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De l'urgence d'être conservateur: Territoire, coutumes, esthétique, un héritage pour l'avenir Broché – 21 septembre 2016
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- Nombre de pages de l'édition imprimée288 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurL'artilleur
- Date de publication21 septembre 2016
- Dimensions14 x 2.3 x 22 cm
- ISBN-102810007101
- ISBN-13978-2810007103
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Description du produit
Biographie de l'auteur
Détails sur le produit
- Éditeur : L'artilleur (21 septembre 2016)
- Langue : Français
- Broché : 288 pages
- ISBN-10 : 2810007101
- ISBN-13 : 978-2810007103
- Poids de l'article : 150 g
- Dimensions : 14 x 2.3 x 22 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 173,875 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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Examinons et critiquons donc ce livre:
D'abord, le style et la façon de raconter: le texte est bien écrit, mais je ne peux m'empêcher d'y déceler une une certaine morgue toute britannique, la certitude qu'a l'auteur d'être sur une île qui a découvert bien des choses inconnues des continentaux ( ex: les grammar schools, la notion de liability, le coté désuet mais inimitable de l'église anglicane..)
L'histoire du conservatisme est bien évoquée avec la figure d' Edmund Burke, peu connu en France mais qui fit à son époque une critique acide de la Révolution française.. On retrouve aussi Adam Smith et la "main invisible"du marché qui est sensée irriguer de richesses toute la société. Scruton utilise longuement cet argument de la "main invisible" pour justifier le libéralisme alors qu'il me semblait que c'était une notion bien discutable et discutée depuis le XVIII ème siècle.
Les valeurs fondamentales du conservatisme sont donc les suivantes (selon Scruton):
- d'abord la notion d'appartenance à un territoire, un lieu, une nation : la notion de "nous". Et ce "nous" ne se résume pas à la population d'un territoire. Il comprend aussi les générations passées et à venir. Il y a donc une compréhension fondamentale à mon avis que nous ne sommes que de passage sur cette terre, que nous avons hérité d'une somme d'expériences de nos anciens et que nous devons la transmettre aussi aux générations suivantes, sans trop abîmer l'environnement dans lequel on vit. Le conservateur est donc naturellement écologiste.
- la liberté: la notion du "nous" va aussi à l'encontre de la valeur (classiquement de gauche) de la liberté de l'individu isolé, libre de s'auto-déterminer suivant ses aspirations et désirs propres, sans tenir compte de ses parents, de son milieu, de son histoire ("du passé faisons table rase!" diront Marx et Engels). Cela aboutit (toujours selon Scruton) à des générations complètement coupées de leur passé, préoccupées uniquement de leur "différence" qui devient la valeur suprême. Un autre penseur conservateur, Peter Sloterdejk ( in : " Après nous le déluge", très bon livre aussi, mais plus complexe que le Scruton) pense que cette attitude conduit droit au cataclysme de notre civilisation. En bref la liberté pour le conservateur, c'est celle de s'engager dans l'action au milieu des autres, en améliorant et transformant le monde mais en respectant ce qui existe ( d'où la critique radicale de la révolution, cf Burke et aussi la critique des révolutions russes et chinoises).
- le libéralisme ou la liberté dans l'économie: ce point me semble plus faible car on sait bien que le marché à lui seul ne va pas abolir la pauvreté. L'intervention de l'Etat est nécessaire, les économistes plus savants que moi pourront discuter jusqu'à quel point cette intervention de l'état est nécessaire. Mais il est clair pour Scruton que des mesures comme le revenu universel ne sont pas à utiliser. car elles découragent l'initiative individuelle.On retrouve à cet endroit de son texte la notion fort discutable que si les pauvres le sont c'est un peu de leur faute et que tout travailleur méritant finira par s'élever, vison assez idyllique (certains passages sur les mineurs en Angleterre sont limite choquants)
- la critique des institutions internationales: Scruton se lâche contre l'Union Européenne et est bien content semble t il du Brexit.. Il privilégie toujours la souveraineté nationale
- la critique du multiculturalisme: qui aboutit à tolérer des notions contraires à nos valeurs. Scruton pense particulièrement à l'Islam radical qui met les valeurs religieuses au dessus des lois.
- le goût du beau: Scruton évoque pour terminer son livre les valeurs esthétiques "intrinsèques" du Beau et fait la moue devant toutes les provocations de l'art moderne. Je pense que ce domaine reste individuel.
J'ai fait une critique un peu longue et pourtant je n'ai pas parlé de tout. Ce livre appelle une réflexion et des discussions nombreuses me semble-t il!
L'auteur dont la démarche est d'une rare honnêteté intellectuelle commence par évoquer son parcours, d'où il vient, ce qui le motive dans l'écriture de cet ouvrage. Il montre ainsi que personne n'a des convictions forgées de manière monolithique, que personne n'est politiquement blanc ou noir, que c'est une infinité de nuances de gris qui prévaut. Il raconte sa vie de famille, son père socialiste mais attaché néanmoins à sa terre et à son héritage culturel, l'amour de la glèbe anglais qu'il a transmis à son fils. Il expose finalement ce qu'est être véritablement conservateur loin des idées reçues et des préjugés. Et son raisonnement est brillant.
Dans nos sociétés, et ce depuis un peu plus de deux siècles, depuis les "Lumières" en particulier progresser signifie obligatoirement faire table rase du passé, de toutes ses composantes honnies, haïes, rejetées. La transmission des valeurs, d'une culture, d'idéaux est considérée comme pesante et arbitraire, frappée de l’infamante accusation de valeur bourgeoise. Elle ne ferait que reproduire des préjugés et des paradigmes sociaux paternalistes, des comportements trop marqués par la tradition religieuse forcément obscurantiste aux yeux des élites. La famille traditionnelle elle-même, un père, une mère, éventuellement des enfants, ne serait plus qu'un genre de modèle parmi d'autres. L'Histoire ne commencerait véritablement qu'à la Révolution de 1789, celle-ci s'accomplissant surtout en Mai 68 ou 81, au moment des lois sur le PACS ou le "mariage pour tous", réputé tout d'abord pour tout le monde alors qu'il était prévu dés le départ pour les seuls homosexuels.
L'Éducation elle-même ne devrait plus être confiée qu'à des institutions extérieures aux parents pour le bien des jeunes. Ceci est réfléchi afin de les libérer le plus tôt possible des pesanteurs supposées de ceux qui ne sont que leurs géniteurs. L'identité sexuelle des chers bambins ne serait plus d'ailleurs qu'une des constructions mentales imposées par une pensée trop conservatrice. Cela suppose de forcer les petits garçons à jouer à la poupée et les petites filles aux "Transformers" ou à "Ninjago". il suffit de se rappeler de cet "arbre de Noël" tenté par les journalistes du "Petit Journal" qui procédèrent ainsi, les gosses prirent cela pour une bien mauvaise blague. On s'étonne encore, il s'agit là aussi de remplacer un arbitraire par un autre. Mais ce nouvel arbitraire devant nous mener vers le progrès, il serait indispensable de l'imposer. Pour notre bien évidemment et même si c'est contre notre volonté. Il n'empêche que l'arbitraire engendré ou non par de bonnes intentions demeure un arbitraire.
Ce rejet du conservatisme selon Scruton s'étend même au rejet de l'ancien art de vivre dans tous ses aspects, de la conversation à l'art de recevoir ou de bien manger devant une gymnastique "hygièniste" et rien d'autres. La notion d'art de vivre en elle-même est frappée d'opprobre, elle serait porteuse de pesanteurs insupportables, de marqueurs sociaux lourds et pesants. Il serait nécessaire de remplacer le tout par le "festivisme" constant. La convivialité, le plaisir d'être ensemble ne sauraient se concevoir qu'absolument collectifs à chaque fois au risque d'être moralisés voire judiciarisés quand ce n'est pas interdit. Et il faudrait que la fête, la joie aient un but civique ou citoyen selon la définition de la citoyenneté selon le dogme progressiste bien sûr.
Et il faudrait parler de "fooding", de "drinking". Parler anglais c'est plus sûr pour marquer que l'on est aussi un "citoyen du monde" et non un nostalgique des nations, ces vieilles choses "poussiéreuses".





