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Commentaires client

4,7 sur 5 étoiles
186
4,7 sur 5 étoiles
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le 14 août 2017
A ne pas lire un soir de déprime bien sur, mais le livre n'a pas perdu de sa puissance 60 ans après. Le ton détaché de l'auteur permet de comprendre la vie des camps.
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le 11 août 2017
J'ai acheté ce livre de poche pour mon fils qui avait besoin dans le cadre de ses études, il a rempli sa mission, je recommande.
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le 21 juillet 2017
Un douloureux roman qui supporte et mérite plus que ces cinq étoiles que l'on peut lui attribuer.
A lire absolument pour que rien ne s'oublie jamais....
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le 28 décembre 2009
Livre poignant détaillant l'enfer d'un camp de concentration.
Témoignage bouleversant qui remet les idées en place et permet d'apprécier la vie à sa juste valeur !
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le 1 mai 2017
Livre scolaire intéressant où l'on peut comprendre la dernière année de vie du camp avant sa libération par les russes. La lecture n'est pas trop dure à comprendre ni à ressentir, même si à certains moments de voir les camarades mourir lui offre un vision de vie de philosophie simple : vivre chaque instant sans vouloir comprendre pourquoi lui et pas moi.
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le 18 juin 2016
Très bon livre ! Je recommande fortement. Acheté au départ pour le programme de français mais au final je l'ai fini avec beaucoup de saveur, même si l'horreur des camps décrite dans ce livre ne mérite pas se terme.
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Hannah Arendt, philosophe allemande, nous a parlé de la banalisation du mal et de la déshumanisation qui sont pour elle, les 2 processus psychologiques par lesquels sont passés les nazis pour envisager la solution finale, la Shoah.
Imre Kertész, auteur hongrois, dans son excellent Être sans destin, nous présente le déporté en camp de concentration, comme un être déboussolé sans existence qui supporte sans opposer la moindre résistance intellectuelle, les multiples affronts et humiliations subis.

Primo Levi nous présente dans cette autobiographie une nouvelle lecture. Il suggère la négation de l humain en l autre. Le Nazi ne considère plus le juif comme un humain mais comme une sous catégorie proche de l animal. L absence totale de considération et de soins donne au déporté une image dégradée de lui même, le poussant aux comportements extrêmes pour assurer sa survie. L auteur y décrit l horreur du quotidien du camp polonais d Auschwitz.
Privé de toute humanité, les instincts primaires s expriment et la bestialité inhérente à chaque humain explose. C est la guerre pour la survie.
Du côté allemand, le sentiment de haine est dépassé, puisque haïr l autre revient à l envisager tel un humain. Ne subsistent même plus ni le mépris ni la xénophobie. Juste une complète déshumanisation du juif, qui se voit transformé en un spectre dont seule la capacité à travailler est importante.
Il faut, telle une bête de somme, qu il puisse supporter les tâches harassantes. Travailler sans relâche. Coûte que coûte. Sinon ce sera l extermination.

Je me suis demandée à plusieurs reprises ce qui pouvait me motiver à lire ce livre. Est ce ce fameux devoir de mémoire qui m a poussée à entreprendre la lecture de ce récit aux accents si durs? Est ce la volonté de comprendre l inacceptable ? Le voyeurisme morbide expliquerait il à lui seul ma démarche ? Lire le malheur des autres me procure t il le bonheur en comparaison ? Toutes ces questions interdites et nauséabondes m ont traversé l esprit. Je n ai pas la réponse si ce n est qu il faut lire les témoignages des rescapés pour être sûr que le fameux "plus jamais ça " cher à Simone Veil ne resurgisse jamais. Il faut lire ce livre et le faire lire autour de soi, créant une chaîne de solidarité humaine contre l ignorance et la barbarie. Parce que arrêter de lire ces abominables histoires vécues reviendrait à accepter l'inacceptable et à renoncer au combat contre le sentiment de haine...les idéologies racistes fomentent des clivages qui aboutissent à des situations conflictuelles délétères. L Histoire dans sa cruelle mémoire est là pour nous le rappeler. A nous, nouvelle génération, de nous prémunir contre la montée de toute tentation de déshumanisation.
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le 30 mars 2017
J'en sors à l'instant. Je viens de tourner la dernière page et je suis soufflé, je m'attendais à un récit éprouvant mais à ce point non. Eprouvant ? Comment même utiliser ce qualificatif déplacé, moi qui ne suis que le lecteur, quand on sait ce qu'ont vécu ces milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans ces camps de la mort. Primo Levi grave l'horreur dans le marbre. Ce livre est un témoignage de l'enfer sur terre, de l'horreur absolue.
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le 30 mars 2017
On peut lire des centaines de témoignages sur les camps et la shoah, chacuns est unique. Malgré notre présent qui tend de nouveau vers la haine malheureusement , il ne faut pas oublier et partager la mémoire, toujours garder l'espoir d'un monde meilleur.
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Primo Levi est un juif italien arrêté en 1943 parmi un réseau de résistants. Déporté au camp allemand d'Auschwitz, il échappe à l'extermination pour atterrir au Lager de Monowitz, entièrement voué à la construction d'une usine de caoutchouc, la Buna. Il y restera près d'un an jusqu'à la libération du camp par les troupes Russes venues de l'Est. Ayant commencé à rapporter son expérience dans un journal avant même la fin de son internement, Levi s'y attelle avec encore plus de sérieux lorsque les Alliés lui demandent un rapport technique sur le fonctionnement d'Auschwitz. C'est ainsi que deux ans plus tard, dans une édition à la distribution quasi-confidentielle (2500 exemplaires), le livre Si C'est un homme est né. Avant de connaître le succès et la renommée dans les années 60, moment où les gens commencent à accepter l'existence passée de la Shoah, Levi raconte l'horreur totale et absolue, l'Enfer sur Terre mis en oeuvre par les Allemands pour détruire les Juifs...et l'homme, tout simplement.

Si c'est un homme reste un cas atypique dans les livres sur l'Holocauste. Primo Levi ne fait pas un roman ni un essai mais un témoignage. Il le précisera d'ailleurs à nouveau dans les appendices de fin d'ouvrage. Tout commence par l'arrestation de Levi en Italie et se termine à l'instant même où les Russes pénètrent dans le camp de Monowitz. Pas de préambule pour introduire les choses, pas d'épilogue non plus. En fait, l'auteur a voulu livrer un récit le plus proche possible de la vérité qu'il a vécu sans aller ajouter des considérations sur d'autres atrocités qu'il n'a pas vu de ses yeux comme les fours crématoires et les chambres à gaz. En fait, son cheminement, pas tout à fait linéaire, ne se veut qu'une dure plongée dans la machine à détruire Nazi. Sans se fixer d'objectifs trop vastes, Levi arrive à faire beaucoup plus qu'il ne s'était fixé.

L'horreur dans Si c'est un homme survient petit à petit mais ne cesse de s’enfoncer dans des tréfonds d'inhumanité et de dégradation. Progressivement, le lecteur expérimente la déshumanisation pure et simple. Levi ne fait rien pour insuffler du suspenses ou autres rebondissements que l'on trouverait ailleurs, il décrit son parcours et ses rencontres. Celles-ci restent d'ailleurs fascinantes, non pas simplement par les personnalités qu'il rencontre dans le camp mais par l'analyse qu'il en fait, froide, détachée, presque clinique. Ce sont bien les Juifs qui se trouvent au premier plan de cette histoire, même si l'on croisera parfois des détenus politiques, et Levi ne cessera de décrire ses compagnons de route sans haine, sans amour. Dans Si C'est un Homme, Levi, étonnamment, ne fait preuve d'aucune haine envers les autres, même envers les Nazis, et jamais l'auteur ne déviera de cette ligne de conduite, produisant un récit surprenant au possible.

En fait, Levi veut accomplir une chose par dessus tout, c’est décrire le camp lui-même. Non pas simplement son agencement et son utilisation mais son effet. C'est là que l'italien obtient le plus grand succès. Dans Auschwitz, tout a été pensé et créé pour avilir l'homme. De la répartition des tâches et de leurs exécutions à l'infirmerie en passant par l'Appel, tout, absolument tout constitue un rouage d'une machine infernale. L'humiliation, la violence mécanique et le constant rappel de la condition des prisonniers développent un sentiment d'abandon incroyable et assez indescriptible. Plus le texte avance et plus l'on s'habitue aux privations endurées et à l'absurde logique de fonctionnement, notamment le marché noir nécessaire pour vivre. Auschwitz s'avère l'arme ultime pour la destruction des hommes qui sont ramenés à moins que des bêtes. La peur, omniprésente, écrase tout. Chaque acte, chaque rencontre la réveille et Levi transmet une atmosphère pesante où chaque jour est un combat pour la survie pure et simple.

Ainsi, Levi témoigne aussi de la volonté incroyable dont on fait preuve les prisonniers pour survivre au jour le jour. Comment désirer vivre dans un tel endroit et dans une telle condition ? C'est la question continuelle que se pose l'auteur. Pour raconter. C'est cela l'échappatoire que certains ont trouvé, tel que Primo lui-même. Pour d'autres, c'est simplement la farouche flamme de la résistance, un désir irrépressible de vouloir exister. Sans jamais verser dans l'apitoiement, Levi raconte le désespoir comme nul autre. Cette chape de plomb pèse sur le lecteur du début à la fin, même lorsque les allemands quittent le camp, les dix jours d'abandon des survivants paraissent interminables. Mais ce qui ressort surtout de Si c'est un homme, c'est que rien n'a pu justifié la survie de telle ou telle personne. Les conditions de survie extrêmes du camp n'avaient aucune solution logique et de l'aveu de l'auteur lui-même, la vie des uns et des autres ne tenait qu'au hasard, au simple hasard. Pas de Dieu ici, bien au contraire. Pour Levi, Auschwitz reste l'endroit le plus éloigné de Dieu, d'ailleurs... comment seulement penser que Dieu existe si un endroit pareil a pu naître un jour ? Levi nous montre le jardin du Diable, sauf qu'ici point d’Antéchrist, juste l'homme, terrible et abject.

Si c'est un homme a souvent été décrit comme le livre le plus important du siècle passé voir carrément de l'histoire. Après sa lecture, une chose est certaine, il faut lire Si c'est un homme. Pour se souvenir et pour rester vigilant devant les fascismes qui nous guettent, politiques ou religieux.
Le témoignage de Primo Levi s'affirme comme l'ouvrage le plus indispensable qu'il puisse exister, plus fondamental que la Bible ou n'importe quel livre sacré, un témoignage direct de l'abjection humaine mais aussi une mise en garde, terrible et intemporelle.

"Méfions-nous de tous les prophètes; il vaut mieux renoncer aux vérités révélées, même si elles nous transportent par leur simplicité et par leur éclat, même si nous les trouvons commodes parce qu'on les a gratis. Il vaut mieux se contenter d'autres vérités plus modestes et moins enthousiasmantes, de celles que l'on conquiert laborieusement, progressivement et sans brûler les étapes, par l'étude, la discussion et le raisonnement, et qui peuvent être vérifiées et démontrées."
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