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Une partie de chasse Broché – 6 septembre 2012

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Description du produit

Extrait

J'aimerais mourir de mort naturelle. Je voudrais vieillir. Personne ne vieillit chez nous. Nous partons dans la fleur de l'âge.
J'aimerais avoir le temps de sortir de l'enfance. Connaître la nostalgie poignante qui étreint le coeur des adolescents. Quelque chose en eux pleure l'enfant qu'ils ne sont plus, et c'est un chagrin magnifique et muet.
Je voudrais m'ennuyer, connaître le dégoût. Profiter, ensuite, du soulagement de la maturité.
Je voudrais avoir le temps de connaître l'amour, et le luxe infini du désamour.
«Je ne t'aime plus, c'est fini, ça fait trop longtemps qu'on se fréquente, tu ne me fais plus aucun effet.»
Souvent, pour me faire du mal, pour éprouver jusqu'au bout la cruauté de mon sort, je me joue cette scène impossible, je répète cette réplique que je ne prononcerai jamais.
J'ai beaucoup d'imagination. Il paraît que c'est rare dans notre lignée. Ma mère me l'a dit. Elle me trouvait plus intelligent que les autres. Elle disait qu'elle ne me comprenait pas entièrement. Elle penchait la tête en prononçant ces mots, et le soleil, un instant captif de son iris, me transperçait la rétine.
Elle est morte, bien sûr. Très vite. Elle m'a peu parlé. Nous n'avons le temps de rien, nous autres. Mais elle m'a dit ça quand même, que j'avais beaucoup d'imagination, et sans doute un cerveau plus gros que celui de mes frères, de mes cousins, de mes ancêtres, alors je m'en sers. Je fais semblant d'être vieux.
Vieux, vieille, vieillard, vieillarde, ces mots me font frissonner de douleur et de joie. Ce sont les mots les plus beaux, les plus effroyables et les plus doux de notre langue. J'ose les prononcer. Je sais le risque que je prends. Mon coeur pourrait lâcher par excès de volupté. Mais je parie sur l'excellence de mon coeur, je n'ai pas le choix. Je parie sur l'excellence de chacun de mes organes et de mes muscles. Je suis fait pour durer, pour endurer, pour survivre. Je vais y arriver. Je serai peut-être le seul, mais qui sait ? Une fois mûr et usé, quand les dents me manqueront et que mon sang voyagera moins prestement dans mes veines, je pourrai enseigner aux autres, prendre quelques jeunes sous ma protection et leur confier mes secrets, mes ruses, leur expliquer que c'est possible. «Regardez-moi ! Voyez mes oreilles tombantes et lasses, ma paupière paresseuse qui couvre à moitié mon oeil droit. La bosse sur mon dos. Mes moustaches fatiguées.»
Je serai leur prophète, je trouverai un territoire, j'organiserai la résistance. Trop longtemps nous avons subi, trop longtemps nous nous sommes plies à la fatalité.

Revue de presse

Dans son dernier roman, Agnès Desarthe imagine une partie de chasse pas tout à fait comme les autres, et dans laquelle le gibier a son mot à dire. Au fil des pages, l'instinct du rongeur gagnera du terrain dans l'esprit de l'homme...
C'est un roman loin d'être conventionnel, on l'a compris. Le mérite de l'écriture d'Agnès Desarthe est de se situer sur plusieurs registres subjectifs en même temps. L'auteur permet ainsi de nouvelles virtualités de lecture dans un texte prolixe en virgules et qui, surtout, sous-entend beaucoup dans une époque qui se pique de tout dire. (Muriel Steinmetz - L'Humanité du 27 septembre 2012)

Pourquoi cette fuite ? «En retard, en retard, nous sommes toujours en retard», se désole notre narrateur, qui a lu Lewis Carroll. La suite montrera qu'on n'est pas sur les pas d'Alice au pays des merveilles, mais dans ceux d'Agnès au pays des horreurs. Pour tout royaume, la galerie d'une ancienne mine offre ses ténèbres souterraines à une partie de chasse où la folie et le déluge combineront leurs effets dans une mathématique inexorable...
Agnès Desarthe mène ce conte philosophique avec une maîtrise quasi surnaturelle. En quoi l'homme, condamné à vaincre le désespoir à la course, et l'animal, courant pour rattraper le temps perdu sur l'évolution, se distinguent-ils devant la mort ? Sombre allégorie, lumineux roman. (Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 27 septembre 2012)

Pascal l'a dit : rien de plus sérieux que le jeu. Rien de plus grave que les divertissements, chasses, pêches et traditions, par lesquels nous essayons à cor et à cri d'échapper à notre misérable condition. Mais que cela ne nous empêche pas d'en rire ! Au contraire, là serait vraiment l'aventure : contempler l'homme qui s'agite à toute force, fuyant vainement son néant intérieur, et s'égayer de ce spectacle...
Et de fait, ce roman aussi poignant que poilant est habité de jeux en tout genre, tarot, Cluedo et jeu de l'oie...
En projetant les chasseurs sur le terrain de la fiction, voire du burlesque, il fait le pari de la vie. Il tente d'y ouvrir l'espace d'un jeu, justement, c'est-à-dire la possibilité d'une surprise, l'horizon d'une liberté. (Jean Birnbaum - Le Monde du 11 octobre 2012)

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