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Skinheads Broché – 31 mai 2012

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Extrait

Le skin, version originale

Terry English s'étira et bâilla et se concentra sur la pluie qui criblait la fenêtre du salon, suivant des yeux un fil d'argent qui dérivait de biais, luttant contre le flot et finalement contraint de s'arrêter, une goutte d'encre grossissant, gonflée de contrariété, la frustration faisant place à la colère, et explosant enfin pour repartir à l'assaut, deux fois plus forte. Il tendit la main vers son mug et finit la dernière gorgée de café, enfonça sa tête dans le divan et souhaita être de retour dans son lit. Il était claqué. Vidé, lessivé. La pensée ralentie, le corps douloureux. Un éclair fulgura au-dehors, et le visage d'April s'illumina une seconde, ses cheveux trempés, son maquillage barbouillé, les perles malingres pendant à ses oreilles. Il compta les secondes, attendant que le tonnerre éclate, entendit une carabine décharger, deux coups, à cinq kilomètres de là.
Chaque fois qu'il pleuvait, il prononçait les mots Averse en Avril, ce qu'il fit aussitôt, et même si ce n'était pas très amusant, pas vraiment du niveau de Judge Dread, sa femme, chaque fois, souriait et répliquait Fleurs de Mai. Elle n'y manquait jamais, et il entendait le murmure de sa voix, percevait son parfum et l'odeur du vernis à ongles, des vêtements humides. Tous deux adoraient la pluie, les orages déchaînés qui balayaient les toits, faisant s'envoler des partitions musicales au-dessus des ardoises. Il se tourna, regarda la photo sertie dans un cadre noir, ressentit le bouillonnement des années, et serra si fort le poing que le tatouage sur son avant-bras, un Union Jack, s'étira à se rompre. Son visage s'assombrit, mais April fit la moue, coquette, ses cheveux blonds et fins, coupés court, saisissant la lumière blanche de l'été, ses yeux d'un bleu pur pleins d'amour. Tout était possible. Ils adoraient le soleil autant que la pluie, et c'était chouette. C'était l'Angleterre. On ne savait jamais ce qui allait suivre.
April lui envoya un baiser, et Terry fronça les sourcils : les médocs lui jouaient des tours.
Il se leva, brisant le charme, se dirigea vers la porte du fond et balaya du regard la pelouse détrempée qui menait au champ au-delà, la quatre voies dissimulée aux regards par une épaisse rangée d'arbres, de fougères et de broussailles, avec à sa droite une haie sauvage d'aubépine mêlée de fil de fer violet, et au-delà des deux tranchées destinées à éviter que les manouches installent leurs caravanes, des maisons remplissant l'espace des deux autres côtés. Il chercha des yeux Bob et Molly, les aperçut dans leur abri, regardant de sous un toit aussi rouillé que celui du virage des tribunes populaires de Chelsea la pluie qui abreuvait l'herbe grasse. Bob était le plus vieux des deux chevaux, déjà mûr, avec des taches blanches sur son pardessus noir, mais solide, classe, une présence saine et franche. Molly était plus jeune, plus petite et plus agile, et Terry sourit en la voyant jeter des regards à Bob quand il ne regardait pas, comme si elle surveillait le mastard tout en le laissant croire qu'il dirigeait les opérations. C'est du moins ce qu'il imaginait. Il aimait observer les chevaux, et son sourire naturel ne tarda pas à lui revenir.

Présentation de l'éditeur

Trois générations d'une même famille, trois hommes issus du milieu prolétaire britannique. Terry English, skinhead propriétaire d'une petite société de taxis, n'est pas sûr d'être encore vivant pour ses cinquante ans, mais garde malgré tout sa joie de vivre grâce au ska et à sa jolie assistante Angie. Il décide de s'investir corps et âme dans la réouverture de l'Union Jack Club. Nutty Ray, punk, employé par Terry, lutte pour contrôler sa haine de la société et n'a qu'un seul plaisir : passer son temps libre à provoquer les flics de Chelsea. Et enfin Lol, quinze ans, skater punk adolescent à la recherche de lui-même...

À travers ces trois personnages, John King va revenir sur l'apparition de la culture skin, une culture prolétaire qui s'enracine d'abord dans la musique, comme toujours en Angleterre, et une musique de pauvres, le reggae qui va s'épanouir dans le ska des années 70, en rupture avec l'époque, alors hippie. Mais qui s'accomplit aussi dans l'amour de la sape, de la bière, et du pays. Il rend un remarquable hommage au mouvement culturel britannique des années 1960, mouvement complexe, souvent caricaturé et finalement incompris, qui a déchaîné une peur sociale et symbolique encore plus forte que le punk, décuplée par son essence radicalement et ostensiblement prolétaire.

Un écrivain remarquable au meilleur de son talent
L'arrivée d'un grand dans le catalogue du Diable.

«Au même titre que l'écossais Irvine Welsh, et bien plus que Nick Hornby,
King est l'écrivain du football et de la classe ouvriere anglaise.»
Hubert Artus, DonQuiFoot (Éditions DonQuichotte, mai 2011)

Né en 1960 en Angleterre, John King a connu un succès immédiat avec son roman Football Factory (éd. Points), adapté au cinéma par Nick Love en 2004 et premier tome d'une trilogie composée de La Meute et Aux Couleurs de l'Angleterre (L'Olivier), une fresque remarquable de la culture prolétaire britannique aujourd'hui.
Dans ses trois autres romans Human Punk (L'Olivier), White Trash et The Prison House (à paraître), il continue, dans le style naturaliste qui lui est propre, à s'inspirer et à explorer le peuple anglais, sa culture et les racines sociales de la violence : punk, hooligans et autres joyeux damnés.

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Format: Broché
Plus qu’un simple roman sur les skinheads anglais, c’est une réelle incursion dans leur monde que nous propose John King. L’occasion pour nombre d’entre nous sans doute (en tout cas pour l’auteur de ces lignes) de découvrir un univers et une culture plutôt mal connus. Nous avons en effet un certain nombre de clichés sur les « skins », les apparentant tantôt aux mouvements néo-nazis ou d’extrême droite, tantôt à des hooligans à la violence systématique ; nous découvrons sous la plume de King un monde beaucoup plus subtil et divers, et en son sein la spécificité des skinheads anglais.

Le livre suit les histoires de Terry, le personnage principal, de son neveu Ray, de son fils Laurel, dit « Lol », et d’autres personnes qui gravitent autour d’eux. Terry est skinheads depuis son adolescence, et cela fait partie de son identité, c’est un trait fort qu’il met un point d’honneur à revendiquer ; mais cette identité revêt aussi d’autres aspects : il est propriétaire d’une petite société de taxis, il entreprend d’ouvrir un bar, il est veuf, il est père, il est atteint d’une maladie. Chacun de ces éléments a son importance, et l’auteur les combien pour dépeindre un moment particulier de sa vie. Ray quant à lui est divorcé et peine à remettre de l’ordre dans sa vie et dans sa tête. Laurel enfin se fraye un chemin entre le monde de l’enfance qu’il vient de quitter, et le monde d’hommes dans lequel il évolue, maintenant que sa mère est décédée.
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Par henribd le 18 août 2012
Format: Broché
Une virée dans l'univers de trois générations de skinheads, le foot la musique la bière et la baston.
Le livre de John King est très dur à lâcher, outre son écriture soignée et ciselée, des personnages attachants, une humanité à la Ken Loach, il cite page après page les titres phares du mouvement Oï, du reggae au streetpunk en passant par le ska et le hardcore.
J'aime ces oeuvres qui nous immergent dans une culture, font à leur tour découvrir des films, des livres et toujours plus de musique.
Bien que certains passages un peu trop patriotique,un brin d'homophobie et de misogynie m'aient fait serrer les dents, ce livre reste la bonne surprise de mon été.

J'ai fait la playlist des morceaux cités dans Skinheads :

[...]
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Format: Format Kindle Achat vérifié
Et non ! Les skinheads ne sont pas d'abominables fascistes. Ils aiment avant tout les potes, la musique, la bière et le foot. Et c'est encore comme ça de nos jours. Ils ont aussi un code vestimentaire, s'habillent classe pour sortir. Et tout ça, John King nous le décrit d'une très belle manière, à travers trois générations de skins.
Mais je dois avouer que cela fait tout drôle de lire un livre dans lequel on connait personnellement certains des pesonnages cités....les images défilaient au fur et à mesure de ma lecture, je revoyais exactement les lieux et j'entendais la musique. John King est un vrai skinhead qui devrait être lu par beaucoup.
Un très bon John King.
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Format: Broché Achat vérifié
N'attendez pas une révolution littéraire... mais ceux qui ont déjà lu John King et qui ont aimé dévoreront ce bouquin.
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