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Une saison noire : Les massacres de tirailleurs sénégalais, mai-juin 1940 Broché – 20 septembre 2007

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'introduction :

Le 4 décembre 1945, le président d'une association jurassienne d'anciens prisonniers de guerre écrivit au préfet de l'Oise, pour lui indiquer qu'il avait trouvé un témoin d'un massacre survenu dans le département le 10 juin 1940. Le témoin en question, Gaston Bousson, était un ancien chef de la Résistance dans le Jura et jouissait donc d'excellentes références. Soldat en 1940, il avait vu deux officiers allemands superviser l'exécution de 64 prisonniers noirs devant un fossé. Il affirmait se rappeler le nom du village où l'incident s'était produit et il offrait de se rendre dans l'Oise afin d'assister la police dans ses recherches.
Le préfet contacta rapidement la police locale et la com­mission départementale d'enquête sur les crimes de guerre, et ordonna des investigations. Quelques jours plus tard, un inspecteur de police trouva un témoin qui avait assisté à l'exécution de dix prisonniers de guerre noirs devant une fosse commune, dans un petit village près de Saint-Just-en-Chaussée, et Bousson fut invité à se rendre sur place pour seconder les enquêteurs. À son arrivée, le 3 janvier 1946, les policiers et un représentant de la commission départementale le conduisirent dans la zone en question.
Ils visitèrent l'endroit identifié par l'autre témoin et découvrirent à quelques kilomètres de là, dans l'arrière-cour d'une ferme appartenant au maire d'Erquinvillers, la sépulture de 36 soldats originaires d'Afrique-Occidentale. Selon les habitants, ces soldats noirs avaient été «lâchement assassinés» par les Allemands après leur capture. Bousson ne reconnut pourtant aucun de ces endroits. Le village dont il se souvenait n'existait pas dans le département. Les enquêteurs eurent beau lui faire visiter d'autres lieux au nom similaire, Bousson fut incapable de s'orienter et de retrouver le site du massacre figurant dans sa mémoire. La police en conclut que ses souvenirs étaient trop vagues pour concourir à son enquête. Le représentant de la commission départementale déclara qu'il serait impossible de retrouver qui était précisément responsable de ces massacres, et ne poursuivit pas l'investigation plus avant.
Les éléments épars rassemblés au cours de cette brève enquête sont relatifs à une série de massacres survenus dans la région les 9 et 10 juin 1940. Les victimes étaient des soldats noirs de la 4e division d'infanterie coloniale (DIC), stationnée à Toulouse. Ces tirailleurs sénégalais appartenaient aux forces mobilisées par le gouvernement français en Afrique-Occidentale française (A-OF), une vaste colonie s'étendant de la Mauritanie et du Sénégal au Niger, en vertu d'un décret de conscription de juillet 1919. En tout, plus de 100 000 soldats de l'armée française furent recrutés en A-OF en 1939-1940, y compris un certain nombre de volontaires : les trois quarts environ servirent en France, les autres assurant un service de garde dans les colonies. Comme des milliers de tirailleurs sénégalais étaient encore en transit ou en cours d'instruction dans le Midi au moment de l'armistice, on estime que 63 000 d'entre eux ont effectivement été au front en mai-juin 1940, et qu'approximativement 40 000 ont pris part aux combats - sur ce nombre, 10 000 furent tués et des milliers d'autres, portés disparus. Certains tirailleurs sénégalais appartenaient à des régiments noirs (RTS), d'autres à des unités mixtes (RICMS). Le corps des officiers était majoritairement blanc, même s'il y avait quelques commandants d'unité noirs, connus et respectés. Une division d'infanterie coloniale type combinait des unités noires, mixtes et blanches. La 4e DIC, par exemple, comprenait notamment le 16e RTS, le 24e RTS et le 2e régiment d'infanterie coloniale (RIC), qui incorporait des soldats et des volontaires blancs issus d'autres colonies françaises.
On ne connaît pas exactement le nombre de prisonniers noirs assassinés dans l'Oise les 9 et 10 juin (les estimations fondées sur les archives varient de 150 à 600), mais il est certain que ces massacres n'eurent rien d'un cas isolé. Alors que les troupes allemandes, à quelques exceptions notables, traitèrent les prisonniers blancs, français et britanniques, en accord avec la convention de Genève sur les prisonniers de guerre (1929), leur comportement à l'égard des Africains noirs anticipe les horreurs de la guerre raciale associée à leurs campagnes ultérieures dans les Balkans et en Union soviétique. Les Allemands séparèrent souvent les prisonniers noirs de leurs camarades blancs, nord-africains ou originaires d'autres colonies, et les soumirent à des mauvais traitements. En de nombreuses occasions, des pri­sonniers noirs furent abattus - parfois plusieurs centaines à la fois. En outre, durant certaines batailles, les Allemands ne firent aucun quartier aux tirailleurs sénégalais, contribuant ainsi à leur taux de pertes très élevé. La plupart de ces incidents se produisirent pendant l'offensive allemande lancée le 5 juin contre les défenses françaises le long de la Somme, et pendant la poursuite des forces françaises en retraite dans les deux semaines et demie qui suivirent. Les exactions contre les prisonniers noirs et les assassinats continuèrent sur le chemin des camps et dans les camps eux-mêmes, même si la situation s'améliora après août 1940, quand des camps permanents furent construits et que l'Allemagne manifesta un intérêt renouvelé pour l'acquisition de colonies africaines.

Revue de presse

La profusion d'ouvrages consacrés chaque année à la seconde guerre mondiale peut avoir un effet déroutant. Face à cette abondance, il est parfois difficile de distinguer les travaux vraiment novateurs. Depuis une quinzaine d'années, l'une des questions les plus débattues par les spécialistes concerne le rôle de la Wehrmacht, en particulier sa participation à des crimes dont on a longtemps dit qu'ils avaient été l'apanage de la SS...
Une saison noire, de Raffael Scheck, aujourd'hui traduit en français, participe de cette relecture démystificatrice de l'histoire de la Wehrmacht. L'auteur revient sur des faits qui, pour être connus, méritaient une monographie : les "massacres" de tirailleurs sénégalais par les soldats allemands lors de l'invasion de la France en 1940...
Ce livre ne saurait donc servir à alimenter une quelconque mise en "concurrence" des victimes de la barbarie nazie. Son intérêt est ailleurs : dans la remise en question de la légende d'une Wehrmacht aux mains propres ; dans la réévaluation, aussi, de la distinction longtemps tenue pour acquise entre une guerre "sale" à l'Est et une guerre supposée plus "convenable" à l'Ouest. (Thomas Wieder - Le Monde du 19 octobre 2007)

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le 23 novembre 2013
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