n’avoir plus y a revenir - quelques réserves sur les qualités individuelles des quatre Beatles en tant qu’instrumentistes : pris séparément, ils ne cassent rien. On trouverait facilement une centaine de batteurs supérieurs à Ringo et probablement autant en ce qui concerne les autres membres du groupe. Les Beatles sont l’antithèse du « All Star Band » où chaque élément est censé être un as.
Leurs aptitudes individuelles sont toutefois largement suffisantes pour ne pas les entraver dans leurs interprétations. Non, ce qui frappe précisément chez les Beatles c’est leur « génie collectif ». Et je pèse bien mes mots. Car il s’agit là d’une véritable explosion de talent qui englobe la musique proprement dite (composition des thèmes et arrangements), les paroles et (en tant qu’interprètes) la force de communication. Lorsque, fin 62, les Beatles publièrent leur premier disque (« Love Me do »), ils n’étaient qu’un honnête et très chouette groupe qui s’inspirait de près du rhythm & blues (plus particulièrement de Jimmy Reed). Par la suite, ils réussirent le tour de force de trouver un style qui leur était propre et d’élargir l’éventail de leur répertoire. (« Revolver ») en donne - et de façon combien réussie ! - un échantillonnage qui va du jerk (« Taxman ») à la musique classique (« Eleanor Rigby »)
En passant par la musique indienne (« Love You To ») et en touchant à la musique écossaise («  I’m Only Dreaming ») ou concrète (« Tomorrow Never Knows). Tout le monde, bien sûr, aurait pu y penser. Mais il fallait le faire et surtout : réussir. Or, les Beatles ont précisément accompli une brillante synthèse. («Revolver ») n’est pas une vague salade où vous trouverez pêle-mêle « un peu de tout », un résumé de culture générale pour flemmards, en trois cuillères à pot. Ce n’est pas parce que vous connaîtrez (« Love You To ») que vous serez expert en ragas, ce n’est pas avec (« Eleanor Rigby » et « For No One ») que vous aurez fait le tour de la musique classique. Mais je gage que leur audition débouchera les oreilles à plus d’un amateur qui achète surtout le disque pour avoir son « Sous-marin ».

LE NATUREL
Ce qu’il y a de merveilleux chez les Beatles, c’est que, quoi qu’ils fassent, ils restent toujours profondément eux-mêmes. Ils se donnent pas un faux air exotique dans (« Love You To ») ; ils ne deviennent pas subitement compassés et constipés dans (« Eleanor Rigby »). J’adore Paul McCartney quand il chante (« For No One »), de sa voix « ordinaire » et non travaillée. C’est infiniment beau, plus humain qu’un « chanteur à voix » qui susurrerait de manière apprêtée. C’est ça, les Beatles : le coup de balai à tout ce qui est bidon, dépassé, sclérosé. C’est la liberté de choisir dans n’importe quel répertoire, suivant l’humeur du moment, et d’en faire quelque chose de percutant mais sans prétention. Il y en a marre de ces groupes européens qui (par leur musique) veulent se faire passer pour des Noirs Américains ; de ces Noirs Américains qui veulent se faire passer pour des hindoux ; de toutes ces tribus de copieurs et d’imitateurs sans personnalité propre qui cherchent à se faire leur succès sur le dos des autres. Les Beatles, précisément, ne sont pas de ceux-là ; c’est-ce qui a fait leur popularité. Leur musique, leurs textes et leurs interprétations sonnent « vrai », authentique, sincère.

LES PAROLES
Pour pouvoir vraiment comprendre les Beatles et les apprécier à leur juste valeur, il faut connaître l’anglais, car les paroles de leurs chansons sont souvent des joyaux de poésie. Chez eux, c’est vraiment très important. Chez de nombreux artistes, par ailleurs excellents, les paroles ne sont qu’un prétexte à chanter ; leur intérêt intrinsèque est minime et l’on ne perd pas grand-chose à ne pas les suivre. Il n’en va pas de même avec les Beatles, dont les textes font partie intégrante de la musique. Ainsi l’on ne s’avisera pas de reprocher aux Beatles une interprétation pesante et geignarde dans («  I’m Only Sleeping ») si l’on comprend les paroles qui disent en substance :
- « Ne me réveille pas, ne me bouscule pas, tu ne vois pas encore que je dors encore ! »
Tout cela, c’est vrai, c’est vécu.
Et puis (« Eleanor Rigby »). A première audition on se dit : aye ! Ils veulent faire « respectable », le Quatuor à Cordes ! A quand le smoking et le col empesé ? Et puis, on attaque, au vol, quelques paroles
- « Le Père McKenzie, En train d’écrire les mots pour un sermon
- « Que personne n’écoutera Personne ne vient.
- « Regardez-le travailler, Raccommodant ses chaussettes la nuit
- « Quant il n’y a personne.
- « Qu’est-ce que ça peut bien lui faire ?
- « Tous ces gens solitaires, D’où peuvent-ils bien venir ?
- « Tous ces gens solitaires, Où est donc leur place ?
- « Je regarde tous les gens solitaires (bis).
Paroles relevées et traduites littéralement par K. Mohr avec l’aimable autorisation des Editions Northern Songs
Et l’on s’aperçoit que les Beatles ne cherchent pas à fuir le présent pour se réfugier dans les fastes du passé. Eleanor Rigby et le père McKenzie, ce sont bien les petites gens d’aujourd’hui, qui vivotent sans trop savoir ni comment ni pourquoi. Le seul fait d’avoir su « pondre » (« Eleanor Rigby ») sans tomber dans l’excès de sentimentaliste prouve que les Beatles ont non seulement du goût, mais surtout qu’ils sont profondément humains, qu’ils ont du cœur. Tout le talent du monde ne suffirait pas à composer une telle œuvre, si elle n’était pas profondément ressentie.

LA MORALE
Cet exemple ,n’est pas unique. Sur un disque précédent (Odéon MEO 119) , les Beatles expriment des pensées similaires dans un petit chef d’œuvre intitulé « Nowhere Man », l’homme de nulle part. C’est vraiment ça, la poésie d’ aujourd’hui, dont le monde a besoin. Une poésie humble, pleine d’amour et qui cherche à réveiller les consciences plutôt qu’à moraliser. Il n’est pas question de haine ou de révolte ; il est question de comprendre, de réfléchir. Mais tout ceci est amené élégamment et « par la bande ». Çà ne devient jamais indigeste. Au contraire. Tout ce disque demeure délicieusement farfelu, terriblement moderne et dans le coup.
Avec certaines de leurs déclarations (nous sommes plus populaires que Jésus Christ), les Beatles ont dressé contre eux tous les bigots et les racistes (y compris, bien entendu, le Ku Klux Klan). Formidable ! Au moins, comme ça, on voit qui est du bon côté de la barrière. Aucun auditeur intelligent, d’ailleurs, n’a été choqué. Comme John Lennon l’a expliqué, ce n’était nullement au Christ qu’il en voulait, c’était à ses « disciples » qui prêchent la haine et la violence, aux hypocrites. Vus sous cette optique, les Beatles prennent une importance sociale considérable et l’on ne peut que se réjouir de leur succès sans précédent. Je sais qu’une partie de leurs fans leur reprochent déjà de trop négliger le « rock ». Je ne peux que leur répondre « Minute, ne vous affolez pas ! Vos Beatles ont d’abord cherché à vous conquérir ; maintenant ils s’attaquent peut être à une tâche plus importante ; maintenant qu’ils sont riches et puissants, ils cherchent peut être à inciter le monde à la réflexion ; ils sont en train de conquérir bien des adultes ; tout espoir n’est pas perdu.
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Je pense qu'avec cet album Les Beatles avaient écrit des chansons sortant de l'ordinnaire. (Rubber soul était un très bon disque également).
Sur cet album de 1966 il y a de très bons titres comme: "Dr Robert", "Eleanor Rigby", "For no one", "Good day sunshine", "She said She Said" et bien sur le fabuleux "Yellow Submarine".
Après les Beatles ont sorti "Sgt Pepers" (immense album également) puis l'album blanc qui à mon avis était un peu brouillon (le meilleur côtoyait le pire) Il faut dire qu'il y avait un problème au sein du groupe.
Le dernier aurait pu être énorme mais Phil Spector a tout remanié et mis à part "Get Back", "I've got a feeling" et "Let it be", le disque est un peu décevant par le nouveau traitement effectué. Il a été réédité il y a quelques années dans sa vrai version.
Personnellement le dernier excellent album du quatuor de Liverpool est Abbey Road". Ecoutez "Something" de Georges Harisson, "Come toghether" de Lennon, "Octopus Garden" de Ringo, "Here comes the sun" d'Harrisson ou les morceaux de Mc Cartney comme "She came through the bathroom window" ou encore "Oh Darling".
Pour les fans de paranormal, sachez que cet album montre Mc cartney pied nu. Paul dit tout simplement, il faisait très chaud et j'ai balancé mes sandales. Une autre débilité est que sur la plaque d'immatriculation de la voiture, il est écrit 28 if ce qui "signifie" que Paul aurait eu 28 ans s'il n'était pas mort.
Enfin tout cela n'est que délire.
Ecoutez "Revolver" et "Abbey Road".
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le 26 novembre 2008
Si George Harisson s'est souvent vu surnommé le « Beatle du Milieu », parce qu'il jouait sur scène entre Lennon et McCartney, il existe, dans la brève mais éclectique discographie des Beatles, un album qui annonçait une transition notoire entre deux périodes. En effet, sur les quinze albums produits par les Fabs entre 1963 et 1970, « Revolver », paru en 1966, est le septième. Aux plans du nombre comme de la chronologie, il occupe une position centrale.

Avec cet album, le groupe tourne résolument le dos aux années tendres, celles des « She Loves You », « Michelle » et autres « And I Love Her », pour amorcer le virage de la maturité. Comme George Harisson, « Revolver » se situe entre Lennon et McCartney. Il annonce la fin du leadership du premier, et le début de la domination du second sur le groupe. En effet, McCartney s'était contenté jusqu'ici du rôle du brillant leader adjoint, épaulant les efforts déterminants du maestro Lennon, notamment sur « A Hard Day's Night » et « Rubber Soul » qui portent l'empreinte indélébile du Beatle brillant.

D'un album à l'autre, Macca prenait cependant de plus en plus d'ascendant sur le quatuor. il signe ici pour la première fois autant de titres que son collègue, soit cinq, et même un de plus, avec « Yellow Submarine », que seul la bonhomie de Ringo arrive à faire passer.

Il ne faut pas croire pour autant que Lennon joue les seconds violons, bien au contraire. Jamais l'auteur de « Help! » ne s'était autant permis de libertés, ou de risques, selon les points du vue, avec une exploration sans réserve du psychédélisme. Quand il ne joue pas avec la structure même d'une chanson, par des ruptures de temps aussi impromptues qu'étrangement mélodiques dans « She Said, She Said », il jongle avec les ambiances oniriques, comme lui seul sait le faire, avec l'envoûtant « I'm Only Sleeping ».

John se lance ensuite dans un improbable mélange de genres avec « Dr Robert », alternant une rythmique country western avec des transitions surréalistes évoquant les paradis artificiels suscités par le LSD. « And Your Bird Can Sing », reste la plus facile de ses compositions sur ce disque, mais demeure un bon petit rock bien ficelé et typiquement british au plan du rythme comme de la mélodie.

Il serait sacrilège de passer sous silence « Tomorrow Never Knows », sa rythmique monocorde et obsédante, ses bandes passées à l'envers, en syntonie avec les extraits du Livre des morts tibétains, chantés de façon délicieusement lancinante par John.

Plus formelles, les pièces de Paul n'en demeure pas moins d'une richesse lyrique insurpassable, et de loin les plus accomplies de sa carrière jusqu'alors. « Eleonor Rigby » cristallise l'avant-garde de McCartney, au sens qu'avait ce mot à l'époque, qui désignait l'intégration d'instruments classiques dans un contexte pop. Cette pièce, presque symphonique, s'insère en continuité entre « Yesterday » et d'autres morceaux de Sgt Pepper's, tels que « She's Leaving Home ».

Si « Good Day Sunshine » fait un peu Roger bon temps par sa candide bonne humeur, « Here, There and Everywhere » se démarque certainement comme l'une des meilleures chansons de McCartney, toutes époques confondues. C'était d'ailleurs la préférée de John et de George Martin, parmi le répertoire de Paul. « For No One », balade aigre-douce sur un amour défunt, représente un modèle du genre, tandis que les cuivres ont rarement retenti de façon aussi judicieuse que sur l'électrisant « Got To Get You Into My Life ».

Entre John, le psychédélique, et Paul, l'avant-gardiste, George, le tranquille, se démarque avec trois compositions, dont l'acidulé « Taxman », auquel Lennon a par ailleurs contribué. « I Want To Tell You » reste le morceau le plus représentatif du lead guitariste tandis que « Love You To » traduit son intérêt croissant pour l'Inde.

En définitive, « Revolver » incarne un sommet d'équilibre entre les trois compositeurs, entre l'avant-garde et le psychédélisme, de même qu'entre la richesse mélodique et l'audace du traitement musical. Si certains voient dans ce disque le brouillon de « Sgt Pepper's », d'autres, comme l'auteur de ces lignes, y célèbrent le vrai sommet des Beatles, à une époque où ils travaillaient encore ensemble comme un groupe, et non comme des musiciens de studio sur la chanson à l'ordre du jour.
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le 17 mai 2001
Revolver, rien que le titre est évocateur. Ce n'est plus Rubber Soul, ce n'est pas encore Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, c'est à mon sens l'album où les Beatles apparaissent le plus comme un groupe, plutôt que comme 4 artistes réunissant leurs compositions solo, comme sur la fin. Même si Lennon/McCartney restent les plus prolifiques (ils avaient sûrement plus d'expérience), on notera les 3 compositions de Harrison, notamment Taxman pour les paroles et les 2 autres pour la mélodie et le style musical. On peut citer aussi la célèbre interprétation de Ringo sur Yellow submarine. Ce que j'apprécie sur cet album, c'est justement l'homogénéité de la qualité musicale de tous les morceaux, et les thèmes abordés, même si John nous a peut-être un peu "pipotés" sur "And your bird can sing". Bref, écoutez l'album, et essayez ensuite de dire lequel des 14 titres est le meilleur... pas facile !
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le 14 septembre 2009
A partir de Rubber Soul, c'est l'escalade. Le groupe ne connaît plus le sens de la théorie de Newton.
Comme une autoroute toute tracée, commandité par des dieux de la musique, par le cosmos, on ne sait pas. Un état de grâce qui se régénère grâce à l'attraction des astres, Les albums qui vont s'enchaîner jusqu'à 1969 sont des miracles musicaux.
D'ailleurs, c'est à la moitié de l'album de 1965, que l'on sent à l'écoute la scission qui s'opère entre l'avant Beatles et 'après, comme un déclic.
Revolver, c'est la réelle révolution. C'est l'album le plus homogène d'abord et c'est c'est surtout un disque qui va devenir très vite une sorte de corne d'abondance où le reste du monde de la musique viendra puiser ce qui lui plaît pour l'incorporer à ses propres recettes.
Une sorte de livre magique de recette de cuisine où l'on réussi tous les plats.
Toutes les chansons sont des chefs d'oeuvres. Toutes sont évidentes.
Il n'est jamais évident d'essayer de trier qualitativement les albums des Beatles, surtout à partir de 1965 donc, mais c'est Revolver qui vient pourtant tout de suite à l'esprit avant Sergent Pepper.
C'est celui qui sonne comme une évidence.

Il est inutile d'essayer dès lors de vouloir comparer le groupe avec ses principaux rivaux de l'époque.
Comment peut-on comparer le jour avec la nuit.
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