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le 3 janvier 2017
Alors que la famille Adams quitte la colline de Watership Down où ils habitent (à la frontière nord du Hampshire) pour se rendre en voiture à Stratford-upon-Avon, Richard Adams - l’auteur du roman – se met à raconter une histoire à ses enfants pour les occuper pendant le voyage.
L’histoire plait tellement à ses enfants qu’Adams se « pique au jeu » et se met, à son retour, à écrire l’histoire qu’il a inventée.
Cela l’occupera pendant deux années et Adams aura toutes les peines du monde à convaincre un éditeur (Il essuiera 14 refus, ai-je lu sur le site de la BBC, le jour de sa mort, le 24.12.2016, à l’âge de 96 ans).
Il en vendra ensuite plus de 50 millions de copies (excusez du peu), on en fera entre autres, un film (pas tout à fait pour un public de petits enfants apparemment) et on annonce un projet cinématographique pour 2018.

L’histoire, c’est une épopée - rien moins - dont les « héros » sont des … lapins.
Vous pensez lire une histoire pour enfants, mais sachez que ce n’est pas destiné qu' à un public de jeunes enfants, c’est même plutôt parfois une histoire pour (jeunes) adolescents (et adultes) car la violence et la mort sont (aussi) présentes.
C’est, à mes yeux, unique en son genre, cela m’a fait (un peu) penser à « Animal farm », mais c’est d’un autre niveau, parce que l’allégorie est beaucoup plus poussée. Notez tout de go que le vocabulaire est très riche (je pense aux noms des plantes, des fleurs, des insectes, des arbres, etc.), que les descriptions des paysages - parfaites - sont nombreuses mais incroyablement bien intégrées, et que les lapins « pensent » et « agissent » comme des lapins, idem pour les autres animaux, comme par exemple les mulots, les rats, et les ennemis des lapins (blaireaux, renards, hermines, hiboux, chiens ou chats), ou encore une alliée imprévisible, une mouette.
Ce qui surprend, c’est que les lapins sont décrits avec un « réalisme » biologique : ils ne mangent pas n’importe quoi, n’habitent pas n’importe où, doivent déféquer (contrairement à certains autres animaux, ils ne le font pas dans leurs terriers), ont un besoin évident de retrouver des lapines, et de s’imposer aux autres, souvent dans la violence.
Au début du roman, on suit quelques lapins, qui quittent leur garenne natale, sous la conduite de l’un d’entre eux (Fyveer) car une catastrophe naturelle risque d’anéantir toutes la garenne (les hommes n’y sont évidemment pas étrangers) ; au péril de leur vie, ils franchissent une rivière, traversent des marais, courent mille et un risques [entre autres quand l’un d’entre eux reste accroché à un « fil de lumière » (une clôture de fil de fer barbelé)].
Ils finissent par s’installer à Watership Down, mais ils se savent condamnés s’ils ne trouvent pas rapidement des hases.
On dit qu’il y en aurait quelques-unes dans des clapiers dans une ferme dont certains ont découvert l’existence, mais il faudrait de toute façon en trouver plusieurs dans une autre garenne …
Les lapins vont découvrir la nécessité de se faire confiance les uns aux autres, de transgresser les limites que la nature leur impose (aller vers d’autres animaux, chercher des alliés), découvrir la ruse, inventer des solutions nouvelles, compter sur les compétences d’un chacun.
Simplement pour survivre.
C’est une véritable épopée, chaque partie est comme une « saison », chaque chapitre est « un feuilleton », les « personnages principaux » ont une «psychologie », qui évolue. J’espère vous avoir convaincu. Cela ne plaira pas à tout le monde, comment pourrait-il en être autrement, mais si vous êtes convaincu, vous allez adorer. Comme moi.
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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISMEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 15 décembre 2016
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Ce livre est un très grand classique anglais (hélas à l'abandon chez nous), doublement médaillé. Il a été publié en 1972, par un homme d'âge moyen, qui avait commencé par raconter les aventures de deux lapins de garenne à ses filles et qui avait été instamment prié d'écrire la suite.

C'est une histoire de lapins. Les héros sont des lapins, le monde est perçu à travers leurs sens, en particulier les humains, les chats, les chiens, tous les autres animaux sauvages. C'est aussi une histoire écrite initialement pour des enfants. Cependant il serait bien triste de cantonner de livre à un conte gentillet, qui parle de mignons lapins... Si bien des tableaux bucoliques des garennes de Watership down peuvent séduire le lecteur en lui évoquant les beautés de la nature, il n'y a rien de mièvre ou d'idéalisé dans les aventures épiques de Fever, Hazel et tous les autres.

L'auteur a fait quelques choix à propos de ces lapins de garenne, dont il ne se justifie pas, ce qui est à mon sens un trait de génie : les lapins parlent, comme tous les autres animaux (pas de langage commun cependant, même s'il existe des similitudes suffisantes pour se comprendre) et possèdent une intelligence équivalente à celle des humains.
Ils éprouvent des sentiments aussi, dont certains très nobles ou passionnés, mais toujours teintés d'esprit "lapinesque" : leur philosophie de la vie est bien différente de la nôtre, tous comme leurs objectifs, très clairs : survivre et se reproduire.
Malgré ce parti pris, cette histoire extraordinaire présente d'innombrables analogies avec les contes épiques, les légendes, les récits d'aventures et de batailles, propres à bien des récits depuis la nuit des temps (et en particulier dans le genre "fantasy"). Les actes héroïques, les causes nobles, la fièvre d'exister, l'humour, le sens des responsabilités, les tiraillements entre la routine et de folles idées d'initiative et d'inventivité fourmillent dans le texte, comme pour offrir un modèle à l'humanité.
Il n'y a a pas vraiment d'anthropomorphisme, mais plutôt un lapinomorphisme latent !

Les aventures d'Hazel et de son frère, le frêle Fever, commencent dans leur garenne, qu'ils doivent quitter en toute hâte, avec quelques compagnons, les rares lapins à prendre au sérieux les visions de Fever. Il leur faudra accomplir tout un périple, trouver un endroit pour créer leur propre garenne et se battre pour y vivre heureux et en paix.
La vie des lapins est dure, pleine de beautés et de mystères, mais aussi de dangers permanents. La nature, qui se résume ici à un à tout petit morceau de campagne anglaise, nous est livrée par petites touches, à travers les sens aiguisés des lapins, belle et sauvage, pleine de bruits et d'odeurs. Les traces laissées par l'homme apparaissent comme une pollution, leurs gestes semblent brutaux et incompréhensibles, leur manque d'animalité pathétique et inquiétant.
Les péripéties des personnages sont nombreuses, ponctués par les besoins vitaux des lapins : se nourrir, dormir, se soigner, se déplacer. Le tout forme un ensemble parfaitement homogène, jamais ennuyeux, passionnant et souvent amusant, ou bien très sombre...
Le talent de l'auteur nous permet de voir et de sentir comme ces lapins, de partager leurs soucis et leurs rêves.

Quelques légendes du très célèbre lapin El-ahrairah et de son acolyte Rabscuttle viennent parfois égayer le récit, et expliquer les inspirations de génie des courageux lapins. Ces petites histoires sont de vrais bijoux, toujours bienvenues et très réussies dans un style qui rappelle les légendes antiques ou les contes de mille et une nuits, le tout à la sauce lapin, tout à fait dans le style de Beatrix Potter (Le grand livre de Beatrix Potter: L'intégrale des 23 contes classiques de l'auteur).

Richard Adams a réussi le tour de force de créer de nombreuses personnalités bien différentes pour tous ses personnages, leur accordant des défauts et vertus crédibles et émouvants. L'organisation hiérarchique des garennes vous semblera bien familière, tout comme la subtilité des rapports de force ou de confiance entre les lapins. L'auteur a servi dans l'armée pendant la seconde guerre mondiale, et cette expérience (certainement de meneur d'hommes) sert son récit, lui conférant une sagesse pleine de compréhension et de chaleur humaine (hum, lapine !).
La grande leçon de ce livre est la vertu à comprendre les différences entre les individus, afin de faire valoir ce qu'il y a de mieux en chacun, pour le sublimer et le conduire vers le bonheur de se sentir utile, apprécié, aimé par la communauté et ses proches.

J'ai lu plusieurs fois ce livre enfant, et je l'avais adoré. Je l'ai redécouvert, des dizaines d'années plus trad, toujours avec le même émerveillement, mais aussi avec des yeux d'adultes, qui n'en furent pas déçus un seul instant.
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le 2 avril 2017
Rien de bien exceptionnel dans cette histoire, sauf que quand vous la commencez, vous avez besoin de la suivre jusqu'au bout, et que vous dites "déjà fini" avec regret. C'est la magie de l'auteur, et finalement la solidité du scénario qui vous entraînent, et je vous conseille de vous laisser entraîner.
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le 30 mai 2017
Un pur chef-d'œuvre à mettre entre toutes les mains et à lire aux plus jeunes qui ne maîtrise pas encore la lecture : une aventure palpitante pleine de rebondissements, de fraîcheur et de poésie ! N'attendez plus : procurez-le-vous ! Vous ne regretterez que de ne pas l'avoir découvert plus vite !
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le 19 janvier 2017
pas de mots pour exprimer le plaisir procuré par ce livre frais et dur , allégorique et visionnaire. Merci MONSIEUR ADAMS
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le 27 février 2017
une histoire de lapins! et pourtant une histoire qui fait appel à tous les sentiments humains avec des personnages,"vrais", attirants; une histoire fluide, captivante, accessible aux grands et aux moins grands. On dévore ce livre ! un conte magique.
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le 11 janvier 2017
on ne le quitte plus avant de l'avoir finit !! bien écrit et très ... réaliste ... (Ne vous étonnez pas de trouver la hase comme femelle du lapin de garenne: il semble que ce soit une définition acceptée à une certaine époque bien que scientifiquement erronée).
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le 20 novembre 2016
Cette histoire initiatique avec pour lapins comme héros est passionnante. Il est vrai que mon animal de compagnie est une petite lapine. Cela a sans doute joué dans mon intérêt pour ce roman que j'ai lu presque d'une traite ou bien est-ce l'anthropomorphisme qui .a interféré. A recommander à tous les âges de la vie.
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le 7 janvier 2018
ahhh ce livre quel bon souvenir, je l'ai dévoré; il est extraordinaire; il est merveilleusement écrit ; je vous le recommande ++++++
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le 9 janvier 2018
Belle édition, belle aventure captivante je recommande ce livre pour les jeunes et les moins jeunes !

Captiver par cette longue lecture !
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