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La discographie de Rudolf Serkin, relativement peu étendue, est à l'image de sa conception de la musique : dépouillée, classique, simple, solide. Avec la première école de Vienne comme centre gravitationnel, les immanquables de Serkin sont évidemment (au moins) ses Beethoven (regroupés pour l'essentiel dans le désormais incontournable coffret Masters), ses Concertos de Mozart (avec Abbado par exemple, mais pas seulement), et ses quelques enregistrements schubertiens, dont l'essentiel était autrefois distillé dans la collection "The Art of interpretation", à présent regroupé dans ce petit coffret économique.

Le programme n'est pas très chargé, à peine 3 disques, mais chaque enregistrement est un must : la Sonate en la majeur D959 (enr. février 1966) et la Sonate en si bémol majeur D960 (enr. septembre 1975), peut-être l'un de plus incontournables dyptiques posthumes que l'on ait gravé; la Sonate en ut majeur D840 "Reliquie" (enr. mars 1955, mono), les 4 Impromptus op.142 D935 (enr. janvier 1979), et les Six Moments Musicaux op.94 D780 (enr. 8 décembre 1952, mono).
Enfin, le Quintette avec piano en la majeur op.114 D667 "La Truite", une petite merveille d'équilibre et de spontanéité, comme il savait en éclore au Festival Marlboro (capté le 15 août 1967). Serkin y est encadré par les archets de Jaime Laredo (violon), Philipp Naegele (alto), Leslie Parnas (violoncelle), et Julius Levine (contrebasse).

Le Schubert de Serkin, comme éclaboussé de son Beethoven, c'est un pianisme parcouru d'une énergie puissante et d'un discours naturel. Un discours schubertien qui n'est d'ailleurs pas centré sur la fragilité, la rondeur ou le charme. Fidèle à sa conception ascétique, le maestro pourra sembler de prime abord sévère ou raide, manquant de séduction immédiate; il est en réalité intense et limpide comme peut l'être une vérité dévoilée sans compromis.

Dans une concentration totale et une volonté impérieuse de dépouillement, de déshabillage pourrait-on dire, sans fard et sans mystère, Serkin ne cherche pas à arrondir les angles; il les utilise pour marquer le relief, s'interdisant toute tentation d'enjoliver, questionnant le physique plus que le métaphysique. Une interprétation à la fois personnelle et inébranlable, avec un piano presque désincarné, comme s'il s'interrogeait lui-même, plus proche de la prophétie que de la poésie, et au total une décoction schubertienne où règne l'intelligence nue et l'irrésistibilité du style.

La prise de son est globalement correcte mais manque généralement de profondeur, et présente un léger souffle. C'était en outre l'occasion (manquée) de rééditer ses premières captations des années trente avec le beau-père Adolf Busch (Fantaisie D934 et Trio D929). Mais si l'éditeur avait voulu un produit soigné, on n'aurait sans doute pas eu droit à de simples pochettes en papier glacé (les 3 CDs tiennent dans un coffret de la taille d'un seul album standard), bâclées comme on en a trop souvent l'habitude dans ce genre d'édition (ainsi p.ex. on cherchera en vain une quelconque date d'enregistrement; ne parlons évidemment pas d'une date de remasterisation !).

On se consolera donc par le plaisir de retrouver réunis pour une bouchée de pain ces enregistrements incontournables pour tout schubertien et tout amateur de piano. Certes, on ne peut sans doute pas se contenter de cette seule lecture schubertienne; impossible d'oublier les rondeurs poétiques d'un Lupu ou l'irrésistible humanité d'un Schnabel (pour ne citer que deux références indiscutables). Mais ce Schubert-ci nous interpelle à travers le piano, dans une vision intense et unique, et donc indispensable.

PS: en complément de ce Schubert serkinien, je ne saurais trop conseiller d'aller découvrir l'album de Hans Richter-Haaser, un ovni discographique qui devrait en étonner plus d'un.
88 commentaires| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 février 2016
Les mélomanes connaissent les affinités de ce maitre incontesté du piano pour SCHUBERT .On ne peut que se féliciter
de la réédition dans un format très accessible d'enregistrements aussi exceptionnels. J'ai aimé Schubert grâce à Serkin.
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