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le 20 janvier 2013
Un excellent enregistrement à tous les points de vue:comme d'habitude,Domingo se montre un très bon musicien doublé d'un chanteur efficace. Rosalind Plowright nous donne une Leonora tout-à-fait dans son rôle et avec une voix superbe (nul ne peut dire avec une telle douceur son "Tacea la notte placida" de la première partie). Brigitte Fassbaender est une Azucena vraie ,émouvante,désespérée...La seule petite réserve , à mon sens,serait pour regretter une certaine lenteur de Giulini dans quelques passages, mais ce n'est pas grave au regard de l'excellence de l'ensemble,et,de plus, la prise de son est confortable.

Je me permets de mettre en garde les auditeurs éventuels contre les âneries débitées par un certain Cabourg (encore un soit disant musicologue incompétent) dans le "Guide des opéras de Verdi" chez Fayard ;la "surdité musicale " de ce genre d'individus est rédhibitoire.
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Ce Trouvère enregistré en 1984 a de quoi captiver ceux qui aiment cet opéra et en possèdent déjà d'autres versions.

Tout d'abord, la direction de C.M. Giulini, qui, assez souvent, et comme cela a déjà été souligné, surprend par une lenteur inhabituelle. Mais sans altérer en quoi que ce soit l'ardeur des sentiments ou l'urgence des situations, la direction de Giulini contribue à créer une ambiance envoûtante, une atmosphère qui sied particulièrement bien au climat nocturne, intensément passionné et poétique de l'opéra.
Giulini laisse le chant s'épanouir et se dérouler amplement, tandis que le sentiment n'en paraît que plus intense, plus intériorisé.
L'orchestre (Académie Sainte Cécile de Rome) révèle timbres et couleurs comme rarement, et soutient l'attention de manière captivante. L'excellence et la clarté de la prise de son renforcent cette impression.
Rosalind Plowright, cantatrice britannique qui, hélas, a bien peu connu les honneurs du disque, possède une voix au timbre somptueux, gagnant dans le grave et le médium ce qu'elle perd très légèrement d'aisance dans le registre aigu, peut-être un peu moins souple, rond et aérien que chez d'autres interprètes de Leonora. Mais le compte y est en ce qui concerne la beauté du chant et de l'incarnation, totalement convaincante, alliance parfaite de noblesse et d'ardeur, avec cet abandon extatique et cette flamme que l'on aime trouver chez les interprètes du rôle.
On retrouve plénitude du timbre et art du chant chez Giorgio Zancanaro (Luna), parfait exemple de 'baryton Verdi', rompu aux exigences du bel canto et dont les aigus sont particulièrement brillants. Comme R. Plowright, il n'a peut-être pas eu au disque les honneurs qu'il méritait. Aucune scorie vériste ne vient gâcher un chant magnifique, élégant et expressif, qui a de quoi combler tout amateur de beau chant dans ces rôles verdiens.
Domingo est un Manrico maintes fois célébré, que ce soit au disque ou à la scène. Cet enregistrement de 1984 nous le montre au sommet de son art, lui aussi réunissant, comme peu d'interprètes, adéquation des moyens vocaux, art du chant, et un pouvoir de conviction dans l'incarnation hors du commun.
Face à ces partenaires à la fois brillants vocalement, sobres et justes dans l'expression, B.Fassbaender, dont les qualités vocales sont indéniables, parait un peu moins convaincante, voix un peu claire, ayant parfois tendance à légèrement forcer le trait dans son interprétation de la Gitane. Mais rien de rédhibitoire toutefois, et il ne s'agit là bien entendu que d'une impression toute personnelle...

Cette version ravira les amoureux de l'oeuvre et prendra place parmi les nombreuses versions tout aussi indispensables du Trouvère, les différentes versions Karajan, celles de Mehta, Cellini (Björling, Milanov, Warren), Serafin, pour ne parler que des versions CD. Cette place se justifie tant par l'intérêt de sa direction d'orchestre que par la qualité de sa distribution vocale.
1212 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 août 2015
Automne 1984. Je me rappelle l'attente et la curiosité suscitées par la sortie de cet enregistrement (une intégrale d'opéra par Giulini était toujours un événement), les réactions pour le moins contrastées de la presse spécialisée (et je ne parle pas que des publications francophones). Je me rappelle aussi combien son écoute m'avait séduit (j'avais dix-huit ans). Cet enregistrement ne m'a jamais quitté depuis, il fait partie de ma vie depuis plus de trente ans, j'y reviens toujours, je pense qu'il s'agit de mon "Trouvère" préféré, même si je ne saurais me passer de la version de Mehta, ni de celle de Serafin, ni du légendaire "live" de Salzbourg en 1962, sous la direction de Karajan, avec son fabuleux quatuor de monstres sacrés.
Si j'ai tant tardé à le commenter ici, c'est peut-être que les raisons pour lesquelles je l'aime tant échappent à l'analyse, il faut laisser aux émotions leur part de mystère, on ne sait jamais vraiment dans quoi elles s'enracinent.
Mais bon, cet été 2015 ayant été marqué par une épidémie de "trovatorevirus" qui a atteint mes amies amazonautes comme moi-même, je me décide finalement à prendre ma plume, histoire d'être "dans le mouvement", d'autant plus que l'épidémie risque d'être ravivée en janvier-février prochain, du côté de la Bastille, en raison d'un plateau particulièrement "hot".
Si cet enregistrement l'emporte à mon avis (d'une TRÈS courte tête) sur les autres que j'ai cités, c'est au maestro avant tout que le mérite en revient me semble-t-il, et ce pour plusieurs raisons.
D'abord, j'avoue aimer à la folie cette direction si ténébreuse et méditative, ce climat de moiteur nocturne tellement espagnol et follement romantique, cette lenteur inusitée qui donne aux cabalettes une sorte de violence hallucinée. Oui, à mon sens la plus belle direction du "Trouvère" sur disques. Ce qui est aussi vraisemblablement en partie dû au parti qu'a pris le maestro d'opter pour un respect absolu des indications dynamiques et métronomiques du compositeur.
Il faut également tresser des lauriers à l'orchestre et aux choeurs de l'Accademia Santa Cecilia de Rome : magnifique fermeté de la pâte orchestrale, incroyable précision des pupitres comme du chœur (on comprend chaque mot !), volupté des cordes et des bois, scintillant des cuivres, cette perfection idiomatique doit sans doute beaucoup au travail du maestro et de son assistant Roberto Benaglio, dont on sait qu'ils ne concevaient pas une telle réalisation discographique sans un long et minutieux travail de préparation en amont des séances d'enregistrement, et c'est peu dire que cela a porté ses fruits, tant le résultat final est "plus" que la somme de ses parties.
Le travail de préparation avec les chanteurs solistes se fait également sentir, c'est le moins que l'on puisse dire, car quels que soient leurs - grands - mérites intrinsèques respectifs, on les a rarement entendu chanter mieux qu'ici.
Le Manrico de Plácido Domingo n'était pas une nouveauté, on le connaissait déjà - superbe - dans l'enregistrement de Mehta réalisé quinze ans auparavant. Il réussit ici l'exploit de se surpasser, avec un chant magnifiquement contrôlé, un phrasé toujours irréprochablement musical, un timbre de bronze correspondant idéalement au rôle. Ecoutez son fantastique "Mal reggendo", son magnifique "Ah si ben mio" et les choses sont claires : il s'agit là indiscutablement d'une des plus belles prestations de son efflorescente discographie.
Rosalind Plowright était en revanche une nouvelle venue au disque, et sa Leonora fut une très belle surprise (que les années suivantes n'ont malheureusement pas confirmée, mais ceci est une autre histoire). J'ai un amour infini pour les deux grands airs de Leonora, et je les ai rarement entendus aussi merveilleusement phrasés que par la soprano anglaise (le travail de préparation avec MM Giulini et Benaglio y est sans doute pour beaucoup). Que de nuances, de beaux clairs-obscurs dans ce chant aux reflets moirés ! Et ce timbre ambré qui fait merveille dans les longues phrases de l'héroïne. Chantée avec autant de musicalité que de sensibilité, cette Leonora douce et mélancolique, d'une féminité si frémissante, est une des plus belles de la discographie. On ne trouvera guère à lui reprocher qu'un resserrement de l'émission dans l'aigu, qui nous vaut quelques tensions çà et là, ce qui me paraît bien négligeable en regard des beautés de cette interprétation.
Alors certes, je continue à considérer Leontyne Price comme la plus grande interprète du rôle, mais à tout bien comparer critère par critère, il me semble que la supériorité de cette dernière sur sa collègue anglaise ne tient guère qu'à la facilité et à la plénitude de son registre supérieur. Pour le reste, je trouve que Mme Plowright n'a rien à lui envier.
Bien qu'elle ait été Amneris et Eboli à la scène, Brigitte Fassbaender était tout de même inattendue en Azucena. Ceux qui ont vu en dvd son Orlovsky (à Vienne), son Octavian (à Munich), sa Fricka (le film de Karajan) savent quelle immense artiste elle est. Elle l'est également ici : voix de lave incandescente et engagement total, cette Azucena est pour moi la plus excitante de la discographie (et la meilleure avec la Cossotto de la version Mehta). La grande mezzo allemande a beau être ici hors de son territoire d'élection, elle n'en livre pas moins une performance qui a toute mon admiration. Son face-à-face avec Domingo ("Mal reggendo" à nouveau) est un des moments les plus électrisants de toute la discographie verdienne.
On descend de plusieurs crans avec le Luna de Giorgio Zancanaro, raide et antipathique à souhait (ce qui correspond assez à son rôle de méchant), mais le timbre n'est pas vilain, la ligne bien surveillée et la diction impeccable. Au total un Luna très correct, mais à mes oreilles loin de valoir Bastianini ou Milnes.
Enfin, Dieu sait si Evgeny Nesterenko a rarement suscité mon enthousiasme, ce qui ne m'empêche pas de trouver impeccable le Ferrando qu'il nous propose ici.
J'en ai déjà évoqué quelques-uns, mais je ne conclurai pas avant d'évoquer d'autres moments exceptionnellement réussis : un "D'amor sull'ali rosee" d'une beauté ineffable, un finale de l'acte II enivrant de perfection rythmique et de beauté des timbres (vocaux et orchestraux !), il s'agit d'un des moments de l'opéra que je préfère, tant le génie de Verdi y éclate sous sa forme la plus suprême, comme dans le "Sangue a me" de Macbeth ou la fugue finale de "Falstaff".
Au total une exceptionnelle réussite artistique d'ensemble, dont aucune discothèque verdienne sérieuse ne saurait se passer.
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le 26 juillet 2015
Une version qui nous permet d 'apprécier le talent de Carlo Maria Giulini , d 'un raffinement et d 'une élégance qui nous fait redécouvrir la partition , explore ses richesses , rendant géniaux les passages les plus routinier sous d 'autres baguettes . La distribution vocale est solide mais pas exceptionnelle . On peut souligner la qualité de Domingo , qui ne fait cependant pas oublier Del Monaco , voir de Fassbaender pourtant un peu en dehors de ses rôles habituels mais j 'émet les plus grande réserves sur Mme Plowright qui , avec certes de très beaux passages , a beaucoup d 'insuffisances comparée à la concurrence des Caballé , Callas , Milanov et autre Tebaldi , ce qui empêche la 5 ème étoile .
On se régale néanmoins tout du long grâce au génie de Giulini
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le 30 janvier 2016
Il y a eu pas mal de débats à sa parution, en 1984. Nous étions à la fin des grandes intégrales « studio » au disque, et ne le savions pas encore, ce qui amenait certains à faire la fine bouche. Passons sur l’histoire, l’une des plus « abracadabrantesques » de tous les opéras (on n’a pas toujours Shakespeare, Beaumarchais, Goethe, Schiller, Pouchkine ou Hofmannsthal comme sources). Heureusement que la musique de Verdi y supplée.
A la réécoute, cette version a pourtant bien des qualités, et d’abord aucun point faible.
Par ordre d’entrée en, scène : le Ferrando de Nesterenko est presque trop beau : voix royale pour ce vieux guerrier.
La Leonora de Rosalind Plowright n’a pas grand-chose pour retenir l’attention : ni timbre, ni caractérisation particulières, c’est très bien chanté, avec une voix très pure, mais je n’ai jamais eu « le grand frisson » : est-ce dû au studio ? (à comparer avec sa video avec Giovaninetti et Zancanaro, en 1988). Il faut dire que les tempos lents de Giulini ne lui facilitent pas la tâche.
Giorgio Zancanaro a été un excellent baryton Verdi, peut-être le meilleur de son temps, il s’appuyait sur cette voix et ce chant parfaits et du coup son comte de Luna manque un peu de caractérisation : j’en ai connu d’aussi nobles et malheureux, mais plus méchants.
Domingo, qui a su tout faire, et bien faire, a été évidemment un bon Manrico, il l’a enregistré plusieurs fois, en studio ou en live, pour le disque ou la vidéo. Ici, c’est un peu tard, mais il fait encore mieux que la plupart de ceux que l’on a entendus depuis.
La grande mezzo allemande Brigitte Fassbaender, géniale dans les rôles allemands un peu moins lourds, présente une bohémienne moins grandiose que la plupart de ses consœurs, et c’est aussi bien.
La direction de Giulini, à la tête des chœurs et de l’orchestre de la Santa Cecilia de Rome, habitué des enregistrements d’opéras, est ample, voire lente, mais la musique « respire » et nous en goûtons chaque mesure. Quelle musique merveilleuse ! Entre Rigoletto et la Traviata, quelle trilogie !
La prise de son est parfaite (les enclumes en stéreo !).
En conclusion : on peut ergoter sur chaque composante, n’empêche que l’assemblage final est bon, et même parmi les meilleurs (Callas-Karajan, Price-Karajan, Price-Mehta, Kabaivanska-Karajan). Au prix des CD d’occasion, ne pas passer à côté ! (comme à peu tout ce qu’a fait Giulini).
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Les commentaires qui précèdent le mien à propos de cette version du Trouvère que je (re)découvre bien tardivement après un trop long oubli en disent l'essentiel et ils le disent fort bien, c'est pourquoi leurs auteurs voudront bien comprendre que je m'en fasse l'écho par allusions qui ne les désignent pas nommément mais sans mystère cependant.
De propos délibéré, j'ai attendu d'avoir écouté et réécouté le coffret fraîchement commandé grâce à un très heureux échange ici avant de consulter la prose critique commise par Monsieur Jean Cabourg dans le "guide des opéras de Verdi" et dans le numéro de l'Avant Scène Opéra consacré au Trouvère (quasiment la même, avec quelques variantes).
Alors que j'étais encore sous l'empire d'une impression musicale puissante et aux multiples ricochets, cette consultation m'a fait rire !
Sérieusement, comment peut-on se fourvoyer à ce point-là quand on est tout sauf ignorant et incompétent en matière d'art lyrique ?
Oui, je sais, il y a bien des explications, quelques unes rationnelles mais la plupart irrationnelles en ce qu'elles relèvent de la psychanalyse, et nous ne sommes pas ici pour faire s'allonger un musicologue atteint par le syndrome de la grenouille (qui veut, etc.) sur le divan du maïeuticien, alors le seul intérêt de se référer à ses écrits est d'y trouver quelques pistes de réflexion sur le "cas" que constitue cette version exceptionnelle mais mal aimée du Trouvère dans une discographie aussi riche qu'hétéroclite.
La conclusion de Monsieur Jean Cabourg dans la revue Avant Scène Opéra :
"La presse italienne se montrera très hostile à cet enregistrement au moment de sa publication. Nous faisons nôtres ses griefs". (Un "Nous" royal, naturellement...).
Et puis, à propos de la direction de Carlo Maria Giulini et de sa conception d'ensemble de l'œuvre :
"L'Espagne qu'on nous présente ignore le rouge et l'or pour s'envelopper dans un camaïeu d'ocre, parfaitement concevable ici et bien dans la manière du grand chef italien. Adoptant comme toujours des tempi lents, ce dernier s'attache à retrouver, par-delà les rafales toscaniniennes, une profondeur de champ et de chant plus proche de l'esprit d'un Requiem sans "Dies irae" que de l'exacerbation du melodramma (...). Cette lenteur et ce statisme supposent que (...)". (Etc. : la suite, sans surprise, est restrictive à propos de la capacité de l'orchestre et du quatuor vocal à se mettre au niveau de l'ambition du chef).
Et encore :
"(...) C'est avec les chanteurs que le manque de pertinence de ce Trouvère s'avère le plus gênant. Brigitte Fassbaender et Rosalind Plowright découvrent ce répertoire et ont été choisies en fonction de cette innocence, exempte des stéréotypes de la routine (...)".
Deux "voyageuses sans bagage verdien"...
Bien, nous tenons là, sans que Monsieur Jean Cabourg l'ait vraiment voulu, mais merci quand même !!!, trois pistes de réflexion.
Si la presse italienne s'est montrée très hostile à cet enregistrement de 1984, cela ne saurait être neutre.
Un Trouvère non reconnu sur la terre du Risorgimento dont il devint l'un des étendards avec le célébrissime "Di quella pira" mué en chant patriotique "in vivo" quand il fut entonné par Manrico sous la botte autrichienne ?
C'est donc que quelque chose ne va pas car il ne peut être de bon Trouvère qui ne soit adoubé "chez lui"...
Les tempi lents (pas toujours !) de Carlo Maria Giulini : que signifient-ils au juste ?
Parmi les commentateurs qui me précèdent, il en est, je le sais, qui "ont la partition sous les yeux" : alors, que nous dit Giuseppe Verdi, puisque c'est lui qui commande ?
De mes maigres et flous souvenirs d'étude du solfège ravivés par la science d'une chère amie musicienne, je retiens que pour une même mesure, un tempo peut être plus ou moins rapide ou lent suivant les indications du compositeur.
Et il est notoire que Giuseppe Verdi couvrait ses partitions d'indications, tant pour l'orchestre que pour les chanteurs.
Alors, qu'a-t-il prescrit ?
Si Carlo Mario Giulini a opté pour un respect absolu des indications dynamiques et métronomiques du compositeur, n'avait-il pas raison ?
"L'innocence" des cantatrices respectivement anglaise (Leonora) et allemande (Azucena) dans ce répertoire on ne peut plus italien, et ainsi exemptes des "stéréotypes de la routine", serait-ce un défaut ou plus exactement un atout ?
Dans une recherche de l'épure et de l'intégrité dont on comprend qu'elle fut celle de Carlo Maria Giulini, sans les scories ni les débris issus d'une tradition peu ou prou dévoyée et grimée par une transmission quasiment héréditaire des fautes de goût racoleuses, le choix de deux cantatrices issues d'une haute école du chant, celle de la rigueur et de la rectitude, participe de cette conception d'ensemble qui serait donc celle de la justesse et de la véracité.
En résumé, ce n'est pas parce que la presse italienne de 1984, décontenancée, comprenons-le, fut hostile à ce Trouvère, qu'il n'est pas aimable...
Et maintenant, renvoyant Monsieur Jean Cabourg à son divan de musicologue atteint par le syndrome de la grenouille qui (etc.), je vais dire quelques mots de mes impressions toutes personnelles de lyricomane "sans papiers" et atteinte par le trovatorevirus...
J'adore cette version !!!
Oui, je sais, on n'adore que Dieu... mais ce mot excessif me vient comme une chiquenaude sur la joue de Monsieur Jean Cabourg, frappé de surdité musicale en effet...
En regard de toutes les versions que je possède, des plus grandes et que celle-ci ne saurait me faire renier, je dois à Carlo Maria Giulini un voyage captivant et frôlant l'onirique dans une magie sonore faite de mystère et de sortilèges, grâce précisément à ses tempi lents architecturant le drame et le nimbant de lumières fauves, tout en donnant une puissance décuplée à ses accélérations d'autant plus saisissantes qu'elles rompent un mouvement apparemment alangui.
Quant aux voix de ces dames "innocentes", je les ai trouvées splendides, et d'une telle tenue, hors toute comparaison dénuée de sens avec des dames peut-être plus idiomatiques mais moins "innocentes" : ces dames n'ont pas les mêmes racines, ce qui ne veut pas dire que les "étrangères" ne soient pas capables de s'approprier l'âme de ce qu'elles chantent.
Le Manrico de Placido Domingo ? il est rien de moins que digne de son meilleur, foin des vétilleuses critiques, parce que "le diable est dans les détails".
C'est avec le Luna de Giorgio Zancanaro que je conclurai parce que c'est à son propos seulement que je rejoins entièrement l'avis de notre musicologue allongé... un magnifique "baryton Verdi", ainsi que d'autres rôles le disent (il a été un grandiose Germont père dans La Traviata), pour la beauté de la voix et de la diction, la noblesse du ton et la brutalité admirablement maîtrisée du rôle.
Au total, une version du Trouvère à connaître absolument, et à plus forte raison quand on connaît toutes celles qui règnent dans la discographie (Karajan, Serafin, Mehta, etc.), elle est peut-être atypique mais pourquoi pas la plus juste ? Ce n'est pas forcément contradictoire...
Ah si seulement Giuseppe Verdi était là pour nous dire ce qu'il en pense !
:-)
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le 13 mars 2016
La qualité musicale de la version numérique est lamentable et ne correspond pas à la version CD ! De plus le livret qui accompagne le CD n'est pas en français . Je suis déçue de cette qualité approximative sur ce qui faisait pour moi des arguments pour acheter chez Amazon.
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le 24 septembre 2015
Ce n'est pas le meilleur TROUVERE que j'ai pu entendre en CD mais il appartient tout de meme aux meilleurs energistrements. D'abord c'est sous la baguette de C. M. GIULINI que se déroule l'opéra avec un orchestre et des chœurs tres maitrisés. Cela sonne clair et avec douceur quand il le faut. En suite on trouve quatre magnifiques interpretes que je classerai ainsi : R. PLOWRIGHT que l'on n'entend pas souvent dans cet opéra et pourtant elle est totalement dans son role ;puis P.DOMINGO qui rayonne encore plus qu'en 1970 avec L.PRICE (elle devait l'impressionner...) ;ensuite G .ZANCANARO dont la voix barytonnante est particulière mais qui habite toujours tres bien ses personnages; enfin le légendaire et magnifique E. NESTERENKO qui dans le role de Ferrando supplante tous les autres prétendants que j'ai entendus .Pour moi le point le plus faible est B. FASSBAENDER dont les intonations ne sont pas assez marquées ,cela découlant de ses origines non latines. Il me semble que pour les opéras Verdiens il faut des interpretes sinon latins en tout cas méditerranéens pour bien chanter ces airs...En conclusion la version de GIULINI est inestimable meme si elle ne rassemble pas les meilleurs chanteurs qui s'y sont produits.
.
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le 1 avril 2014
Je possède ce coffret depuis au moins 15 ans et je suis fort étonné qu'il ne fasse jusqu'à maintenant l'objet que d'un seul commentaire, heureusement fort élogieux.
Il est bien connu que pour prétendre présenter cette œuvre à un public de connaisseurs, il faut être en mesure de tenir la gageure de réunir ni plus ni moins que la meilleure soprano, la meilleure mezzo, le meilleur ténor et le meilleur bariton-basse. Ici le pari a été, à mon sens, largement tenu : Les réputations de Domingo et Zancanaro ne sont pas usurpées. Brigitte Fassbänder soutient avec maestria un rôle extrêmement exigeant. Quant à Rosalind Plowright elle incarne peut être la meilleure Léonore de tous les temps. ( Le timbre de la Callas transmettait une émotion rare sans doute , mais Rosalind possède en plus une voix d'une ampleur dramatique et d'une puissance inégalées dans ce rôle. ) Signalons en passant que Rosalind est issue de l'exigeante école brittanique qui a produit, entre autres, des pointures comme Joan Sutherland et Kiri Te Kanawa, excusez du peu...
La qualité acoustique de l'enregistrement est irréprochable pour des oreilles standard. Bref, que dire de plus ?, si ce n'est que ce coffret devrait figurer, en bonne place, dans toutes les collections de disques des amateurs de l'opéra italien.
A.M.
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le 21 novembre 2014
une fois de plus j'ai pas recu la version mp3 compris dans l'achat

c'est pas possible...!!!

c'est une erreur ou/et un vol...???

celui-ci sera mon dernier achat chez vous

rodo tisnado
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