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La classe de rhéto Broché – 16 novembre 2012

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Revue de presse

«Tout s'est joué durant la classe de rhétorique, quand je débarquai de la riante Amérique, au milieu des années soixante, et découvris l'un des établissements sévères où la vieille France instruisait ses futurs chefs...»

Présentation de l'éditeur

«Tout s'est joué durant la classe de rhétorique, quand je débarquai de la riante Amérique, au milieu des années soixante, et découvris l'un des établissements sévères où la vieille France instruisait ses futurs chefs. Je grandirais encore, mais je ne changerais plus. Du moins je vis sur cette illusion, comme si j'étais resté le même par la suite. Mon idée de ce pays était faite, mon sens de l'autorité et de l'indiscipline, de l'honneur et de la honte, de la fierté et de la servitude, de l'amitié et du mépris. Cette année-là, je l'entamai comme un bleu, l'éternel bizut tombé des nues, abîmé sur terre, et quelle terre ! Je la terminai en pensant savoir qui j'étais et quel était le monde où j'allais vivre, un grand, un immense bahut, avec son ordre serré et son anarchie profonde, sa règle apparente et ses arbitraires incessants, ses peines et ses allégresses, ses mensonges, ses hypocrisies, ses passions. Rien de plus artificiel que ce sentiment : on se figure l'unité d'une existence, là où il n'y a que des moments disjoints et les zigzags de la fortune ; regardant en arrière, on se voit comme un puer senex. On le sait, mais, privé de telles fictions, sans une dose de duperie de soi ou de mauvaise foi, on serait égaré. Chacun se raconte une histoire à laquelle il s'attache. Dans mon roman, la rhéto a été le nœud fatidique.»

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Format: Poche
Cela n'est pas un roman.Ce sont des souvenirs où seuls les noms ont été changés mais sont très faciles à retrouver pour les plus connus d'entre eux (Argoud,Massu,Naingeon,...).Intéressant car décrivant assez fidèlement une époque (1965 et après) et un milieu (l'armée après la fin de la guerre d'Algérie).Déplaisant car entièrement dénué d'empathie et parfois même empreint d'un certain mépris.Enfin,le style en est assez plat tout en étant parfois maniéré.Sur un sujet semblable,"L'année de l'éveil" de C.Juliet est cent coudées au-dessus:densité,émotion,style
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Format: Broché Achat vérifié
J'ai aimé le récit, bien agencé, et la description de l'ambiance. Je n'ai pas aimé quelques aspects mélo surtout vers la fin
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Par Claude Lorrain TOP 1000 COMMENTATEURS le 16 janvier 2016
Format: Poche
Fils d'un général qui avait monté en courses, Antoine Compagnon avait pour correspondante, pendant sa classe de première au Prytanée militaire de La Flèche, une marquise. Il le prend un peu de haut, dans ce récit sans beaucoup d'aménité ni pour ses camarades ni pour ses maîtres, ni pour les sous-off., alcoolisés et amers. Ni même pour la France de 1965, qui lui fit éprouver l'angoisse d'être français (sic) :
« Les hommes avaient des cols de chemise sales, leurs épaules étaient couvertes de pellicules, leur cou était serré par des cravates filiformes, lustrées par l'usure. » « La pauvreté, la tristesse, la morosité se lisaient dans tous les regards. »
Pas vraiment fortiche en géo (Le Mans intégré à la grande banlieue !), le prof de littérature ne néglige pas de nous faire partager ses problèmes de pipi, de caca et de caleçon sale. Au terme d'un livre trop long, lesté de l'argot collégien des sixties, et qui tend à verser dans ce que Rimbaud appelait les remembrances, l'auteur reconnaît le caractère plus ou moins romancé de son évocation (une librairie ouverte le dimanche après-midi, c'est du roman, non ?).
Pris par son image, et ménageant une happy-end tout à sa gloire, A. Compagnon n'aura peut-être pu libérer ses souvenirs les plus refoulés. On ne manquera pas toutefois d'admirer les premières pages de La Classe de rhéto, habilement écrites.
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Format: Format Kindle
Je ne m’attendais pas du tout à cela… Je connaissais et admirais Antoine Compagnon, professeur au Collège de France et à Columbia, spécialiste de Montaigne et de Proust, polytechnicien, etc. Je ne pensais pas qu’il allait se vautrer dans cette prose tout à la fois hyperclassique, niaise et bourré de clichés. Hyperclassique, le style. Niais, l’usage d’un argot militaro-estudiantin grotesque, censé connu de tous, et de surnoms tous plus ridicules les uns que les autres (« le grand Crep’s » !). Bourré de clichés, les trucs les plus éculés de l’autobiographie à la Rousseau – de sa part à lui, le théoricien de la littérature ! –, du style "déjà alors / encore aujourd’hui" ou j"e préfère la fidélité à l’exactitude". Ironie, répondrait-il sans doute, mais l’effet sur le lecteur n’en reste pas moins agaçant, et surtout l’ironie permet alors bien des facilités... On voit bien aussi où il veut en venir avec ses va-et-vient mnémoniques : il se rêve Proust – « l’élève Marcel ! », ah ! il n’a pas peur du ridicule ! –, mais n’arrive à faire que du Rinaldi : est-ce pour le séduire et avoir sa voix au prochain scrutin du quai Conti ? Pour cela, il aurait fallu être moins sibyllin sur le chapitre de l’homosexualité !
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Format: Broché
Récit d'un ancien brution du Prytanée de LA FLECHE presque 1 demi siècle après y avoir été interne. Les souvenirs de l'auteur fourmillent de détails "croustillants, peut-être nés de son imagination comme il semble le dire dans son livre, mais qui font "véridiques". J'ai été impressionnée par ses souvenirs "intacts" qui permettent au lecteur de se mettre à la place du personnage, de vivre son quotidien. Admirablement écrit au niveau littéraire avec des termes propres au bahut (nass, pékin, marab etc) qui peuvent parfois dérouter le lecteur "pékin" qui n'a pas connu cette ancienne école de Jésuites où Descartes fut lui-même élève. En 2 mots, J'AI ADORE. Par contre, en effet le mélo s'entremêle au récit. Entre son sentiment d'être reclus dans cette enceinte militaire, mêlé au regret de ses jeunes années vécues aux USA avant le décès de sa mère et une fin mélodramatique que je n'ai, quant à moi, pas encore lue. Mais cette atmosphère mélodramatique traduit bien le ressenti de l'auteur pour cette période qui fut difficile pour lui. A LIRE ABSOLUMENT car justement, ce livre vous transporte émotionnellement à la manière de l'écrivain LABRO (A l'Ouest rien de nouveau).
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