Acheter d'occasion
EUR 1,20
+ EUR 2,99 (livraison en France métropolitaine)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par RecycLivre
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme à travers le monde. Expédition depuis la France.
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 2 images

TENEBREUSES Broché – 5 mars 2008

Découvrez en premier les 10 livres les plus attendus du moment, que nous avons sélectionnés spécialement pour vous !

3.5 étoiles sur 5 6 commentaires client

Voir les 2 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 9,00 EUR 1,20

nouveautés livres nouveautés livres

click to open popover

Offres spéciales et liens associés

  • Gratuit : téléchargez l'application Amazon pour iPhone, iPad, Android ou Windows Phone ou découvrez la nouvelle application Amazon pour Tablette Android !

  • Rentrée scolaire et universitaire : Livres, agendas, fournitures, sacs à dos, ordinateurs, ameublement …Profitez-en !

  • Outlet Anciennes collections, fin de séries, articles commandés en trop grande quantité, … découvrez notre sélection de produits à petits prix Profitez-en !

  • Tout à moins de 5 euros ! Découvrez notre sélection de produits à petits prix... Profitez-en !

  • Publiez votre livre sur Kindle Direct Publishing en format papier ou numérique : C'est simple et gratuit et vous pourrez toucher des millions de lecteurs. En savoir plus ici .
  • Plus de 10 000 ebooks indés à moins de 3 euros à télécharger en moins de 60 secondes .


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?


Description du produit

Extrait

La clé de l'appartement avait été envoyée par la police dans une enveloppe à bulles. Marianne se trouvait devant une porte à la peinture marron, écaillée, dans une cage d'escalier démodée qui avait subi les ravages du temps. Gerda Persson était morte depuis trois jours lorsque les services sociaux l'avaient trouvée allongée dans son appar­tement. Elle avait quatre-vingt-douze ans et trois mois. C'est tout ce que Marianne savait de cette femme. Et puisqu'on avait fait appel à elle, il était évident que ni la police ni les services sociaux n'avaient retrouvé de membres de la famille susceptibles de s'occuper de toutes les choses à régler lors d'un décès. Dans ces cas-là, le dossier atterrissait sur le bureau de Marianne Folkesson. Avec une simple clé anonyme pour retracer toute une vie inconnue. Elle était déjà venue dans ce quartier où les immeubles comptaient beaucoup de petits appartements dont les occupants étaient, pour la plupart, en contact avec les services de l'assistance sociale. Pour certains, lorsqu'ils mouraient, il n'y avait personne à contacter. Personne d'autre que l'employée municipale chargé de régler les successions : Marianne Folkesson.
Elle ouvrit le sac, en sortit des gants en plastique, mais laissa de côté le masque hygiénique. Elle ne savait jamais ce qui l'attendait derrière ces portes fermées mais, par respect pour le défunt, elle évitait tout a priori. Parfois, elle trou­vait des intérieurs méticuleusement rangés, abandonnés immaculés à la postérité avec tous ces objets traités avec soin, que personne ne réclamerait plus. Elle ne voulait pas pénétrer dans un tel logement avec un masque, car à travers ces objets qui avaient constitué le foyer du défunt, se dégageait le sentiment diffus de sa présence. Elle n'était d'une certaine façon qu'une intruse et ne désirait pas aggraver sa situation par le port offensant d'un masque hygiénique. Elle préférait se considérer comme une alliée. Venue clore, dans le respect et la dignité, la vie cachée derrière les noms inconnus qui atterrissaient sur son bureau. Ranger, trier, rassembler les souvenirs et si possible trouver une personne pour laquelle ils auraient une signification. La mort ne lui faisait plus peur. Après vingt ans de métier, elle avait compris qu'elle faisait naturellement partie de la vie. Elle ne cherchait plus un sens à l'existence, ce qui ne signifiait cependant pas qu'elle croyait l'avoir trouvé. Puisque l'univers était là, il devait bien y avoir une raison. Elle s'en satisfaisait, faisant confiance au mystère.
La vie. Un petit point entre deux éternités.
Les dossiers qu'elle traitait n'étaient pas toujours aussi vides, même si l'entourage s'était rétréci, et que les der­nières années paraissaient bien solitaires. Certains foyers étaient le contraire d'une maison de poupée bien rangée. Le désordre et la crasse y étaient tels que l'air en devenait irrespirable. Là, les papiers peints décollés et les meubles brisés criaient le désespoir que le disparu avait éprouvé entre ces murs. Marianne se disait alors que la personne avait dû être psychologiquement instable, sans réseau social, et avait réussi à survivre tant que les services sociaux s'en étaient préoccupés. En bénéficiant peut-être d'une résidence collective, jusqu'à ce qu'elle aille mieux et soit considérée comme suffisamment autonome pour ne plus occuper une des rares places que la société mettait à la disposition des personnes âgées. Ces individus qu'on avait crus capables de se débrouiller seuls, auxquels l'on avait attribué un logement indépendant, se retrouvaient dans un tel isolement que la maladie gagnait rapidement du terrain. À leur mort, la mission de Marianne consistait à rétablir l'ordre. Faire de son mieux pour retrouver un proche au moins qui accepterait d'assister à l'enterrement. Parfois, personne ne venait.

Présentation de l'éditeur

Axel Ragnerfeldt, écrivain consacré par le prix Nobel, mène une existence muette dans une maison de soins, seul face à ses souvenirs. Les témoins de son passé aux nombreuses zones d'ombre ont aujourd'hui disparu : sa femme Alice, sa maîtresse Halina, sa fille Annika et surtout son ancienne domestique Gerda ont été les actrices - ou les victimes - de drames jusqu'alors étouffés afin de protéger la réputation du grand homme. Mais le jour où un terrible secret remonte à la surface, c'est une famille entière qui subit une véritable descente aux enfers.

Née à Stockholm en 1965, aussi célèbre que Henning Mankell dans les pays Scandinaves, Karin Alvtegen, auteur de Recherchée, Trahie et Honteuse, est considérée comme la reine du polar suédois.

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre numéro de téléphone mobile.



Détails sur le produit


Commentaires client

Meilleurs commentaires des clients

MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 6 août 2008
Format: Broché
0Commentaire| 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
TEMPLE DE LA RENOMMEE500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 27 octobre 2009
Format: Poche
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 juillet 2009
Format: Poche
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 mars 2010
Format: Poche
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 décembre 2015
Format: Poche|Achat vérifié
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 27 septembre 2013
Format: Poche|Achat vérifié
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Vous souhaitez découvrir plus de produits ? Consultez cette page pour voir plus : douille ampoule

Rechercher des articles similaires par rubrique

Où en sont vos commandes ?

Livraison et retours

Besoin d'aide ?