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Les discours de la presse quotidienne : Observer, analyser, comprendre Broché – 14 février 2007


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Extrait

LES CHOIX DE L'ANALYSE

Le recueil des données constitue l'une des premières difficultés de l'analyse du discours et, par suite, de l'analyse des médias. Non pas que les données soient ici difficiles à trouver. Mais parce qu'on peut facilement «se noyer» dans la profusion, la diversité, l'éclectisme des productions discursives médiatiques. Décider d'étudier, par exemple, tout ce qui est produit en France dans une même journée par les médias de masse, c'est déjà s'affronter à un corpus «existant»2 considérable, que l'on ne peut raisonnablement traiter de façon exhaustive. En fonction d'un objet de recherche limité et précis (ici la circulation des mots et des dires), il s'agit, dans un premier temps, de définir les contours de l'objet d'étude, «le corpus de référence» auquel on fait appel, avant de repérer les observables de l'analyse et de recueillir les données des sous-corpus de travail, constitués de formes sémantiques ou sémiotiques récurrentes sur lesquelles s'appuie la description. Ce qui nous conduit à la notion de moment discursif.

La notion de moment discursif

On tente de saisir la diversité des productions discursives qui surgissent, parfois brutalement, dans les médias, à propos d'un fait du monde réel qui devient par et dans les médias un «événement» : par exemple, la coupe du monde de football de 1998, les tempêtes de décembre 1999 en France, «la surprise» du premier tour de l'élection présidentielle le 21 avril 2002 en France, le tremblement de terre en Algérie le 21 mai 2003, la pneumonie atypique au début de l'année 2003, le début de la guerre en Irak en mars 2003, la canicule de l'été 2003, l'attentat à la gare de Madrid le 11 mars 2004, les attentats dans le métro londonien le 7 juillet 2005...
Si ce surgissement est parfois brutal et intense (les attentats du 11 septembre 2001 à New York, le tsunami en Asie le 26 décembre 2004), il peut s'avérer plus discret, ou bien n'être qu'un instant discursif, qui disparaît des discours médiatiques aussi vite qu'il est apparu (la grippe du poulet de décembre 1997). D peut également se répéter à intervalles plus ou moins réguliers (Le Festival de Cannes) et devenir récurrent (telle la question conflictuelle des OGM, que l'on prendra essentiellement pour exemple, qui est à l'origine d'une suite d'instants discursifs depuis près de dix ans). Un moment discursif n'est donc pas forcément spectaculaire, comme l'a été le 11 septembre 2001 ou comme peut l'être un tremblement de terre meurtrier. Mais un fait ou un événement ne constitue un moment discursif que s'il donne lieu à une abondante production médiatique et qu'il en reste également quelques traces à plus ou moins long terme dans les discours produits ultérieurement à propos d'autres événements. On évoque encore «mai 68» à propos des problèmes de l'École en 2004, on rappelle le scandale du sang contaminé à propos de la crise de la vache folle, ou de la question des OGM. Ce sont justement ces traces discursives qui nous importent, parce qu'elles refont surface à propos d'autres événements (de nouveaux moments discursifs) et qu'elles entrent dans la ronde des discours produits et transmis par les médias.
Ce choix découle directement de l'objectif que l'on poursuit depuis quelques années : étudier la circulation des mots, des formulations et des dires, en particulier la façon dont «ça» parle, «ça» circule d'un article à un autre, d'une émission à une autre, d'un genre à un autre, d'un média à un autre. Mais si l'on s'interroge sur la façon dont ils circulent autant que sur ce qu'ils «disent», c'est parce qu'on s'interroge également, au-delà de la traçabilité des mots, des formulations et des dires, que l'on vise, sur la mémoire, le rappel et l'oubli des dires qui sont produits, ou transmis, par les médias (et qui ne sont donc pas a priori des discours constituants). Car si pour Eliseo Véron (Véron, 1981, à propos de l'accident de la centrale de Three Mile Island), ce sont les médias qui construisent l'événement, ce sont les discours qui, pour moi, «font» l'événement, les médias intervenant plutôt dans la mise en scène qu'ils fabriquent.

Présentation de l'éditeur

Des mots, des formules, des petites phrases, des dires de toutes sortes circulent à travers les médias et les différents mondes sociaux qu'on y rencontre. C'est cette circulation discursive, et son rôle dans la construction des mémoires collectives, que les lecteurs sont invités à découvrir dans cet ouvrage : comment les mots et les dires, en changeant de locuteurs, prennent des colorations sémantiques nouvelles et perdent en route certains de leurs sens originels.
Le livre condense cinq années d'analyse de la presse quotidienne nationale et des discours circulant autour des événements scientifiques ou technologiques à caractère politique (vache folle, OGM, grippe aviaire, etc.). Ces faits de société fournissent ici de nombreux exemples pour illustrer une méthodologie d'analyse, dans la double perspective des sciences du langage et des travaux actuels en analyse du discours, mais aussi pour proposer une observation originale de la presse ordinaire, qui devrait intéresser tout citoyen soucieux de «construire» sa lecture de manière autonome.

Auteur de nombreux ouvrages, Sophie Moirand est professeur en sciences du langage à l'université Sorbonne nouvelle - Paris 3.

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