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Un goût de rouille et d'os Broché – 30 août 2006

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Extrait

Un goût de rouille et d'os

Il y a vingt-sept os dans la main humaine. Entre autres, le lunatum, le capitatum et le naviculaire, le scaphoïde et le triquétrum, ou bien encore les minuscules pisiformes cornus de la face extérieure du poignet. Ils ont beau être tous différents dans leur forme comme dans leur densité, ils sont tous bien alignés, leurs contours sont parfaitement ajustés et ils sont reliés par un réseau de ligaments qui courent sous la peau. Tous les vertébrés ont en commun un ensemble d'os similaire, et tous les os se constituent à partir des mêmes tissus : qu'il s'agisse de l'aile d'un oiseau, de la nageoire dorsale d'une baleine, de la patte d'un gecko ou de votre propre main. Certains primates en ont plus encore : le gorille en a trente-deux, cinq dans chaque pouce. Pour les humains, c'est vingt-sept.
Cassez-vous un bras ou une jambe, et l'os va s'envelopper de calcium en se ressoudant, si bien qu'il sera plus solide qu'avant. Mais cassez-vous un os de la main, et cela ne guérit jamais correctement. On se fracture un os du tarse et la ligne de fêlure reste visible pour toujours : comme une faille dans du granit sur les radios. Si on a un métacarpien écrasé, on est bon : les esquilles d'os qui ne sont pas absorbées par des tissus tendres sont dévorées par les enzymes ; cette poudre passe ensuite dans le système sanguin. Regardez donc les mains d'un boxeur : les join­tures se sont écrasées contre les lourds sacs de frappe ou contre le visage d'un adversaire et la peau s'est fendue en diagonales croisées, comme une grille de cicatrices en X. Vous verrez des hommes pleurer lorsqu'ils se fracturent la main durant un combat, des Mexicains à la peau dure ou des ouvriers métallos, des malabars effondrés sur leur tabouret avec les larmes qui leur jaillissent des yeux. Ce n'est pas tant la douleur, même si l'anticipation de cette douleur est bien présente - avec les paluches qui gonflent dans les gros gants rouges et le crissement électrique de l'os contre l'os ; c'est peut-être la huitième reprise et tu tapes avec ton poing en bouillie jusqu'à la dixième pour gagner de justesse. C'est la frustration qui les fait pleurer. Le secret de la boxe, c'est de savoir minimiser les faiblesses. Piètre endurance ? Course sur route. Jeu de jambes médiocre ? Saut à la corde. Abdos faiblards ? Mille rameurs tous les jours. Mais les boxeurs qui ont les mains abîmées ne peuvent rien y faire, à part engager un soigneur qui s'y connaît un peu en bandages pour os cassants.

Présentation de l'éditeur

«Ces formidables nouvelles sont les meilleures que j'aie lues depuis bien longtemps. Il y a là matière à une douzaine de romans... Croyez-moi, vous n'avez jamais rien lu de tel !»
Bret Easton Ellis

Acérée, viscérale, l'écriture de Craig Davidson nous entraîne dans un univers singulier et parfois violent : celui des situations extrêmes, des paris perdus d'avance et des rêves inachevés. Mais à cette dureté, 'écrivain allie l'émotion et la compassion envers des êtres blessés dont il sonde les corps, les coeurs et les âmes avec une redoutable efficacité et une incroyable sensibilité. Comme dans la nouvelle titre, où un jeune boxeur participe à des combats clandestins pour expier une faute terrible qui a bouleversé sa vie...
C'est là tout le talent de ce jeune auteur canadien qui s'impose, avec ce recueil de nouvelles salué par Thom Jones et Chuck Palahniuk, comme une véritable révélation de la littérature nord-américaine contemporaine.

Craig Davidson (29 ans) a fait sensation au Canada avec ce livre, qui a suscité l'enthousiasme de nombreux éditeurs à travers le monde. Les droits ont déjà été vendus aux Etats-Unis, en Allemagne, Italie, Grande-Bretagne, au Danemark et aux Pays-Bas. Actuellement étudiant à l'Université de l'Iowa, il termine son premier roman.

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Format: Poche Achat vérifié
Des cicatrices, tout le monde en a, visibles ou pas, endormies ou encore vives. Mais tout le monde continue de vivre (sinon vous ne seriez pas en train de lire ces lignes), ou essaie de le faire. Pour cette raison, et à cause du talent de ce jeune écrivain canadien, il me semble impossible de rester insensible à ces écrits.

Huit nouvelles percutantes pour environ 308 pages (en format poche). Chacune d'entre elles dure environ 30 à 40 pages, mise à part la dernière, qui est deux fois plus longue.
Ce qui force mon admiration, c'est le ratio de "compression" de ces histoires. Ce ne sont pas simplement des esquisses. Je m'explique : Chacune de ces nouvelles a la force d'un roman, et je croyais jusqu'à présent que ce n'était pas possible. Quand, par exemple, vous déposez à regret un livre-pavé de John Irving, vous avez l'impression de laisser une famille derrière vous. C'est ce genre de prouesse que réalise Davidson en quelques feuilles!
Le contenant est petit, le contenu est énorme. Vous croyez ouvrir un bagage à main, mais c'est le contenu d'une malle qui en jaillit.

En lisant d'autres recueils de nouvelles, j'ai souvent eu l'impression qu'il s'agissait d'idées de romans que l'écrivain n'avait pas désiré développer davantage. Pas cette fois!

Il est facile techniquement d'enfiler la lecture successive de plusieurs de ces nouvelles. Oui, facile techniquement, comme on passe d'un mets à un autre lors d'un banquet, mais je n'ai pas voulu le faire.
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Format: Broché
Un boxeur condamné à vie à expier sa faute, un père alcoolique qui court après l'amour de son fils, un couple infécond qui pratique le combat de chiens, un accroc au sexe, un homme handicapé par un accident absurde qui ne parvient pas à remonter la pente, etc... Autant de tranches de vie, épaisses traitées tant sur le mode sombre ou humoristique (il faut au moins lire "Frictions", vraiment désopillant), à la fois violentes et légères, sensibles et cruelles, sarcastiques et pleines de compassion, qui mettent en scène des gens de tous les jours face à la violence absurde de la vie, se débattant comme ils le peuvent avec une destinée qui a soudainement pris un tour désastreux.

En partant du navrant lieu commun qui considère que nous sommes finalement bien peu de choses, Craig Davidson nous livre un vrai condensé d'humanité, même si toutes les nouvelles ne sont pas d'égale qualité.

Une vraie révélation dont j'attends le roman avec impatience.
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Format: Poche
Parmi les huit nouvelles que composent ce recueil, j'ai surtout apprécié :
UN GOÛT DE ROUILLE ET D'OS : Un boxeur approchant la quarantaine, Eddie Brown Junior, continue de se battre afin de payer une dette morale.
UN BON TIREUR : un père alcoolique et violent a obligé son fils à devenir un basketteur hors pair.
DE CHAIR ET D'OS : Roberto, un ancien boxeur responsable de la mort de son adversaire, organise des combats en Thaïlande.
LA FUSÉE : dresseur dans un parc aquatique, Benjamin, qui s'est fait arracher la jambe par un orque, vit difficilement son handicap.

J'ai moins apprécié :
UN USAGE CRUEL : Jay et Allison, qui rencontrent de fortes difficultés à avoir un enfant, ont pour loisirs les combats de chiens clandestins.
FRICTIONS : Sam, un acteur porno, se retrouve dans un groupe de parole pour sex-addict.
INSOMNIES : Graham va apporter un peu de bonheur à sa femme Nell handicapée par une bradykinesie qui agitent ses membres de manière désordonnée.
PRÉCIS D'INITIATION A LA MAGIE MODERNE : Jessica et Herbert ont été traumatisés par "la disparition" de leur père lors d'un spectacle de magie.

L'écriture est nerveuse, charnelle, instantanée, sincère et physique. Pour CRAIG DAVIDSON, c'est le corps, ses pulsions, sa force, ses faiblesses, ses cicatrices qui modulent, façonnent, entraînent ces existences chaotiques ou brisées. Il n'y a pas de jugements négatifs ou positifs portés sur les personnages. Ces derniers sont très souvent lucides et, rongés par le remords, ils se punissent eux-mêmes dans leur chair.
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Format: Poche
« Il y a vingt sept os dans la main humaine' » est une phrase d'une évidence brutale qui fait du prolongement banal de notre corps un objet insolite. C'est également la première phrase de ce recueil de nouvelles. Nous sommes de chair et d'os, et le goût du sang, le craquement sinistre d'un tibia nous rappelle à l'occasion que ce que qui est perçu à l'intérieur de notre pulpe intime est différent de ce que nous saisissons du monde, il y a une frontière entre ces deux univers qui n'est traversée que par la morsure de l'émotion ou de la souffrance ; amour et douleur dansent et se battent autour de cette zone avec des réflexes de crotale.
Dans ce recueil, Craig Davidson écrit un texte original et intense autour du chant de la douleur. La première nouvelle en signe le thème principal sur une ébouriffante partition de littérature. Là, le héros vit de la violence pour expier, pour éteindre la souffrance morale qui hurle en lui depuis un drame familial dont il se sent coupable. Culpabilité et violence. Davidson sculpte des mondes puissants de réalisme avec ces deux outils, et la musique admirable de son métier en écrit le fond sonore.
On le compare à Palahniuk, dont la littérature traite des mêmes principes sociaux : l'énergie de la violence, la permanence de l'absurde et l'intimité de la douleur. Une littérature brute de réalité, plus en accord avec la vie. C'est la profondeur de ces mondes imaginaires plus puissants et plus vrais qu'un reportage télévisé. Des obus qui percutent la matière littéraire jusqu'à en faire jaillir la moelle de l'homme.
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