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le 5 janvier 2006
Lu en une petite après-midi ce Reflexions sur la question juive de Jean-Paul Sartre.

Il s’agit d’un essai admirable sur l’antisémitisme et le statut du Juif. L’idée principale de Sartre est que l’antisémitisme crée le Juif. Que ce dernier voudrait être intégré à la nation française mais que cela lui est impossible parce que le regard de l’antisémite le condamne absolument à être Juif.

Cet antisémitisme est aussi démonté par Sartre comme la haine de ce qui n’est pas Français, qui remet en cause l’idée de pureté, d’ordonnancement de la société, sa bonne marche. Elle fédère le groupe grâce au bouc émissaire, le Juif représentant ce qui est contraire au don du sol et de l’histoire française, qui s’oppose au nationalisme brut. En ce sens, Sartre élargit son analyse à toute personne de nationalité ou d’origine étrangère présent sur le territoire français.

Face à ce regard de violence, le Juif essaie tant bien que mal de se donner une place. Là, Sartre attaque les grands poncifs du genre comme le goût de l’argent, le souci de l’abstraction, le manque de tact ou encore le goût de la discussion. Pour lui, toutes ces tendances du Juif sont l’apanage du Juif inauthentique, celui qui refuse de passer pour un Juif, et qui consiste à viser l’universalisme pour dissolver sa propre identité. Exemple : on refuse au Juif le droit d’être français. Il estime qu’en s’enrichissant et en achetant des bien matériels français, il sera membre de la communauté en partageant des valeurs esthétiques. Mais, l’antisémite lui rétorque que « certaines choses ne s’achètent pas » et, de plus, il dénonce son goût de l’argent… Le Juif authentique, c’est celui qui vit comme un Juif et s’affiche clairement comme un Juif. Celui-là a toute l’admiration de Sartre, mas ce dernier reconnaît aussi l’immense difficulté qu’il éprouve au quotidien.

Tout converge, pour Sartre, au problème du matérialisme dialectique. En effet, l’antisémite fait converger sur le Juif l’angoisse générée par le conflit des classes sociales, le Juif étant le fortuné, le puissant et donc le symbole de l’oppresseur. Ainsi, en réalisant la révolution socialise, on éliminera tout conflit de nature social et l’antisémite ne pourra plus être.

Ce livre, très beau, et pleins de remarques d’une grande intelligence mérite une lecture attentive. Ce résumé paraîtra sans doute limite : c’est ainsi, car la pensée de Sartre est brillante et implique une participation de son lecteur pour comprendre ce qui est en jeu. Car comme l’écrit Sartre, on ne pourra se sentir en sécurité tant que les Juifs seront persécutés : le signe du national socialisme, de la délation, de la violence, de la Haine sont attachés à toute manifestation contre les Juifs.

De plus, la volonté de Sartre d’étendre son analyse à tout étranger marque un réel souci de discréditer le racisme où qu’il soit. Enfin, on pourra bien sûr sourire à l’idée que le marxisme effacerait ce racisme, mais n’oublions pas que ce livre a été écrit en 1944 à une époque où le communisme avait encore un sens.
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Certes, Sartre ne se livre à aucune méditation sur la Shoah dans ce livre écrit en 1946 - peu différent en cela de ses contemporains.
Certes encore, il ne connaît manifestement ni l'histoire du peuple juif, ni sa culture, ce qui l'amène à dire que le Juif est le simple produit de l'antisémitisme.
D'où sa solution : supprimons l'antisémitisme (en bâtissant la "société sans classes"), et le "problème juif" disparaîtra de lui-même.
Ces bémols énoncés, il y a quand même de belles choses dans ces "Réflexions".
L'analyse de l'antisémitisme y est lumineuse : c'est la peur (de la modernité, de l'autre, de l'étranger) qui explique l'antisémite.
Il y critique également (en contradiction avec lui-même, d'ailleurs), l'assimilationnisme démocratique, qui ne voit dans le Juif que l'homme et lui demande purement et simplement de s'intégrer.
Et puis, comme toujours chez Sartre, à côté des systèmes idéologiques (il s'est pratiquement toujours trompé !), ces fulgurances de style et de pensée...
11 commentaire| 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 décembre 2014
La première question qui vient à l'esprit à propos de ce livre maladroit est: Pourquoi Sartre a-t-il eu besoin de l'écrire?
Sartre s'est fort bien accommodé de l'occupation allemande. Je ne veux pas simplement parler de sa fréquentation du Café de Flore, mais surtout de son activité littéraire. Alors que la quasi totalité des auteurs français n'a rien publié pendant cette sombre période, Sartre a trouvé le moyen (et son éditeur le papier, inexistant pour les autres écrivains) de publier l'Etre et le Néant en 1943, et fait jouer ses pièces au théâtre du Chatelet dont le nom d'origine, théâtre Sarah Bernhardt, venait d'être effacé par les nazis. Sartre n'a vu aucun inconvénient à cette condition.
En publiant les Réflexions sur la question juive en 1947, a-t-il voulu exprimer en termes accessibles à tous qu'il n'avait rien contre les Juifs? Il est vrai que le livre a été bien accueilli par la communauté juive. Mais en se replaçant dans le contexte historique, même si le texte était médiocre, les Juifs avaient sans doute des raisons de se réjouir qu'un philosophe se donnat le mal d'écrire à leur sujet une "réflexion" qui pour une fois ne fut pas antisémite.
Voulait-il se dédouaner de son attitude pendant l'occupation?
Pensait-il que sa notoriété lui donnait le droit d'écrire n'importe quoi à bâtons rompus? Il devait avouer, beaucoup plus tard, qu'il n'avait à ce sujet réuni aucune documentation.
Le titre est incongru. De 1933 à 1945, il n'existe pas de "question juive" (l'expression provient des nazis), mais une question allemande, à l'origine de la plus formidable barbarie que le monde ait connue.
Dès le début de l'ouvrage, on est frappé par des arguments extrêmement superficiels qui tentent de décrire le Juif et les propos antisémites primaires comme on les entendait au comptoir d'une brasserie.
Le livre présente deux énormités.
1. Il n'y a aucune mention des camps de concentration. Passe encore (?!) que Sartre prétende ne pas en avoir entendu parler jusqu'en 1945, ou encore que les Français n'étaient pas à même de concevoir ou d'entendre parler de cette horreur. Mais le livre est paru deux ans après. Pendant ces deux ans, s'il n'a pas eu le courage de reprendre son manuscrit, il aurait du y faire ajouter le post-scriptum de son choix.
2. Pour en revenir aux propos de brasserie, il donne sa version de la définition du Juif. Est juif, croit-il, celui qui est désigné comme tel.
C'est faux, archifaux. Le Juif a une histoire, il a une culture, à l'origine issue de la Thora (que les Chrétiens appellent l'Ancien Testament), premier ouvrage à avoir posé, entre autres, les règles de la morale. Sartre l'ignore.
Le plus grave est que sa formulation, parce que les formulations tranchées font fortune, va être adoptée comme une vérité par des millions de bacheliers. (Sartre a dit.)

Ce livre doit être lu attentivement parce qu'il montre à quel point la notoriété d'un homme non informé peut l'entraîner à écrire un document pauvre et fallacieux.
33 commentaires| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 janvier 2013
suite à un débat animé avec des amis sur le conflit israelo palestinien, nous avons eu envie de relire le livre de Sartre
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2014
Livre intéressant et célébré à injuste titre! Autant il peut trouver une résonance dans la philosophie sartrienne, autant il témoigne d'une ignorance complète de l'Etre-Juif.
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