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À Travers un trou d'aiguille: La richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme Broché – Illustré, 14 septembre 2016
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Jésus enseigna à ses disciples qu'il était plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Or, à l’époque de la chute de Rome, l’Église était devenue démesurément riche. À travers un trou d’aiguille est l’histoire intellectuelle et sociale du problème épineux que cette richesse posa au christianisme dans un empire en train d'imploser sous l’effet d’une crise majeure.
Peter Brown, spécialiste mondial de l’Antiquité tardive, analyse, avec une humanité pleine de sagesse, les défis posés par l’argent à une institution qui épousait la vertu de pauvreté. Puisant dans les écrits d’immenses penseurs chrétiens comme Augustin, Ambroise et Jérôme, Brown examine les controverses et les changements d’attitude que provoqua l’afflux de la nouvelle richesse dans les coffres des églises. Il décrit les actes spectaculaires par lesquels de riches donateurs se dépouillèrent de leur fortune, et comment les gens ordinaires renoncèrent à leurs biens dans l’espoir de disposer d’un trésor dans le ciel. Le soin des pauvres rivalisa avec des formes de philanthropie civique plus anciennes, profondément enracinées dans le monde romain. Cet usage de la richesse à des fins religieuses altéra peu à peu la texture même du christianisme.
En établissant que l’Église de l’Antiquité tardive réussit à s’imposer grâce aux ressources dont elle bénéficia, Brown en renouvelle radicalement l’histoire. Exploitant l’archéologie, la circulation des monnaies, les inscriptions funéraires ou le décor des villas autant que les textes, À travers un trou d’aiguille apporte un éclairage fondamental sur la question toujours brûlante des rapports entre
richesse et pauvreté, pouvoir et argent.
« Le tableau le plus saisissant et le plus empathique de l’Antiquité tardive occidentale. »
- History Today
« Une étude de référence d’une immense érudition, qui n’a rien de l’aride publication académique. La prose éclatante de l’auteur, émaillée d’humour et d’humanité, redonne vie aux personnages qu’il étudie, suscitant chez le lecteur une grande bienveillance et une rare empathie pour leur situation. »
- The Guardian
« Il est remarquable de voir qu’un historien, ayant déjà tant écrit sur l’Antiquité tardive, révise ses anciennes hypothèses pour ré-enchanter un monde dont on pensait tout connaître. Il est indéniable que nous sommes en présence d’un très grand historien et vulgarisateur de génie »
- G. Bowersock, New Republic
- Nombre de pages de l'édition imprimée838 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurLes Belles Lettres
- Date de publication14 septembre 2016
- Dimensions16 x 4.2 x 24 cm
- ISBN-102251381341
- ISBN-13978-2251381343
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Description du produit
Revue de presse
L'éditeur donne enfin accès en français à cette belle étude, publiée en 2012 en anglais, qui éclaire finement ces temps de l'Antiquité tardive trop souvent qualifiés d'obsurs. Du grand art.
Author: Benoît de Sagazan Source: Le Monde de la Bible Published On: 2016-09-01Une langue élégante, saupoudrée d'humour...un tableau vivant et passionnant.
Author: Nicolas Weill Source: Le Monde des Livres Published On: 2016-09-23Deux ouvrages complémentaires [A travers un trou d'aiguille et Le Prix du salut] qui éveilleront idées, enthousiasmes et critiques.
Source: La Figaro Histoire Published On: 2016-10-01Le livre est une exploration incroyablement riche du monde romain au IVe siècle. Source: Commentaires Published On: 2016-12-31
Dans son essai, À travers un trou d'aiguille. La richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme profondément analytique, l'auteur dresse un panorama fouillé et contrasté des attitudes des païens et des chrétiens à l’égard de la richesse... Source: Luxemburger Wort Published On: 2016-11-24
Une étude magistrale sur la révolution du christianisme. Source: La Libre Belgique Published On: 2016-11-14
Dans cet ouvrage aussi érudit qu'éclairant, l'auteur nous fait partager ce moment clé ou l'Église de Rome a su capter les richesses et remplacer les élites impériales. Author: Laurent Testot Source: Sciences humaines Published On: 2017-07-17
Biographie de l'auteur
Peter Robert Lamont Brown, né en 1935 à Dublin (Irlande), est un historien mondialement connu, spécialiste de l'Antiquité tardive. Il passe son enfance en Irlande, puis rejoint Oxford pour compléter ses études universitaires. Il reste à Oxford comme professeur d'histoire jusqu’en 1975, enseigne ensuite à Londres (1975-1978) et aux États-Unis (Berkeley, puis Princeton). En 2011, il reçoit le Prix Balzan.
Béatrice Bonne a notamment traduit John Baldwin, Philippe Auguste et son gouvernement. Les fondations du pouvoir royal en France au Moyen Age, Paris, Fayard, 1982 ; Michael Burns, Histoire d'une famille française. Les Dreyfus, Paris, Fayard, 1994 ; Rudolf Witkower, Qu'est-ce que la sculpture? Principes et procédures de l'Antiquité au XXe siècle, Paris, Macula, 1995 ; John Baldwin, Les langages de l'amour dans la France de Philippe Auguste, Paris, Fayard, 1997 ; Michael Camille, Images dans les marges. Aux limites de l'art médiéval, Paris, Gallimard, 1997 ; John Baldwin, Paris, 1200, Paris, Aubier-Flammarion, 2006 ; Yirmiyahu Yovel, L'aventure marrane. Judaïsme et modernité, Paris, Le Seuil, 2011.
Alain Boureau est directeur d'études à l’EHESS, spécialiste d’histoire de la scolastique médiévale. Parmi ses ouvrages récents : En somme… Pour un usage analytique de la scolastique médiévale (2011), L’Errance des normes (2016) et une édition critique et bilingue des Questions disputées (six volumes parus aux Belles-Lettres depuis 2011) et des Quodlibets (trois volumes depuis 2015) de Richard de Mediavilla. Aux Belles Lettres, il dirige également avec Michel Desgranges la collection « Histoire » et avec Ruedi Imbach la « Bibliothèque scolastique ».
Michel Desgranges a été romancier (publié chez Grasset et au Rocher) et éditeur. Désormais, il lit, collectionne les films, s'intéresse aux garde-temps et observe les mœurs contemporaines, dont Une femme d'État présente un premier tableau.
Historien ; Directeur d'études (histoire grecque) à l'Ecole pratique des hautes études (en 1988)
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Détails sur le produit
- Éditeur : Les Belles Lettres; Illustrated édition (14 septembre 2016)
- Langue : Français
- Broché : 838 pages
- ISBN-10 : 2251381341
- ISBN-13 : 978-2251381343
- Poids de l'article : 1.36 kg
- Dimensions : 16 x 4.2 x 24 cm
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L’auteur distingue plusieurs périodes : la remarquable prospérité de l’époque constantinienne, les mutations qui débouchent sur le sac de Rome par Alaric en 410 et enfin la crise du milieu du Ve siècle qui se prolonge au siècle suivant. Peter Brown s’intéresse plus particulièrement à ceux qu’il appelle les « super riches » et sur la manière dont ils ont employé leurs immenses fortunes : « Dieu ne t’a pas fait riche par mauvaise volonté, mais, providentiellement, afin que tu trouves le remède pour te guérir de tes péchés par des œuvres de charité » écrit l’évêque Gaudence de Brescia. La vraie richesse et le prestige culturel finissent ainsi par pencher en faveur de l’Église dans tout l’Occident latin après 370.
L’ouvrage est aussi complexe qu’exigeant et sa lecture requiert beaucoup de concentration. Il est néanmoins très vivant et particulièrement intéressant dans sa manière de dresser le portrait des grandes figures de cette époque : Symmaque, Ambroise, Ausone, Paulin de Nole, Augustin, Damase, Jérôme, Rufin, Pélage, Mélanie la Jeune et Pinianus, Sidoine Apollinaire ou Salvien.
Si l'on doit beaucoup à Constantin puis à Théodose , il n'en reste pas moins que le succès du christianisme est aussi du à quelques situations propices mais aussi à des personnalités qui surent adapter en douceur les mutations de leur temps. C'est l'observation de cette adaptation que nous présente ici l'auteur en axant tout particulièrement son étude sur la relation à l'argent et plus particulièrement au don. Le don ou l'aumône n'était pas une révolution chrétienne mais bien au contraire une institution fortement implantée et codifiée dans la société romaine. Une institution civique valorisant les donateurs et leur conférant les signes extérieurs de richesse et de pouvoir. Toute la démonstration de l'auteur consiste d'abord bien exposer les caractéristiques de la société romaine en particulier sur les questions de l'évergétisme et du clientélisme. On comprend mieux ainsi la nature impérieuse mais civique du don, critères que l'église saura transformer en acte de charité destiné cette fois aux pauvres. Quitte au passage pour cette église à devenir gestionnaire des fonds pour le compte de Dieu. Au final s'insinuait même l'idée que par ces donations le riche ou par l'aumône le petit donateur s'achetaient une bonne place dans l'au-delà. Un placement à long terme et la découverte du vrai paradis fiscal en somme.
Dans cette étude l'auteur approche des personnalité comme Saint Augustin, Saint Ambroise,Pélage et de nombreux autres acteurs qui tous eurent un rapport avec le don, l'argent et qui tentèrent de justifier ou normaliser le rôle de l'église et de ses serviteurs afin que cette richesse en question ne les empêche pas de passer par le « trou de l'aiguille » C'est une somme incalculable de contorsions qui laisse entrevoir la casuistique plus tardive. Mais ce n'est pas tout. Car en fond d'écran apparaît cette déliquescence de l'empire romain d'occident avec la mutation vers la balkanisation barbare. C'est aussi de ces circonstances que l'église a profité pour y déposer ses jalons, assurant ainsi un intérim administratif qu'elle saura pérenniser en pouvoir temporel.
L'ouvrage est immense. On y étouffe bien souvent sous une masse d'informations jusqu'à en perdre aussi le fil. On peut aussi regretter que l'auteur se soit borné à observer le seul empire d'occident. Cela contribue à donner une prévalence à l'église de Rome et à un papauté qui n'est que tardive. L'église de l'époque est majoritairement orientale, d'expression grecque et bien sûr catholique au sens d'universelle, et non au sens de papiste tel que le monde anglo-saxon le conçoit aujourd'hui. Quoiqu'il en soit on est là face à un monument de culture. Si on peut se perdre dans l'overdose d'information, il reste au bout du compte que l'auteur sait parfaitement nous imprégner de la culture de cette époque et de ce fait nous faire comprendre que c'est tout autant par ces banalités du quotidien, ces prosaïsmes des contingences matérielles que le christianisme sous l'influence de quelques personnages illustres à su triompher de ses concurrents. Après espérons qu'il en revienne un jour à sa doctrine, mais ça c'est une autre histoire et un point de vue personnel. Un immense ouvrage mais qui ne se lit pas sans effort. Aussi en dépit de ses éprouvantes longueurs je laisse ses cinq étoiles.
PS:En préalable à la lecture de cet ouvrage je conseille de lire le livre de Paul Veyne Le pain et le cirque L'auteur y fait une étude exhaustive de l'évergétisme grec et romain éclairant d'autant plus le sujet pour une lecture profitable de la présente étude de Pater Brown. Mais bien entendu on peut toujours lire Veyne après coup. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait
Tout ça pourrait être très intéressant mais l'auteur se perd dans des descriptions sur l'évergétisme qui tourne souvent à décrire le rapport entre riches et pauvres et la façon dont les dons étaient perçus.
On ne voit pas bien ce que la chute de Rome vient faire dans tout ça. C'est un livre plus sociologique qu'historique qui est écrit dans un style très académique et universitaire. Il est clair qu'il faudra être très concentré pour lire cet ouvrage qui m'est tombé des mains plus d'une fois du fait de nombreuses digressions.
En somme, un livre qui en assommera plus d'un et qui sera à réserver aux thésards plutôt qu'aux curieux.



