undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW Cloud Drive Photos cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose
Profil de Fuchinran Sandrine Monllor > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Fuchinran Sand...
Classement des meilleurs critiques: 494.521
Votes utiles : 914

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Fuchinran Sandrine Monllor "http://voyages.ideoz.fr/" (France)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7
pixel
L'Habitant de l'infini, tome 1
L'Habitant de l'infini, tome 1
par Hiroaki Samura
Edition : Broché
Prix : EUR 10,95

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Excellent malgré la violence constante, 9 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Habitant de l'infini, tome 1 (Broché)
Un manga splendide dans la plus pure tradition des djidaimonos, les histoires de western à la japonaise dans un univers médiéval souvent impitoyable. En pleine ère Edo, l'histoire, celle de Manji, un samouraï puissant et d'une habileté sans pareil, doté d'immortalité, permet de découvrir un peu le fonctionnement de la société japonaise de cette époque, autour des aventures passionnantes de samouraïs et de rônins. Sur fond d'aventure fantastique, l'Habitant de l'infini raconte avant tout une vengeance et la manière dont elle va engendrer à son tour une nouvelle vengeance, un peu comme la loi du Talion. Cette oeuvre, esthétiquement très réussie, reste réservée à un public averti, car elle montre une violence, une brutalité sans concession au rythme des corps déchiquetés et des gerbes de sang. Malgré tout, rien est gratuit et la morale qui se dégage du manga est fort intéressante.


Gon - 2eme edition Vol.1
Gon - 2eme edition Vol.1
par TANAKA Masashi
Edition : Broché

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre attendrissante et de grande qualité, 9 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gon - 2eme edition Vol.1 (Broché)
Un manga atypique, court (3 tomes de 180 pages), à prix abordable (6€/tome), mais avec une dynamique très efficace et intéressante inspirée des meilleurs films d'action, de jolis graphismes qui n'oublient pas les décors, un environnement et un personnage fort dans lequel les enfants peuvent se reconnaître (un bébé dinosaure dont on observe l'apprentissage avec toutes sortes d'épreuves, de bêtises etc).

La grande qualité du manga est de nous faire vivre ces aventures par la seule force du dessin, puisqu'il n'y a pas de bulles, ni me moindre mot (ou un ou deux peut-être). Les graphismes et les mouvements transmettent de manière impressionnate les bruitages et tout l'univers que l'on explore avec des surprises à chaque relecture. Gon est un manga à découvrir impérativement pour se faire une autre idée des manga y compris si l'on est réfractaire : malgré son apparente simplicité, l'histoire est assez profonde, elle permet une adhésion facile à tout âge. Les détails sont très soignés et témoignent de qualités graphiques indéniables. L'humour quelque peu déstabilisant parfois et les aventures tantôt cocasses, tantôt touchantes de ce petit dinosaure au caractère terrible sont au rendez-vous et offrent de beaux souvenirs, longtemps après avoir terminé la lecture.


Prison Break, l'intégrale saison 1 - Coffret 6 DVD
Prison Break, l'intégrale saison 1 - Coffret 6 DVD
DVD ~ Robin Tunney
Proposé par DVD-A-TOUT-PRIX
Prix : EUR 12,50

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Originale et pleine de suspense, 20 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prison Break, l'intégrale saison 1 - Coffret 6 DVD (DVD)
L'histoire de Point Break est plutôt originale et change un peu des sempiternelles histoires d'enquêtes. Ici, l'intérêt du télespectateur se porte sur les plans échaffaudés par le frère du héros condamné à mort. Outre leur ingéniosité, on apprécie aussi l'intensité psychologique de cette quête désespérée de liberté où un frère est capable de sacrifier la sienne pour sauver celui qu'il considère comme injustement condamné.

Le suspens ponctue chaque épisode : dès le premier, on est pris dans cette course contre la montre, très réaliste, bien pensée qui fait passer 24h chrono pour une série B... Le ton est résolument moderne, les acteurs sont très convaincants et parfois même impressionnants. On a rarement exploité le thème de l'implaccable système carcéral américain sous cet angle et dans l'esprit de Boomtown, on est pris par ces destins étonnants secoués par de nombreux rebondissements qui tiennent en haleine avec beaucoup d'ingéniosté...


Mémoires d'une geisha
Mémoires d'une geisha
DVD ~ Zhang Ziyi
Prix : EUR 9,47

40 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Envoûtant, 7 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mémoires d'une geisha (DVD)
Mémoires d'une Geisha est une superproduction américaine, certes, mais il faut aussi reconnaître que le cinéma hollywoodien peut offrir de vrais moments de divertissement et d'envoûtement malgré sa grande normativité.

En s'attaquant au livre - très intéressant - d'Arthur Golden, Rob Marshall n'avait pas la tâche facile, d'autant que l'oeuvre tenait au coeur de Spielberg (producteur) qui a un temps pensé à réaliser lui-même l'adaptation. Des décors crédibles, reconstitués hélas en Californie, des actrices asiatiques, mais chinoises et non Japonaises, ce qui est visible pour les initiés. Pourtant, on oublie tout cela et la facilité du mélodrame, sans sentimentalisme pour autant. On découvre un film de 2h20 très réussi, magnifique sur la forme, avec des acteurs vedettes et notamment l'un des trios les plus exceptionnels d'actrices asiatiques : Gong Li, merveilleuse dans son rôle de geisha arriviste prête à tout pour réussir sauf au renoncement du véritable amour, Zhang Yiyi, star montante qui incarne la jolie Chyio, devenue la célèbre geisha Sayuri et Michelle Yeoh, "sa grande soeur". A cela, ajoutez celui qui est peut-être - à mes yeux en tout cas - le plus grand acteur japonais de sa génération, Ken Watanabe.

Vous apprécierez alors le jeu tout en justesse et en retenu de ces acteurs asiatiques déjà habitués à travailler avec les Américains. La trame est séduisante et cette histoire d'amour aux allures d'amour impossible et secret devient vraiment prenante dès que s'opère la rencontre entre Chyio et le président... De la destinée en apparence jouée d'avance d'une petite fille orpheline, vendue à une maison de geisha avec sa soeur dont elle est vite séparée, à l'épanouissement de la plus grande geisha de l'avant-guerre, on voit se succéder tous les épisodes de la naissance d'une Artiste qui est sans cesse partagée entre ses rêves et ses ambitions. Car à cette époque, les Geisha étaient la plus grande fierté du Japon avec ses sumos... Un apprentissage sans pitié d'un métier d'une grande dureté, où l'idéal de beauté et de talent artistique incarne l'art vivant, des jalousies perverses et sans limite, des méthodes de nuisance redoutables, les sacrifices face à sa propre destinée, à son existence de simple femme pour atteindre le sommum dans l'univers secret des Geisha - et par extension dans la société des milieux élevés... On découvre le mépris de l'amour vrai, l'impérieux renoncement, la vente de la virginité aux enchères pour s'assurer une réputation et d'autres pratiques très spécifiques.

Tout est sublime, que ce soit dans la découverte de la vie et de l'art des geisha dans la société de l'avant deuxième guerre mondiale ou dans l'exploration des sentiments souvent très intériorisés de chacun des protagonistes. Mémoires d'une Geisha permet de plonger dans les secrets d'une maison de thé, avec toute la perfidie que le pouvoir de la séduction peut entraîner... Pourtant, Chyio-Sayuri ne perdra jamais son âme et continuera à croire que son amour caché peut la pousser à se dépasser, même s'il ne doit rester qu'un beau rêve dans son coeur.

En voyant les décors défiler, on se croit projeté dans un Japon vieux de 70 ans, bien restitué et très crédible avec des images de rêve...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 1, 2013 12:48 AM MEST


The Constant Gardener [Édition Collector]
The Constant Gardener [Édition Collector]
DVD ~ Ralph Fiennes
Proposé par MEDIA PRO
Prix : EUR 19,80

17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un magnifique film, 12 août 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Constant Gardener [Édition Collector] (DVD)
Fernando Meirelles, révélé par "La Cité de Dieu" propose avec La constance du jardinier (The Constant Gardener) un magnifique film sur les déchirements, les paradoxes et l'exploitation du continent Africain pourtant si exceptionnel...

The Constant Gardener est de ces films dont on a bien du mal à dire du mal... Loin des films insignifiants qui réunissent pourtant des millions de spectateurs comme Camping ou Les Bronzés, The Constant Gardener est un film plaidoyer our sauver l'Afrique qui servirait de zone test pour les industries pharmaceutiques, au prix de nombreux morts, incapables de défendre leurs droits, tant les difficultés de l'Afrique semblent énormes, voire insurmontables à tous niveaux. Il s'agit bien là d'un film tout aussi engagé que le livre dont il est adapté, un livre bien informé écrit par John Le Carré en 2000. Deux ans plus tard, le projet de film prenait forme dans l'esprit de Fernando Meireilles...

Les visages, la musique africaine, les déambulations où l'on saisit tout le désespoir ou l'impuissance emplissent le film d'une force dérangeante. Le scénario est habilement déroulé, agissant par flash backs pour dévoiler cet amour post-mortem singulier qui unissait Justin Quayle et Tessa. Dans cet amour, il y a aussi l'amour d'un continent maltraité, oublié, le combat poignant de quelques courageux qui osent trop chercher à comprendre les pratiques des grandes institutions au détriment de peuples entiers.

Une réalisation soignée, attentive aux émotions des personnages, aux scènes du quotidien.

Des acteurs de talent et convaincants comme Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Danny Huston...

La violence de ce qui se passe sur le continent africain, les enjeux des grandes compagnies qui se disputent le marché pharmaceutique africain sans état d'âme est saisissante, tout comme le trouble que provoque l'histoire d'amour tragique et magnifique. Un mélange des genres efficaces et palpitant.

A mi chemin entre fiction et réalité, The Constant Gardener allie émotion, suspense et action.


Journal interrompu : 24 janvier-25 mai 2002
Journal interrompu : 24 janvier-25 mai 2002
par Sylviane Agacinski
Edition : Broché
Prix : EUR 14,20

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Journal partisan, 27 avril 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal interrompu : 24 janvier-25 mai 2002 (Broché)
Journal interrompu, 24 janvier-25 mai 2002 - Sylviane Agacinski : un livre seulement pour les ''partisans'' ? Mystère... Mais à qui est destiné le livre Journal interrompu alors que les membres mêmes du P.S semblent très gênés par la parution de l'ouvrage de la femme de Monsieur Jospin??

Sans étonnement, ce livre qui n'est pas politique ni analytique mais qui parle d'un homme 1er Minisitre ''déchu'' suivi pendant sa campagne par sa femme ''première partisane'', ne pouvait pas manquer de faire la polémique, non pour sa qualité stylistique (agréable) mais pour l'acte lui-même d'écriture et l'approche confidentielle qui sont contestés. Une femme de ... a-t-elle le droit de s'exprimer avant que son mari ait choisi de rompre le silence ? Peur ? Fuite de Jospin qui délègue à sa femme les pouvoirs pour monter au créneau et faire taire les mauvaises langues ? Les questions des journalistes m'ont toujours fait hurler de rire. Car c'est bien ce qui fait la polémique aujourd'hui dans toutes les radios ou dans quelques émissions comme Campus de Durand : l'idée que ce livre intimiste et engagé paraisse alors que L.Jospin s'est enfermé dans son silence et que tout le monde attend depuis des mois ses analyses de la défaite ... Doit-on d'ailleurs parler de droit d'écriture et n'y a-t-il pas un certain machisme des médias à critiquer une femme parce qu'elle ose dire ce qu'elle a pensé et ressenti ?

Journal Interrompu , c'est avant tout le livre d'une femme amoureuse et non d'une pure partisane du PS désireuse de faire une analyse de la défaite avec des arguments, ni d'une intellectuelle philosophe de l'EHESS. J'apprécie en un sens le risque qu'a pris Sylviane Agacinski en sortant ce livre car elle n'a pas eu peur d'être attaquée ou rejetée dans son milieu très fermé de chercheurs - milieu on ne peut plus obtu -, mais je ne peux m'empêcher de regretter que S.Agacinski n'ait créé la polémique dans ce livre que par le fait qu'elle soit la femme de Jospin et qu'elle serait montée à la barre du navire à la place de son mari ! Ne pourrait-il pas y avoir dans les médias des critiques qui attaquent le fond d'un livre au lieu de s'en prendre à la personne qui l'écrit parce qu'elle est X... ou Y? S'il y a bien un point où le bas blesse, c'est que S.Agacinski semble donner l'image d'un P.S qui n'a tiré aucune leçon de cette défaite au premier tour et qui reste encore dans l'incompréhension face au choix des votants ! ''Ils ne nous ont pas compris'', explique-t-elle. Est-ce une remise en question acceptable de la part des perdants ?

Le problème d'un tel livre à l'intérêt politique nul ou presque est que quand on a une vision aussi impliquée, ''de l'intérieur'', on ne peut absolument pas apporter un regard vraiment critique, ni même se remettre en question comme il le faudrait ! Attaquer les médias d'avoir orienté la campagne autour de la vacuité (intérêt pour les tenues vestimentaires des candidats plutôt que fonds des programmes, diffusions de reportages créant la psychose que servait Le Pen...), les jeunes de n'avoir pas voté et d'être sortis trop tard dans la rue, estimer que si Jospin a perdu ce n'est pas parce qu'il a fait des erreurs mais parce que les électeurs n'ont pas compris où était leur intérêt, c'est d'une complaisance fade et décevante pour une femme d'esprit !! Ici, Sylviane parle avant tout et seulement en femme attendrie et c'est toujours Sylviane qui évoque Lionel et non pas Mme Agacinski, membre de l'intellegentisia parisienne qui décortique en tant que socialiste avérée et philosophe, Jospin, le politique !

Alors qu'en même temps Anne Sinclair sort un journal d'un an de campagne qui analyse aussi les Législatives et que cette dernière malgré ses liens avec Dominique Strauss-Kahn reste bien dans la peau d'une journaliste même si certains de ses points de vue manquent d'impartialité, on ne peut finalement que contester le choix de Sylviane d'avoir enfin endossé le rôle de femme de politique, d'autant que pendant longtemps, elle s'était farouchement opposée à Bernadette Chirac jugée trop ''suiveuse et partisane'', affirmée intellectuellement indépendante et désireuse de ne pas se mêler du travail de L.Jospin...


Prendre femme
Prendre femme
DVD ~ Ronit Elkabetz

26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Destin tragique d'une femme moderne; un huis-clos éprouvant, 11 avril 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prendre femme (DVD)
Aimant énormément le cinéma israëlien depuis plus de 10 ans, je ne pouvais râter le passage derrière la caméra de l'une des plus grandes actrices israëliennes avec Yaël Abecassis, j'ai nommé Ronit Elkabetz. En effet, cette superbe actrice a choisi de coréaliser et coécrire avec son frère Schlomi l'histoire de leurs parents dans le film Prendre Femme qui se veut le premier épisode d'une trilogie de souvenirs.
Prendre Femme est avant tout une radioscopie sans concession d'une société, celle d'Israël, d'une époque, les années 70... C'est la transition après le départ forcé du Maghreb pour bien des Juifs pieds Noirs... Cela s'incarne dans le mélange de langues, puis bien sûr le changement permanent d'états... On passe de l'hébreu au marocain, du français à l'hébreu avec ce sentiment que le choix de la langue en dit autant sur les désirs, les rêves et les habitudes de chacun que les mots exprimés dans la tension d'un couple qui survit... Le personnage de Ronit Elkabetz est celui d'une femme, Vivianne, mère de 4 enfants, qui est mariée à une homme qu'elle n'aime plus et qui vit dans son respect profond de la tradition juive (religieuse mais pas seulement). Elhianou (Simon Abkarian), son mari, parle français essentiellement, pour se replier plus encore dans cette tradition qui le rassure, alors qu'il s'éloigne toujours plus de sa femme éprise de liberté, de changements... Le fait que son ancien amant (Gilbert Melki) ressurgisse dans sa vie ébranle alors son choix forcé de rester avec son mari, car ses 5 frères une nouvelle fois ont conclu pour elle que c'était son devoir, par respect pour son père et pour le rabbin ...
Ronit Elkabetz est magnifique dans son destin tragique de femme moderne qui ne peut rompre qu'intérieurement avec le poids du rôle des femmes juives, mais s'épuise dans l'ivresse du désespoir et du combat contre ses espoirs de changement. C'est une femme qui est avant tout mère, qui se doit de rester épouse, même si plus rien ne la lie en réalité à son mari... Ce n'est pas un portrait de femme martyr, mais Ronit est habitée par son rôle et ses accès de colère, son rejet de sa vie, son désespoir et sa révolte transpirent à chaque instant que ce soit à travers ses regards, ses silences ou au contraire l'expression de sa "folie", de cette hystérie qui maintient une tension insoutenable...
Le film se déroule comme un véritable huis-clos étouffant, cantonné surtout à la cuisine où se joue l'essentiel du drame à cause des repas du shabbat, qui sont autant de prétextes pour rappeler le sacrifice des rêves de Vivianne sur l'autel du devoir matriarcal... L'atmosphère est sombre, le trait réaliste, les traditions séfarades prennent une profondeur étonnante dans les détails du quotidien et le décalage qu'a pu vivre cette communauté lorsqu'elle a rejoint Israël où vivaient essentiellement des ashkénazes. Prendre pour femme offre une vision éprouvante d'un couple en guerre qui ne va pas sans rappeller les ambiances à la Cassavettes. Après l'oppression des dialogues aux allures de monologues incompris, la mort du diaogue trahit le désespoir de toute une vie gâchée... Chacun se détruit petit à petit au nom d'une certaine notion du devoir, de l'honneur... On ne sort pas indemne d'un tel film qui développe une certaine cruauté mentale, qui éclaire des blessures intimes et une aliénation mutuelle sans issue...


Modigliani [Édition Simple]
Modigliani [Édition Simple]
DVD ~ Andy Garcia
Proposé par [mediapromo]
Prix : EUR 11,99

14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une biographie trop normative, 7 avril 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Modigliani [Édition Simple] (DVD)
Modigliani ; un portrait du célèbre peintre, tourmenté, ruiné, toujours obsédé par l'art et une rivalité sûrement fantasmée avec Picasso... Mais c'est aussi l'amour d'un homme pour la femme de sa vie, devenue sa muse, Jeanne... Une Passion.

Le film Modigliani de Mick Davis est ce que l'on appelle une cible chérie pour les critiques assassines. En effet, la plupart des "spécialistes" ont sévérement jugé cette production, destinée à présenter les dernières années de la vie de Modigliani, dans le prisme de sa muse Jeanne, de sa prétendue rivalité avec Picasso qui reste à prouver, du Paris des années folles qui s'ennuie et cherche des défis pour ses génies de la peinture...

Modigliani est pour beaucoup un mauvais film. Pour moi, il est simplement un bon moment si l'on n'est pas très regardant sur les détails d'un Paris des années 20 rempli de clichés, sur le scénario et les limites de l'angle choisi : la fin de vie qui n'éclaire pourtant en rien le génie et l'apport de Modigliani à l'univers de la peinture.

J'ai passé le plus clair de mon temps à apprécier le jeu intelligent et sensible d'Elsa Zylberstein qui après Van Gogh et Toulouse-Lautrec se glisse à nouveau dans la peau d'une "muse"... Elle est superbe, belle et envoutante dans ce rôle de femme dévorée par une passion incontrôlable pour son peintre. Andy Garcia a beaucoup de charme, mais il lui manque un souffle, un certain charisme dans ce rôle de peintre tourmenté... Omid Djalili incarne un Picasso moyennement convaincant, tandis qu'Eva Herzigova s'exerce au métier de comédienne, en jouant la femme de Picasso avec une élégance et une lumière qui transforme son second rôle en rôle de qualité.

Le réalisateur aurait pu trouver dans cette vie tragique et intense trouver matière à une belle réflexion sur l'Art, la liaison entre la production, la folie, le désir et les vices des paradis artificiels dont Modigliani a tant abusé... Il ne fait que brosser un portrait sans nuance d'un artiste ombrageux, certes reconnu, mais comme trop souvent pour les génies, à titre posthume... On y découvre un homme ravagé par son amour et sa lucidité, mais toujours en fuite, incapable de s'assumer et d'assumer sa famille, incapable aussi de gagner assez d'argent grâce à ses oeuvres pour survivre avec un minimum de décence. Ce ne sont que les ombres intimes qui sont effleurées, délaissant le travail du peintre qui est à peine montré dans le prisme de la relation entre l'autre grand génie du XXème siècle Picasso.

On peut apprécier des images de bonne qualité, on sera bien moins enthousiasmé par la qualité de l'analyse de la vie et du génie du peintre Modigliani pour lequel on éprouve cependant un joli sentiment d'empathie au vue des difficultés qu'il éprouva pour se tenir à ce qu'il écrivait à Oscar Ghiglia : "Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton véritable devoir est de sauver ton rêve".


Le Destin
Le Destin
DVD ~ Laila Eloui

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une leçon d'humanité, 10 mars 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Destin (DVD)
Le Destin , film on ne peut plus d'actualité, est de loin le meilleur film du cinéaste Youssef Chahine et surtout l'un des plus engagés, même s'il tombe comme souvent dans la facilité, les racourcis, les inspirations paraboliques cousues de fil blanc et la caricature dans les oppositions... Car l'Histoire se reproduit souvent : parler d'hier pour évoquer les horreurs et la folie d'aujourd'hui au nom de la croyance, tel est le projet du Destin , film ambitieux et très agréable à suivre.
Chahine en racontant sous forme de fable le destin d'un l'histoire du philosophe arabe Averroès, exégète du Coran et commentateur d'Aristote, s'attaque à l'un de ses sujets fétiches à savoir la lutte contre le fondamentalisme intégriste et ses dangers. Ici, le maître du cinéma égyptien s'emploie avec beaucoup de sensibilité à rapporter les contrastes et les limites de la liberté par des oppositions violentes entre l'amour, la gaité, la beauté des paysages colorés qu'inspirent certaines scènes et le côté sombre des croyances moyen-âgeuses, des idées, des actes. Le mélange culturel est superbement réussi et les couleurs chatoyantes sont un régal pour les yeux du spectateur tout comme cette musique arabo-andalouse d'une beauté inouïe. Par ailleurs, le fond est bien soigné, à ce point qu'il fait vraiment réfléchir sur la tolérance bien qu'il eut pu être approfondi sur certains aspects du fondamentalisme. Il en ressort comme souvent chez cet homme de convictions un plaidoyer pour l'humanité et la liberté qui pèche par excès et par quelques longueurs ou approches de qualité inégale...
"La pensée a des ailes, nul ne peut arrêter son envol"... Ainsi conclut-il cette superbe oeuvre qui reste incontournable pour ceux qui veulent s'ouvrir à d'autres mondes...


No Man's Land
No Man's Land
DVD ~ Branko Djuric
Proposé par cléclé
Prix : EUR 29,00

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des poings contre la terre, 25 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Man's Land (DVD)
Franchement, on peut dire que ce petit film belgo-bosniaque sans prétention à la base est de toute évidence la plus heureuse surprise des Oscars ! Voilà pourtant un film furieusement intéressant, reconnu par Hollywood et qui par son ton tantôt dérisoire tantôt ironique ne peut que toucher et déranger.
S'il n'égale pas notre Amélie nationale et ses 21 millions d'entrées dans le monde (dont 4 aux Etats-Unis, INOUI), il est, malgré ses 400 000 entrées dans des cinémas d'art et d'essai, un superbe hommage à l'une de ces guerres de l'oubli que les médias ont si souvent gommée ou traitée de travers sans toujours en comprendre les enjeux et en canalisant sur certaines images fortes.
NO MAN'S LAND EST UN FILM INTENSE, d'une incroyable violence émotionnelle dont le propos vaut par la force des regards, des visages, des corps et des caractères, les silences, les doutes et les peurs intimes de ceux qui ont vécu l'horreur du conflit de l'intérieur, tant dans leur esprit que dans leur foi, leur coeur et leur chair. Voilà donc un territoire entre deux pays, territoire où est censé régner un esprit pacifiste... Pourtant des hommes s'y opposent, et par leur opposition nait une critique acerbe mais si juste de la bureaucratie internationale, de l'ONU, l'impuissance des Casques Bleus.
Ici, l'anti-militarisme et la critique de l'ultra-interventionisme souvent mal à propos est abordé par une guerre en clichés, dévoilée au mot pour mot par propos et visions tragi-comiques entre les deux héros... Inévitablement, donc, on y découvre les forces en présence sur ces territoires, les déchirements qu'elles provoquent malgré elles avec en filigrane cette perte de l'espoir chez les soldat et aussi, au travers d'une image lacérée des médias, tous les dérapages des journalistes qui ont tendu par facilité à si facilement passer à côté de l'essentiel : les gens pour atteindre le sensationnalisme ...
C'est un film que l'on ne peut qu'aimer, tant ses personnages sont attachants. Touchant, bien-sûr, violent à plus d'un degré, sans concession aucune balançant entre humour brutal et cynisme, c'est un bijou. Le projet d'un jeune cinéaste talentueux inconnu du grand public, déjà célébré pour le ''meilleur scénario'' par une Palme à Cannes et sacré contre toute attente (mais avec de ma part une jubilation incroyable) devant celle que tout le monde attendait !!!!


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7