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Un Occident kidnappé: ou la tragédie de l'Europe centrale Broché – 4 novembre 2021
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- Nombre de pages de l'édition imprimée80 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurGALLIMARD
- Date de publication4 novembre 2021
- Dimensions12 x 0.8 x 18.5 cm
- ISBN-102072966337
- ISBN-13978-2072966330
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Description du produit
Biographie de l'auteur
Détails sur le produit
- Éditeur : GALLIMARD (4 novembre 2021)
- Langue : Français
- Broché : 80 pages
- ISBN-10 : 2072966337
- ISBN-13 : 978-2072966330
- Poids de l'article : 90 g
- Dimensions : 12 x 0.8 x 18.5 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 9,864 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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Tant d’eau a coulé sous les ponts depuis 1983, mais la gravité de l’enjeu persiste ; tout particulièrement à l'épreuve de l'actualité en Ukraine.
Certes, l’URSS n’existe plus et le danger d’une invasion a disparu (à l'époque ?).
Il faut se remettre dans l’atmosphère de l’époque où les missiles étaient braqués sur l’Europe occidentale tandis que la partie centrale et orientale du continent vivaient sous la botte de l’armée Rouge.
L’Europe était alors plus divisée que jamais. On craignait que les blindés soviétiques, massés aux frontières de la RDA, ne déferlent sur les membres européens de l’OTAN. Mais ceci ne sert que de toile de fond à cette belle plaquette.
On veut ici nous parler de culture, de survie intellectuelle et spirituelle de petits pays, menacés de disparition suite à des pressions de deux ordres : l’oppression militaire et les menaces diverses d’extinction linguistique. Ici, c’est la langue tchèque et le devenir de la culture de la nation tchèque qui sont en jeu.
Le discours de Kundera occupe le plus grand espace de ce livret mais on lit aussi avec émotion deux autres textes qui lui servent de cadre et de présentation.
Les auteurs de ces deux textes ont fait preuve d’une rare courage en défiant plus ou moins ouvertement le pouvoir communise qui tenait les intellectuels, les écrivains et autres créateurs d’une main de fer.
Or, ces hommes n’ont pas hésité à secouer le joug, la pensante tutelle du parti communiste, lors d’un congrès de l’association des écrivains. Les auteurs eurent le courage de revendiquer publiquement la liberté de créer, de penser et de cultiver des valeurs étrangères, ) la police de la pensée.
Le leitmotiv de ce livret est la revendication de la liberté politique et l’autonomie de la culture dans son ensemble : la culture ne doit pas être tenue en laisse comme l’exigent les thuriféraires du régime communiste. Mais parallèlement à de telles revendications, il existe un enjeu interne à toutes ces cultures des petits États européens, situés aux marges orientales du continent : et c’est principalement le cas de la nation tchèque mobilisée pour la circonstance.
Dans sa brève mais lumineuse présentation du beau texte de Milan Kundera, Pierre Nora met l’accent sur les thèmes de ce discours en soulignant qu’il a exercé une influence considérable au plan culturel mais aussi politique.
Le discours de Kundera fut immédiatement traduit en toutes les langues européennes. Il rappelait à ses lecteurs que on pays, l’exemple même de la petite nation, faisait partie intégrante de l’Europe et qu’il convenait de ne pas se désintéresser de son sort. Son éventuelle disparition causerait un grand dommage à l’ensemble de l’Europe..
Il misait aussi sur la vitalité culturelle d’un peuple qui ne voulait pas mourir. Il est incontestable que cette vingtaine de pages constitue une grande et émouvante manifestation de l’esprit qui se dresse contre la tyrannie et veut étouffer dans l’œuf ou noyer dans le sang toute contestation de sa légitimité.
On se souvient de la théorie de Léonid Brejnev concernant la souveraineté limitée des pays satellites de l’URSS… Elle permettait d’intervenir militairement chez n’importe quel pays-frère menacé par la contestation du régime en place.
Ces pays d’Europe centrale dont Kundera se fait le grand défenseur ont fait l’objet d’un véritable rapt de la part d’une puissance hégémonique aujourd’hui disparue. Ce fut une tragédie que l’on n’a pas pu empêcher au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et les victimes de cette impuissance se comptent par millions de morts.
Dans son vibrant plaidoyer en faveur de ceux qui ont aidé à faire refluer l’impérialisme russe, Kundera parle aussi des intellectuels juifs auxquels il rend hommage, sans la moindre réserve. Voici ce qu’il écrit : Et tous ceux que je viens de nommer sont juifs… C’est pourquoi je les aime et je tiens à leur héritage avec passion et nostalgie, comme si c’était mon propre héritage personnel. Une autre chose me rend la nation juive si chère ; c’est dans son destin que le sort centre-européen me semble se concentrer, ei refléter, trouver une image symbolique… En effet, que sont-ils les juifs, sinon une petite nation, la petite nation par excellence, la seule de toutes les petites nations de tous les temps qui ait survécu aux empires et à la marche dévastatrice de l’Histoire ?
Kundera signale que le père de Kafka, Hermann, maîtrisait la langue tchèque tandis que son fils Franz avait entièrement adopté la langue allemande. Ajoutons que si tel n’avait pas été le cas, cette œuvre puissante n’aurait jamais connu la même diffusion ni la même célébrité.
A la lumière de ce qui se passe actuellement en Ukraine et dans notre pays, cette lecture mérite d'être méditée car la culture est ce qui nous définit tous intimement en constituant un ciment intergénérationnel vital. Ceux qui l'oublieraient ou le minoreraient, commettraient ce genre d'erreurs tragiques par leurs conséquences... la lecture de cet texte de Kundera nous le rappelle avec brio et vigueur.
En espérant que cet avis vous aura été utile...
Le premier « La littérature et les petites nations », date de 1967. Le second « Un occident kidnappé » ou la tragédie de l’Europe centrale, date pour sa part de 1983. Pour les anciens il faut se replacer dans le contexte de l’époque et pour les plus jeunes il s’avère nécessaire de faire une cure d’histoire et comprendre les compromissions qui ont suivies après la dernière guerre mondiale, sans parler des néfastes marchandages des grandes puissances. Où l’on s’aperçoit que ce qui se passe sous nos yeux et je ne pense pas qu’à la guerre en Ukraine, qui est un triste avatar, était prévisible et les souffrances des pays que l’on nomme pudiquement de « l’Est de l’Europe » en font les frais, encore.
Ce qui fait la cohésion des peuples c’est naturellement leur culture. Elle vient d’où cette culture ? Des fondamentaux religieux qui, ensuite, ont crées siècle par siècle des coutumes, des façons de vivre ensemble, de manger, de s’habiller, de se cultiver. Il n’y a pas d’explication, c’est une réalité. Ce sont les vandales et/ou les porteurs d’une étroitesse d’esprit qui déconstruisent l’unité culturelle d’un peuple. Nous vivons quoi actuellement ? Je vous donne simplement un extrait du texte, il a été écrit en ….. 1967 après que Milan Kundera ai vu le film « Les petites Marguerites ». Jeunes filles « fières de leur mignonne étroitesse d’esprit et détruisant avec joie et bonne humeur tout ce qui dépasse leurs propres horizons »? Je ne reprends pas tout le texte mais plus loin il écrit ceci : « C’est qui un vandale ? Non, ce n’est point le paysan analphabète qui, dans un accès de colère, met le feu à la maison du riche propriétaire terrien. Les vandales que je croise, moi, sont tous lettrés, contents d’eux-même, ….. . Cette fière étroitesse d’esprit (des vandales) croit que le pouvoir d’adapter le monde à son image fait partie de ses droits inaliénables ». Plus loin encore : « Ainsi un adolescent décapite-il une statue dans un parc parce que cette statue dépasse outrageusement sa propre essence humaine, et puisque chaque acte d’auto-affirmation apporte de la satisfaction à l’homme, il le fait en jubilant ». Il y en a encore plein dans ces 70 pages des analyses de cette trempe.
Toute ressemblance, comme maintenant, le wokisme incapable de contextualiser ne vivant que dans le présent, est-elle fortuite ?







