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J'ai le droit de tout dire ! Broché – 14 juin 2007

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Extrait

Extrait de l'introduction :

Liberté, égalité, fraternité. La belle devise que voilà avec la Révolution française tout armée prête à en sortir. On ne compte plus, dans les discours politiques de droite ou de gauche, les hommages rendus à cette trinité démocratique. Pourtant, à bien y réfléchir, si l'égalité rassure, si la fraternité laisse croire qu'on a du coeur, la liberté, depuis quelque temps, a du plomb dans l'aile. Je me demande même si on ne la passe pas subrepticement sous silence, plutôt que d'avoir à la défendre. Aujourd'hui, il est clair qu'elle fait mauvais genre. Pourquoi cet ostracisme, cette honte à la nommer et cette timidité pour la protéger ?
C'est que tout à coup, les forces politiques, sociales, médiatiques et intellectuelles, bien que divisées, se sont rassemblées sur cet objectif commun de favoriser la bienséance, qui est à peu près aussi éloignée de la vérité que nos prétendus humoristes de la véritable insolence. Il n'est plus personne qui assume, au sein de ce triste unanimisme, la charge de la provocation bienheureuse, la mission de l'utile contradiction. Il semble bien que le souci de la liberté a sombré corps et âme, dans un pays si fier de sa réputation théorique de créateur de droits qu'il a perdu le goût et la passion de les faire vivre quoi qu'il en coûte. Tant de sollicitations, il est vrai, viennent occuper le terrain de la conscience que chacun se sent dispensé de se battre sur le créneau de l'expression indépendante et spontanée. Le pire aujourd'hui est moins ce grignotage constant de la liberté par les termites du correct sous toutes ses formes que la résignation avec laquelle les élites acceptent, comme une défaite acquise et une évidence même pas amère, l'étouffement de l'esprit et la domestication de la subjectivité. Hier, il y avait encore de la révolte devant cette inlassable marée qui, pétrie de tous les bons sentiments de la terre, bouleversait et détruisait le coeur même de la pensée : sa certitude de ne dépendre que d'elle. Maintenant, celui qui dénonce ce scandale hurle dans le désert et tout le monde s'en moque.
Au fond ce protestataire importun constitue un abcès de résistance. Il vient opposer hier à aujourd'hui. Il y a dans le comportement du minoritaire qui évoque l'esprit de la démo­cratie un défi constant à la modernité. La multitude déteste être entravée dans sa marche en avant qui la fait, en réalité, piétiner dans le présent. La liberté demeure le seul obstacle à la dictature la plus pesante du monde : celle d'aujourd'hui. Cela advient et cela est juste. L'évidence bête de l'acquis. L'écoulement du temps est consacré et les fruits du hasard, les aléas de l'évolution sanctifiés. Hors de question de tenter d'échapper à ce que l'époque met en exergue, à ce que les modes désignent. Le moment a sa vérité qu'il serait outrecuidant de battre en brèche quand tout démontre le caractère irrésistible du relatif et la noblesse du provisoire. Devant un tel confort - quoi de plus doux que de se laisser porter par le flot et dériver sans savoir -, les tenants de l'absolu, les défenseurs de la permanence, les contempteurs d'une évolution célébrée pour elle-même sont d'une faiblesse insigne. Ils croient pouvoir gouverner le cours du siècle, inscrire le nécessaire dans le contingent et changer la nostalgie en politique. Pauvres fous, on les mépriserait s'ils n'étaient pas d'abord ridicules. La liberté à tout prix appartient aux causes perdues. Le romantisme et l'héroïsme y trouvent leur compte mais il est à craindre qu'on n'entende jamais les trompettes des secours.

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Meilleurs commentaires des clients

Format: Broché Achat vérifié
Excellent livre pour qui aime le personnage !
Son écriture est parfaite. Rien à signaler de particulier sauf qu' on attend une suite de ses états d'âme circonstanciés .
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