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La fête de l'insignifiance Broché – 3 avril 2014

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Revue de presse

Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en même temps éviter tout réalisme, voilà La fête de l'insignifiance.

Présentation de l'éditeur

Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en même temps éviter tout réalisme, voilà La fête de l'insignifiance. Celui qui connaît les livres précédents de Kundera sait que l'envie d'incorporer dans un roman une part de «non-sérieux» n'est nullement inattendue chez lui. Dans L'Immortalité, Goethe et Hemingway se promènent ensemble pendant plusieurs chapitres, bavardent et s'amusent. Et dans La Lenteur, Véra, la femme de l'auteur, dit à son mari : «Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux... je te préviens : fais attention : tes ennemis t'attendent.» Or, au lieu de faire attention, Kundera réalise enfin pleinement son vieux rêve esthétique dans ce roman qu'on peut ainsi voir comme un résumé surprenant de toute son œuvre. Drôle de résumé. Drôle d'épilogue. Drôle de rire inspiré par notre époque qui est comique parce qu'elle a perdu tout sens de l'humour. Que peut-on encore dire ? Rien. Lisez !

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Format: Broché
J’ai beaucoup aimé les personnages: Alain (qui dialogue avec sa mère disparue), Ramon (retraité à la recherche de la bonne humeur), Charles (inventeur d’une pièce pour le théâtre des marionettes qui se déroule tout au long du roman), D’Ardelo (le Narcisse qui invente une maladie mortelle pour se donner l’air plus intéressant), le mystérieux Quaquelique (le plus grand coureur des femmes car il sait maîtriser le pouvoir de l’insignifiance), Caliban (acteur au chômage avec des idées esthétiques “un peu naïves” qui invente une langue qui n’existe pas). Les conversations qu’ils ont ensemble sont à la fois le comble du banal (aucune scène vraiment dramatique ici, aucune hystérie) et une source inépuisable de réflexions divertissantes, sur les nombrils, sur la bonne humeur, sur les snobs, sur les coureurs, sur Staline, sur la maternité. Et quelle bonne humeur ensoleillée de la part d’un auteur enfin parvenu à profiter de sa “liberté crépusculaire”! Jamais auparavant la poéisie non-lyrique de Kundera n’a atteint ce niveau d’intensité. Et pour les lecteurs assidus de Kundera, faites bien attention: il y a tout au long des clins d’oeil et des allusions aux oeuvres précédents du romancier!
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Par julien le 14 juillet 2014
Format: Broché Achat vérifié
Nous sommes tous des insiginfiants et des excusards, cette façon de décrire notre monde en s'en amausant est la plus sérieuse approche qu'on peut en avoir et seul, Kundera, en est capable. C'est superbe.
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Format: Broché
Lire des commentaires aussi brefs que non argumentés sur le dernier Kundera tel "C'est nul" laisse songeur. C'est dire la haute volée de tels commentaires (surtout d'anciens lecteurs de Kundera qui devraient saisir l'ambition esthétique de ce mélange de légèreté et de concision). Il serait intéressant de lire ce qu'ils peuvent louer en retour. Comme souvent les vieux maîtres font dans l'épure, ayant une oeuvre derrière eux Et ici, sans s'appesantir, Kundera tente de cerner notre époque dans certains traits concrets. Il ne développe plus de longues pages. Nous ne sommes plus dans des symphonies mais dans la musique de chambre avec une rare concision comme dans certains morceaux de Webern. Courts, denses, elliptiques. Le titre nous dit déjà beaucoup qui est presque un oxymore où l"individu contemporain se libère de tout ce qui le fait humain non dans une gravité (comme si on le lui extorquait) mais dans une "libération" désirée qui est une insignifiance et une négation de son être. Comme s'il devenait un petit ballon rose qui veut s'envoler dans les airs, ce qui est bien plus terrible au fond car il ne soupçonne plus sa perte, sa tragédie. Et comme d'habitude, Kundera a l'art du détail sans jamais s'appesantir dessus. C'est juste évoqué, relevé. L'art d'être profond tout en étant léger...
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Format: Broché Achat vérifié
Voilà un mot qui ne plairait pas à mon papa K.
TOUT de qu'il écrit m'est important.
Il m'est un maître de vie.
Pas le seul, mon cher maître donne d'ailleurs des pistes de recherche d'autres lectures dans ses oeuvres.
Je ne suis pas gaga, simplement, Milan m'est terriblement cher, et important.
A lire, relire, and so.
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Format: Broché
Intrigué par les nombreux articles élogieux dans la presse, j'ai acheté le livre. Les romans de Kundera comme L'insoutenable légèreté de l'être ou La vie est ailleurs ont accompagné ma jeunesse et m'ont éblouis par leur originalité. Mais là, quelle déception...
A croire que c'est une plaisanterie. Ce court texte est indigent, les personnages sont grotesques et le style totalement plat. Malgré sa brièveté, je me suis ennuyé car on ne croit pas une seconde à cette histoire improbable. Cela n'a aucun intérêt.
Je ne comprends pas que ce livre ait eu autant de succès et qu'aucun journaliste n'ait eu l'honnêteté de dire que le texte etait raté. Je ne recommande pas la lecture de ce livre. Grosse déception.
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Format: Broché Achat vérifié
Kundera, un écrivain que j'ai dévoré autrefois avec un réel plaisir. Ses "risibles amours" , notamment, m'ont fait rire. Mais cette fois j'ai le sentiment que l'insignifiance a gâché la fête.
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Format: Broché Achat vérifié
Milan Kundera, avec sa gueule d'acteur boxeur, est un écrivain énigmatique. Si énigmatique que nous nous jetons dans le piège qu'il n'a de cesse de nous tendre : trouver le sens de ce qui ne veut pas en avoir … J'aime ce romancier, parce qu'il n'est pas un conteur-philosophe mais un romancier métaphorique. A se demander si le sang soufi ne coule pas dans ses veines d'exilé. Milan Kundera véhicule la gravité de la plaisanterie par l'évanescence du rire. Ces personnages, clownesques et pathétiques, arborent dans l'absurde l'humour dérisoire.

La représentation du monde est ce qui distingue l'Homme des mondes végétal et animal. Avons-nous déjà vu un rosier se croire chêne ? un lion agir comme un surricate ? L'Homme est la seule espèce vivante à passer sa vie à chercher, et parfois découvrir, qui il est. En n'accordant que peu de crédit à la loi cosmique qui fonde son individualité, l'Homme vit comme s'il n'était que le produit de son histoire, et la répète, inexorablement … De là, il n'y a qu'un pas, que Milan Kundera franchit, pour affirmer que l'individualité n'est qu'une illusion, et que les Vérités sont une succession d'insignifiances. A l'instar de l'allégorie de la caverne de Socrate ou de la pipe qui n'en est pas une de Magritte …

Entre Socrate et Magritte, Kant et Schopenhauer s'opposent. Kant affirme que la chose la plus importante est la "chose en soi" (Ding an sich). Derrière nos représentations se trouverait une chose objective, un Ding, que nous ne pouvons pas connaître mais qui, pourtant, est réelle.
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