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le 8 août 2006
La mère et ses deux enfants, Joseph qui a vingt ans et Suzanne qui en a seize, vivent, ou plutôt survivent, dans leur bungalow à l'autre bout de la planète, une colonie française.

Leur concession est incultivable car envahie chaque année par l'océan et son sel qui brûle tout sur son passage.

Le barrage du titre est construit et détruit bien avant le début du roman, et ne sert que de vague fil rouge, un peu comme les mailles d'un filet qui serait la dernière chose à pourvoir retenir la sanité mentale de la mère.

Car elle n'a pas toute sa raison cette mère, son esprit semble avoir été brûlé comme la terre par les marées, et l'on se demande ce qui la tient encore en vie si ce n'est la présence de ses enfants.

Ces enfants, jeunes adultes qui ne rêvent que de s'échapper de ce taudis, par tous les moyens mais sans trop savoir comment s'y prendre ni par où commencer.

Et comme dans toutes les histoires qui méritent d'être racontées, il suffira d'une rencontre pour que change leurs trois vies.

Ce que j'ai aimé dans ce livre, ce sont les quelques fou-rires que l'on surprend soudain au milieu de cette misère. Un rire qui est à la fois moqueur et libérateur, un rire qui nous rappelle que même dans la pire des misères on reste un être humain tant que l'on sait encore rire.

Ce qui m'a troublé c'est l'admiration presque incestueuse de Suzanne pour son frère Joseph, et ceci de la première page jusqu'à la dernière ligne du roman.

J'aime aussi cette description du colonialisme où tout n'est pas blanc, contrairement aux habits du parfait bourgeois colonialiste.

Il y a dans ce roman comme un espoir. Un espoir perdu, un espoir étouffé voir étouffant, désespérant par moment, mais toujours un peu présent.
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le 10 août 2003
Sommes-nous capables de réaliser notre propre déchéance, quand celle-ci est le fruit d'une érosion aussi imperceptible qu'inexorable ? Sommes-nous condamnés à répéter l'aventure de ceux qui, démunis de tout, hésitent encore à tenter leur chance ailleurs, quitte à pourrir sur place ?
Voilà la question que Duras nous pose dans ce roman sévère, qui restitue parfaitement l'ambiance unique de l'Indochine des années 20. Il y a des formules admirables dans ce livre, d'autant plus saillantes qu'elles tranchent radicalement avec la simplicité des dialogues que Duras a adoptée pour suggèrer la condition misérable des personnages. Le style de l'ensemble est ainsi parfaitement équilibré, c'est un plaisir à lire.
Un roman sur la déchéance donc, mais aussi sur son compagnon de route, l'espoir. Car la grande leçon, c'est ici que les deux sont inséparables.
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le 8 septembre 2010
Barrage est vraiment la matrice de l'oeuvre de Duras qui ne cessera par la suite de réécrire son histoire d'amour scandaleuse - elle a 15 ans- avec le "chinois"dans l'Indochine française de l'entre-deux guerres. On retrouve ce récit dans L'Amant et l'Amant de La Chine du Nord , avec quelques variantes. Dans Barrage, le récit est encore chronologique, l'écriture assez classique. La mère, ancienne intitutrice, après le décès du père, achète une concession au gouvernement colonial. Mais la plantation est inondable et ainsi, chaque année, les récoltes sont dévastées par la mousson.
Alors germe dans son esprit le projet fou de construire un barrage pour arrêter le Pacifique. Entreprise vouée à l'échec,sans cesse recommencée. Et le roman nous plonge en pleine tragédie. La folie de la Mère va générer des sentiments exacerbés, au-delà de toute morale: amour ambigu entre le frère et la soeur, prostitution de la fille par la mère elle-même. Ici le prétendant de Suzanne est laid et ridicule, mais l'intérêt du roman est ailleurs, dans ces relations d'amour-haine entre ce trio qui a perdu tout repère et qui rappelle les grands maudits de la mythologie.
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La Cochinchine, début des années trente, au bord de l'Océan Pacifique, une mère - La Mère - et ses deux enfants survivent misérablement. Le roman débute au moment où, une fois encore, le Pacifique a envahi les rizières et les plantations malgré le barrage érigé quelques mois plus tôt. L'histoire de la Mère est d'ailleurs édifiante : elle a durant des années économisé sur sa maigre paie de professeur de piano et ses cachets dans les bars de grands hôtels le soir pour acheter une concession. L'ironie du sort fait que la concession qu'on lui a attribuée est incultivable, car tous les ans le Pacifique envahit les terres basses. Seul un lopin de terre un peu en hauteur échappe à ce phénomène et permet à la famille de survivre dans une grande pauvreté. Alors, la mère, avec ses dernières économies décide de construire un barrage pour protéger les terres et elle convainc tous les paysans du coin de se joindre à elle. Cependant malgré tous leurs efforts, le Pacifique démolit leur pauvre barrage et baigne à nouveau les terres d'eau salée. C'est là que commence le roman.
Joseph est le fils aîné, il est bourru, brutal et semble insensible, il vient juste d'acheter un cheval pour gagner quelques sous en faisant une navette entre leur village et la ville la plus proche. Là encore, il s'est fait rouler et il a acheté une vieille carne qui ne tarde pas à crever dans une ambiance lourde, un peu comme l'écroulement du dernier espoir. Suzanne, la soeur, une jeune femme à peine sortie de l'adolescence, aide comme elle le peut et aussi elle attend, et elle attend toujours, rudoyée par la Mère et Joseph. Suzanne attend qu'un homme l'emmène loin de toute cette pauvreté. La Mère, elle, règne sur son petit monde, c'est à la fois un tyran et une mère poule, aigrie, dépressive, idolâtrant son fils Joseph qui lui, pour oublier écoute sans discontinuer les trois mêmes disque sur un vieux gramophone et boit. Monsieur Jo apparaît, un pseudo homme d'affaires, fils d'un industriel, il reste dans le coin pour quelques semaines. Il semble tomber amoureux de Suzanne, mais elle ne cède pas malgré les cadeaux et espère ainsi recevoir une proposition de mariage...bien sûr, la mère est complice. Elle a un rôle trouble dans cette affaire, un peu comme une entremetteuse un peu maquerelle. Joseph, lui, comme toujours, méprise, rejette, tout, en bloc, violemment. Mais l'histoire avec Monsieur Jo n'aboutira pas et alors l'attente recommence pour Suzanne. Joseph le rebelle sera le seul à se `sortir' de ce bourbier désert...

Difficile de rester insensible à cette écriture, violente, heurtée, poétique, fluide, tout ça à la fois. J'aime le détachement de l'auteur de ses personnages, elle est comme un témoin objectif et cependant, ils prennent une certaine forme devant nous et ne sont que plus présents, un procédé d'écriture assez incroyable. L'atmosphère du livre est lourde, pesante, dégoulinante de sueur et de misère. La misère matérielle est si aiguë qu'elle a gagné les âmes et qu'elle est devenue misère mentale en tous les cas chez Joseph et Suzanne la soumise ; la Mère, elle, est décidément devenue folle. C'est beau, c'est prenant, c'est rude et poétique. Ce n'est pas un livre que l'on avale, mais c'en est un qui fascine, auquel on revient pour une dose mesurée, mais quotidienne.
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le 20 février 2010
Un grand livre sur la maternite tourmentee, violente, veneneuse. La mere vieillissante perd l'elan vital qui lui permettait d'affronter le monde. Elle se bat contre la corruption, l'administration et meme contre les vagues du Pacifique. Son territoire s'ecroule, balaye par les marees. La folie rode dans ce livre mais la mort aussi. Le livre s'ouvre sur la mort du cheval et s'acheve sur la mort de la mere. La mere, le frere et la petite ne sont pas du meme monde. Violents, a la limite de la sauvagerie, ils sont tous trois hors la loi et l'assument avec une belle fierte. Marguerite Duras n'a jamais fait mystere de la dimension autobiographique du roman.
Ce texte est une reussite, peut-etre due au style de l'ecrivaine. Car le lecteur est transporte dans le lieu qu'elle decrit. La moiteur de l'air, la poussiere que souleve le passage de la Leon Bollee sur l'unique route de la plaine aride et seche, l'odeur repugnante du ragout d'echassier que prepare la mere a tous les repas a cause de la misere, les planches disjointes de la veranda devant la jungle fremissante : ce monde brinquebalant et qui tient encore par miracle...
Ce recit, sans bavure, se composant d'une succession de scenes tragiques ou cocasses parfaitement montees, est un veritable chef-d'oeuvre.
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le 14 janvier 2016
Inconditionnel de Duras, j'ai adoré ce roman, qui certes est beaucoup plus traditionnel que d'autres par sa forme, reste un grand classique. L'histoire est épique, la prose toujours contenue, à ce point maîtrisée qu'elle en devient lourde de silence, comme d'habitude avec Duras.
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le 12 juillet 2013
Pour rencontrer Marguerite, je vous conseille de lire ce combat de la vieille dame têtue avec la mer. Un roman de rage, d'amertume et de moiteur.
Par contre, je vous déconseille cette collection, pleine de notes, de dossiers, destinée à la préparation du bac des lycéens.
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Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. »

Veuve, une mère élève ses deux enfants en Indochine. Après des années, elle achète une concession agricole en y investissant toutes ses économies. Mais la terre est rendue stérile par la grande marée du Pacifique qui la recouvre chaque année et c’est dans la misère des « petits blancs » qu’elle vit avec ses deux enfants, devenus presque adultes. En dépit de cette misère, de l’humiliation face à l’absurdité et la corruption de l’administration, chacun poursuit dans son rêve et sa folie, lentement rongé par la déchéance matérielle et morale. Une rencontre suffira-t-elle à tout faire basculer ? Les enfants auront-ils le courage d’échapper à la tyrannie maternelle ou bien resteront-ils liés tous ensembles par l’amour filial et fraternel ?

Un roman dur et sombre mais très beau, des personnages complexes et bouleversants enfermés dans une malédiction qui semble venue des tragédies antiques, un style simple qui n’interdit pas des descriptions imagées et efficaces.
Un incontournable, à lire.
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le 9 avril 2015
quelle vie
que de souffrances, d'amour et d'incompréhension entre ces 3 personnes d'une même famille
mais quelle écriture magnifique
bravo
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le 20 décembre 2012
Un grand classique d'une grande auteure de la littérature française. A mettre dans toutes les bibliothèques des lycéens et étudiants.
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