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Tais-toi et meurs Poche – 10 juillet 2014

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Description du produit

Extrait

Appelez-moi «José Mon fort»

Je m'appelle Julien Makambo. Pendant les semaines qui ont suivi mon arrestation, et même bien avant, lorsque j'étais encore en cavale, ma tronche et mon autre nom, José Montfort, ont occupé la une de la plupart des journaux de France et de Navarre. Dans notre langue du Congo-Brazzaville, le lingala, Makambo signifie «les ennuis». J'ignore ce qui avait piqué mes parents pour m'attribuer un tel nom qui n'est d'ailleurs pas celui de mon défunt père, encore moins celui d'un proche de la famille. Je suis maintenant convaincu que le nom qu'on porte a une incidence sur notre destin. Si ce vendredi 13 je ne m'étais pas rendu au restaurant L'Ambassade avec Pedro pour rencontrer celui qu'il qualifiait alors de «type très important» venu de Brazzaville, je ne serais peut-être pas en détention provisoire depuis un an et demi dans cette cellule de Fresnes. Mais voilà, lorsqu'on s'appelle Makambo les choses ne sont pas aussi simples.

*

Quand on vient me tirer de la cellule pour les interrogatoires devant le juge d'instruction ou pour les entretiens avec mon avocat commis d'office, j'ai presque envie de demander aux gardiens pourquoi ils sont aussi nombreux à m'entourer, comme si j'étais ce célèbre Guy Georges, le meurtrier qui sévissait dans l'Est de Paris, qui violait, puis tuait certaines femmes dans les parkings. Je ne suis pas non plus un de ces tueurs en série qu'on voit dans les films américains et qui sont emprisonnés à AJcatraz. Ceux-là sont surveillés sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et on ne les libère jamais, pas question de les voir recommencer leur entreprise maléfique de destruction du genre humain - ce que d'ailleurs ce Guy Georges faisait chaque fois qu'il sortait de prison. Je cite ce nom parce qu'un détenu d'une des cellules du fond du couloir m'a laissé entendre un jour que je ressemblais à ce criminel et qu'avec ma tête «bizarre» - je reprends son mot -même un aveugle dirait sans risque de se tromper que je suis un tueur-né, un tueur de la trempe de ceux qu'on voit dans les fdms. Des propos de ce genre m'horripilent évidemment. Les gens sont trop influencés par le cinéma et ignorent qu'en général, dans ces fictions, on prend un fait divers qui a marqué le pays, on tire sur les ficelles, on ajoute de la musique pour l'ambiance, et on nous montre une famille de classe moyenne dans un quartier tranquille avec des enfants aussi beaux que les nôtres. Dans un flash-back en noir et blanc, on nous apprend que le criminel en question a eu une enfance difficile, qu'il a commencé par dépecer les rats et les écureuils dans le jardin de ses parents avant de transposer ses pulsions criminelles sur la société. Ce vilain personnage de cinéma s'introduit par l'arrière de la résidence, il entre dans le salon pendant que la famille dort profondément et se livre à un carnage avec une froideur de robot bien programmé. Après sa besogne, il disparaît, mais reprend vite son activité diabolique dans un autre quartier, laissant aux policiers désemparés quelques indices qu'on n'arrivera à recouper que quelques mois, voire quelques années plus tard.
Moi je ne suis pas de ce monde-là. Ma vie n'est pas une fiction, et mon histoire relève bien de la réalité.
(...) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse


Alain Mabanckou s'essaie au polar avec Tais-toi et meurs, une plongée efficace dans le monde des Noirs, depuis Château-Rouge jusqu'à Montreuil, où l'on suit les périples de José Montfort, de son vrai nom Julien Makambo - mot qui, en lingala, signifie « les ennuis ». Ce Congolais de Brazzaville qui a peur du sang est accusé à tort du meurtre d'une blonde retrouvée morte un vendredi 13, au pied d'un immeuble, rue du Canada...
L'auteur de Verre cassé et du Sanglot de l'homme noir possède son sujet sur le bout des doigts avec l'art et la manière de nous tenir en haleine tout en nous apprenant beaucoup sur la vie de la « communauté » africaine à Paris. (Muriel Steinmetz - L'Humanité du 11 octobre 2012) --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Format: Broché
Ce roman d'une écriture très abordable, avec quelques dialogues est fait de flashes back.
On nous raconte ici l'arrivée à Paris d'un jeune congolais et son intégration dans la communauté de son pays dont les modes de vie laissent beaucoup à désirer puisqu'ils relèvent davantage de la débrouille et du larcin que de boulots honnêtes.
L'auteur décrit bien les coutumes entre les membres de cette tribu, le respect des anciens, le silence comme règle de base, la protection assurée aux plus faibles, mais aussi comment à un moment, il faut s'acquitter de cette assitance et parfois le payer cher.
Ce livre nous en apprend beaucoup sur la délinquance de jeunes immigrés dans la capitale, mais je ne garderai pas de lui un souvenir impérissable.
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Format: Poche Achat vérifié
Un thriller unique en son genre, impossible de le poser, l'intrigue vous tient du début à la fin
J'aime l'écriture d'Alain Mabanckou, sans fioritures ni hésitation.
Je recommande, d'ailleurs je viens d'acheter 3 autres bouquins du même auteur
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Par Koryfée/Karine Fléjo TOP 1000 COMMENTATEURS le 20 septembre 2012
Format: Broché
La France, une terre riche en promesses, le sol d'un futur possible pour Julien Makambo et ses frères. Du moins est-ce leur perception depuis le Congo. Muni de faux papiers, il décide donc de tenter sa chance. Et de débarquer sous l'identité de José Montfort à Roissy, où l'attend Pedro, figure de proue du milieu congolais, l'homme qui incarne la réussite entre tous à Paris. « Les jeunes rêvaient de lui ressembler, c'est à dire venir en France, porter de beaux vêtements et descendre au pays pendant la saison sèche pour impressionner la population. »

Pedro le prend sous son aile, tel un grand-frère. Un abri rue du Paradis où ils s'entassent à sept dans un petit logement, des combines souterraines avec des vols de chéquiers, une nouvelle identité, José Montfort devient le bras droit de son mentor, lui est redevable. Mais cette économie parallèle ne leur permet plus de vivre, crise oblige. Il emboîte alors le pas à Pedro pour une mission mystérieuse censée leur rapporter gros. Mais en ce vendredi 13, rue du Canada, l'affaire tourne mal. Sous ses yeux, le contact de Pedro, une jeune femme blonde, est défenestrée. Les témoins de la chute repèrent Julien. Un homme de race noire dans les parages, c'est forcément suspect. Coupable facile?

La chasse à l'homme commence. Les esprits s'échauffent. La question de l'immigration en France revient au coeur de l'actualité. Makambo, dont la signification du nom en lingala est « les ennuis » est arrêté. Dans sa cellule, il écrit son histoire.

Pedro viendra t-il à son secours?
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