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Commentaires client

3,8 sur 5 étoiles
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le 20 février 2013
J'ai lu l'oeuvre intégrale de John Le Carré et le film cole parfaitement à cette ambiance si particulière.Pour ceux qui n'ont pas lu le livre, je ne suis pas sur qu'ils comprendront grand chose.
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Gary Oldman est superbe en agent à la retraite, homme blessé dans son honneur (viré par arrangement) et dans sa famille (un collègue lui a piqué sa femme), et opiniâtre pour débusquer le traître vendu aux soviétiques. La réalisation est superbe, toutes les images sont soignées, fluides, et d'un travail remarquable. La reconstitution des 70s est extrêmement soignée, à un niveau qui ferait presque plus vrai que nature, carte postale. Tous les autres acteurs sont géniaux: John Hurt, Colin Firth, Mark Strong, Benedict Cumberbatch, etc.

Ce qui rend ce film plus difficile, c'est son rythme assez lent, et surtout l'usage d'ellipses dans les explications qui obligent le spectateur à relier lui-même les pointillés entre les nombreuses informations fournies. Ce n'est pas un film pour paresseux ! Il s'offre également le luxe de tourner le dos au sensationnalisme très à la mode depuis des années : pas de grande scène de révélation très mise en scène, peu de scènes tendues, pas d'action pure, peu de violence (deux ou trois plans très "graphiques" quand même). Et pourtant, le scénario (tiré d'un classique de John Le Carré) et la réalisation sont tellement maîtrisés qu'on ne lâche pas l'écran des yeux ! Tomas Alfredson confirme les promesses de son précédent Morse tout en changeant complètement de genre cinématographique.

Bien ficelé et assez prenant, pour ceux qui aiment faire jouer leurs neurones.
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le 26 août 2017
J'avais lu La Taupe en français 20 ans plus tôt : autant dire que je ne me souvenais guère de l'intrigue avant d'aller voir le film - de toute manière, j'avais décidé de me laisser porter et de ne pas lire non plus de critiques ou de résumé. Bien m'en a pris : quel choc! Visuel, psychologique, artistique : les comédiens sont extraordinaires, Gary Oldman, Mark Strong et Benedict Cumberbatch en tête; la mise en scène avec ses flash backs est un peu déroutante au début mais elle tient en haleine, vraiment, le temps que le puzzle se remette en place. Quant à la reconstitution de l'Angleterre (principalement) des années 70, c'est une petite merveille, digne d'une carte postale (comme le soulignait fort justement un autre commentaire). L'intrigue peut paraître compliquée - principalement du fait des flash-backs - mais elle est prenante et mérite qu'on s'imprègne de l'ambiance du film (effectivement, il ne faut pas s'endormir au milieu sous peine de ne plus rien comprendre !). La Taupe est une pépite, une très belle adaptation du meilleur livre de Le Carré. Il m'a même donné envie de relire le livre, en version originale cette fois, et de voir à quel point le film était fidèle au roman : pour moi, c'est un gage de qualité.
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Pas mal mais quand même : ne rend pas vraiment l'ambiance glauque et sinistre de John Le Carré. De ce classique, le chef d'oeuvre absolu, j'insiste bien sur ce mot, reste bien la fabuleuse adaptation télévisée qu'en avait faite la BBC, devenue totalement légendaire, avec Alec Guinness et Ian Richardson (il y pleut tout le temps, comme dans Simenon ou presque). Elle n'a malheureusement jamais été rééditée qu'en Angleterre, en version uniquement anglaise et non sous-titrée. Bêtise autarcique typiquement britannique, d'ailleurs, les anglais n'en ayant rien à cirer de l'Europe et encore moins des français, et n'ayant pas songé une seconde qu'il y eût un marché possible ailleurs et que cela pût simplement intéresser d'autres peuples ne parlant pas forcément ce foutu anglais neuneu simplifié déculturé universalisé passe-partout obligatoire de mode d'emploi d'ascenseur. Il y a peut-être déjà trente ou quarante ans, j'avais vu ça en VOST à la télé française. Au fait, pour en revenir au présent film, ne vous laissez pas dérouter en perdant un peu le fil au début dans le mélange des séquences temporelles, laissez-vous plutôt porter et vous verrez, la troisième guerre mondiale n'aura pas lieu. Du moins, pour si peu.
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le 25 octobre 2016
Beaucoup de commentaires, tout a été dit. Un bon livre ne fait pas un bon film. Il faut plus qu'une transcription, le résultat est ennuyeux et le rythme incite à l'endormissement. A voir une fois avec un bon litre de café !
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Transfert d'une grande subtilité. La photographie légèrement brumeuse du film est, grâce à la HD, restituée à la perfection.Master 4K oblige le niveau de détail explose dans les plans larges et apporte une belle présence à ce plateau de premier choix. Que dire du film, de cette violence feutrée, de ces regards qui trahissent. Une dentelle scénaristique portée par d'immenses acteurs. Enfin la consécration méritée pour l'immense Gary Oldman (Un monologue central qui trouvera sa place dans l'histoire du cinéma). Certes le film est exigeant mais il est d'une telle beauté plastique que le voyage se déroule dans des conditions idéales...
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le 3 mai 2017
Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais ça se laisse regarder, on passe un bon moment et c’est tout ce qui compte.

Au final j’ai apprécié.
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le 29 septembre 2013
Voilà un bon film d'espionnage comme on savait les faire dans les années 70!
D'ailleurs, de la mise en scène à l'image (pas toujours très bonne d'ailleurs), on est plongé dans ces ambiances lentes bourrées de non-dits.
C'est peut-être également un des faiblesses du film, sa lenteur qui parfois, rend les choses assez compliquées à comprendre. Mais, à part ça, ce film vaut vraiment le détour. Gary Oldman? Exceptionnel, comme toujours...
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le 6 février 2012
La femme trompée d'un espion russe révèle à un agent britannique une incroyable information : il y a une "taupe" soviétique implantée depuis des années au plus haut niveau des services secrets anglais ! George Smiley, un ex-dirigeant du contre-espionnage britannique, reprend alors du service pour découvrir l'identité de cet espion. Le film est adapté d'un roman best-seller de John le Carré (Tinker Tailor Soldier Spy, en V.O.). L'histoire se déroule en 1973, pendant la Guerre froide, et l'ambiance de l'époque est superbement rendue. Les décors, costumes, locaux sont criants de vérité. Ceux qui ont lu les romans de John le Carré retrouveront ici leur ambiance très particulière de manipulations et contre-manipulations, intrigues à tiroirs, faux-semblants et vraies trahisons qui ont fait de cet auteur un maître du roman d'espionnage.
Les acteurs sont tous remarquables dans ce labyrinthe de secrets et de manœuvres et en particulier Gary Oldman (Smiley), hiératique, calculateur et implacable dans sa chasse à la "taupe" (l'acteur a été nommé pour les Oscars 2012). Un film fascinant et complexe, pour lequel j'exprimerai une seule réserve : son rythme aurait gagné à être un peu plus enlevé. Mais "La Taupe" fait partie des films à voir absolument en 2012.
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le 30 mars 2013
Dans la catégorie « films d’espionnage », il y a deux grands courants: celui qui se réclame de Ian Fleming (James Bond) et ses épigones (je pense surtout aux plutôt réussis « Jason Bourne »), et celui qui a pour maître John Le Carré. D’un côté, la distraction, l’action pure, les coups de révolver, les poursuites, l’exotisme, les jolies filles, et un héros avantageux : ce côté-là a son charme et je n’ai rien à redire au fait de se laisser prendre à deux heures de fiction pétaradante et spectaculaire. En face, un récit complexe, torturé, d’un réalisme froid et angoissant, d’autant plus brutal qu’il est apparemment terne, où les faits, les tenants et les aboutissants se mettent en place lentement, au rythme de la réflexion d’un héros ordinaire (j’allais écrire : un bureaucrate besogneux).
Je reconnais bien volontiers que cette seconde école a ma préférence. Je ne connais pas de film d’espionnage plus cruel et terrifiant que « L’espion qui venait du froid », réalisé par Martin Ritt d’après, déjà, John Le Carré. George Smiley n’en était pas le héros (rappelez-vous, c’était Alec Leamas, interprêté par Richard Burton), mais il était là. Aujourd’hui, c’est George Smiley qui tient le devant de la scène, sous les traits d’un Gary Oldman époustouflant à la fois de discrétion dans son apparence et d’intensité dans son regard. Derrière chacune de ses expressions, que l’on pourrait croire figées, on entend la petite horlogerie de son cerveau en marche, occupé à dénouer les fils d’une manipulation à double ou triple fond.
Le film de Tomas Alfredson n’est pas glacé, ni froid : il est juste terne, comme ces hommes qui le peuplent. Des petits fonctionnaires aux costumes convenables, qui sentent la confection plutôt que la grande marque ; des monsieur-tout-le-monde couleur de grisaille, qui disputent – dans le feutré, aurait dit Audiard – une partie d’échecs où la vie d’un agent n’a aucun prix, et sans qu’eux-mêmes en connaissent bien les enjeux. Ils jouent : ils manigancent, ils manipulent, ils défendent, ils trahissent, mais ils passent inaperçus. Des hommes dans la foule, anonymes.
Le plus troublant, dans le film de Tomas Alfredson, ce sont tous les silences, les non-dits ou les allusions que l’on note un peu hasard, que l’on enregistre (parce qu’on est attentif, et pas parce qu’on vous met sous le nez un encart avec « Attention : Indice ! ») et qui prennent leur importance plus loin dans le récit. Les événements qui se sont produits dix ans avant l’histoire, qui resurgissent en rapides flash-backs, et qui donnent un relief nouveau aux faits. Les allusions, fort discrètes, à l’homosexualité, latente ou cachée et comme honteuse, de certains des protagonistes, qui expliquent ou apportent une cohérence à des épisodes dramatiques.
Et puis, il y a cette british touch d’extravagance insensée qui survient d’un coup, sans crier gare, et qui vous laisse halluciné et incrédule, parce qu’elle est – justement – vraisemblable. Cette Christmas Party des services secrets britanniques, où le Père Noël porte un masque à l’effigie de Lénine, et où tous les participants entonnent, en russe s’il vous plait !, l’hymne soviétique…
Un film de grande classe, à déguster avec une tasse de thé et quelques sandwiches au concombre.
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