• Prix conseillé : EUR 22,00
  • Économisez : EUR 5,50 (25%)
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 1 exemplaire(s) en stock.
Expédié et vendu par AIKETAB.
EUR 16,50 + EUR 3,86 Livraison
+ EUR 2,99 (livraison)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par RecycLivre
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Attention ! Ancien support de bibliothèque, plastifié, étiquettes... Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme à travers le monde. Expédition depuis la France.
Autres vendeurs sur Amazon
Ajouter au panier
EUR 22,00
Livraison gratuite dès EUR 25,00 d'achats. Détails
Vendu par : Amazon
Vous l'avez déjà ? Vendez sur Amazon
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Les choses comme je les vois (Anglais) Broché – 17 mai 2013

4.0 étoiles sur 5 1 commentaire client

Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché
EUR 16,50
EUR 16,50 EUR 4,48

Romans et littérature
click to open popover

Offres spéciales et liens associés

  • Gratuit : téléchargez l'application Amazon pour iOS et Android et facilitez vos achats sur smartphones et tablettes ! Découvrez les avantages de l'application Amazon.

  • Outlet Anciennes collections, fin de séries, articles commandés en trop grande quantité, … découvrez notre sélection de produits à petits prix Profitez-en !

  • Tout à moins de 5 euros ! Découvrez notre sélection de produits à petits prix... Profitez-en !

  • Publiez votre livre sur Kindle Direct Publishing en format papier ou numérique : C'est simple et gratuit et vous pourrez toucher des millions de lecteurs. En savoir plus ici .
  • Plus de 10 000 ebooks indés à moins de 3 euros à télécharger en moins de 60 secondes .


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?


Description du produit

Extrait

Comme s'il n'était pas là

Asif Declan Kalil Murphy éprouve une grande amertume à cause de son nom et, par extension, à cause de ses parents - même si son ressentiment à leur égard a bien d'autres causes, et notamment leur départ prématuré. Le problème de ce nom, à ses yeux, c'est d'être trop prometteur, de faire miroiter un être plus grand que nature, fascinant et exotique, dont le charme fantasque d'Irlandais se mêlerait à un romantisme mystique venu d'Orient. Incapable de se hisser à de telles hauteurs, Asif ressemble plutôt à un papillon de nuit battant des ailes soudain mis en lumière par l'éclat de son nom et préfère fuir les présentations ou se retrancher derrière ses initiales. Il lui est beaucoup plus aisé d'être A. Murphy, un Murphy comme tous les autres, perdu dans la foule des immigrés d'origine irlandaise qui peuplent le nord de Londres. Ou, mieux encore, A. M., comme dans I am what I am, je suis ce que je suis, songe-t-il, tandis que son métro atteint les profondeurs décevantes de Finchley Central, qui baigne dans une forte odeur d'ammoniac et dont la pluie a rendu les quais glissants. Je suis ce que je suis, se répète-t-il. Pas spécialement doué ni handicapé, ni créatif, juste quelconque, terne comme une eau de vaisselle, personne d'autre que mon insignifiante petite personne. A un moment, il va vraiment falloir qu'il arrête d'accuser ses parents. Mais pas tout de suite. A vingt-trois ans, il est jeune et soupçonne qu'il a encore des années de rancoeur devant lui. Il est comptable comme l'était sa mère, une Asiatique, qui lui a transmis sa faible constitution mais pas sa force de caractère. Quant à son père, mort en mission de maintien de la paix plusieurs années avant que le coeur congestionné de sa femme ne la rappelle elle aussi, c'était un véritable héros. Asif sait bien qu'il n'a rien en lui du courage paternel, mais il partage son sens du devoir et sa capacité à suivre des ordres. Ironie du sort, ces traits de caractère qui ont conduit son père à la mort sont précisément ceux qui le privent aujourd'hui de sa propre vie. Même s'il n'est pas du genre à jurer, Asif reconnaît avoir éprouvé une sorte de frisson d'excitation la première fois qu'il a entendu de la bouche de Lila (qui d'autre ?) la fameuse citation de Larkin : «They fuck you up, your mum and dad. They may not mean to but they do". «C'était tellement puissant, tellement lumineux ! Comme si l'on avait enfin mis des paroles sur un air qui lui trottait dans la tête depuis toujours.

Il remonte de la station Finchley Central, quitte l'artère principale et suit les rues bordées d'arbres menant à la maison familiale qu'il a héritée de ses parents et qu'il partage avec la plus jeune de ses soeurs, Yasmine. Malgré la saleté de ces rues encombrées et l'allure pitoyable de ces arbres noueux, pas pittoresques pour deux sous, ce trajet à pied, à l'aller comme au retour, n'en demeure pas moins son moment préféré de la journée, le seul où il ne soit ni au travail, à s'inquiéter pour sa prochaine évaluation qui établira s'il a «répondu aux attentes» ou bien «échoué à répondre aux attentes», ni à la maison à appréhender pour les mêmes raisons le jugement silencieux que porteront sur lui les spécialistes envoyés par la sécurité sociale pour s'occuper de Yasmine. Pendant ces trajets, il navigue entre deux eaux et a tout loisir de se dire qu'il n'est pas pire qu'un autre, guère différent en tout cas. Pendant ces trajets, il peut s'imaginer qu'il a des superpouvoirs cachés. D'ailleurs, avec son costume élégant, sa chemise impeccablement repassée, ses belles chaussures et sa serviette en lambeaux qu'il promène partout avec fierté, comme un nez cassé, comme si elle témoignait d'une histoire particulière, il est parfaitement invisible, tout à fait le genre de jeune homme aux traits agréables que personne ne remarque.
(...)

Présentation de l'éditeur

Yasmine ne voit pas le monde de la même manière que ses frère et soeur, Asif et Lila. Depuis toute petite, elle est «spéciale». Yasmine est atteinte du syndrome d'Asperger.
Alors qu'ils sont devenus adultes, Asif développe un sentiment protecteur. Coincé dans son rôle de gentil garçon, il s'occupe de Yasmine depuis que leurs parents sont morts.
Pour Lila, la jalousie a pris la forme de la colère. Comme une enfant qui ne s'est jamais remise d'avoir hurlé à sa mère «Je te hais et je voudrais que tu meures», elle traîne une culpabilité sans bornes.

Chronique douce-amère sur la différence, Les choses comme je les vois est aussi une belle évocation de la fratrie, ce jeu de responsabilités et de dévouement, de culpabilités et de rancoeurs. Mais aussi d'amour et d'espoir en l'avenir.

Roopa Farooki est née en 1971 à Lahore, d'un père pakistanais et d'une mère bengali. Elle déménage au Royaume-Uni à l'âge de sept mois, et grandit dans le centre de Londres. Elle partage sa vie entre le sud de l'Angleterre et le sud-ouest de la France.
Après Le choix de Goldie et La petite boutique des rêves, Les choses comme je les vois est son troisième roman et a été nominé pour le Prix Orange (2010) et l'Impac Dublin International Literature Award (2011).

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre numéro de téléphone mobile.



Détails sur le produit


Commentaires client

Partagez votre opinion avec les autres clients
Voir les 1 commentaires client

Meilleurs commentaires des clients

15 septembre 2016
Format: Broché|Achat vérifié
Une personne a trouvé cela utile
|Commentaire|Signaler un abus

Où en sont vos commandes ?

Livraison et retours

Besoin d'aide ?