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Les douze tribus d'Hattie Broché – 2 janvier 2014

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Extrait

Philadelphia et Jubilee
1925

- Philadelphia et Jubilee ! s'écria August quand Hattie lui dit comment elle voulait appeler ses jumeaux. Tu vas quand même pas donner des noms bizarres comme ça à ces bébés !
Si la mère d'Hattie avait été encore de ce monde, elle aurait été du même avis qu'August. Elle aurait dit qu'Hattie avait choisi des noms vulgaires; "inélégants et prétentieux", voilà ce qu'elle aurait dit. Mais elle n'était plus là, et Hattie voulait pour ses bébés des noms qui ne fussent pas déjà gravés sur la pierre d'une tombe familiale dans un cimetière, quelque part en Géorgie, alors elle leur donna à chacun un nom de promesse et d'espoir, un nom tourné vers l'avenir, pas vers le passé.
Les jumeaux naquirent en juin, au cours du premier été suivant le mariage d'August et Hattie. Les jeunes mariés avaient loué une maison dans Wayne Street - petite, mais située dans un bon quartier, et puis ce n'était, selon l'expression d'August, qu'une maison en attendant.
- Jusqu'à ce qu'on s'en achète une à nous, avait dit Hattie.
- Jusqu'à ce qu'on signe au bas d'un acte en bonne et due forme, avait acquiescé August.
À la fin du mois de juin, les merles prirent possession des toits et des arbres de Wayne Street. Tout le quartier résonnait de chants d'oiseaux. Leur gazouillis endormait les jumeaux et mettait Hattie de si bonne humeur qu'elle pouffait de rire sans arrêt. Il pleuvait tous les matins, mais les après-midi étaient inondés de soleil, et le minuscule carré de pelouse d'Hattie et August était vert comme au premier jour de la Création. Les femmes du quartier faisaient leur pâtisserie de bonne heure, et à midi toute la rue était embaumée par les gâteaux aux fraises qu'elles mettaient à refroidir sur le rebord de leur fenêtre. Hattie et ses jumeaux somnolaient tous les trois à l'ombre, sur la véranda. L'été suivant, Philadelphia et Jubilee marcheraient ; ils arpenteraient la véranda d'un pas incertain, comme d'adorables petits vieux un peu branlants.

Hattie Shepherd baissa les yeux vers ses deux bébés dans leur couffin. Ils avaient sept mois. Comme ils respiraient mieux quand ils étaient assis, elle les avait calés bien droit avec de petits oreillers. Us venaient seulement de se calmer. Ils avaient passé une mauvaise nuit. La pneumonie, ça se soignait, mais pas facilement. C'était tout de même préférable aux oreillons ou à la grippe, ou à la pleurésie. Ça valait mieux que le choléra ou la scarlatine. Hattie était assise sur le sol de la salle de bain, appuyée contre la cuvette des toilettes, les jambes étendues devant elle. La fenêtre était couverte de buée, et de petites gouttes de condensation coulaient sur les vitres, débordaient des croisillons de bois peints en blanc avant de former une flaque dans un creux du carrelage, derrière la cuvette. Hattie faisait couler de l'eau chaude depuis des heures. August avait passé la moitié de la nuit à la cave, à mettre du charbon dans le chauffe-eau. Il voulait rester à la maison, pour ne pas laisser Hattie seule avec les bébés. Mais... une journée de travail, c'est une journée de salaire, et le tas de charbon diminuait. Hattie l'avait rassuré : les bébés iraient mieux maintenant que la nuit était passée.

Revue de presse

Qu'est-ce qui fait tourner le monde, au fond, sinon les relations familiales? Rarement on les aura vu décrites avec autant de justesse et d'intensité. Rien n'est à changer dans ce roman que survole l'ombre tutélaire de Toni Morrison. Mais les comparaisons sont superflues : Ayana Mathis se suffit à elle-même. --Jeanne de Ménibus, Le JDD

Le roman déploie, plus encore qu'il ne raconte, soixante ans de l'histoire d'une famille. La cellule familiale devient le microcosme par lequel est illustré, de façon brillante et envoûtante, un macrocosme: les États-Unis. Malicieuse, Ayana Mathis en profite pour écrire, sans avoir à le dire, les deux Grandes Migrations de l'histoire des Noirs aux États-Unis. --Hubert Artus, LIRE

Les Douze tribus d'Hattie est le premier roman d'une jeune américaine, Ayana Mathis, qui a fait sensation aux États-Unis l'an dernier. Au début des années 20 à Philadelphie, s'installe Hattie, une noire venue du Sud raciste. Hattie aura douze enfants et petits-enfants, dont le lecteur va suivre les destinées au fil du XXème siècle. Captivante saga familiale, trépidante traversée d'un pan d'histoire américaine et portrait bouleversant d'une mère endurcie et meurtrie par la vie, Les Douze tribus d'Hattie est bien la révélation étrangère de ce début d'année. --Bernard Lehut, RTL

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Par Barbalala MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 20 octobre 2014
Format: Broché
En 1923, Hattie fuit la Géorgie avec sa mère et ses sœurs pour Philadelphie où elle se mariera à August et aura onze enfants et une petite-fille. Sur fond de ségrégation raciale, nous suivons la vie de ces douze enfants de 1925 à 1980, qui tous souffrent du manque d’amour de leur mère et grand-mère, sévère, frustrée, incapable de tendresse et inconsolable d’avoir perdu ses deux premiers enfants.
L’auteur tire toutes les ficelles du pathos (deuil, racisme, misère, homosexualité, infidélité, pédophilie, violence, maladie, suicide) en réussissant à rester assez crédible tout au long du livre. Il y a tout de même certains passages un peu caricaturaux, qui auraient pu être plus subtils à mon avis. Ainsi, on a parfois le sentiment que toute la misère du monde s’abat sur cette famille, que les hommes sont tous méchants et fainéants et les femmes de pauvres victimes, les blancs tous affreusement racistes, mais l’auteur parvient à nuancer le propos assez souvent en évitant le manifeste anti-ségrégation et le misérabilisme larmoyant.
Cela dit, j’ai eu le sentiment qu’il manquait une conclusion à tout cet étalage de malheurs. En effet, parvenu à la fin du livre, on se demande ce qu’il advient des membres de cette famille, tous abordés de manière assez fragmentaire sur une courte période de leur vie. On se dit que l’auteur s’est peut-être lancée dans une entreprise trop large pour être maîtrisée complètement sur 300 pages.
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Par Jean-pascal Guillet TOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 24 janvier 2014
Format: Broché
Ecrit à la manière d'un recueil de nouvelles, ce premier roman d'Ayana Mathis est tout simplement éblouissant! Chaque "nouvelle" ou plutôt chapitre est consacré à un (ou deux) enfants d'Hattie, l'héroïne de cet ouvrage.Et d'enfants elle en aura 11 (+ une petite fille), on a donc là les "douze tribus". Enfants dont on va suivre au fil des pages de 1925 à 1980 les diverses destinées et fortunes. Le lien, le fil rouge c'est cette mère de famille noire qui a quitté avec ses parents sa Georgie natale pour une vie meilleure à Philadelphie . Femme au caractère bien trempé qui élève ses enfants avec obstination, n'ayant pour but que chacun d'eux puisse se nourrir et se vêtir correctement, oubliant les marques de tendresse qu'attendent d'elle ses enfants....

Ayana Mathis dresse dans cette chronique familiale, à l'écriture lyrique et envoûtante , le portrait de la nation noire américaine et son évolution au cours du xxeme siècle.

Le face à face entre Hattie et une de ses filles (Bell) dans une chambre d'hôpital, alors que celle-ci a failli se laisser mourir, est inoubliable et tellement fort qu'il vous fait poser votre livre, sonné que vous étes par tant de justesse et d'émotion!

Encore une fois les éditions Gallmeister frappent fort! Plusieurs fois l'an grâce au travail de ce remarquable éditeur nous découvrons avec délice de nouvelles perles de la littérature anglo-saxonne. En attendant la sortie prochaine du nouveau Bruce Machart (ed Gallmeister of course!) plongez vite dans le monde d'Hattie, bonheur assuré!

A ranger tout près d'un autre très beau roman de ce début d'année, " Une terre d'ombre" de Ron Rash (Seuil)
3 commentaires 16 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Format: Broché
Ce premier roman expose des pans de la vie des nombreux enfants d’Hattie, américaine ayant fui la ségrégation raciale du Sud des Etats-Unis pour se réfugier à Philadelphie en compagnie de son jeune mari. Un enfant par chapitre, à des années différentes, y dévoile ses combats, ses faiblesses et, en filigrane, ses relations avec sa mère. Rarement, la vie les a épargnés ; tous tentent d’exorciser leurs démons.
Frappant par sa justesse, écrit de telle manière que le lecteur voit les scènes s’animer devant ses yeux et les personnages prendre vie, le roman évite adroitement les clichés, rejette le manichéisme, dresse des portraits violents et touchants. Les histoires des douze protagonistes se dévoilent progressivement, se recoupent subtilement, déchiffrant pas à pas l’insondable Hattie.
Malgré sa noirceur, « Les douze tribus d’Hattie » est un roman lumineux.
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Par Sihtamenamor TOP 500 COMMENTATEURS le 13 février 2014
Format: Broché
Hattie avait 17 ans lorsqu’elle eut ses premiers enfants, des jumeaux, qu’elle perdit peu de temps après leur naissance faute d’avoir eu les moyens d’acheter la pénicilline qui aurait pu les sauver. Traumatisée par cette perte, toute sa vie elle ne saura montrer ses sentiments ni être démonstrative envers ses autres enfants. Tous auront leur fêlure et ce manque de tendresse de leur mère.

Sous forme d’une espèce de puzzle, à travers des morceaux de vie de ses enfants, on découvre le portrait d’une femme meurtrie, mal aimée et malheureuse. Une histoire touchante.

L’extrait ci-dessous traduit parfaitement ce que fut Hattie : une mère blessée au plus profond d’elle-même, aimant profondément ses enfants mais n’ayant pas su leur faire voir.

« Hattie savait que ses enfants ne la considéraient pas comme quelqu’un de gentil, (…), mais quand ils étaient petits, il n’y avait pas beaucoup de temps pour les sentiments. Elle leur avait fait défaut dans des domaines essentiels, mais à quoi cela aurait-il servi de passer des journées à les serrer contre elle et à les embrasser s’ils n’avaient rien eu à se mettre dans le ventre ? Ils ne comprenaient pas que tout l’amour qu’elle avait en elle était accaparé par la nécessité de les nourrir, de les habiller et de les préparer à affronter le monde. Le monde n’aurait pas d’amour à leur offrir ; le monde ne serait pas gentil.»
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