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United Colors of Crime Broché – 12 janvier 2012

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Extrait

Une bête s'arrête, effarée par cette chose de lumière qui la cloue sur la route en terre. Chaim ne connaît pas le nom des bêtes en anglais mais celui du fric et de la mort oui. Il ralentit, éteint les phares. Les rallume, la bête s'enfuit dans le ciel bleu qui tombe de partout sur la poussière.

Chaim est fatigué. Il a quitté New York lundi, aux premières heures de l'aube, dans la Fleetwood de Bobby. Il l'a abandonnée à Youngstown. Il a marché, pris un taxi et puis un car pour Colombus, un autre pour Indianapolis, Saint Louis, Jefferson. Là, mercredi après-midi, il a acheté six chemises blanches, un rasoir, une brosse à dents, un sac de sport en cuir et toile marron, une Buick Roadmaster 48, noire. Springfield, Oklahoma City, Vernon, Lubbock, Amarillo, Roswell, Hobbs, Eunice, Jal. Pas la ligne droite, c'est la trajectoire de la balle dans le dos. Des zigzags pour brouiller sa trace, mettre mat les échos radar. Quelques arrêts pour les pleins, manger, remplir le thermos de café. Ça lui plaît de conduire, il se sent libre. Il aime l'odeur des moteurs, des habitacles, le tableau de bord, les aiguilles des compteurs, les boutons. Les voitures vivent et meurent comme les hommes.

Toute une journée accablante et maintenant que le soleil baisse sa bannière, il abandonne sur la scène une torpeur hostile, sans promesse d'humidité, sans aucune promesse d'ailleurs. Pas la bonne latitude pour les missionnaires. Le Nouveau-Mexique laissé en arrière, la radio se met à grésiller. Elle ne veut plus capter les signes de la civilisation. Comme lui, Chaim. Il va vers le Mexique, par le cul du Texas pour éviter la foule. Après Monahans, il croise un Indien en costume à carreaux qui court, menotte à la portière d'une Ford rouillée. Le ciel est rouge, écrasant. Chaim a conscience de s'enfoncer dans le corps d'une histoire crépusculaire, un monde dont il ne soupçonnait pas l'existence.

Depuis le Pécos, il roule sur une piste, ça fait une demi-heure. Parfois un cahot vient apporter de la réalité au cheminement de la voiture, ou c'est un chevalet de pompage, un pumpjack (le pétrole partout à flots). Chaim a le sentiment de rouler sur le pont d'un gigantesque porte-avions échoué sur les fonds d'une mer asséchée, engloutie. La lune se débarrasse de son masque de nuages, elle plane au-dessus de la citadelle de pierre qui domine l'horizon et le flanc gauche du plateau.

Sur le mur d'une ruine qui surgit, on a peint : «LA BOMBE SUR TOUS LES RATS ROUGES.» Chaim ne pensait pas que la guerre froide viendrait jusqu'ici. Mais ils ont inventé un nouveau type de conflit. Les nazis sont passés à côté, trop romantiques. Ils ne pouvaient pas imaginer un quelconque équilibre, en rien, et surtout pas dans la terreur. Il consulte la jauge d'essence, freine, recule. Pour s'arrêter à côté de quelque chose, se soustraire au vide. Une étoile filante s'éteint à l'ouest, sans drame, sans discours. La beauté du monde est à la portée de tous. Chaim stoppe. Autrefois quelqu'un s'était accroché là, dans ce désert, sans se demander si c'était absurde.

Revue de presse

Richard Morgiève s'y montre assez impérial. Dans un style sec et magnétique comme le désert texan, il fait le procès d'une Amérique sûre de son bon droit, où la société de consommation transforme les hommes en choses, où un jeune J. F. Kennedy mange dans la main des truands, et où le sort des Indiens rappelle celui fait aux juifs par Hitler. Il parvient, aussi, à dire comment une brute peut découvrir l'amour. Et puisque ce genre de mutation ne se fait pas en un clin d'oeil, il prend le temps qu'il faut pour le raconter. C'est l'avantage du roman sur le cinéma. (Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 5 janvier 2012 )

Cela se lit sans pause. United Colors of Crime est comme un comic strip : des images, des séquences et le plein d'émotions. On sent, on sait même, à quel point pour l'écrire, Richard Morgiève est allé fouiller loin dans l'intime. Il a passé ce qui lui reste de souvenirs de famille, les douloureux et les méchants, ceux qu'il croit connaître, ceux qu'il a inventés, à la grille d'un drôle de loto-fiction. Et ça sonne vrai, dans la narration folle et dans la démesure. Parce que c'est vrai. Ou plutôt parce que c'est sincère. (Xavier Houssin - Le Monde du 26 janvier 2012 )

Richard Morgiève vient de publier son meilleur roman depuis bien longtemps. On y retrouve toutes ses obsessions -la mort, l'absence, la solitude, le sexe...- avec, en plus, enfin, un style halluciné et magnifique qui le hisse au rang des grands écrivains qu'il admire tant...
Morgiève cogne. Fort. Pas un mot de trop. Pas un instant de répit. De l'humour -politesse du désespéré. Des descriptions -une première pour cet écrivain qui n'a jamais cru au naturalisme. Et un final éblouissant. (François Busnel - L'Express, mai 2012 )

Ecrit au couteau, baigné de gravité (étatique, mafieuse ou populacière, la chasse à l'homme), de fraîcheur (celle de l'adolescent sensible aux chromos de l'Amérique des fifties, véhicules, armes, publicités) et servi par un inflexible tempo, plutôt brasse papillon que nage indienne, United Colors of Crime est trempé d'une atmosphère à la Sam Peckinpah, d'images et de coups de poing à la Céline, de mises en abyme à la Duras (eh oui !). Pastiche, hommage à l'Amérique, terre promise des temps modernes, quoique venimeuse ? Sans doute. Mais avant tout, oeuvre aboutie d'un écrivain qui, entre deux véhémences, entre deux déflagrations, entre deux jubilations, paraît parfois "à la limite du muet" -et le muet, dans ses descriptions, c'est le vide du Texas qui sépare la silhouette humaine aperçue à ras de terre du très haut du ciel. En trente ans, pour avoir abattu une trentaine de romans et une poignée d'éditeurs, Richard Morgiève sait mieux que jamais donner à son lecteur la sensation qu'il est vivant. (Philippe Delaroche - Lire, juin 2012 )

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Format: Broché
Tourmenté par une identité altérée, Richard Morgiève met en scène, dans ce roman noir hétéroclite, un "playboy hard-boiled" dénommé Chaim Chlebeck, incarnation fictive de Ryszardz Morgiewicz, oncle de l'écrivain présumé mort lors des batailles du Monte Cassino en 1944.

Utiliser ce prête-nom pour dévoiler l'espace auto-fictionnel d'une vie tisonnée tout en composant une élégie crépusculaire sur les Etats-Unis du début des années 1950, tel est le projet littéraire immersif et hypnotique dans lequel Richard Morgiève convoque son lectorat.

United Colors Of Crime s'inscrit dans la veine des romans âpres, dont l'histoire fragmentée en épisodes sybillins et détonnants, guide un protagoniste vers la reconquête de son étant dans un contexte où la violence protéiforme ne cesse de croître...

Le spectre de la menace criminelle ne se cantonne pas à un monochrome, celui érigé par les organisations mafieuses, mais s'étend, par l'entremise des violences institutionnelles et de la paranoïa étatique, au corps politique états-unien, accablé par l'oppression maccarthyste (le "McCarran Act de 1950 autorisant la création de camps de concentration pour l'enfermement des communistes), les tentations génocidaires à l'endroit des indiens, la corruption, la cupidité de ses habitants, la consomption des esprits face à la banalisation de la violence.

L'intrigue se situant principalement au Texas, un décor de far-west irradié de vapeurs chamaniques s'offre à nous.
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Format: Broché Achat vérifié
Livre étrange, avec de belles pages dans l'univers sec du Texas, où se mêlent des couleurs, des cactus, et des Navajos.
De beaux moments, comme la fuite initiale, la lente guérison du héros dans un ranch perdu, et la fin dynamique chez les mafieux...
Mais que d'étranges réflexions philosophiques, avec des passages curieusement romantiques chez un truand plutôt taciturne, ou des réflexions sur Freud, à la limite de l'anachronisme. Belle écriture.
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Format: Broché Achat vérifié
Livre intéressant, sur fond de racisme des années 1950 anti-indien. Histoire policière où il faut plusieurs pages pour comprendre la trame et l'apprécier. Histoire de violences "gratuites" entre autres et d'amour sans amour. Je n'ai été séduit qu'en partie étant obligé de faire des retours devant les personnages qui apparaissent et disparaissent. Bon moment de détente quand même mais ce livre ne devrait pas rester dans les annales.
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