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L' Utilité de l'inutile: Manifeste. Suivi d'un essai d'Abraham Flexner Broché – 1 octobre 2016

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Extrait

Abraham Flexner, incipit du traité De l'utilité du savoir inutile, 1939
« N’est-il pas curieux que, dans un monde pétri de haines insensées qui menacent la civilisation elle-même, des hommes et des femmes de tout âge, s’arrachant en partie ou totalement au furieux tumulte de la vie quotidienne, choisissent de cultiver la beauté, d’accroître le savoir, de soigner les maladies et d’apaiser les souffrances, comme si, au même moment, des fanatiques ne se vouaient pas au contraire à répandre la douleur, la laideur et la souffrance ? Le monde a toujours été un lieu de misère et de confusion : or les poètes, les artistes et les scientifiques ignorent les facteurs qui auraient sur eux, s’ils y prenaient garde, un effet paralysant. D’un point de vue pratique, la vie intellectuelle et spirituelle est, en surface, une forme d’activité inutile, que les hommes apprécient parce qu’ils y trouvent plus de satisfactions qu’ils n’en peuvent obtenir ailleurs. On se demandera ici dans quelle mesure la poursuite de ces satisfactions inutiles s’avère en réalité, contre toute attente, la source dont procède une utilité insoupçonnée. »


Eugène Ionesco, cité par N. Ordine :
"Regardez les gens courir affairés, dans les rues. Ils ne regardent ni à droite, ni à gauche, l'air préoccupé, les yeux fixés à terre, comme des chiens. Ils foncent tout droit, mais toujours sans regarder devant eux, car il font le trajet, connu à l'avance, machinalement. Dans toutes les grandes villes du monde c'est pareil. L'homme moderne, universel, c'est l'homme pressé, il n'a pas le temps, il est prisonnier de la nécessité, il ne comprend pas qu'une chose puisse ne pas être utile; il ne comprend pas non plus que, dans le fond, c'est l'utile qui peut être un poids inutile, accablant. Si on ne comprend pas l'utilité de l'inutile, l'inutilité de l'utile, on ne comprends pas l'art; et un pays où l'on ne comprend pas l'art est un pays d'esclaves et de robots, un pays de gens malheureux, de gens qui ne rient pas ni ne sourient, un pays sans esprit; où il n'y a pas l'humour, où il n'y a pas le rire, il y a la colère et la haine."


Okakura Kakuzô, Livre du thé (1906), cité par N. Ordine :
"En offrant la première guirlande de fleurs à sa compagne, l'homme primitif a transcendé la brute. Par ce geste qui l'élevait au-dessus des nécessités grossières de la nature, il est devenu humain. En percevant l'usage subtil de l'inutile, il est entré dans le royaume de l'art."


Leon Battista Alberti (1404-1472), Avantages et inconvénients des lettres, cité par N. Ordine :
"La pauvreté, l'hostilité, les injustices, et non des moindres, comme le savent pas mal de gens, que j'ai subies au moment même d'achever mes études, j'y ai fait face avec courage et résolution rien que par amour des lettres, et par reconnaissance pour elles. Et je n'ai pas fait cela par plaisir, pas plus que pour l'argent, comme le passage des livres aux affaires me l'aurait permis, si je l'avais voulu [...]. Que l'esprit des lettrés soit enflammé d'un désir qui ne se tourne pas vers les richesses et l'argent, mais vers la sagesse."


Italo Calvino, Les Villes invisibles, cité par N. Ordine :
"L'enfer des vivants n'est pas chose à venir; s'il y en a un, c'est celui qui est déjà là, l'enfer que nous habitons tous les jours, que nous formons d'être ensemble. Il y a deux façons de ne pas souffrir. La première réussit aisément à la plupart: accepter l'enfer, en devenir une part au point de ne plus le voir. La seconde est risquée et elle demande une attention, un apprentissage continuels: chercher, et savoir reconnaître qui et quoi, au milieu de l'enfer, n'est pas l'enfer; et le faire durer, et lui faire place."


Hippocrate, citant Démocrite, Sur le rire et la folie, cité par N. Ordine :
« Je ris d’un unique objet, l’homme plein de déraison, vide d’œuvres droites […], poussé par ses désirs immodérés à s’aventurer jusqu’aux limites de la terre et dans ses immenses cavités, fondant l’argent et l’or, ne cessant jamais d’en acquérir, se démenant toujours pour en posséder davantage afin de ne pas déchoir. Et il n’éprouve aucun remords à se déclarer heureux, lui qui fait creuser à pleines mains les profondeurs de la terre par des captifs enchaînés, dont les uns périssent sous les éboulements d’un terrain friable, tandis qu’interminablement soumis à cette contrainte, les autres survivent dans le châtiment comme dans une patrie. On va chercher l’or et l’argent, on examine les traces de poussière et de raclures, on entasse ici le sable qu’on avait extrait de là, on ouvre les veines de la terre, on fend les mottes pour s’enrichir ; de notre terre maternelle, on fait une terre ennemie ; elle qui reste toujours la même, on la foule aux pieds. »

Revue de presse

Je viens de découvrir un petit livre merveilleux dont il vous faut absolument jouir et que vous devriez offrir à tous vos amis. L'Italien Nuccio Ordine publie aux Belles Lettres dans un format qui tient dans une poche un volume indispensable qui sera le bréviaire de tous ceux qui entendent résister à la tyrannie du marche à l'idéologie de l' utilité, à la domination du profit. --Lire - François Busnel

... il est imprudent de vivre sans avoir l'inutile en tête, car ce n'est pas vivre vraiment. La culture convoquée par Nuccio Ordine nous le rappelle. --Marianne

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Par Latour07 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 1000 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 27 avril 2013
Format: Broché Achat vérifié
"(...) c'est probablement sur une telle 'simplicité' uniquement motivée par une joie authentique et éloignée de toute aspiration au profit, que repose la créativité qui donne naissance à ce que nous appelons la littérature : cet acte gratuit, dénué de toute fonction précise, échappant à toute logique commerciale et donc inutile parce que non monnayable, et pourtant absolument nécessaire pour exprimer, du simple fait de son existence, des valeurs qui puissent concurrencer la suprématie des lois du marché et de la rentabilité" - p.10

L'auteur, Nuccio Ordine, italien, est visiting professor dans diverses universités européennes (ENS, EHESS, Sorbonne, Warburg Institute- Londres, ...) et passionné de littérature.

Il n'est pas vrai, comme le démontre George Orwell dans son insistance - valorisée par Jean-Claude Michéa Le complexe d'Orphée : La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès- à promouvoir la common decency, que seul l'acte utile, monnayable, marchand, créateur de profits est utile. Au regard de l'utilité affirmée de l'ordre marchand, ce qui ne contribue pas directement à la création de valeurs échangeables contre monnaie, n'est créateur d'aucune valeur. Imposture que ce diktat qui annihile la force de création de la valeur intellectuelle, culturelle, du don.
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Format: Broché Achat vérifié
Voilà un livre qui fait plaisir et qui fait chaud au coeur ! Oui, les lettres et les sciences humaines sont nécessaires dans la formation pleine et entière de l'individu. Oui, bien sûr, le domaine du négoce ne saurait être le tout d'une vie humaine. Tout cela est fort bien écrit, avec en prime une érudition de haut vol (à la George Steiner) mais in fine le livre n'ouvre quasiment que des portes largement ouvertes.
Ceci dit, le livre est plaisant malgré un certain manque d'ambitions (quels sont par exemple les frontières entre "l'utile" et "l'inutile" ? "L'inutile", qu'est-ce, en-dehors de la littérature et des sciences humaines ? Quel est alors le statut du luxe ? Question à laquelle je m'attendais à ce que l'auteur l'affronte aussi).
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Format: Broché Achat vérifié
Incontournable.
Une gifle pour tout ceux qui croient que la culture n'est que futilité. Que seul l'argent et ce qui est rentable comptent. Comme si nous n'étions que de pauvres esclaves de l'obsession du chiffre, de la course du temps: toujours plus vite... Beaucoup disent, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Certes. Mais pour quoi faire?? Se taper le métro, le boulot, et consommer ou vomir cet excès de routine, cette vie monotone et répétitive. Du chiffre, du chiffre, du chiffre, que leur putain de chiffre!
Eh ben non, Nuccio Ordine nous montre l'Utilité de l'Inutile, cette suspension du temps pour admirer le beau, le farniente, ce que Hermann Hesse faisait dans son éloge à l'oisiveté. Certains diront qu'elle est mère de tous les vices; mais si la littérature, l'art musical, pictural, et toutes les autres formes d'arts sont un vice, alors que l'ont s'y laisse aller doucement, qu'est-ce que c'est bon.
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Format: Broché Achat vérifié
enfin quelqu'un qui ose écrire que les jeunes de maintenant oublient que sans tout ce qui s'est passé avant eux ils ne seraient pas là. La culture commence chez les anciens, l'université doit redevenir une source de connaissances générales, le respect doit se recréer, les autres doivent être écoutés...

bravo

j'ai déjà acheté une dizaine d'exemplaires que je distribue volontiers
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Format: Broché Achat vérifié
convaincu de l'utilité de l'inutile ça fait du bien de se trouver conforter par de belles références...car dans ce monde on finirait par douter de ses propres convictions les plus profondes!!! Merci.
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Format: Poche
Un essai essentiel et utile sur un sujet plus que jamais d’actualité, les objets, le profit, le mercantilisme à outrance, la choséification de tout. Est-il possible de vivre heureux sans profit, sans désir de gain, sans monnayer ? La réponse à l’issue de l’essai est assûrement oui, il est même nécessaire de ne rien faire, de ne pas être dépendant des objets, de l’argent, être libre tout simplement.

J’ai aimé les nombreuses références aux philosophes, aux grands penseurs, aux poètes qui aident à donner un plan, un ordre et des exemples plus concrets au propos de l’auteur. Découpé en 47 rubriques ce court essai nous interroge sur la place qu’ont les objets et l’argent dans nos vies, sur l’aliénation qui en découle. Mais aussi, sur la place et la nécessité de l’inutile dans l’art, dans la vie et la construction de l’humain. C’est un manifeste qu’il faut mettre entre toutes les mains et qui n’est pas rébarbatif. J’ai bien aimé le chapitre sur la possession et le sentiment illusoire de bonheur qu’elle procure, car cela reflète totalement ce que je pense. Les conséquences désastreuses du principe de profit au monde de l’enseignement et de la recherche scientifique sont passées au crible. Je ne peux qu’être d’accord avec l’auteur qui nous alerte sur le fait que le budget pour l’éducation et les arts est toujours plus bas au moment même où on aurait besoin qu’il soit revu à la hausse. Je suis intimement convaincue que nous trouverons notre salut dans l’éducation et dans l’ouverture vers l’autre et donc la culture.
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