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Le commandant d'Auschwitz parle Poche – 1 janvier 2005

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Présentation de l'éditeur

Dans sa première édition, en 1959, le Comité international d'Auschwitz présentait ainsi ce livre : " Rudolf Hoess a été pendu à Auschwitz en exécution du jugement du 4 avril 1947. C'est au cours de sa détention à la prison de Cracovie, et dans l'attente du procès, que l'ancien commandant du camp d'Auschwitz a rédigé cette autobiographie sur le conseil de ses avocats et des personnalités polonaises chargées de l'enquête sur les crimes de guerre nazis en Pologne. [...] Conçu dans un but de justification personnelle, mais avec le souci d'atténuer la responsabilité de son auteur en colorant le mieux possible son comportement, celui de ses égaux et des grands chefs SS, ce document projette une lumière accablante sur la genèse et l'évolution de la "Solution finale' et du système concentrationnaire. Ce "compte rendu sincère' représente l'un des actes d'accusation les plus écrasants qu'il nous ait été donné de connaître contre le régime dont se réclame l'accusé, et au nom duquel il a sacrifié, comme ses pairs et supérieurs, des millions d'êtres humains en abdiquant sa propre humanité. " La préface de Geneviève Decrop (auteur de l'ouvrage Des camps au génocide : la politique de l'impensable, PUG, 1995) replace en perspective ce texte fondamental. Et dans la postface inédite à cette édition de poche, elle montre en quoi les avancées récentes de l'historiographie de la Shoah renouvellent la portée de sa lecture.

Biographie de l'auteur

Commandant du camp de concentration d'Auschwitz de 1940 à 1945, Rudolf Hoess fut condamné à mort et exécuté par pendaison en 1947.

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Par Ramone the Snake COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR le 16 janvier 2005
Format: Poche
Ce qui terrifie le plus ce n'est pas la souffrance, ce n'est pas le nombre hallucinant de victimes, ce ne sont pas les trésors d'ingéniosité développés pour tuer le plus grand nombre en un minimum de temps, et sur un mode économique... C'est l'aspect pratique, méthodique et consciencieux de Rudolf Hoess investit d'une mission d'extermination. C'est cette "tâche à accomplir" par un homme qui pourrait être un ouvrier spécialisé, un chercheur, un mathématicien, qui rend ce récit à la limite du soutenable. C'est aussi ce qui en fait un livre indispensable pour tous, et pour longtemps, afin de ne pas oublier.
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Par torbey le 28 juillet 2006
Format: Poche
Hoess raconte l'histoire d'un fonctionnaire zélé qui souhaite remplir au mieux ses fonctions.

Ceci est utile à plusieurs égards :

En premier lieu, c'est une mise en garde contre ceux qui s'imaginent n'être pas pleinement responsable des ordres qu'ils exécutent.

Ensuite, d'un point vu historique, le récit de Hoess nous permet de comprendre la lecture du monde des nazis et plus particulièrement des SS.

Enfin, on assiste au fur et mesure du récit, à la détérioration morale de Hoess que lui-même semble comprendre.
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Par Latour07 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 3 août 2005
Format: Poche Achat vérifié
"La banalité du mal" est ce qui me vient à l'esprit. Ce concept fut développé par Anna Harendt lors du procès du criminel nazi Eichmann en Israël en 1961 - 1962. Ainsi estimait-elle qu'Eichmann, loin d'être le monstre sanguinaire qu'on a décrit, est un homme tristement banal, un petit fonctionnaire ambitieux et zélé, entièrement soumis à l'autorité, incapable de distinguer le bien du mal. Eichmann croit accomplir un devoir, il suit les consignes et cesse de penser. Ce constat est celui que l'on ressent de Hoess. Le remord s'aperçoit parfois, très timidement, vers la fin, pour être évacué aussi radicalement qu'il se montrait. L'écoeurement se dispute à la révolte en lisant cette auto-biographie. Nécessaire et saine lecture.
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Format: Poche Achat vérifié
Peut-on évaluer un tel contenu, certes tout est faisable mais le fond du sujet reste inhumain. Un homme formaté aux idées les plus sombres qui s'est laissé sombrer dans l'abominable par crainte de désobéir. Combien de SS sont dans ce cas? presque tous. Ils se présente comme un soldat, un simple soldat désireux de servir ses supérieurs les plus hauts, par craintes de représailles sur les siens. Un univers de terreur, de manipulations ou l'humain est absent. Je retiendrais cette phrase" Si le chemin d'AUSCHWITZ a été abominablement cruel il fut pavé par l'indifférence" et cela reste valable pour tous, car dès 1941 tout le monde savait et surtout Anglais et Américains, quant au modèle d'extermination par le travail c'est bien les communistes qui restent les précurseurs: il vous reste la question crimes de race ou crimes de classe quel est la plus noble façon d'éliminer. Celles et ceux qui s'aventureront désormais dans l'histoire auront un choix à faire. Pour ma part je choisis le respect de la vie quelle qu'elle soit.
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Format: Poche
Sidérant, effarant... Difficile de trouver les mots pour qualifier ce témoignage.
Rudolf Hoess n'éprouve aucun regret et essaye de se disculper en ce qui concerne les horreurs commises dans son camp.
Mais le plus effroyable, et c'est à rapprocher des analyses d'Hanna Arendt, on a le sentiment que Rudolf Hoess était prêt à faire n'importe quoi simplement parce que c'était les ordres de ses supérieurs et qu'il fallait bien les exécuter...
A noter que Robert Merle s'est inspiré de ce témoignage pour écrire "La mort est mon métier".
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Format: Poche
Peu de chose à dire de plus: même blindé, la lecture de ce témoignage fait froid dans le dos, moins à cause des descriptions pourtant insoutenables concernant la vie dans les camps, qu'à cause du "professionnalisme" et du "détachement" qui transpire dans ce récit. La justification méthodique et industrielle de la mort, expliquée avec, en filigrane, le pire: le soucis qu'il avait du "travail bien fait" . Terrifiant, indispensable.
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Format: Poche Achat vérifié
Pendant plus de trois ans, Hoess fut le commandant du plus grand abattoir humain du 20ème siècle.
Etait-il pour autant un sadique, une brute sans conscience, un être malfaisant et violent ?
Malheureusement la réponse est négative : à l'instar de bon nombre de ses collègues, il était d'abord un personnage convaincu du bien fondé des thèses du national socialisme et de la nécessité des les mettre en oeuvre, et un soldat pour qui le devoir d'obéissance envers ses chefs et les ordres donnés était sacré. On lui avait enseigné que les juifs étaient l'ennemi éternel de l'Allemagne et que seul leur anéantissement pouvait sauver son pays : il accomplirai donc son devoir.
Dans ses écrits, Hoess évoque parfois les doutes qui l'ont assaillis quant à "l'impérieuse nécessité de son action", à la fin il reconnaît même que ce massacre des Juifs fut une erreur totale, cependant il ne renie rien, ni Hitler, ni Himmler, ni le nazisme, et ne montre apparemment pas de regrets.
Hoess n'avait pas le sadisme d'un Wirth ou d'un Franz, la brutalité d'un Kramer ou d'un Koch, il n'a pas fait partie des effectifs des centres d'euthanasie au début de la guerre, il n'a pas commandé un Einsatzgruppe sur le front de l'est; mais la finalité de son action fut la même, et dans des proportions bien plus importantes.
Il nous montre ce qu'il était : le visage banal du mal, animé par la conviction profonde et inébranlable d'agir pour le bien et la sauvegarde de son pays.
Evidemment son livre ne suffit pas à appréhender toute l'horreur de la shoah, mais il reste un témoignage clé, livré par l'un des acteurs centraux du génocide.
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