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Transformer

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  • Transformer
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Détails sur le produit

  • CD (5 octobre 2009)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Rca/Bmg Héritage
  • ASIN : B002E9HXL4
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Liste des titres

Disque : 1

  1. Vicious
  2. Andy's chest
  3. Perfect day
  4. Hangin' 'round
  5. Walk on the wild side
  6. Make up
  7. Satellite of love
  8. Wagon wheel
  9. New york téléphone conversation
  10. I'm so free
  11. Goodnight ladies
  12. Hangin' 'round
  13. Perfect day / transformer radio spot

Descriptions du produit

Critique

Quand il affirme sur « Rock’n’Roll », un de ses derniers morceau écrit pour le Velvet Underground, que « sa vie a été sauvée par le rock’n’roll », Lou Reed n’imagine sûrement pas tout ce que sa carrière devra, elle, à un des maîtres de la pop, David Bowie, inventeur du spectaculaire glam-rock de l’époque.

En effet, après quatre albums du Velvet Underground qui marqueront les esprits mais cela bien plus tardivement, Lou Reed n’a pas encore connu de succès commercial et surtout pas avec son premier disque solo, Lou Reed, ensemble de chansons inégales interprétées sans génie ni inspiration par des musiciens de studio (dont le guitariste de Yes !). Cependant, le guitariste new-yorkais va récolter les fruits de son travail précédent, qui a marqué profondément de nombreux musiciens dont David Bowie, qui décide ainsi, avec son guitariste Mick Ronson, de produire le nouveau projet du new-yorkais: Transformer. Le Velvet Undeground et son leader sont cultes pour les deux anglais et une réelle direction musicale à suivre comme l’attesteront leurs reprises de « White Light/White Heat » et même de « Satellite Of Love ».

11 chansons et autant de chroniques de la vie new-yorkaise que Lou Reed connaît par cœur : un défilé de personnages côtoyés quotidiennement du temps de la Factory d’Andy Warhol et dont il raconte, avec une concision jouissive et un humour ravageur, toutes les petites misères.

Entrent ainsi successivement sur scène Andy Warhol sur « Vicious », thème qu’il avait suggéré lui-même à Lou Reed, ode à la perversion tranquille illustré par le fameux « you’re so vicious, you hit me with a flower ». Encore Warhol avec « Andy’s Chest », véritable déclaration d’amour du guitariste envers son mentor, à la suite de l’attentat dont ce dernier a été victime. « Perfect Day » et ses arrangements aériens dus à Ken Scott nous plonge alors dans une mélancolie grave qui tranche avec l’ambiance paillettes des autres compositions : Lou Reed nous promène dans un New-York triste à pleurer et l’ambiance n’est plus du tout à la fête jusqu’à ce que débarquent Holly, Candy, Little Joe et Sugar Plum Fairy, personnages fantasques mais bien réels de ce qui sera le premier et le plus gros succès commercial de son auteur : la chanson « Walk On The Wild Side » .

L’histoire part d’ une commande d’adaptation du livre éponyme de Nelson Algren qui raconte les déboires des rebuts de la société new-yorkaise : après l’abandon du projet, Lou Reed, qui n’aime pas gâcher, garde sa chanson pour son album solo. On y retrouve tous les travestis de la Factory et leurs petites manies (épilation des sourcils, rasage des jambes, passes pour se payer leur dose) et leurs dealers, le tout dans une ambiance androgyne et superficielle, joyeux bordel que Lou Reed croque à la perfection avec un sens de l’humour dévastateur. La musique est une nouvelle fois à la hauteur du texte : une contrebasse doublée d’une basse électrique dans les octaves (Herbie Flowers) pour une des lignes de basse les plus célèbres du rock et les célèbres « do-dodo-dododododo » en écho à la voix traînante du chanteur, un magnifique solo sax final (Ronnie Ross) parachève l’œuvre.

Tout au long de l’album, Lou Reed concilie ainsi ses thèmes new-yorkais avec le son débridé et l’imagination débordante de ses deux producteurs : rupture volontaire d’avec le son du Velvet, les chansons gardent néanmoins ce côté décadent et outrageant qui est la marque de fabrique de leur auteur et qui s’adapte parfaitement à l’atmosphère musicale glam-rock des deux anglais.

« Satellite Of Love », autre gros morceau du disque, est à cet égard très représentatif de l’apport de David Bowie puisqu’il y réalise des prouesses vocales élevées (les fameux « bang bang bang ») en écho à la voix basse de Lou Reed. Les très légers « New York Telephone Conversation » et « Make Up » commentent les frasques des jeunes marginaux à la sexualité encore incertaine avant que les flonflons fatigués de « Goodnight Ladies » ne terminent le magistral opus qui compte aussi quelques chansons très rock comme l’énergique « I’m So Free ».

Etranges personnages donc pour un étrange succès commercial basé largement sur une incompréhension (celle des textes pourtant explicites du hit « Walk On The Wild Side ») mais une réelle fusion entre un auteur new-yorkais à la dérive et un musicien anglais à l’apogée de sa gloire et de son talent. Bowie renouvellera l’essai avec bonheur pour le fameux The Idiot d’un Iggy Pop alors mal en point alors que Lou Reed s’empressera de tourner le dos à la réussite en enregistrant l’année suivante  le très dépressif Berlin.

Thierry Gaydon - Copyright 2017 Music Story


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Commentaires en ligne

4.6 étoiles sur 5

Meilleurs commentaires des clients

Par Lester Gangbangs MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 1 février 2010
Format: CD
Lou Reed est un sale type. Quelqu'un d'humainement infréquentable et indéfendable. Mais il a du talent. Beaucoup de talent. Pour écrire des chansons. Et signer des textes, parmi les plus sulfureux jamais mis en musique. Avec le Velvet Underground, il a laissé une des oeuvres les plus cruciales du rock.
Mais au début des années 70, personne ou presque ne connaît les disques du Velvet Underground, qui n'a guère survécu à son départ en 1969. Lou Reed a sorti un premier disque solo, une des pires ventes de sa maison de disques RCA. Lou Reed est un has-been anonyme à même pas trente ans.
En 1972, en Angleterre, David Bowie triomphe avec son « Ziggy Stardust », déposant les statuts du glam-rock ... Bowie est un vampire, s'abreuvant du talent des autres pour créer sa propre légende. C'est un fan de Warhol, du Velvet et de Lou Reed. Et surtout un gars qui a toujours renvoyé l'ascenseur. Signé lui aussi par RCA, il propose donc à sa maison de disques de travailler sur le prochain de Lou Reed, qui, on ne sait trop pourquoi, accepte. Bowie se pointe en studio pour produire le disque, emmenant dans ses bagages son guitariste Mick Ronson et le producteur de « Ziggy Stardust » Ken Scott...
Connaissant la bonne humeur légendaire de Lou Reed, on imagine l'ambiance. Le résultat de ces séances, « Transformer », sera un des meilleurs disques de Lou Reed, et son plus gros succès commercial. Il faut dire que la fine équipe a fait fort. Difficile de dire qui du Maître ou de l'élève surdoué a le plus pesé sur le résultat final.
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Par Un client le 3 février 2003
Format: CD
s'il est un lou reed à posséder, c'est lui-là...
Son meilleur album à en croire la critique et ses fans, directement dans la lignée du velvet underground... (Beaucoup de chansons de l'album n'avaient pas été acceptées par le groupe, et il les reprend ici pour débuter sa carrière solo)... C'est sur l'initiative de D. Bowie, que lou Reed va accepter cet enregistrement, alors qu'il parcourait les USA en tournée dans les clubs américains... Il reste à ce jour son album le plus abouti, avec entre autres le tube Walk on the wild side, mais encore satellite of love, perfect day, et d'autres encore... Un de ses deux essentiels avec BERLIN...
1 commentaire 17 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Format: CD
Lou Reed va voir son copain David Bowie et lui joue quelques petites chansons préparées il y a quelques temps déjà avec le Velvet Underground. David écoute et lui dit : "Génial, mais il manque un truc... Je vais produire tout ca à la sauce Ziggy Stardust, avec mes musiciens et mon saxo et je te promet le meilleur album que tu ait jamais fait" . Les chansons superbes de Loulou sont donc enrobées de la magie d'un Bowie au sommet : subtilité et justesse, féerique. Il n'y a rien à jeter, c'est un album magistral et éternel.
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Par Melomaniak COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS le 2 juillet 2015
Format: CD
Si son éponyme sorti quelques mois plus tôt avait tout l'air d'un "solde de tous comptes", exclusivement composé de chansons originellement destinés au Velvet Underground, c'est avec Transformer qui constitue les vrais débuts d'artiste solo d'un Lou Reed composant pour lui-même avec, présentement, comment ne pas les nommer ?, l'assistance ô combien précieuse de deux fameuses araignées martiennes, David Bowie et Mick Ronson.
Contrairement à Iggy Pop quelques années plus tard (The Idiot, 1977), Lou est l'auteur de tout l'album ne partageant qu'un petit crédit avec son coproducteur de l'exercice, Wagon Wheel, créé lors d'une jam avec David, mais comme Iggy il bénéficie du savoir-faire et des penchants stylistiques de la doublette qui l'a pris sous son aile. Le résultat est un album de pop/rock classique de son temps, les seventies, où l'inspiration, la qualité de l'interprétation et des arrangements font la différence. Alors, évidemment, il y a les trois tubes, les classiques qui continuent de hanter les ondes radiophoniques, le solaire et harmonieux mais ultimement un poil dépressif Perfect Day (une belle journée ! j'aurais aimé la passer avec toi...) et son penchant de la nuit qu'est le sexuellement chargé de Walk on the Wild Side , sa ligne de basse légendaire, son petit chorus de saxo bienvenu, et, bien-sûr, un Satellite enluminé de chaeurs accrocheurs pourvu, en partie, par un Bowie qu'on entend vraiment très bien sur le dernier refrain.
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Par gégé-blues TOP 500 COMMENTATEURS le 17 novembre 2013
Format: CD
Transformer est le deuxième album solo de Lou Reed, il sort en 1972 et est produit par David Bowie et Mick Ronson un de ses guitaristes de route, ces deux là jouent aussi dans cet opus histoire d’assurer complètement leur participation. Lou Reed a écrit la totalité des compositions dont le fil conducteur tourne autour des transsexuels et de leurs problèmes existentialistes dans l’Amérique puritaine. Cet opus a été disséqué par de nombreux commentateurs en extase, pour ma part je dirai qu’à part le hit planétaire qui me plait bien « Walk On The Wild Side » et à la rigueur les morceaux les plus rock « Vicious » « Hangin’Round » ou « Wagon Whell », cet album ne m’a guère emballé. Un chanteur à textes surtout, au ton nonchalant qui ne s’énerve pas et qui, musicalement, a su s’entourer d’excellent musiciens pour des arrangements sucrés (violons, chœurs harmonieux, etc…). Et de ballades intimistes en morceaux un peu plus nerveux en passant par cette ritournelle dispensable« New-York Telephone Conversation », le triste Lou Reed, a réussi à captiver les intellectuels du rock de l’époque pour faire de ce Transformer, un de ses albums les plus populaires. (13 titres / 45mn40).
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