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La favela d'un siècle à l'autre : Mythe d'origine, discours scientifiques et représentations virtuelles Broché – 1 juillet 2006


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Description du produit

Extrait

Extrait de l'introduction :

Vous avez dit «favela» ?

«Les favelas, encore anonymes dans les registres scientifiques - ignorées des savants, trop connues des rustres -, peut-être un futur genre cauterium des légumineuses, ont dans leurs feuilles aux stomates allongés en villosités de remar­quables outils de condensation, d'absorption et de défense. Si leur épiderme se refroidit la nuit bien au-dessous de la température de l'air, et provoque, malgré la sécheresse de ce dernier, de brèves précipitations de rosée, la main qui les saisirait se heurterait pourtant à une plaque incandescente d'une chaleur intolé­rable. Parfois, quand certaines espèces ne se montrent pas aussi bien armées que les précédentes pour réagir victorieusement, on observe des dispositifs peut-être encore plus intéressants : les espèces s'unissent, s'enlacent étroitement et se transfigurent en plantes sociales. Ne pouvant contre-attaquer isolément, elles se disciplinent, s'agrègent, s'enrégimentent.» (...)

Une présentation à la première personne

C'est en 1966 que je mis pour la première fois les pieds dans une favela. J'avais alors vingt ans, et j'étais étudiante en sociologie et en sciences politiques à la PUC (Université catholique de Rio de Janeiro). Issue d'une famille de classe moyenne supérieure, fille d'une mère américaine, ancienne étudiante en anthropologie de l'université de Columbia et d'un père brésilien, universitaire, historien de l'art et directeur de musée. Née dans l'Etat de Bahia, j'y avais fait mon cursus secondaire et n'arrivais à Rio qu'à l'âge de poursuivre mes études supérieures. Arrivée à Rio juste avant le coup d'État de 1964, le début de ma vie carioca coïncida donc avec la période d'installation du régime militaire. C'était aussi le moment où Carlos Lacerda, gouverneur du nouvel État de Guanabara, mettait la ville sens dessus dessous, à la tête d'une vaste opération de modernisation. Car même si Rio avait dû s'incliner devant Brasilia, elle ne devait pas pour autant renoncer à son rôle de grande métropole. Entre autres grands travaux, on ne pouvait éviter le gigantesque chantier de la création de l'Aterro du quartier de Flamengo. Prise au piège des épouvantables embouteillages qu'il provoquait, j'ai assisté au relogement forcé des habitants de la favela de Pasmado qui se trouvait sur le trajet vers l'université. D'énormes engins détruisaient baraques et habitations, tandis que les familles étaient entassées dans des camions, chacun essayant d'emporter quelques biens et de sauver ce qui pouvait l'être. Les journaux de l'époque firent grand cas de l'événement, publiant articles et photos, soulignant l'opposition des habitants des favelas et donnant la parole à leurs représentants - la FAFEG (Fédération des associations de favelas de l'État de Guanabara) - pour tenter d'empêcher, en vain malheureusement, cet exil de la population vers les lointains quartiers de Vila Kennedy et Aliança.
Le nom même des quartiers de relogement des anciens favelados ne devait rien au hasard : en effet, Lacerda avait obtenu, par le biais de l'Alliance pour le Progrès (organisme d'aide internationale du gouvernement Kennedy), les moyens nécessaires pour mettre en oeuvre les projets antifavelas élaborés quelques années plus tôt, lors de sa campagne de presse de 1948, qui portait le nom éloquent de «Bataille de Rio».

Présentation de l'éditeur

Horizons américains Collection dirigée par Maurice Aymard, Dominique Fournier et Afrânio Garcia

LA FAVELA, cet envers du décor de la «Cité merveilleuse», a beaucoup contribué à faire de Rio de Janeiro - et plus largement du Brésil - la terre de tous les contrastes. En ouvrant ce livre, le lecteur français pourrait donc à bon droit y voir une invitation au voyage dans un monde qui éveille sa curiosité, mais lui demeure en définitive étranger. Pourtant c'est plus encore au mouvement inverse, de l'exotique au familier, du lointain au proche, que cet ouvrage nous invite. Son propos n'est pas tant d'ajouter une nouvelle pierre à l'édifice déjà impressionnant des connaissances sur les tavelas, ni d'en faire la synthèse, que d'en expliciter les conditions sociales de production. Car la favela s'«invente» au fil d'une histoire séculaire qui, du mythe d'origine en passant par le discours scientifique, mène contre toute attente à une consécration culturelle et médiatique.
Analysant à la fois cette tonne particulière d'habitat populaire et les réseaux d'acteurs et d'institutions qui en ont façonné l'image, Licia Valladares nous offre une contribution originale à l'histoire des sciences sociales brésiliennes, de la Première République à nos jours.

Licia Valladares a été pendant vingt ans professeur de sociologie à l'IUPERJ (Instituto universitario de Pesquisas do Rio de Janeiro) de l'université Candido Mendès de Rio de Janeiro. Professeur associé à l'Institut d'urbanisme de Paris (université Pans XII),puis titulaire de la chaire Sergio Buarque de Holanda à la Fondation Maison des sciences de l'homme, elle est aujourd'hui professeur de sociologie à l'université de Lille-1 et membre du laboratoire Clersé (UMR CNRS 8091).

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