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Richie Broché – 15 avril 2015

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Extrait

Le matin même de son départ à New York, trois jours avant sa mort, Richard Descoings envoya un message, comme une prémonition ironique, à ses collaborateurs : «Si l'on s'écrase, la messe aura lieu à Saint-Sulpice : Mozart à tue-tête, Plug n'Play au premier rang. Pas d'argent pour le cancer, tout pour les fleurs.»
La cérémonie grandiose que fut son enterrement ne respecta qu'à moitié ses directives. Les funérailles eurent bien lieu, le 11 avril 2012, à l'église Saint-Sulpice, au coeur de Paris, mais l'association Plug n'Play des «gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences Po» fut discrètement renvoyée sur les bords de la nef. A sa place, au premier rang, de l'autre côté des bancs réservés à la famille et aux amis accablés par le chagrin, s'installa le plus complet assortiment de la nomenklatura française.
Une demi-douzaine de ministres, les plus grands banquiers et des hauts fonctionnaires en pagaille. Le président Nicolas Sarkozy, retenu à l'étranger, avait téléphoné personnellement à la veuve le matin même. La moitié de l'équipe de campagne de François Hollande, en pleine bataille présidentielle, s'était déplacée. Un aréopage de costumes noirs encadrait le maire de Paris Bertrand Delanoë et les représentations étrangères avaient envoyé leurs ambassadeurs. Même l'Américain Barack Obama avait présenté, depuis la Maison-Blanche, ses condoléances.
Sur la place, une impressionnante procession de professeurs et d'étudiants en larmes, tenant une fleur blanche, patienta près d'une heure devant les barrières de métal érigées par la police avant de les franchir au compte-gouttes. L'église, malgré ses quelque trois mille places, était trop petite et des centaines de jeunes gens suivirent dehors la cérémonie, retransmise par des haut-parleurs. Des deux côtés du portail, on avait installé deux grandes photos du patron de Sciences Po, les mains levées comme pour une prière.
Je ne crois pas avoir vu en d'autres occasions, en France, une telle foule sentimentale. J'avais moi-même été une ancienne élève de Sciences Po avant l'arrivée de Descoings. J'y venais encore, de temps à autre, suffisamment pour constater l'énorme transformation qu'il y avait opérée. Je n'avais pas mesuré, cependant, la multitude des relations du directeur ni son charisme de rock star. Je l'avais rencontré une fois en tête à tête et j'avais été un peu désarçonnée par la courtoisie appliquée avec laquelle il exposait ses projets révolutionnaires et son regard un peu flottant, comme s'il avait bu. Une fois, surtout, j'avais entendu du hall un amphi hurlant ce diminutif que les étudiants lui donnaient : «Ri-chie ! Ri-chie !» Mais je trouvais vaguement ridicule de se laisser aduler comme un Jim Morrison tout en dirigeant l'école du pouvoir. Toutes les époques ont leurs rois secrets. J'étais passée à côté de celui-ci.
Ce fut pourtant une sorte d'étrangeté de voir arriver ce cercueil au milieu des calices d'or et des cierges, entourés des étudiants catholiques de l'école venus servir la dernière messe de leur directeur. Quelques jours auparavant, le patron de la SNCF Guillaume Pepy et Nadia Marik, la femme de Descoings, avaient annoncé sa mort ensemble, sur les faire-part publiés dans la presse. Même le père Matthieu Rougé ne parut pas s'en formaliser. Le prêtre et confesseur des députés de la paroisse Sainte-Clotilde, à deux pas de l'Assemblée nationale, avait été appelé à la rescousse pour cette étonnante célébration. Comme les amis qui se succédèrent en un dernier hommage, il débuta son sermon en saluant pareillement l'épouse et l'ancien compagnon : «Chère Nadia, cher Guillaume»...

Revue de presse

Son portrait est aussi celui d'une modernité. Beaucoup d'argent, beaucoup d'image. La journaliste le rend à lui-même dans un roman vrai sur les marches du pouvoir. Elle restitue la complexité d'un "prince des grandes confusions", en se faufilant dans les différents cercles de sa vie. Richard Descoings (1958-2012) reste emblématique de son époque aussi par sa course à la jeunesse. Il est mort à l'âge de 53 ans dans une chambre d'hôtel à New York, dans des conditions mystérieuses, avant que le grand âge ne le fixe...
La journaliste raconte, à travers ­Richard Descoings, un air du temps : la victoire de François Mitterrand en 1981 ; la création d'Aides (association de lutte contre le sida), où il milite jusqu'en 1986 ; la bataille pour une filière d'accès à Sciences-Po pour les élèves issus des ZEP (zones d'éducation prioritaire) en 2001 ; les cours de Dominique Strauss-Kahn à l'IEP, dès la rentrée 2000, dans l'espoir qu'il ­devienne président. Richie est aussi une radioscopie du pouvoir gay en France...
L'ancienne étudiante de Sciences-Po saisit un homme, un milieu, un pays. Tout se tient. Les funérailles ont eu lieu le 11 avril 2012 à l'église Saint-­Sulpice, à Paris. Les ministres, les banquiers, les hauts fonctionnaires, les grands patrons, les professeurs étaient présents. La ronde. Ses amies, ses faux amis, ses ennemis. Ils ont sans doute eu le temps de méditer sur la mort et la vie en s'observant les uns, les autres. Ils se sont peut-être même rappelés que la défaite est contenue dans toute victoire. (Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche du 12 avril 2015)

Raphaëlle Bacqué raconte le destin de Richard Descoings, directeur de Sciences po, dont la ligne d'inconduite avait choqué et fasciné le Tout-Paris. Ou quand l'arrogance conduit à la morgue...
Et là le livre passionnant de Raphaëlle Bacqué montre le vrai visage de notre classe dirigeante : condescendante, connivente, indécente... et corruptible. Descoings achetait tout le monde. Les vaniteux en leur donnant des heures de cours, les patrons de presse en leur confiant des séminaires, les mandarins en les couvrant de primes, les enquêteurs de la Cour des comptes en les bombardant au conseil d'administration. Au lieu de tirer la sonnette d'alarme, ils se comportèrent en petits cannibales assoiffés de flatteries qu'une dragée rassasie. Une camarilla sortie des grandes écoles prenait la vie pour un libre-service, se servait à tous les rayons et donnait des leçons de morale à ceux qui sonnent le tocsin. D'où ce livre accablant comme un «Bûcher des vanités» à la française. (Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, mai 2015)

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Meilleurs commentaires des clients

Par TILOU le 7 juillet 2015
Format: Format Kindle Achat vérifié
Excellente biographie de Richard DECOING, l'ancien patron de Sciences Po, personnage vraiment hors du commun.
Ce livre dépeint sans complaisance la vie d'un milieu d'intellectuels particulièrement brillants, aux mœurs d'une grande liberté, à la tête des grands Services de l'Etat.
Il se lit comme un roman et l'on se sent transportés dans un monde à part, inaccessible au commun des mortels.
Questionnement inévitable sur les actions de nos dirigeants dont la motivation n'est pas toujours l'intérêt commun.
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Format: Broché Achat vérifié
Une histoire incroyable et très bien écrite
J'ai regretté par contre le parti pris de parler de sa vie personnelle avant les réalisations et de ne pas faire le "bilan" de ses années à la tête de sciences po.
On reste sur notre faim pour savoir s'il était génial et a lancé des projets dorénavant pérennisés ou juste fou avec des idées qui n'auront pas de lendemain.
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Format: Broché Achat vérifié
Raphaëlle Bacqué, ancienne élève de Sciences-Po et grand reporter nous livre une biographie captivante de Richard Descoings (alias “Richie”)
Sorti de l’ENA, il choisit de débuter au Conseil d’Etat, puis il devint un infatigable directeur de Sciences-Po, où il a réalisé de profondes réformes sur un mode flamboyant. Il devait mourir à 54 ans d’une crise cardiaque dans une chambre d’hôtel à New-York, après une nuit plutôt agitée.
Que retenir de ce parcours ?
D’abord, que l’intéressé a vécu comme s’il n’avait pas de limites; son quotidien consistait à brûler la chandelle par les deux bouts, par excès de sexe (homo et hétéro), d’alcool et de drogues lors de ses nombreuses nuits blanches. “Richie” frisait en parmanence l’”Hubris”, abhorré par les anciens Grecs, cette démesure qui donnait à l’homme l’illusion d’être un demi-dieu.
Ensuite, que l’exercice du pouvoir a amené ce personnage à devenir un dictateur , confiant à sa femme des responsabilités importantes, entouré d’une cour (le directoire) grassement rémunérée. Il était de ceux que le pouvoir et l’argent corrompent.
Enfin, on constate avec effarement que personne n’exerçait de contrôle sur ce haut fonctionnaire. Ce n’est que peu avant sa mort que Médiapart a levé le lièvre sur sa rémunération excessive; la Cour des Comptes a confirmé ensuite ses revenus de 550.000 € annuels, sans parler des bonus attribués à ses courtisans.
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Par Thierry Helleux MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 26 juillet 2015
Format: Broché
Ancien élève de l'IEP (promotion juin 1990), j'ai suivi de loin le mandat de Richard Descoings. Le livre de Raphaëlle Bacqué m'a replongé dans mes années Saint Guillaume et fait l'effet d'une gifle.

Gifle revigorante. Descoings a concrétisé ce qui n'était entre 1988 et 1990 que revendications inassouvies : l'internationalisation et l'allongement du cursus. J'avoue envier les élèves d'aujourd'hui. Nos successeurs ont un luxe de choix d'options, la possibilité d'un double cursus dans de prestigieuses universités à l'étranger, deux années de spécialisation, une ouverture inédite sur le monde de l'entreprise. Mesurez votre chance !.

Gifle cuisante. Si il a opportunément ouvert portes et fenêtres de l'IEP sur le monde d'aujourd'hui, à en croire Raphaëlle Bacqué, il en a partiellement sapé les principes fondamentaux : exigence et équité. Notes adaptées en fonction des filières de recrutement des élèves, épreuves de revue de presse en lieu et place des épreuves écrites. Si je suis d'accord avec son ambition d'ouvrir le spectre sociétal des élèves, je le suis moins quant à la différenciation des critères de recrutement. C'est apporter une mauvaise réponse à une bonne question. C'est aux établissements du secondaire de mettre les élèves au niveau des concours. Pas aux concours d'adapter leur niveau à celui des élèves. Et ce d'autant moins, que ceux-ci se trouvent plongés dans la fosse aux tigres après leur intégration.
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Par Cantal TOP 1000 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 27 novembre 2015
Format: Broché
Richard Descoings, défunt directeur ou plutôt dictateur de Sciences Po disparu en 2012 dans des circonstances très louches, avait un slogan : « Pour être innovant, il faut être déviant. » Il faut aussi disposer de très solides relations, ce dont ce fleuron de la mouvance homosexuelle française ne manquait pas, aux plus hauts échelons d’un Etat totalement subverti et perverti.

« Devant de tels excès, le professeur Jean Leca, spécialiste de philosophie politique, prédit : “C’est un satrape, il terminera mal !” »

Alors que les Irlandais naguère si catholiques viennent par voie de référendum et par 62% des voix d’autoriser les individus de même sexe à contracter « mariage » et que les pays réfractaires sont sommés de suivre cet exemple, Richie, le livre consacré par Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde, au feu directeur de Sciences Po Richard Descoings donne une idée de la puissance du lobby homexualiste.

Son influence politique et médiatique, sans commune mesure avec le nombre de ses membres très minoritaires dans la société européenne (ou, plus généralement, dans les sociétés occidentales qui se plient néanmoins à leurs oukases), résulte néanmoins d’une solidarité active et même activiste, quel que soit le domaine où elle s’exerce : culturel, bien sûr, mais aussi économique, industriel, bancaire, judiciaire, industriel, voire institutionnel.
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