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Usines Broché – 1 novembre 2007

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Description du produit

Extrait

UNE MODERNITÉ CONQUÉRANTE

Les chroniques établies au siècle dernier se plaisent à rattacher Villeurbanne, par-delà les brisures du temps, à un antique et brillant passé romain, quand toute la Gaule était occupée ou presque. Son nom viendrait des mots latins Villa Urbana. Ainsi l'affirme le livre de J. Perrier édité une première fois en 1905 par l'imprimerie Colombier, sise rue des Maisons-Neuves, et une seconde en 1928 par l'Asso­ciation typographique lyonnaise de la rue Jean-Jaurès à Villeurbanne. À l'origine, des demeures d'agrément édifiées «sur la hauteur de la commune et à l'abri des inondations qui, trop souvent, désolèrent la plaine» auraient donc donné à l'endroit ce nom évoquant un domaine agricole proche de la ville, traduit en français par le pléonasme «Ville Urbaine» et devenu Villeurbanne par lente corruption du son. Une brochure plus ancienne rédigée et publiée sous le Second Empire par un certain Théodore Ogier, faisant oeuvre de géographe autant que d'agréable littérateur, formulait une hypothèse nettement distincte : «Elle portait dans la langue gallo-celtique le nom de Cusset, qui signifie lieu retiré, lieu caché. Son unique titre à l'intérêt des antiquaires est d'avoir été le lieu où passait la Via Urbana ou Via Bert, et d'avoir contenu peut-être quelques hôtelleries destinées à servir de halte aux voyageurs, et même à ces caravanes que formaient les Celto-Gaulois, soit pour aller cueillir le gui sacré, soit pour aller vénérer les pierres dolmens, menhirs ou autres, telles que celle dont nous avons parlé dans notre aperçu, et que le vulgaire désigne sous la dénomination de pierre frite.» Mais assez justement, revenu à des propos assurés, le géographe soulignait la vanité de ces mythologies : «Bien que Villeurbanne soit d'une haute antiquité, son passé se confond avec les événements qui appartiennent à la grande cité, et il ne s'y trouve aucun monument qui puisse servir de guide dans la recherche des scènes politiques dont cette localité a pu être le théâtre.» - «Voilà, selon nos impressions, la biographie exacte de Villeurbanne». Et il ajoutait avec raison, embrassant l'ensemble de son développement : «C'est aussi celle de bien des villes.»
Avant d'être écrivain à compte d'auteur, Théodore Ogier avait été candidat malheureux à la députation, en 1848, suite à la révolution qui renversa Louis-Philippe, le roi bourgeois, et porta en Europe les idées de liberté et de droit au travail. C'est alors que fut planté solennellement, pour l'édification des générations futures, un arbre de la Liberté sur la place des Maisons-Neuves et que le Conseil municipal décida, en harmonie avec l'air du temps, d'ouvrir des ateliers, d'offrir de travaux d'intérêt public pour les ouvriers en chômage, destinés notamment à l'assainissement des marécages. Villeurbanne, à cette époque, entrait à peine dans les transformations qui allaient fonder son essor. Elle n'était connue que pour ses bandits et ses militaires, regroupés au Grand-Camp. Contre un franc, avant cette révolution qui vit la troupe tirer sur le peuple et le peuple défaire la troupe, l'on pouvait acheter, place du Change à Lyon et chez tous les libraires, un Guide du Camp de Villeurbanne qui s'ouvrait ainsi : «Le Camp de Lyon est formé en avant du village de Villeurbanne, à cheval sur la route de Lyon à Crémieu, à 300 mètres en deçà des maisons appelées Coupe-Gorge, appuyant sa gauche au marais de Villeurbanne, et sa droite vers les hauteurs de Bron.»

Présentation de l'éditeur

«Usines retrace l'aventure industrielle prodigieuse qui, durant plus d'un siècle, a façonné la ville. Des toits en dents de scie, de hautes cheminées fuselées crachant leurs noires fumées, de modestes maisons posées dans des rues incertaines dessinaient le paysage. Ateliers minuscules et fabriques gigantesques s'imbriquaient alors pour faire de Villeurbanne le coeur productif de l'agglomération.
Des campagnes environnantes ou de lointains pays affluèrent hommes et femmes en quête de travail. Italiens du Piémont et du Frosinone, Espagnols de Carthagène et de Murcia, Algériens de Kabylie, Russes, Arméniens, Polonais se côtoyaient autour de machines bruyantes d'où sortaient mille produits. Et ces gens si différents se construisirent une histoire commune, dans les peines ou les joies du quotidien et les grandes heures de l'histoire.
La lente conquête d'un mieux être, l'élan des espérances sociales, l'ère des trente glorieuses et l'effacement de l'univers des usines écrivent une grande saga, celle de toutes les vies de la banlieue ouvrière.»

Philippe Videlier est historien au CNRS.

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1 août 2010
Format: Broché

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