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Une saison de coton : Trois familles de métayers Broché – 11 septembre 2014

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Extrait

La charge d'un poète

par Adam Haslett

Comment prêter attention à la souffrance et à l'injustice ? Il y en a tant. Pour peu que nous déambulions dans le monde les oreilles et les yeux ouverts, nous voyons bien qu'elles sont omniprésentes. Le problème semble insoluble. Nous avons besoin de filtres pour éviter de nous laisser submerger, de catégories pour distancer notre expérience de la douleur d'autrui en une abstraction supportable. Une fois adultes - pour peu que nous le devenions -, cette adaptation se sera faite quasi imperceptiblement. Il y a la souffrance inéluctable d'amis et de membres de notre famille. Il y a les problèmes des personnes qui font partie de notre environnement immédiat, physique ou virtuel, dont nous sommes conscients et dont nous parlons. Et puis il y a la douleur des autres, de ces lointains inconnus qui vivent là où nous ne sommes jamais allés et dont nous ne découvrons les souffrances que par l'intermédiaire des médias, lorsqu'ils en parlent. Purs fléaux qui nous affectent sans que nous sachions véritablement comment, et que nous choisissons généralement d'ignorer ou de traiter comme de simples «questions», entités plus faciles à appréhender.
Cependant, certains visionnaires sociaux et artistes mélancoliques, dont James Agee faisait partie, échouent magnifiquement à faire cette adaptation. Leurs oeuvres, à la manière d'un Jésus-Christ passé au tamis de Marx, affirment qu'il est scandaleux d'établir une distinction entre la souffrance d'un proche et celle d'un inconnu. Ils rapportent ou représentent avec une empathie acharnée les épreuves des pauvres et des déshérités, produisant une sorte d'anthropologie moralement indignée, une ethnographie délivrée du haut de la chaire. On pourrait décrire de cette manière le texte de James Agee, Une saison de coton, qui rend compte des conditions de travail des fermiers blancs et pauvres dans le Sud profond des États-Unis.
Le magazine Fortune passa commande de ce reportage au cours de l'été 1936, envoya Agee et le photographe Walker Evans en Alabama pour le réaliser, et refusa finalement de le publier. Aucun document ne nous permet d'établir avec certitude la raison de ce refus. On peut cependant se demander comment un quelconque laquais de l'empire de presse de Henry Luce qui, outre Fortune, comprenait Time et Life, aurait pu songer un seul instant à publier un tel texte.
Agee, né à Knoxville en 1909, rejoignit Fortune en tant que rédacteur en 1932 à sa sortie de Harvard, où il s'était plu à parodier, dans le Harvard Lampoon, le genre de journalisme superficiel et étouffant que prônait Luce, tout en raillant le «foireux martelage prétentieux de Harvard». C'est fort de sa réputation de poète qu'il fit ses premiers pas dans les bureaux du cinquante et unième étage du Chrysler Building. (Permit Me Voyage, son premier livre, remporta un prix de Yale récompensant les jeunes poètes en 1934.) Luce pensait que les poètes et les écrivains pouvaient apprendre à traiter du monde des affaires, et il remplit donc les pages de Fortune d'une juxtaposition quasi cinématographique de mots et d'images. C'est ainsi que le directeur de la rédaction du magazine, Ralph Ingersoll, commanda à Agee de longs articles fouillés sur les centres d'intérêt culturels des grands patrons dans le contexte de la Dépression qui sévissait alors.

Revue de presse

Agee conduit un travail sensible, méticuleux, mettant au jour les clés de voûte sociales et économiques du pays : pratiques agricoles, systèmes de prêts et endettements, déférence des fermiers " enchaînés à leurs terres "...
De là, l'envergure de ce récit associant au lyrisme de la prose la rigueur documentaire des photographies d'Evans. (Paloma Blanchet-Hidalgo - Le Monde du 9 octobre 2014)

Ce texte de James Agee sur les fermiers misérables d'Alabama annonce Louons maintenant les grands hommes, le chef-d'oeuvre du romancier américain paru en 1941...
Le livre est à la fois passionnant, et émouvant. Émouvant en ce qu'on y découvre en quelque sorte la matrice d'un livre majeur, et passionnant parce qu'on peut ainsi constater les différences entre le reportage brut et ce qu'Agee y a rajouté de lui-même, de ses obsessions, de son art, pour parvenir à Let Now Praise Famous Men...
Une saison de coton est un des plus grands livres parus ces dernières années en Amérique. Et donne envie de revoir L'Homme du Sud, dans lequel Jean Renoir, tout Européen qu'il était, exprimait, à sa façon, une réalité proche. (Christophe Mercier - Le Figaro du 23 octobre 2014)

Publication, plus de trois quarts de siècle après sa réalisation, d'un reportage de James Agee illustré par Walker Evans, en immersion dans trois familles de métayers d'Alabama pendant la Grande Crise...
L'article retrouvé, écrit au présent, n'est pas seulement un modèle de journalisme précis, engagé ; c'est un texte déjà très personnel. Il prend à partie le lecteur, quoiqu'entièrement différent du livre qui le suivra : par le ton, le style, la composition, la perspective donnée. L'article donne les véritables noms des paysans, le livre les change : une forme de journalisme devient une forme de fiction. On assiste au développement, à la métamorphose et à l'enfantement d'un projet par un autre...
L'indignation tend partout la prose d'Agee, comme retenue. Dans le livre, tel Job, assis sur le tas de fumier des autres, des misérables, il lâchera la pression. (Philippe Lançon - Libération du 8 janvier 2015)

Son long reportage sur les paysans frappés par la crise de 1929 n'avait jamais été publié. C'est fait. Et c'est un modèle d'enquête journalistique...
Une symphonie autant qu'un reportage, mais aussi un texte autobiographique, religieux, profondément révolutionnaire en ce qu'il montre, avec une extraordinaire empathie pour les familles qu'il a rencontrées, les inégalités qu'induit le capitalisme le plus sauvage...
On voit la fatigue, l'absence d'amour, le sexe maladroit, l'éducation précaire et les loisirs de fortune. Et cette phrase, au sujet des représentants de la population noire, qui pourrait faire réfléchir plus d'un Américain blanc aujourd'hui : «Ils constituent à maints égards majeurs une race non pas égale mais supérieure.» (Didier Jacob - L'Obs du 18 décembree 2014)

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