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La cité et son ombre : Essai sur la République de Platon Broché – 12 octobre 2006

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Extrait

Extrait de la préface de l'auteur à la seconde édition :

Lorsque j'enseigne aujourd'hui la République, les réactions qu'elle suscite sont plus pressantes et plus vives qu'il y a un quart de siècle, à l'époque où je travaillais à cette traduction et à cette interprétation. La République est bien sûr un livre de toujours, comptant au petit nombre de ceux qui engagent l'intérêt et la sympathie des gens réfléchis partout où l'on apprécie les livres et où l'on peut les lire librement. Aucun autre livre de philosophie n'exprime avec autant d'intensité ce désir humain de justice tout en apportant les éclaircissements que réclame la pensée. Le problème de la justice tel que Platon le présente suscite plus d'intérêt, d'excitation ou de désaccord sur certains points que sur d'autres. Quand des non-philosophes commencent à fréquenter des philosophes, on les entend souvent dire : «Quelle absurdité !» Mais on les entend parfois dire : «Quelle monstrueuse absurdité !» Dans ces moments, leurs passions sont alors véritablement impliquées à l'égard du philosophe et finissent souvent par l'amour ou la haine. Au jour d'aujourd'hui, Platon suscite à la fois attirance et répulsion auprès des jeunes gens.
C'est tout à fait manifeste quand ils en arrivent à cette partie de la République où Socrate légifère en matière de musique. Entre la fin des années quarante et le milieu des années soixante, le pouvoir de la musique sur l'âme connut une accalmie, entre le magnétisme déclinant du haut romantisme et l'apparition du rock ; la musique ne relevait pas vraiment d'un problème pratique ou théorique pour les étudiants. Ils voyaient que Socrate était favorable à la censure - sujet tabou bien sûr - et passaient à la suite, sans tenir beaucoup compte de ce qui faisait précisément l'objet de cette censure. S'ils étaient forcés d'y réfléchir, ils en venaient à s'étonner de ce que ce soit la musique qui fût l'objet de la censure, et non les candidats qui leur semblaient plus attendus comme la science, la politique et le sexe. Mais maintenant que la frénésie musicale a repris sa place naturelle, Socrate est perçu comme pertinent et dangereux. La discussion est réelle et intense, car Socrate comprend les charmes de la musique - charmes érotiques, militaires, politiques et religieux -, qu'il considère comme les expressions les plus primitives et les plus authentiques des espoirs et des craintes de l'âme. Mais précisément parce que la musique joue un rôle central pour l'âme, et que les musiciens sont ces virtuoses qui savent en pincer les cordes, Socrate soutient qu'il faut impérativement réfléchir à la manière dont le développement des passions affecte la totalité de la vie, et à la façon dont les plaisirs musicaux peuvent entrer en conflit avec les devoirs ou avec d'autres plaisirs moins immédiats. Cette idée est intolérable, et les étudiants ont le sentiment que toute la conception socratique est subversive pour l'ordre établi dans lequel ils vivent. Comme je l'ai dit, la République est éternelle ; elle revient toujours avec les saisons humaines.
Un autre thème, qui n'est pas sans rapport avec la musique, est aussi devenu soudain récurrent dans les années soixante et occupe toujours une place centrale dans les débats généraux et professionnels sur la politique : c'est le thème de la communauté ou des origines. La République suscite une nouvelle fois attirance et répulsion parce que aucun livre ne décrit la communauté de façon si précise et si complète, ou n'entreprend avec une telle rigueur de conférer à la froide politique la chaleur de la famille.

Présentation de l'éditeur

Comment bâtir une cité juste ? En mettant en lumière tout ce que requiert cet improbable projet, Platon fait apparaître les contradictions insoupçonnées dont l'animal humain est pétri dans son rapport à la politique. L'Essai dont Allan Bloom fait suivre sa traduction de la République a pour objectif premier de guider le lecteur dans les méandres du plus célèbre dialogue de Platon, et de l'éclairer sur les problèmes philosophiques soulevés par Socrate et ses interlocuteurs. Mais en nous invitant à relire ce texte à la lumière de ses propres interrogations sur le sens du dialogue, Allan Bloom ne propose pas un commentaire fermé sur lui-même. Bien au contraire : il jette sur les problèmes de notre modernité la lumière lointaine dont nous éclaire toujours, parfois à notre insu, l'un des fondateurs de la pensée occidentale. Car l'ancien élève de Leo Strauss sait bien que, dans le contexte politique international contemporain, l'espoir de sortir du chaos est suspendu à la clarification des visions du monde qui s'y affrontent confusément. En éclairant la cité de Platon, Allan Bloom fait sortir de l'ombre les questions majeures de notre temps.

Allan David Bloom (1930-1992) a enseigné la «pensée sociale» en Europe, au Canada et aux États-Unis. Outre la République de Platon, il a traduit l'Émile de Rousseau, et commenté des auteurs aussi différents que Shakespeare et Hegel. Deux de ses oeuvres ont déjà été traduites en français - L'Âme désarmée (Julliard, 1987) et L'Amour et l'Amitié (De Fallois, 1996) - et l'ont fait mieux connaître : il y développe une vive critique du relativisme actuel, et montre tout le profit que l'époque contemporaine devrait tirer de l'étude des écrivains et des philosophes classiques.

Étienne Helmer enseigne la philosophie. Ses travaux portent principalement sur la pensée politique de Platon. Il a publié une traduction et un commentaire du Livre II de la République (Ellipses, 2006) et a traduit le livre de Stanley Rosen consacré au Politique de Platon, sous le titre Tisser la cité (Vrin, 2004).

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le 24 août 2011
Format: Broché
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