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Ritournelle de la faim Poche – 9 avril 2010

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Revue de presse

«J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans.» J. M. G. Le Clézio. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Présentation de l'éditeur

" Ma mère, quand elle m'a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte. Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu'elle n'a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m'a confié que cette musique avait changé sa vie. Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n'est pas une pièce musicale comme les autres. Il est une prophétie. Il raconte l'histoire d'une colère, d'une faim. Quand il s'achève dans la violence, le silence qui s'ensuit est terrible pour les survivants étourdis. J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans ".

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Format: Broché
Le prix Nobel à un écrivain français, cela me motivait à lire ce roman jusqu'à la dernière page. L'action se résume à peu prés cette phrase: « Et puis, tout d'un coup, elles sont devenues les meilleures amies du monde ». Ce « tout d'un coup » détonne au milieu de l'ambiance léthargique générale dans laquelle je me sentais m'enfoncer à mesure que je tournais les pages. Une histoire sans histoire, on vibre peu, ni rire, ni pleur, ni peur, un brin de nostalgie, et un sentiment d'ennui.
Il y a certes de jolis mots recherchés que l'on ne lit pas souvent. « ..ces adresses croisées, rue Vaugirard, pour elle, villa Solferino, pour lui. Elle mignardisait. » Mot absent du dictionnaire, se pourrait-il que l'académie de la langue française ait oublié le verbe « mignardiser » ?
Il y a aussi quelques belles phrases : « les grandes cocottes étaient des indigentes et les cocos-bel-œil de vieux cacochymes ». Ça sonne bien, la poésie des iles. Mais cela n'a pas suffit à me faire oublier l'ennui.
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Format: Broché
Je n'avais plus lu Le Clézio depuis Le chercheur d'or et mes quatorze ans. J'avais gardé l'image d'un écrivain à la plume cristalline, à la verve absolue, mais qui avait un facheux penchant pour la tranquillité. C'est à nouveau mon sentiment à la lecture de cette ritournelle. La plume est belle, certainement l'une des plus belles que j'aie pu lire. Mais l'histoire ne touche pas, n'émeut pas un instant. Le Clézio, pour moi, est avant tout un contemplatif. Il constate, il décrit avec minutie. Mais je n'ai pas ressenti véritablement la faim d'Ethel, je n'ai jamais compati.
Ne retirons pas tout intérêt à l'histoire toutefois, j'ai beaucoup aimé cette description de la France dont on ne parle pas, la France bourgeoise qui n'était ni véritablement d'un bord, ni de l'autre, qui a subi la guerre sans véritablement s'impliquer. J'ai aimé la description de cette fin de guerre et d'après-guerre. Et j'ai beaucoup aimé le chassé-croisé d'Ethel et de Xénia. Ethel, petite fille bourgeoise admirative de Xénia la princesse déchue, qui se mue en femme libre car ayant tout perdue, que jalouse la néo-duchesse Xenia.
Bilan: oui, mais bon...
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Par CB VAR le 4 janvier 2009
Format: Broché
Livre offert à Noël à cause du bandeau "Prix Nobel". Mon 1er JMG Le Clézio et probablement mon dernier tant je me suis senti peu impliqué dans cette histoire de petite fille un peu perdue dans la "grande histoire".
Je me suis bien retrouvé dans les commentaires précédents et ne rajouterai pas grand-chose. L'auteur met en scène de nombreux personnages qui au final ne sont qu'évoqués (Xénia par exemple). Et puis le glissement progressif vers la déportation des juifs durant la seconde guerre : Le Clézio donne dans la facilité. A-t-il quelque chose de neuf à dire ?
Bref ce roman, pas long (200 pages) ne m'a pas procuré d'émotion et ne présente, à mon avis, aucun intérêt littéraire.
Le prochain livre prévu est le dernier "Gaudé". Un futur commentaire ?
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Par Michelle RIVALLAND TOP 1000 COMMENTATEURS le 16 février 2009
Format: Broché
C'est l'évocation du Boléro de RAVEL, dans les phrases de la quatrième de couverture - qui sont en fait les phrases de la conclusion du livre - qui a attiré mon attention et m'a donné l'envie de lire cette histoire. Quand j'étais enfant, l'écoute de cette musique à la radio, un jour que j'étais toute seule chez moi, m'avait fait vivre un moment angoissant. Cet air répétitif et lancinant qui se déroulait crescendo d'une façon interminable, avait fait peser sur mon esprit comme une menace. Et ce final explosif! Pourquoi n'avais-je pas eu l'idée d'appuyer sur le bouton d'arrêt du poste? Je l'ignore. Depuis ce temps, j'ai appris à aimer ce morceau extraordinaire.

C'est donc ce Boléro qui a hanté l'esprit de J.M. LE CLÉZIO lorsqu'il a écrit cette "Ritournelle de la faim". Choix très subtil, ce rapprochement! J'ai beaucoup adhéré à ce parallèle. En plus j'ai retrouvé dans ce récit de nombreuses images de mon enfance: la guerre, l'arrivée des camions américains...le pain blanc, le corned-beef... Eh oui, je suis une contemporaine de J.M. LE CLÉZIO, nous avons des souvenirs semblables!

J'ai savouré cette "ritournelle douloureuse", truffée de documents historiques, d'anecdotes sans doute authentiques. Les conversations de salon, par exemple, soigneusement notées, où les membres d'une grande famille et le cercle de leurs amis commentent la politique et les événements de l'époque, m'ont épatées. J.M. LE CLÉZIO était tout petit au temps dont il parle, il s'est donc merveilleusement bien renseigné. On s'y croirait!
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