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SAGAN, UN CHAGRIN IMMOBILE Broché – 10 mai 2012

3.7 étoiles sur 5 5 commentaires client

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Description du produit

Extrait

Enfin évoquer Sagan sans légende. Comprendre ce regard à la fois triste et tendre, ce sourire mutin et désabusé. Comprendre pourquoi la petite fille de Cajarc, village comme on n'en fait plus, est devenue la romancière française la plus lue dans le monde. Alors que nos plumes vivantes peinent à dépasser les frontières abolies de l'hexagone.
Le regard est triste et tendre, donc, un peu perdu, terriblement profond, dans un visage de garçon manqué où la lèvre supérieure ressemble à un accent circonflexe juste esquissé. Les cheveux sont courts, bruns, presque noirs, domptés non sans souffrance. Elle n'est pas encore blonde. Elle le sera plus tard, pour adoucir ces traits si peu féminins. Blonde comme Marilyn, outragée par la vie. Le menton est très prononcé, volontaire, un galet d'Étretat promis à l'éternité de la terre.
Sagan pourrait être «née» d'une mort. L'écrivain l'évoque dès son deuxième roman, Un certain regard. Voici : «Ma mère avait perdu un fils quinze ans plus tôt, dans des circonstances assez tragiques, et en avait gardé une neurasthénie qui était vite devenue la maison même. Dans ces murs la tristesse prenait un goût pieux.»
Le mot même de tristesse ne peut laisser indifférent quand on lit Sagan. Mot clé dans l'univers de l'écrivain. Ce fils se prénommait Maurice. Il est mort à l'âge de trois mois, dans son landau, peut-être de soif.
Malgré une apparente jovialité, Marie Quoirez a pu devenir ce que le psychanalyste André Green nomme «une mère morte», transmettant à sa fille la mélancolie dont elle fut atteinte après la perte du nouveau-né, la contraignant, dans sa construction psychique, à devenir très vite mature, à prendre des «raccourcis de la maturation», comme le dit Green. L'enfant puîné, pour survivre, tente de garder le sourire malgré tout. La «mère morte», encore absorbée par le deuil de son bébé, montrant par cette attitude que l'amour demeure, sinon impossible, du moins «gelé», se détourne de celui qui est vivant. Ce dernier investit massivement vers le père, lequel reste généralement inaccessible. Cette quête désespérée de sens peut entraîner un Œdipe indépassable et donc tragique.
L'amour bloqué, l'imagination se développe alors précocement et les pulsions sont sublimées dans la créativité. Tout pour faire un écrivain, en somme...

*

En apparence, une famille bourgeoise, aisée, unie. Le père se prénomme Pierre. L'homme est altier et élégant, sans esprit de sérieux malgré le poste important qu'il occupe à la Compagnie générale électrique. La mère porte le beau prénom de Marie. Elle élève ses trois enfants. Dans l'ordre : Suzanne (1924), Jacques (1927) et Françoise (1935). Nom de famille : Quoirez. Un superbe appartement boulevard Malesherbes, à Paris. Quartier chic, sans ostentation. Mais le nid familial est en province. Un petit village du Lot, Cajarc. Simplicité, discrétion. On y vit au rythme des saisons. Ce n'est pas un cliché, c'est la réalité. On y respire les odeurs de la terre, délicieuses odeurs que n'oubliera jamais la petite Françoise. Marie accouche dans la vaste maison de ses parents, les Laubard, tradition oblige. La grand-mère, Madeleine, y tient. Elle a du caractère, inutile de la contredire. On ne va pas à l'hôpital. Point final. Alors Françoise, bientôt surnommée Kiki, ou encore Francette, pousse son premier cri dans cette chambre qui a vu naître sa grand-mère, sa mère, ses frères et sa soeur. Le cri de la naissance. Elle l'évoquera dans une chanson écrite pour Johnny, Quelques cris. Cri de joie ? Cri d'angoisse ? Cri, en tous cas, en découvrant la vie. Dans son troisième roman, écrit en 1957, Dans un mois dans un an, Françoise notait déjà : «On naît en criant, ce n'est pas pour rien, la suite ne peut être que des atténuations de ce cri.» Atténuations et retour à la naissance de ce «premier hurlement». Retour permanent, quasi nietzschéen, qui souligne les éléments inutiles et parasitaires d'une existence, à savoir, écrit-elle, âgée de vingt-deux ans à peine, «les fuites, sursauts, comédies».

Revue de presse

Pour étayer son portrait, Pascal Louvrier a recueilli les témoignages de quelques proches, à commencer par Denis Westhoff, le fils, et Michèle Bouton, l'amie d'enfance...
L'ensemble se lit avec plaisir même si, ainsi le veut la loi du genre, les exégètes de l'oeuvre et de la vie trouveront matière à pinailler. Denis Westhoff, longuement cité, devrait être plutôt séduit par cette représentation maternelle à, au moins, un détail près : non, affirme-t-il, son grand-père Pierre Quoirez n'a jamais exigé que sa fille signe son premier roman sous pseudonyme ! (Marianne Payot - L'Express, mai 2012 )

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10 décembre 2012
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20 juin 2012
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2 juin 2012
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14 juillet 2012
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21 juin 2012
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