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Un roman initialement sorti en 1983 par un auteur de SF/Horreur atypique et qui produit là un roman de littérature générale tout juste mâtinée d'un poil de Fantastique mais si discret qu'à la fin ne vous restera que des doutes.

D'après l'auteur, ce fut un four commercial qui faillit engloutir sa carrière, alors qu'il s'agissait de son livre le plus ambitieux, on ne sort pas comme ça de son ghetto Monsieur Martin !

J'étais alors un gros fan de l'auteur, ayant adoré L'agonie de la lumière mais aussi ses nouvelles fabuleuses (Chanson pour lya : [nouvelles] et Des astres et des ombres) et son roman pince-sans-rire Le voyage de Haviland Tuf

Je n'étais pas bien vieux à l'époque, je ne lisais que de la SF, allergique à la littérature qui se contente de décrire des personnages, des situations voire même composée que de style. Et j'ai adoré.
Il faut dire que les thèmes sont puissants :

- La musique, non que dis-je, le Rock'n'Roll, cette musique qui a accompagné le mouvement hippie/libertaire des années 60 avant de se couler dans le moule commercial.

- La mélancolie, un thème très puissant dans les premiers romans de G.G.R. Martin (mon auteur préféré à l'époque). Le roman est en effet bâti sur le retour, dix ou quinze ans après, sur ces années 60-70 par l'un de ceux, Sandy Blair, qui l'ont intimement vécu.

- Le vieillissement, synonyme dans ce roman des différentes façon de trahir ou d'accommoder les idéaux de la jeunesse. Car c'est bien à la visite d'une galerie de personnages que l'auteur nous convie.

Mais le fil rouge que nous suivons est suffisamment solide pour éviter la sensation de l'énumération ennuyeuse. Car l'ancien imprésario du groupe des Nazgûl a été assassiné, et pas n'importe comment, son cœur a été arraché, en référence justement à l'une des chansons des Nazgûl :

- Baby, you cut my heart out
- Baby, you made me bleeeeed !
Et ce, le jour anniversaire de l'assassinat en plein concert du chanteur ...

Sandy, missionné par son ancien journal pour faire un papier sur l'affaire, refera connaissance avec ses anciens amis et revivra son propre passé à la lumière crue de l'avenir. J'ai particulièrement apprécié que même ceux dont le revirement idéologique est le plus radical (de radical, justement, à patron d'une boîte de pub) sont présentés dans la continuité de leur personnalité de jeunesse.
Car si il y a bien quelque chose d'intangible dans ce bas monde, c'est bien la personnalité, pour le meilleur et pour le pire.

Mention particulière pour le personnage de Slum, fils d'une brute richissime, violente et ultra-conservatrice. Touché par le vent de liberté de l'époque, Slum avait réussi à quitter l'orbite familiale pour se faire rattraper par la justice, la psychiatrie et les manœuvres de son père, incapable de tolérer une telle transgression de la part d'un de ses rejetons.
Je crois bien que je n'oublierai jamais ce personnage, au contraire des milliers qui passent dans nos fictions et ne laissent finalement que des impressions.

Sandy rencontrera donc les anciennes stars rock Nazgûl et Georges R. R. Martin ne nous épargnera même pas le côté le plus sordide du rock, soit la vieille star continuant à écumer les triste bars à musique accompagné d'une groupie tout juste majeure (voire) lui servant de souffre-douleur.

Et pourtant, lorsque la musique souffle, ces personnages se transcendent, des dieux modernes quoi : ne s'extasie-t-on pas aujourd'hui devant leurs paroles ?
Voilà le souffle qui permet à ce roman de ne pas être qu'une descente misérabiliste dans la trahison des idéaux mêlée au vieillissement des chairs, car au final aucun de ces personnages campés par G. R. R. Martin n'est satisfait ou satisfaisant, triste non ?

A mesure que progresse la perspective de la réunion de ce groupe mythique des Nazgûl, la perspective fantastique grandit avec les prémices d'un complot mystique fondé sur la musique même du Nazgûl : "La Musique à Réveiller les Morts". Ce qui reste de l'Underground révolutionnaire américain réussira-il à ranimer l'esprit de cette époque enfuie au travers de ce groupe mythique dont la fin a coïncidé avec la fin du Mouvement ? Savent-ils même ce qu'ils font ? Réponse à la fin du roman, mais rappelez-vous que le chemin est plus important que la destination.

Un excellent roman à mettre entre toutes les mains.
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le 20 mai 2011
Si vous aimez le rock, la culture, je veux dire, cette effervescence anti-avant-, si vous etes, disons, nostalgique d'une vision du monde , celle des 60/70, de la fusion Tolkien/déluge electrique/trip urbain/ailleurs et demain, ce livre est un must!! les amplis Mesa Boogie vous crachent dans les tripes leurs watts, la fumée vous enivre, tout est possible......... GO GO !!
Je l'ai lu à sa sortie et il me hante encore, épaisseur des personnages, intrigue, et ce je ne sais quoi qui remue le coeur, qui touche, eh oui, on aurait pu, du?
A lire pour tous les + de 45 ans, ca vous parle, et les autres, eh eh.... vous n'y etiez pas, mais.....
Bonne lecture -)))))))
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