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Les convalescentes Broché – 3 avril 2014

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Extrait

C'est un jeudi ordinaire : cent vingt-huit élèves. Quatre classes en demi-groupes. Le même cours, quatre fois, pour que tout le monde ait le même bagage. Et le temps qui ne passe pas, à bégayer ainsi les verbes irréguliers ou la concordance des temps. Dans dix-sept jours, les vacances. Une éternité...
Ce soir encore, il pleut et il y a du brouillard. Presque plus de voitures sur le parking des professeurs. Elle est pressée de partir mais elle traîne, toujours, comme pour se punir de n'avoir pensé qu'à l'heure de la sortie. Elle a entendu les salles se vider dans le couloir, les pas précipités dans les escaliers, la voix du gardien criant après ceux qui descendent sur la rampe. Ses élèves, eux, ne bougent pas. Ils ont l'habitude. Quand ils l'ont en fin de journée, ils savent qu'ils partiront tard. Elle les a menacés de les garder encore plus longtemps s'ils bouclent leur cartable à la sonnerie. C'est elle qui donne le signal du départ. Elle n'est pas vraiment sévère, même plutôt gentille. Mais elle traîne. Elle dicte des consignes importantes - devoirs, leçons, révisions - à la dernière minute, comme si les retenir effaçait ce malaise qui l'habite dès qu'elle franchit le seuil du lycée. Elle sait qu'elle joue à être madame le professeur. Elle ment. À eux, les gamins plutôt disciplinés de ce petit établissement de province ; aux parents d'élèves qui viennent la féliciter pour avoir su intéresser leur fils, leur fille, qui jusque-là...
Mais c'est à elle qu'elle ment le plus. Elle n'a jamais voulu être professeur. Elle a réussi un concours et sauté à pieds joints dans le métier. Point barre. Quant à sa vie personnelle... Mariée, un petit garçon de deux ans. «Tout pour être heureuse», disent les imbéciles. Elle pense que ce n'est même pas une vie de chien, juste une vie de rien. À effacer d'un coup de tampon comme un trait de feutre sur le tableau blanc. Circulez, y a rien à voir.
Elle finit de dicter le poème et les deux questions qui vont avec. Ils devront y répondre pour le jeudi suivant. «C'est tout pour aujourd'hui.» Le rituel. Sur ces mots les élèves s'égaillent. Elle reste encore un peu dans la classe. Jusqu'à ce que le silence soit total. Elle n'aime pas croiser du monde lorsqu'elle sort à dix-huit heures.
Personne ne l'attend vraiment. Son mari ne rentrera qu'après vingt heures pour éviter les encombrements. Son fils est chez la nourrice qui, les jeudis, lui donne aussi son bain et son repas du soir. Lorsqu'elle va le chercher, il est prêt pour la nuit. Elle l'embarque dans la voiture, le ficelle sur le siège auto en se cassant un peu plus les reins - plein le dos ! -, et ils filent à la maison. Elle est si fatiguée qu'elle n'a pas le coeur à jouer, juste envie de faire un petit câlin, et encore, pas toujours. Son fils est remuant, elle a parfois du mal à s'occuper de lui après avoir passé tant d'heures avec les enfants des autres.

Revue de presse

Dans cette ville de cure où tout semble immobile et suranné, elle joue subtilement avec les codes du roman noir et de la satire bourgeoise, tantôt vénéneuse comme Patricia Highsmith, tantôt ironique et cruelle à la manière de Chabrol. Mais ce roman n'est pas seulement une comédie de moeurs, il accompagne trois femmes aux âges différents de l'existence, (Christine Ferniot - Télérama du 11 juin 2014)

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Format: Broché Achat vérifié
A Saint-Liberon, dans une maison de convalescence se croisent trois âmes perdues, esseulées; qui tentent de panser leurs plaies existentielles ou physiques. Il y a Lise, professeur, mariée, un enfant , qui semble avoir tout pour être heureuse mais blasée par son existence banale fait une dépression. Elle y rencontre Oriane, une jeune femme anorexique, issue d'une bonne famille, mais qui cache un terrible traumatisme expliquant son mal-être. Et enfin, Gladys, l'américaine, qui, après un grave accident de voiture, s'installe dans le Grand Hôtel attenant le centre pour y recevoir ses soins. Cette dernière est accompagnée de son mystérieux compagnon,Maxime, surnommé "l'homme en noir" et qui devient le centre d'attention de Lise et d'Oriane.

Tout en dépeignant le mal-être de chacune de ses femmes, Michèle Gazier arrive à distiller les éléments d'un roman psychologique, notamment à travers l'intrigue qui se construit autour de Maxime. Son aura mystérieuse est aussi bien source d'angoisses pour Lise que de désir pour Oriane. Il incarne au fil de ce huis-clos une sorte de "Prince Noir" qui va bouleverser les liens qui unissaient ces femmes.
Il n'est jamais évident de décrire dans une fiction les souffrances psychiques ou physique sans tomber dans le pathos. L'auteur, de par son écriture humaine et un style assez cru, manie avec subtilité l'empathie que suscite la situation de ses personnages, tout en ne perdant pas de vue l'intrigue narrative.
Je recommande ce roman qui interpelle nos parts d'ombres à travers la construction habile de ces personnages.
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Par lauraline79 TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 12 août 2014
Format: Broché Achat vérifié
Toute l'histoire est résumée page 176 : "La pièce met en scène quatre personnages. Deux femmes amoureuses, une jeune (Oriane) et une vieille (Daisy). Un homme (Maxime) qui joue avec les deux. Un témoin qui essaie de comprendre.(...) Elle sent que quelque chose se prépare mais, comme dans les cauchemars, elle ne sait pas d'où partira le coup, ni qui sera la victime. Le mot est lâché. Tout ça va mal finir. Il y aura une victime."

Lise, professeur en rupture de vie, est ce témoin, le lien entre tous les personnages. Placée dans cette clinique pour "se refaire", elle s'inquiète des autres. D'Oriane comme une prof avec son élève, de Daisy comme une amie discrète et loyale.

Le texte est sans fioritures, va droit au propos choisi. Bien qu'il parle beaucoup d'émotions, je n'en ai pas éprouvé beaucoup pour les personnages, somme toute peu attachants. Mais c'est un beau texte, sans concessions, dont la tension est bien orchestrée jusqu'aux dernières pages (même si la lettre finale est un procédé un peu déjà vu pour amener le dénouement...).

Je vous conseille cette très bonne lecture.
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