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World Trade Center, 47e étage Broché – 5 septembre 2002

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Description du produit

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Bruno Dellinger est un Français rescapé des attentats qui ont détruit le World Trade Center. Maintes fois interviewé par la presse française, il rassemble aujourd'hui, un an après les événements, les souvenirs précis de cette tragédie. Récit poignant, émouvant plus qu'émotif, Bruno Dellinger, chef d'une petite entreprise de consulting et de développement artistique, revit cette journée du 11 septembre et toute l'année qui a suivi. Il raconte avec des mots simples et percutants la ruche du World Trade Center au travail, "la Babylone humaine", point névralgique de l'économie mondiale. Il est 8 heures du matin. Deux heures plus tard, tout cela ne sera plus que cendres et poussières, vision apocalyptique, enfer. Après ce choc traumatique, il faut tenter de retrouver un équilibre et une harmonie. La solidarité des gens de New York a aidé Bruno à réapprendre à vivre.
Ce récit vaut comme document de première main sur les événements. Il vaut aussi pour la vision que ce Français immigré aux États-Unis nous donne de son pays d'adoption. L'auteur revient assez longuement sur l'esprit de déni que peuvent ressentir les Américains lorsqu'ils sont jugés par certains Européens. Il veut nous convaincre que les valeurs américaines sont les seules qui sachent concilier humanisme et modernité. Lui, en tout cas, en est persuadé. --Denis Gombert

Extrait

« J'ai pourtant bien discerné qu'il s'agissait d'un avion… Au 47e étage du WTC, la magie, c’était avant tout le silence.
Soudain, j’entends le vrombissement strident des moteurs de l'appareil qui s’approche à toute allure de nous. Je ne comprends pas immédiatement, je relève la tête de mon ordinateur et l’impact d’une violence inouïe suit immédiatement. Trois secondes plus tard des tonnes de débris, des poutrelles d’acier, du verre, du kérosène, du feu, des corps peut-être, dégringolent devant nos yeux médusés.
Nous sommes choqués, l’inquiétude se lit sur les visages. Suzanne, d'ascendance irlandaise, a le teint d'un naturel très pâle, transparent, mais là, elle est livide. Jonathan, plus sanguin, exhorte sa collègue au calme pour masquer son propre trouble. Le bâtiment oscille violemment, Jonathan pense qu’il s’agit d’un tremblement de terre. Vingt secondes après l’impact, le bâtiment tangue encore si fort que je dois tenir Suzanne par les épaules pour éviter qu’elle ne tombe. « Ne vous inquiétez pas, c’est sûrement un avion qui s’est écrasé contre le bâtiment. » Je ne mesure pas l'absurdité de ma remarque. Au fond de moi, je me dis que c’est un crétin qui a fait une erreur de pilotage, qui a explosé son avion de tourisme sur le bâtiment. Comme le bombardier qui s’était écrasé en 1945 sur l’Empire State Building : quatorze morts, pas de quoi paniquer. Ce qui est bête, c’est qu’on va perdre plusieurs jours de travail.
Jonathan et Suzanne ouvrent la porte d’entrée pour essayer de comprendre, déjà le couloir est enfumé, infesté d’une persistante odeur de kérosène. Ils aperçoivent notre voisine, une rescapée de l’attentat de 1993 qui s’enfuit en courant. Ils ne m’entendent même pas leur dire d’évacuer. Ils ramassent deux ou trois affaires, Suzanne attrape son sac d’une main, son thé et la banane de son petit déjeuner dans l'autre, et ils sont dans le couloir. Moi, je veux absolument faire des sauvegardes informatiques. Et puis j’entends une voix me chuchoter que le capitaine du navire se doit de partir en dernier. Alors je raccroche d'abord les tableaux qui sont tombés. Puis je passe tout en revue, j'éteins toutes les machines, la photocopieuse, le répondeur, la machine à timbres, les éclairages. J’enclenche une sauvegarde et, pendant ce temps, j’éteins les autres ordinateurs… »
[…]
« La foule qui descend avec moi est multicolore, bigarrée, à l'image des entreprises installées dans ces tours, à l'image de New York qui attire comme l’aimant une immigration venue de toute la planète. Des gros qui transpirent dans la chaleur étouffante, des petits discrets, des Asiatiques, des Indiens, des Noirs, des Blancs, des Juifs, des Arabes, des accents, tous les accents… On parle, de tout et de rien. De l’évacuation bien sûr, mais que dire ? Alors on parle des résultats sportifs ou bien de dossiers en cours.
Soudain un grand type en bras de chemise, juste derrière moi, reçoit un message texte sur son portable annonçant l’attaque de la tour n° 2. Il avertit ceux qui l’entourent mais personne ne panique, personne ne comprend vraiment. Je lui demande si c’est un attentat, il me répond qu’il “y en a marre de ces mecs, qu’il n’y a qu’à les bombarder et les anéantir”. Je comprends sans comprendre, je ne m’inquiète pas, tout cela reste très conceptuel. La preuve ? On reprend la descente, lentement mais sûrement, sans panique. C’est pas comme ça un attentat ! Un attentat, les gens courent, les bombes explosent ! Ça ne peut pas être un attentat.
Des collègues descendent ensemble et la journée continue, perturbée certes, mais personne n'imagine que le bâtiment puisse s’écrouler. Pourtant l'odeur de kérosène est entêtante, les tubes de néon le long des murs accusent les traits, l'inquiétude, la lividité de certains. À intervalles réguliers, un hurlement relayé d’étage en étage retentit du haut en bas de la tour. “Priority ! Priority !” Un brûlé, l’air hagard, descend tant bien que mal, soutenu par un camarade ou par un inconnu, choqué, cloqué, les vêtements et les cheveux brûlés, l’épiderme mangé par les flammes, des lambeaux de peau sombre se détachant sur la chair à vif. En silence, la longue file se colle contre le mur jaune et détourne pudiquement le regard. Pendant quelques minutes, un silence gêné salue la douleur ; les conversations ne reprennent que lentement. »
[…]
« “Foutez le camp !!! Évacuez !!! Évacuez !!!! Dégagez !!!” éructe l’agent du FBI. Il me hurle dans les oreilles lorsque je passe près de lui. Je sors en pressant involontairement le pas, presque contrarié. Dehors, sur Church street et à l’infini, c'est une incroyable noria de camions de pompiers, de voitures de police, d'ambulances, enchevêtrés les uns dans les autres, toutes sirènes hurlantes et tous gyrophares allumés. À la new-yorkaise. Démesure et grande beauté. Le spectacle est invraisemblable et magnifique. New York souffrante, de toute évidence touchée de plein fouet et déjà en train de se soigner. L’air déchiré par les sirènes. Le ciel d’azur éclaboussé par les gyrophares rouges, orange et blancs. L'urgence fait partie du quotidien dans cette ville, presque rassurante. Mais là, ce n’est plus l’urgence. C’est autre chose, c’est massif, c’est énorme, ce sont des hommes qui partent dans tous les sens, c’est une concentration inouïe de policiers du NYPD, dans leur uniforme bleu nuit à côté de leurs voitures marquées du blason “courtoisie-professionnalisme-respect”, qui hurlent des ordres, ce sont des talkies-walkies qui grésillent, ce sont des milliers de notes, de lettres, de factures, de correspondances qui jonchent les rues, c’est une mare de sang sur le trottoir. »
[…]
« Un grondement d’enfer, un terrifiant roulement sans fin me fait tourner la tête sensiblement plus au sud et, pétrifié, je vois un gigantesque rouleau de poussière, plus haut que les immeubles, avancer vers moi, hésiter à l’angle de Fulton et Church, puis s’engager dans Fulton. Dans quelques secondes, je vais être enseveli, c’est sûr.
À plus de quatre-vingts kilomètres à l’heure le “Killer Cloud” arrive.
Je calcule instantanément qu’il m’est impossible de m’enfuir sans être rattrapé par le monstre. Courir ne servirait à rien. Il faut s'abriter. Vite ! Effaré, je regarde autour de moi et je vise. Là-bas, à l’angle de Fulton et Broadway, l’agence de la Chase ! Je connais, il m’arrive d’utiliser les distributeurs et je peux m’abriter derrière les piliers qui soutiennent l’auvent. Je cours ; je serre le poing sur le misérable morceau de Sopalin mouillé de l’escalier. Un instant plus tôt, j'ai failli le jeter. Qui a dit que les hommes n'ont pas d’intuition ? Je cours, je me retourne, la vague grise et bourgeonnante approche, elle me soulève presque vers le pilier. Je me jette derrière lui et je me courbe, ramenant le bras sur la tête tout en regardant par en dessous avancer le monstre gris de cendres, de papiers, de gravats, de débris, d’acier, de verre. Je l’attends, je défroisse mon Sopalin, je me l’applique sur la bouche. J’ai l’impression que tout va lentement maintenant, très lentement. Elle avance, je l’attends, elle avance, je l’attends : je suis prêt à encaisser.
Alors la vague frappe. Les débris sifflent autour de moi, une détonation, un souffle immense, un type hurle “respirez à travers vos vestes !” Il fait gris. Il fait noir. Plus un bruit. Nuit totale et silence absolu. Le monde a disparu, je suis mort. Dans le silence funeste qui a en un instant remplacé le concert de sirènes, je suffoque. Et si j'étais en vie ? »

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