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Ces deux magnifiques coffrets regroupent les 14 films tournés entre 1939 et 1946 par Basil Rathbone et Nigel Bruce.
Pour moi qui est un grand fan de l'habitant de Baker Street, revoir ces petites merveilles en noir et blanc à un côté magique.
Que ce soit "La griffe sanglante", "Le chien des Baskervilles" ou le fabuleux "Train de la mort", chaque film est un petit chef-d'oeuvre.
Bien sur d'autres acteurs comme Jeremy Brett ont incarné le héros de Conan Doyle mais à mon avis sans jamais égalé Basil Rathbone.
La seule exception est peut-être "Le chien des Baskervilles" avec Peter Cushing, André Morell et Christopher Lee tourné par la Hammer film en 1959.
Revoyez ces films très Victorien qui souvent s'éloignent de l'oeuvre originale de Conan Doyle mais qui procurent un réel plaisir.
Pour tous les inconditionels de Holmes, je vous les conseille.
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le 2 octobre 2010
Certes les histoires de ce Sherlock Holmes, immortalisé à l'écran par Basil Rathbone, ne respectent pas à 100% le Canon de Conan Doyle. Certes ces films ont maintenant près de 70 ans, c'est en noir et blanc et parfois malgré l'énorme travail de restauration, des défauts n'ont pu être gommés. Mais franchement le jeu des acteurs et le couple formé avec Nigel Bruce valent vraiment le détour et ces 2 coffrets restent des petits bijoux qui ne seront pas éternellement disponibles sur le marché et à mon avis sur celui de l'occasion ils risquent de ne pas être donnés !

Bref peut-être pas pour les nouvelles générations plus habituées au "tout en couleur, format 16/9° et son Dolby stéréo" mais en tous cas pour les aficionados du grand détective et surtout à regarder comme on déguste un bon vieux cognac.

AL
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le 18 octobre 2014
Qu'est ce qui pouvait pousser un homme de 32 ans, non cinéphile, à regarder des films de plus de 70 ans, en noir et blanc?
La passion de Sherlock Holmes, bien sûr.
Mon âge m'a d'abord fait découvrir des Benedict Cumberbatch ou autres Robert Downey Jr, ainsi que, plus tard, l'excellent Jeremy Brett.
Mon intérêt holmésien m'a amené alors à découvrir Basil Rathbone.
Et, après avoir vu les 7 films de ce premier coffret, je ne peux qu'être ravi.
Le noir et blanc, avec les effets "bande usée par le temps" donne une atmosphère magnifique, magnifiée par le jeu des acteurs, ainsi que par leur voix aux accents anglais.
Je ne pouvais qu'écouter en VOST, apportant, par ailleurs, des scènes en plus par rapport à la version française.
Au programme, 7 très bons films et surtout l'impression d'être au 221b.
- le chien des baskerville: classique, mon premier livre, sur le détective, quand j'étais enfant. De grande qualité, qui n'a pas vieilli, 75 ans après sa réalisation
- les aventures de sherlock holmes: on ne peut que se réjouir de voir le professeur Moriarty.
- la voix de la terreur: tourné pendant la guerre, d'où le côté propagande. Mais intéressant.
- l'arme secrète: un peu comme le précédent.
- à washington: changement de continent, mais toujours les mêmes belles images, et le duo holmes watson de talent.
- Echec à la mort: façon cluedo sur le rituel des musgrave de conan doyle.
- La femme à l'araignée: sublime! machiavélique. Petite référence au signe des 4?

Au total, des intrigues, hormis le chien des baskerville, qui s'éloigne des nouvelles de Conan Doyle. Mais qui nous offre ainsi de nouvelles aventures revisitées et intéressantes.
Le duo Holmes Watson est de qualité, joué par de bons acteurs.
L'image est vraiment très belle.
Pour un passionné, ce n'est que du bonheur.
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Sherlock Holmes est né sur le plan littéraire en 1887 dans 'Le signe des 4' pour devenir depuis lors l'un des plus célèbres et appréciés personnages imaginaires de la littérature, de la bande dessinée comme du cinéma et de la télévision. C'est l'acteur américain William Gilette qui fut le tout premier à l'incarner sur scène dès 1899 dans 'Les aventures de Sherlock Holmes'. Beaucoup suivirent jusqu'à ce que la '20th Century Fox' décide d'illustrer à son tour, en confiant ce soin à son producteur Darryl F. Zanuck, les enquêtes du célèbre détective au travers d'une adaptation de la plus connue des aventures de Sherlock, en l'occurrence 'Le chien des Baskerville' (1939). Et c'est le britannique Basil Rathbone (d'où le 'Basil, détective privé' des Studios Disney par après), un acteur shakespearien spécialisé dans les rôles de méchants au cinéma (1892-1967, vu notamment dans 'Captain Blood' et 'Robin des Bois' aux côtés d'Errol Flynn ou 'Le signe de Zorro' face à Tyrone Power), qui fut choisi pour incarner le plus fantasque des détectives privés de la planète. Le succès fut tel que la Fox en produisit immédiatement une suite d'après la pièce jouée par Gilette en son temps. Et trois ans après, en 1942, pendant la guerre donc, une autre major, en l'occurrence 'Universal', engagea l'acteur pour tenir à nouveau le rôle dans 12 aventures supplémentaires contemporaines -qui le voit notamment affronter à plusieurs reprises les nazis- d'une soixantaine de minutes destinées aux premières parties de programme. Basil Rathbone reprit ensuite le rôle et sur scène et à la radio et fut longtemps considéré par les puristes comme le meilleur interprète du personnage.

Ce superbe coffret, qui se présente comme un livre dont les pages seraient en carton très épais, illustré sur la page de gauche par l'affiche originale de chaque film et contenant sur la page de droite chaque DVD inséré directement dans le carton, regroupe les 7 premiers films du duo en VO, VOST et VF (sauf les 2 premiers qui n'y figurent qu'en VO et VOST) excellemment restaurés (images et son) sur une période d'une dizaine d'années à partir de 1993 sur la base des meilleurs négatifs et copies (35mm pour le cinéma et 16mm pour la télévision) retrouvés de par le monde, avec une particularité : les VF (qui font entre 55mn et 59mn) sont sensiblement plus courtes que les VO (qui peuvent aller jusqu'à 72mn) et ce parce qu'en France ces films étaient strictement réservés aux premières parties de programmes de cinéma et ne devaient donc pas dépasser 60mn :

Les 2 films produits par la '20th Century Fox' :

Le chien des Baskerville - Sidney Lanfield - 1939 - 78mn - en noir et blanc

En 1889, Sir Charles Baskerville, un notable de Dartmoor, est assassiné par un chien géant, nouvelle bête du Gévaudan. Son héritier, qui vivait au Canada, le jeune Sir Henry Baskerville, vient prendre possession du domaine. Comme il est menacé, Sherlock Holmes est chargé de le protéger...

Avec aussi Nigel Bruce (le Dr. Watson), Richard Greene (qui fut 'Robin des Bois' à la télévision britannique entre 1955 et 1960 dans une série de 143 épisodes), John Carradine ('La maison de Frankenstein' et 'La maison de Dracula') et Lionel Atwill ('Masques de cire').

Ruines, tombes, pierres levées, brume, marécages, sables mouvants, légendes, médium, sciences occultes et séance de spiritisme contribuent à créer une ambiance parfaitement sinistre qui va évidemment comme un gant à cette histoire de monstre errant sur la lande. La production, d'époque et donc à costumes, est soignée et l'interprétation des plus satisfaisantes. Le tout se laisse encore regarder et demeure l'un des meilleurs films de cette série.

Les aventures de Sherlock Holmes - Alfred Werker - 1939 - 85mn - en noir et blanc

En 1894, le Pr. Moriarty, le génie du crime, est relaxé par manque de preuves dans le procès qui lui est fait après qu'il ait été enfin arrêté. Il promet alors à Sherlock Holmes de l'aider dans sa lutte constante pour tenter d'échapper à l'ennui et de détruire définitivement sa réputation. L'étoile de Dehli, la plus grosse émeraude de la planète doit être bientôt déposée à la Tour de Londres, où elle doit rejoindre les fameux joyaux de la Couronne, et le gardien des lieux compte sur Holmes pour empêcher tout vol ; mais notre cher détective est déjà totalement pris par l'affaire de la jeune Ann Brandon qui craint pour la vie de son frère, menacé par une bien curieuse lettre anonyme...

Avec aussi les anglais Nigel Bruce (le Dr. Watson), Ida Lupino (l'une des rares réalisatrices du Hollywood d'antan, alors encore jeune comédienne) et George Zucco ('La tombe de la Momie' et 'Le fantôme de la Momie') dans le rôle du Pr. Moriarty.

L'ambiance est cette fois-ci sud-américaine : au même moment, mais dix ans plutôt, le père d'Ann Brandon avait déjà été assassiné en Argentine et une patte de chinchilla, un chant inca funèbre, un orchestre de gauchos et des bolas argentins viennent pimenter un récit bien mystérieux, à tiroirs et plein de surprises -pour qui veut bien jouer le jeu- autour de cette malédiction familiale. La production, à nouveau d'époque et donc à costumes, est toujours encore soignée et l'interprétation des plus satisfaisantes. Et le tout se laisse également encore regarder avec plaisir et demeure, avec le précédent volet, l'un des meilleurs films de cette série.

Les 5 premiers films (sur 12) produits par 'Universal' :

Sherlock Holmes et la voix de la terreur - John Rawlins - 1942 - 65mn - en noir et blanc

D'après le récit patriotique 'His last bow-Son dernier coup d'archet', qui date de 1917 et dont l'action se déroule pendant la première guerre mondiale, 'The voice of terror', dont l'action se déroule pendant la seconde guerre mondiale, nous vaut un Holmes contemporain qui est appelé à la rescousse par le Conseil de Sécurité britannique, qui a fort à faire avec un agent nazi qui se cache sous le pseudonyme de 'La voix de la terreur' et annonce régulièrement en direct à la radio les pires catastrophes (navires qui coulent, trains qui déraillent, entrepôts qui prennent feu) dont les nazis frappent le Royaume-Uni, l'objectif étant de démontrer l'invincibilité du Führer. Holmes est chargé d'identifier, mais surtout bien sûr de mettre fin à ses agissements, de 'La voix de la terreur'...

Avec aussi les anglais Nigel Bruce en Dr. Watson et Henry Daniell ('Le récupérateur de cadavres') en membre du Conseil (il allait officier dans plusieurs des films de la série).

C'est le premier des 12 films de la série 'Universal' consacrée au mythique détective et le seul qui n'ait pas été dirigé par Roy William Neill. Il fait partie des nombreux films patriotiques que Hollywood fut alors dans l'obligation de produire afin de participer à l'effort de guerre (même Tarzan dut s'y mettre, c'est dire !).

Sherlock Holmes et l'arme secrète - Roy William Neill - 1942 - 68mn - en noir et blanc

Très librement inspiré par la nouvelle 'The adventure of the dancing men - Les hommes dansants', qui date de 1903, 'The secret weapon', dont l'action se déroule à nouveau pendant la seconde guerre mondiale, voit Holmes exfiltrer de Suisse le savant Franz Tobel, qui vient de mettre au point un viseur révolutionnaire permettant de faire tomber les bombes systématiquement pile au bon endroit, invention qui intéresse énormément l'autoproclamé génie du mal, le légendaire Pr. Moriarty, qui compte bien s'en emparer afin de la vendre aux nazis...

Avec aussi les anglais Nigel Bruce en Dr. Watson, Lionel Atwill (qui joue également dans 'Le chien des Baskerville') dans le rôle du Pr. Moriarty et Dennis Hoey en inspecteur Lestrade.

C'est le deuxième des 12 films de la série 'Universal' consacrée au mythique détective et le premier a avoir été réalisé par Roy William Neill qui allait signer tous les autres films de la série. Il fait également partie des nombreux films patriotiques que Hollywood fut alors dans l'obligation de produire afin de participer à l'effort de guerre.

Sherlock Holmes à Washington - Roy William Neill - 1943 - 70mn - en noir et blanc

A l'heure du rapprochement entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, un agent secret britannique, porteur d'un important document destiné au Président américain, est enlevé dans le train le menant à Washington. Holmes et Watson sont envoyés d'urgence aux Etats-Unis pour y récupérer le document en question avant qu'il ne puisse être transmis à l'Allemagne nazie...

Avec aussi les anglais Nigel Bruce en Dr. Watson, Henry Daniell (qui joue également dans 'La voix de la terreur') en espion allemand et George Zucco, qui avait été le Pr. Moriarty dans 'Les aventures de Sherlock Holmes', dans un rôle analogue.

C'est le troisième des 12 films de la série 'Universal' consacrée au mythique détective et le second à avoir été réalisé par Roy William Neill qui signa tous les films de la série en-dehors du premier. C'est aussi le premier film de la série qui ne soit en rien inspiré par un récit de Conan Doyle. Il fait encore partie des nombreux films patriotiques que Hollywood fut alors dans l'obligation de produire afin de participer à l'effort de guerre.

Echec à la mort - Roy William Neill - 1943 - 68mn - en noir et blanc

Adapté de la nouvelle 'The adventure of the Musgrave ritual - Le ritual des Musgrave' datant de 1893, 'Echec à la mort' voit son action se dérouler dans un manoir que ses propriétaires, les Musgrave, ont transformé en lieu de repos pour des officiers convalescents ; un endroit sinistre et inquiétant -comme il se doit !- pour soldats traumatisés que le bon Dr. Watson gratifie de ses soins. Mais ne voilà-t-il pas que les cadavres se mettent brusquement à s'amonceler au manoir et que Watson n'a plus d'autre choix que de faire appel à son vieux complice, Sherlock Holmes, afin que celui-ci tente d'éclaircir cette mystérieuse affaire sur fond de feux follets, d'ombres dans la nuit et d'âmes en peine...

Avec aussi les anglais Nigel Bruce en Dr. Watson et Dennis Hoey dans le rôle de l'inspecteur Lestrade, et l'américaine Hillary Brooke, qui joue Sally Musgrave, l'héritière des Musgrave, dans ce film-ci, et qui a également joué dans 'La voix de la terreur' et 'La femme en vert'.

C'est le quatrième des 12 films de la série 'Universal' consacrée au mythique détective et le troisième à avoir été réalisé par Roy William Neill, qui signa tous les films de la série en-dehors du premier et qui à partir de celui-ci œuvra également en tant que producteur. Et bien que l'action de ces 'Sherlock Holmes' demeure contemporaine, nous nous retrouvons désormais plongés dans des atmosphères plus proches de l'univers du célèbre détective. Et enfin, Basil Rathbone est débarrassé des accroche-cœurs dont on avait cru bon de devoir l'affubler dans les premiers films de la série.

La femme aux araignées - Roy William Neill - 1944 - 62mn - en noir et blanc

D'après une idée originale de Bertram Millhauser, 'Spider woman' place Sherlock Holmes face à une vague de morts suspectes qui met Londres en émoi. Intrigué, notre détective de choc se déguise en Raja Singh, un riche indien -tous les soi-disant suicidés ont beaucoup perdu au jeu-, se rend dans le casino fréquentés par les décédés avant leur trépas et se retrouve rapidement face à une bande organisée menée par une beauté aussi implacable que fatale...

Avec aussi les anglais Nigel Bruce en Dr. Watson et Dennis Hoey dans le rôle de l'inspecteur Lestrade, et l'américaine d'origine danoise Gale Sondergaard (une assez célèbre actrice d'antan, Oscar du meilleur second rôle dès 1936, mais victime de la célèbre 'chasse aux sorcières' d'alors et qui connut du coup un trou dans sa carrière entre 1949 et 1969...) en femme aux araignées, en fait un Pr. Moriarty au féminin, qui se vit même offrir un come-back -mais sans Sherlock Holmes- dans 'The spider woman strikes back' d'Arthur Lubin en 1946.

C'est le cinquième des 12 films de la série 'Universal' consacrée au mythique détective et le quatrième à avoir été réalisé par Roy William Neill, qui signa tous les films de la série en-dehors du premier et en fut également le producteur à partir du troisième. Et bien que l'action de ces 'Sherlock Holmes' demeure contemporaine, nous nous retrouvons désormais plongés dans des atmosphères plus proches de l'univers du célèbre détective : tarentules mortelles, mystérieux pygmée, empoisonnement par émanations gazeuses, etc.

Moins ambitieux que les deux longs-métrages de la '20th Century Fox' de 1939 avec les mêmes Basil Rathbone (particulièrement convaincant dans le rôle) et Nigel Bruce (qui composa un Watson quand même extrêmement balourd et ahuri, pour ne pas dire un peu idiot), les films de cette série (B en l'occurrence) continuèrent d'être tournés à la chaîne et au rabais (les mêmes acteurs passaient d'un film à l'autre dans des décors qui avaient déjà servis dans des 'Frankenstein' et autres 'Dracula' de la 'Universal' d'alors), ne sont guère jouissifs et semblent aujourd'hui bien poussiéreux. Le tout n'est donc à voir que pour des raisons strictement 'documentaires', malgré l'excellence du travail de restauration comme de présentation !
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le 17 septembre 2008
Basil Rathbone est , avec Jérémy Brett, le meilleur Sherlock Holmes. Bien sûr, du point de vue de la réalisation, certains épisodes sont loin du " canon holmésien " mais qu'importe ! L'ambiance victorienne - le noir et blanc la renforce - est très souvent sinistre - voir "Le Train de la Mort" ou ""la Griffe Sanglante - les décors soignés... Bref ! du bon spectacle pour amateurs...
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le 7 avril 2016
Ce coffret regroupe les sept premiers films de la série des Sherlock Holmes interprétés par Basil Rathbone. Il est suivi d'un second coffret regroupant les sept autres films (Sherlock Holmes coffret prestige de 7 films / volume 2).
Les quatorze films ont été ultérieurement regroupé dans un coffret unique : Coffret Intégrale Sherlock Holmes - Basil Rathbone.
En ce qui concerne ce premier coffret, notons que tous les films sont disponibles en VOST ou en VF d'époque, hormis les deux premiers, uniquement disponibles en VOST.

1- "Le Chien des Baskerville" est réalisé par Sidney Lanfield en 1939. Il s'agit de la douzième adaptation du célèbre roman de sir Arthur Conan Doyle, mais bien de la toute première aventure du célèbre détective portée sur grand écran dans une version grand spectacle tournée à Hollywood.
A noter que cette adaptation de 1939 marque le début d'une saga de quatorze films de Sherlock Holmes interprétés par Basil Rathbone dans le rôle de Sherlock Holmes et Nigel Bruce dans celui du Dr Watson.
Le film n'ayant jamais encore été restauré (on peut toujours attendre la HD !), il souffre d'une image en très mauvais état, parsemée de parasites et autres tâches blanches. Mais son esthétique gothique, très influencée par l'expressionnisme allemand des années 30 et les films d'horreur de la Universal, offre tout de même un très beau spectacle visuel en noir et blanc.

Comme évoqué plus haut, "Le Chien des Baskerville" est probablement la plus célèbre aventure de Sherlock Holmes et celle qui a bénéficié du plus grand nombre d'adaptations sous le médium cinématographique.
Celle-ci est l'une des plus célèbres, avec bien évidemment la version Hammer tournée vingt ans plus tard en Grande Bretagne (Le Chien des Baskerville), avec Peter Cushing & Christopher Lee. Notons également une version de 1978 par Paul Morrissey, une comédie parodique plus ou moins tombée dans l'oubli. Mais c'est surtout sur le petit écran que le roman a subi le plus d'adaptations. Nous retiendrons un bien joli téléfilm de 1972 réalisé par Barry Crane, avec Steward Granger (Holmes), Bernard Fox (Watson) et William Shatner (Stapleton), ainsi que l'épisode éponyme tiré de la très appréciée série télévisée interprétée par Jeremy Brett (Sherlock Holmes : L'Intégrale). Récemment, Une autre série à succès a également adapté le roman, transposant les événements dans l'époque présente (Sherlock - Intégrale des saisons 1 à 3). Pour le reste, il s'agit de versions toutes plus anecdotiques les unes que les autres, à l'exception, peut-être, d'un dessin animé réalisé en 1983 et interprété en VO par Peter O'toole dans le rôle du détective de Baker street (Le Chien des Baskerville)...

Noir et blanc expressionniste, lande embrumée, château gothique en ombres portées sous le clair de lune... Cette version produite par la 20th Century Fox marche clairement sur les traces des films d'horreur de la Universal, et l'on ne s'étonne plus si, vingt ans plus tard, le studio Hammer mélangera le tout avec sa propre adaptation du roman dans une version outrageusement gothique ! Il faut avouer que, après tout, Conan Doyle avec sa malédiction fantomatique et son décors lugubre de la région de Dartmoor avait bien imaginé une histoire horrifique !
Quoique décrié en son temps pour les libertés prises avec le texte originel de Conan Doyle, ce premier film avec Basil Rathbone dans le rôle-titre demeure néanmoins l'une des versions les plus fidèles au roman. Bien que très court (76 mn), le film développe assez bien les scènes-clés et ne fait l'impasse ni sur le début du récit à Londres, ni sur les origines de la malédiction des Baskerville, ni sur les principaux morceaux de bravoure. Certains éléments de l'enquête (comme par exemple la participation de la veuve "Lyons") sont passés à la trappe, et certains autres sont modifiés au profit d'un parti-pris romanesque affirmé (c'est ainsi que la romance entre sir Henry Baskerville et Beryl Stapleton est complètement édulcorée !). Mais, dans l'ensemble, le scénario fait preuve d'une belle densité.

Evidemment, afin de multiplier tous les éléments en seulement une heure et seize minutes, le script doit privilégier les dialogues et l'ensemble souffre un poil de la parlotte. L'élément surnaturel incarné par le chien est, lui aussi d'ailleurs, évacué pour cause de manques de moyens au niveau des effets spéciaux (ce sera juste un gros chien...). Ce parti-pris davantage naturaliste marquera l'orientation des films suivants, avec les mêmes acteurs, vers une atmosphère de polar moins gothique, et moins influencée par les films de la Universal...
Quoiqu'il en soit, cette version demeure un incontournable pour tous les amateurs du personnage dans le domaine du cinéma et une date primordiale pour le volet "mythologique" de l'univers "holmésien", puisqu'il marque l'arrivée de l'acteur qui incarnera, dans l'inconscient collectif, l'image du personnage au même titre que Boris Karloff dans le rôle du monstre de Frankenstein ou Bela Lugosi dans celui du conte Dracula...

2- "Les Aventures de Sherlock Holmes" est réalisé en 1939 par Alfred L. Werker. Bien qu'il s'agisse de la suite du Chien des Baskerville, sorti la même année, il développe une intrigue autonome, chaque film pouvant se regarder pour lui-même.
Le pitch : Sherlock Holmes tente d'arrêter son pire ennemi, le Dr Moriarty. Ce dernier le prend comme un défi et lui annonce qu'il commettra bientôt un crime sans précédent, ridiculisant ainsi le détective de Baker street...
Lorsqu'une jeune femme arrive chez Sherlock Holmes et le Dr Watson, réclamant leur aide à la suite d'une étrange missive, une course poursuite s'engage alors dans les rues embrumées de Londres...

Bien construit, parfois haletant mais souvent très bavard, "Les Aventures de Sherlock Holmes" reste un grand classique des adaptations holmésienne au cinéma et un incontournable pour les amateurs.
Ce deuxième film produit par la Twentieth Century Fox est encore très influencé par l'atmosphère gothique des films de Universal, notamment des films d'horreur (les fameux Universal monsters). Ceci est d'ailleurs amusant dans la mesure où, dès le film suivant, c'est justement le studio Universal qui récupérera la franchise pour la suite de la série (les douze autres films avec Basil Rathbone & Nigel Bruce). Et plutôt que de poursuivre dans la veine gothique et l'atmosphère victorienne baignée dans la brume, il sera question de déplacer les intrigues au 20° siècle, durant la seconde guerre mondiale, dans une ambiance nettement plus naturaliste !

"Les Aventures of Sherlock Holmes" est donc le deuxième et dernier film produit par la Twentieth Century Fox, et le dernier avec Basil Rathbone se déroulant à l'époque des romans originels...

3- "Sherlock Holmes et la Voix de la Terreur" est réalisé par John Rawlins en 1942.
En 1942, Winston Churchill en personne décide de récupérer la franchise des adaptations cinématographiques dédiées à Sherlock Holmes et la Twentieth Century Fox cède les droits au studio Universal. Dans l'idée, Churchill (qui avait également débauché Alfred Hitchcock) utilise tout ce qui est à sa portée afin de lutter contre le nazisme et conçoit ainsi le cinéma comme un outil de propagande. Dans le même temps, les USA faisaient la même chose avec les comics, et inventaient par exemple le super-héros Captain America (très patriotique puisqu'aux couleurs du drapeau américain !), qui accompagnait les troupes en Europe et mettait lui-même la raclée au méchant Adolph !
Le film débute ainsi par un texte expliquant la dimension "intemporelle" du personnage afin de justifier son transfert au 20° siècle et le changement de décor par rapport aux films précédents, puisque les acteurs demeurent les mêmes...

Nous assistons ainsi au combat entre Sherlock Holmes et l'ennemi nazi ! L'affrontement demeure néanmoins cérébral et le spectateur, s'il perd une adaptation fidèle aux romans de Conan Doyle, gagne en retour un récit inédit et original, sans qu'il soit question d'abandonner les fondamentaux de la mythologie holmésienne.
Le décor victorien, ses brumes gothiques et ses calèches ont désormais disparu. Mais Sherlock Holmes est plus déterminé que jamais dans sa course contre le mal ! Et si l'ambiance gothique et le smog ont laissé la place à une Angleterre plus naturaliste et actuelle (pour l'époque), les décors et la mise en scène n'en sont pas moins extrêmement soignés. Alors, puisqu'on y est, allons-y : Mort aux nazis !!!

4- "Sherlock Holmes et l'Arme Secrète" ("Sherlock Holmes and the Secret Weapon") est réalisé par Roy William Neill en 1943.
Rappelons que, Durant cette période, le détective lutte ainsi activement contre les espions teutons, et le cadre initial de ses aventures, depuis la fin de l'ère victorienne, est donc délocalisé dans celui des années 40 !
A noter que chaque film de l'époque se termine sur un générique proposant aux spectateur d'acheter des bons pour soutenir l'effort de guerre !

Cette seconde incursion dans le contre-espionnage nazi est dans la lignée de la précédente, mais offre également l'occasion aux spectateurs d'assister au retour du professeur Moriarty, le plus grand ennemi du détective de Baker Street ! Pour l'anecdote, le script de "Sherlock Holmes et l'Arme Secrète" suggère qu'il fait suite au film "Les Aventures de Sherlock Holmes" qui, dans un étrange paradoxe de continuité temporelle, déroulait un récit se situant à l'époque victorienne !
Tout naturellement, Moriarty s'acoquine avec l'envahisseur nazi, offrant à son adversaire un défi à sa mesure, avant de finir l'aventure sur une nouvelle mort apparente...
Par ailleurs, le script adapte partiellement, et de manière très libre, une nouvelle classique de sir Arthur Conan Doyle : "Les Hommes Dansant".

Le film est un bon cru, notamment parce qu'il est réalisé par Roy William Neill, solide artisan du studio Universal, qui réalisera la même année un superbe classique estampillé "Universal Monsters" : Frankenstein Rencontre le Loup-Garou, avant de mettre en boîte la totalité des films suivants de la série des "Sherlock Holmes" avec Basil Rathbone.
Et puisque l'on parle des films de la collection Universal Monsters, notons la présence de l'excellent Lionel Atwill dans le rôle de Moriarty, acteur qui interprétera un rôle distinct dans pas moins de quatre films de la série des Frankenstein, à commencer par Le Fils de Frankenstein, avec Basil Rathbone dans le rôle du baron éponyme...

5- "Sherlock Holmes à Washington" est réalisé par Roy William Neill en 1943.
La formule est désormais parfaitement établie (57 mn par film et pas une de plus !) : Dans une atmosphère de contre-espionnage, adaptant partiellement les nouvelles de sir Arthur Conan Doyle (ici "Les Plans du Bruce-Partington"), Sherlock Holmes & le Dr Watson déjouent les plans des espions nazis qui tentent de mettre la main sur des armes de destruction massive.
Si le pitch de départ ne prête pas forcément à rêver (Sherlock Holmes à Washington ? Autant le sortir complètement de son contexte et lui enlever tout son charme victorien et mystérieux !), il faut avouer que le résultat final est formidable, les auteurs du film ayant tout misé sur la solidité du script. Et finalement, même si le résultat est aujourd'hui un peu suranné, les fondamentaux de la mythologie holmésienne sont parfaitement conservés. Un excellent petit classique du genre consacré.

6- "Echec à la Mort" ("Sherlock Holmes - Faces Death" en VO) est réalisé par Roy William Neill en 1943.
Après avoir servi la propagande pour l'effort de guerre anglais, la série revient à présent à ses fondamentaux. Ce retour est plutôt radical : Il n'est plus du tout question de contre-espionnage et les nazis ont disparu au profit d'une enquête classique. Il s'agit donc d'adapter une des nouvelles ce Conan Doyle de manière plus directe et c'est "Le Rituel des Musgrave" qui est choisi pour l'occasion.
Nous retrouvons alors les décors gothiques de la première période (c'est-à-dire les deux premiers films produits par la Twentieth Century Fox avant le transfert chez Universal : "Le Chien des Baskerville" et "Les Aventures de Sherlock Holmes"), avec vieux manoir, ambiance mystérieuse et ciel nocturne traversé par les éclairs...

Le transfert de la mythologie holmésienne au milieu du XX° siècle ne pose désormais plus aucun problème tant le décorum opère un retour au style gothique des classiques du studio Universal, notamment dans le domaine de l'épouvante. On découvre alors un Sherlock Holmes intemporel, où ce sont les enquêtes mystérieuses qui prédominent et où l'atmosphère impose un cadre angoissant propre à illustrer les mystères en question.
L'imagerie déployée est désormais un brin surannée mais c'est c'est bel et bien ce qui fait son charme. Comme tous les autres films de la série, celui-ci est parfaitement écrit et réalisé et bénéficie d'un format très percutant (58 mn), plus proche du feuilleton que de la véritable adaptation cinématographique. Un excellent petit classique, quoiqu'il en soit'

7- "Sherlock Holmes - La femme aux Araignées" ("Sherlock Holmes and the Spider Woman" en VO) est réalisé par Roy William Neill en 1944.
Ce nouvel opus se concentre sur les nouvelles d'Arthur Conan Doyle tout en s'inspirant librement de certains éléments (Notamment "Une Etude en Rouge") afin de constituer un récit inédit.
Le pitch : Une vague de suicides inexplicables s'étend sur Londres. Sherlock Holmes pense qu'il s'agit d'une série de meurtres et suspecte rapidement une séduisante jeune femme, particulièrement machiavélique. Il décide alors de se faire passer pour mort afin d'endormir les soupçons de la dame et de mener son enquête de l'intérieur...

Il est étonnant que ce septième film apparaisse parmi les plus populaires de la série, car il a plutôt mal vieilli dans son intrigue et sa mise en scène, souffrant aujourd'hui d'une patine assez kitsch, notamment lorsque notre héros feint de se noyer dans la cascade d'une rivière dont le son est plutôt celui d'une douce fontaine (une scène faisant écho à sa mort présumée dans les chutes du Reichenbach à la fin de la nouvelle "Le dernier Problème" de Conan Doyle) ! Qui plus-est, le Docteur Watson incarné par Nigel Bruce passe de plus en plus pour le comique de service et son cabotinage est désormais un peu embarrassant...
Le charme de la Universal assure néanmoins le spectacle, même s'il est évident que cette "Femmes aux Araignées" un peu Grand-Guignol ne fait pas partie des meilleurs films de la série...
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le 10 mars 2014
Merveilleux films remasterisés. Basil Rathbone et Nigel Bruce forment un duo à l'ancienne d'une très grande poésie. Les décors souvent très brumeux, les demeures isolées, le fog londonien,donnent une atmosphère à cette vieille Angleterre comme on en rêve.

Les 2 coffrets "prestige" sont vraiment des chefs d'oeuvre qu'on regarde cycliquement, pour le plaisir d'un art et d'une époque.

je conseille.
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le 4 août 2013
attention , contrairement à l'information donnée sur le produit , la langue française n'est présente qu'en sous titres et non en version audio!
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le 8 décembre 2012
Si vous avez regardé les derniers sherlock sortis rien à voir avec cette version qui est la meilleure et la mieux représentative. Je visionne encore et toujours je ne m'en lasse pas.
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C'est avec beaucoup d'impatience et un peu déception que j'ai découvert ce coffret "restauré" des mythiques aventures de Sherlock Holmes avec Basil Rathbone, seul rival de Jeremy Brett dans ce domaine. Il est vrai que c'est un plaisir de découvrir enfin une intégrale des 14 films tournés entre 1939 et 1945 et devenus rares sur le petit écran. L'éditeur propose donc une édition "restaurée" et non pas remasterisée, c'est à dire que les films sont présentés en versions originales intégrales plus longues de quelques minutes que les versions françaises figurant également sur les disques. Sont donc réintroduits les génériques de début et de fin complets et les films sont remontés avec "les meilleurs éléments disponibles" (dixit l'éditeur). Ce qui m'interpelle, c'est que ces films ont été reprogrammés il y aquelques années sur la BBC dans des copies de bonne qualité ("Le chien des Baskerville" entre autres) et que de plus je me rappelle avoir tous vus en version française dans les annéees 60/70 et que certaines ne sont pas présentes ici. Il reste que la présentation est élégante, le coffret qui se déplie comme un livre avec l'affiche originale en vis-à-vis du dvd correspondant est très classe et un vrai plaisir pour les yeux. Les bonus sont les bienvenus et il semble bien que ce soit la meilleure édition jusqu'à aujourd'hui.
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