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Quand Serena rencontre Georges Pemberton, riche exploitant forestier, elle est persuadée d'avoir enfin rencontré quelqu'un à la mesure de son ambition et de sa personnalité, forte, implacable. Les deux époux entendent bien dévaster à leur profit la forêt que tentent de préserver quelques écolos avant l'heure (nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis), en créant un parc national.
Que Pemberton fasse mine de préserver la vie du bâtard qu'il a conçu avant son mariage va bientôt changer la donne car on ne se met pas impunément en travers du chemin de Serena.
A la lecture de la scène initiale du roman de Ron Trash, le lecteur , à peine remis du choc, a un doute, se croyant au temps du Western tant la violence semble banalisée et quasi impunie. Mais ce sont bien les années de la crise de 29, qui entraînent des hordes de chômeurs dépenaillés à se présenter en rangs serrés pour remplacer les bûcherons dont l'espérance de vie est très réduite, étant donné leurs conditions de travail, qui sont ici décrites avec souffle et puissance.
La destruction de la forêt - et de toutes les formes de vie qu'elle hébergeait- ainsi que le comportement de prédateurs des époux Pemberton, qui usent indifféremment de la violence ou de la corruption, sont commentés par une équipe de bûcherons qui assume le rôle de choeur dans cette tragédie moderne. Leur langue truculente et leurs commentaires acérés insufflent un peu d'oxygène dans une atmosphère qui emprunte à la fois au thriller quand la traque se met en place et au réalisme magique, tant la figure de Serena évoque celle de la femme maléfique et ensorcelante. On a le coeur qui bat la chamade , on étouffe devant tant de noirceur et on ne peut s'empêcher de penser que la situation décrite trouve des échos dans notre XXI ème siécle tout aussi destructeur, avide et gaspilleur. Magistral.
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le 5 octobre 2011
En 1930, en Caroline du Nord, Serena et son époux le riche George Pemberton ravagent des forêts entières pour vendre le bois et s'opposent à ceux qui veulent la création d'un parc naturel. La belle et altière, Serena, déesse du libéralisme sauvage, chevauche son cheval blanc accompagnée de son aigle, chasseur de serpents, et envoie son homme de main (un manchot !!)éliminer tous ceux qui la gênent notamment Jacob, le fils naturel de son mari.
SERENA a tous les ingredients d'un grand drame hollywoodien : des paysages magnifiques, des puissants riches, cruels et cyniques, une pauvre mère et son enfant en danger, des sentiments forts et de la violence omniprésente. Malgré cela, l'émotion ne m'a pas emporté. Peut-être, Ron RASH prend-il trop de distance avec son sujet ? Nombre d'événements tragiques sont racontés après-coup éliminant beaucoup de suspens. Peut-être certains personnages sont-ils trop caricaturaux ?
Le travail des bucherons, difficile et dangereux, est bien décrit. Mais
la lutte pour la création d'un parc naturel et les conséquences désastreuses pour l'écologie de cette outrancière exploitation forestière auraient peut-être méritées plus d'explications et de développements.
SERENA est un roman riche et l'écriture de Ron RASH y est majestueuse, à la fois ample, précise et imagée.
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le 25 janvier 2011
Aux abords du XXème, un couple d'exploitants forestiers américain, amoureux et sans état d'âme, bâtit son empire, se confronte à la nature, aux hommes qu'il emploie (et exploite), ainsi qu'à la société politique et sociale moderne en développement..

C'est un roman original, âpre, passionnant.
On y apprend des tas de choses : sur la société américaine de l'époque, sur l'exploitation forestière primaire et brute (on est loin de l'écologie et des principes d'écosystèmes!!!) et les droits sociaux du travail...
C'est également une histoire humaine, celle d'un couple qui s'aime et qui est prêt à tout pour réussir, celle de quelques personnages haut en couleurs qui les entourent (le shérif, la fille de cuisine, le contremaître dévoué....).
Mais c'est aussi et surtout le portrait de Serena, une femme hors du commun, égoïste, forte, intelligente, cruelle et moderne pour son époque.

L'écriture est tout simplement magnifique, avec des passages d'un lyrisme et d'une force rare : la vie misérable, les affres puis la fuite de la fille de cuisine et de son fils, le dressage d'un aigle, l'évocation du rapport des hommes à la nature, sont autant de moments où l'on reste littéralement cramponné au livre.

Sans temps mort, le récit nous emmène vers une fin au suspense haletant, et nous laisse abasourdi.
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Ron Rash, né en Caroline du Sud en 1953, titulaire d’une chaire à l’Université, écrit des poèmes, des nouvelles et des romans. Son premier roman paru en France en 2009, Un pied au paradis, a fait forte impression et Serena en 2011, l’impose comme l’un des grands écrivains américains contemporains.
Le roman est paru aux Editions du Masque, classé chez les libraires au rayon Polars, mais bien que je n’aie aucun mépris pour ce genre littéraire, il est largement au-dessus de ce genre. Pour la forme, on pourrait le comparer à un cocktail 2/3 de Nature Writing et 1/3 de Polar, mais même ainsi, on sous-estimerait le bouquin.
L’action se déroule dans les années 30, dans les montagnes de Caroline du Nord. George Pemberton, un riche exploitant forestier vient d’épouser Serena, une jeune et belle femme de son âge, sur un coup de foudre puissant après leur rencontre à Boston. A peine marié, le couple s’installe dans leur demeure aux abords du chantier de coupe de bois. La vie est rude et très dure pour les bûcherons qui y travaillent. La mort frappe régulièrement, les accidents du travail plus fréquents encore.
Très vite Serena s’impose comme une femme énergique, connaissant parfaitement le métier que lui avait enseigné son père, lui-même exploitant, décédé depuis. En quelques actions et décisions fortes, elle impose son autorité et sa poigne sur tous ces hommes qui pourtant en ont vu d’autres. Même, les associés plus âgés de son mari, Buchanan et Wilkie, n’osent piper mot devant elle. Serena est gonflée d’une ambition démesurée, la Caroline n’est qu’un terrain de jeu financier pour elle ; l’exploitation du bois ici, ne doit être qu’un tremplin pour son grand rêve, engranger des bénéfices avant de s’attaquer aux forêts du Brésil où déjà elle envisage l’avenir de leur couple.
George Pemberton n’est pas un tendre, mais sa femme, par son machiavélisme et son ambition insatiable qui lui interdisent toute sentimentalité, s’avère une meneuse d’hommes hors pair. Par amour et subjugué par son énergie dévorante, Pemberton tombera sous sa férule. Dès lors plus rien ne pourra arrêter l’ignoble héroïne dans sa marche triomphale.
Pour obtenir les terres couvertes de forêts qui risquent de devenir parc national, le couple n’hésitera pas à corrompre les élus et Serena, sans broncher, enclenchera la vitesse supérieure avec le meurtre de tous ceux qui se dresseront devant elle. Pemberton et Serena tremperont leurs mains dans le sang en une sorte de pacte faustien, avant de refiler leurs basses besognes à un sicaire à la solde de Serena. La Justice, achetée, n’y pourra rien, seule la vengeance, tardive et mangée froide, apportera in fine, ce que le lecteur attendait depuis près de quatre cents pages.
Dès les premières lignes du livre vous savez que vous êtes devant une pépite (voir l’extrait, en fin de chronique). Un roman d’une ampleur magistrale, tant par le style que par le fond. L’écriture est somptueuse et précise, Ron Rash connaît parfaitement la nature et tout ce qui s’y rattache ainsi que le métier de bûcheron, les détails les plus divers truffant le texte, apportent cette touche de véracité qui nous fait voir, plus que lire. La chasse à l’ours, l’élimination du raton-laveur dans le poulailler, pour ne citer que ces deux passages, sont superbes et atroces tout à la fois.
Il y a de l’antique dans ce roman. Une sorte de tragédie grecque, avec ce groupe de bûcherons revenant régulièrement dans le texte, commentant les faits et gestes des Pemberton ou les ellipses de la narration, comme le ferait un chœur dans les tragédies d’Eschyle ou Sophocle. La mort omniprésente s’abat sur les hommes, qu’elle soit d’origine accidentelle dans des accidents du travail ou causée par la volonté démoniaque de la sulfureuse Serena, qui parcourt le roman à cheval sur son cheval blanc avec un aigle dressé au poing. Mais Ron Rash est aussi un moderne, son roman est une dénonciation et un cri de désespoir contre les déforestations massives qui laissent les terres mortes, un crime contre l’humanité.
Je crois pouvoir écrire des pages sur ce magnifique roman, alors pour faire court, je n’ai qu’un conseil, lisez-le !
« Lorsque Pemberton regagna les montagnes de Caroline du Nord, après trois mois à Boston où il était parti régler la succession paternelle, parmi les personnes qui attendaient son train, sur le quai de la gare, se trouvait une jeune femme enceinte de ses œuvres. Elle avait auprès d’elle son père qui, sous sa redingote défraîchie, était armé d’un couteau de chasse affûté le matin même avec beaucoup de soin, de façon à pouvoir l’enfoncer aussi loin que possible dans le cœur de l’arrivant. »
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le 4 février 2014
Superbe roman, admirablement construit. On est transporté dans cette aventure, dure, violente par Serena aussi sévère qu'impitoyable. Cela se passe dans les montagnes boisées des USA de 1929...Ce n'est pas un monde facile et on n'en sort pas épargné par la lecture.
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le 14 mai 2015
un roman qu'on lit jusqu'au bout de la nuit, passionnant, bien écrit. Les paysages et l'ambiance sont bien décrits on se sent comme dans un film. J'ai vraiment adoré .
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Un couple d'entrepreneurs furieusement épris l'un de l'autre, farouchement unis, et dévoré d'ambition pour leur exploitation forestière, iront jusqu'aux pires extrémités pour assurer leur mégalomanie.
Et au détour d'un portrait de femme extrèmement dure et merveilleusement emportée par l'écriture de l'auteur, nous sombrons également dans les douleurs d'une classe ouvrière prise entre des conditions de travail précaire et la crise des années 30 qui touchent les villes américaines.

Un grand roman bien loin des polars classiques de l'éditeur.
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