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Contenu rédigé par Michel Malle
Classement des meilleurs critiques: 14.243
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Commentaires écrits par
Michel Malle "Samtosha" (Loiret France)
(VRAI NOM)   

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Carnets de Voyage
Carnets de Voyage
Prix : EUR 12,19

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un merveilleux violoniste qui se démène comme une starlette, 23 juillet 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Carnets de Voyage (CD)
La pochette du disque indique en gros caractères rouges le nom de l’interprète et ne signale pas un seul des compositeurs joués : quand l’interprète occulte à ce point les créateurs qu’il est censé servir, il y a un problème de hiérarchie inversée. Aucun homme ne pouvant être parfait, il faut bien que ceux qui ont un excellent goût dans certains domaines, et c’est le cas ici musicalement, en aient un exécrable dans d’autres, cela explique peut-être la dégaine hétéroclite, tapageuse, et vulgairement racoleuse de l’artiste qui cherche manifestement à écumer la public du genre ‘Je n’aime pas le classique, mais cela, j’aime.’ Ceci dit, force est de convenir que, les yeux fermés, l’enchantement est total. On m’avait promis un virtuose fulgurant, il est bien là, mais le plus remarquable est l’extrême subtilité de ses contrastes. Son archet, parfois, semble caresser le violon comme une plume. Ce programme ‘Europe Centrale’ est excellent en tous points.


Oeuvres pour saxophone et orchestre chinois
Oeuvres pour saxophone et orchestre chinois
Prix : EUR 19,75

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 « Harmonius Breath, pièces modernes pour saxophone et orchestre d’instruments chinois, Claude DELANGLE saxophones, Taipei chines, 16 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oeuvres pour saxophone et orchestre chinois (CD)
Plusieurs aspects m’ont amené à acquérir ce disque. D’abord l’intérêt pour le saxophone ‘classique’, en fait pour le saxophone en dehors de son utilisation bien connue et justifiée en jazz. Ensuite l’idée de mettre en relation les traditions musicales orientales, en particulier extrême orientales, et occidentales. Le résultat cependant me déçoit, malgré d’indéniables qualités, mais cela n’engage que moi. Au chapitre des qualités : La virtuosité remarquable de l’écriture, et de l’interprétation de Claude Delangle, quant à la partie soliste du saxophone. Beaucoup de trouvailles, pour les ‘effets spéciaux’ pourrait-on dire, tirés de cet instrument aux riches possibilités. Mariage heureux du timbre du saxo, tant soprano que alto, avec les instruments traditionnels chinois. Au chapitre de la critique, mais encore une fois cela n’engage que moi : Il s’agit de compositions modernes chinoises, et il me semble plus modernes que chinoises. Or, bien qu’elle ait colonisé le monde entier, la modernité, en art comme ailleurs, n’est pas chinoise, mais occidentale. Et j’ai eu l’impression d’entendre ce qu’on appelait au milieu du XX° siècle la ‘musique contemporaine’ occidentale, mais jouée sur des instruments chinois, plus le saxophone. Cette musique est savante, riche en trouvailles sonores, en traits virtuoses, mais me donne une impression de déstructuration, de partir dans tous les sens sans recherche d’une direction quelconque. Pour dire les choses carrément, l’art contemporain me semble souvent être du ‘n’importe quoi’ plus ou moins savant. J’aurai aimé quelque chose de plus traditionnellement chinois, combinant les instruments occidentaux et chinois. Mais les informations que j’avais sur le disque étaient trop sommaires pour en savoir plus précisément. Ceci dit deux des sept pièces constituant le disque sont justement des adaptations traditionnelles : Par Xiuwen PENG, arrangement d’un traditionnel : River of Sorrow ; cela fait très ‘ambiance romantique chinoise’ pour film holywoodien. Et, de Yiu-Kwong CHUNG, arrangement traditionnel, Sunshine on Taxkorgan. Ce dernier morceau, vraiment très intéressant, je l’aurai pris pour de la musique juive traditionnelle, en écoute les yeux fermés, c’est assez curieux. Il se peut que ce commentaire donne à aimer ce disque, qui pour moi n’est pas une bonne acquisition, à d’autres dont le goût différerait.


Un musulman nommé Jésus
Un musulman nommé Jésus
par Tarif Khalidi
Edition : Poche
Prix : EUR 7,70

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le Coran à l'épreuve de la Critique Historique, 9 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un musulman nommé Jésus (Poche)
Ce livre est une tentative d'appliquer la `critique historique' à la religion musulmane et au coran. La tendance, en islam, est de prendre les affirmations coraniques à la lettre, comme ce fut la tendance croyante dans le christianisme pendant presque deux millénaires. Les méthodes de la critique historique moderne ont permis d'établir, dans le christianisme, que chaque évangile avait de nombreux auteurs et non pas un seul comme le maintient la tradition, et que ces auteurs avaient remanié le texte à différentes époques, en fonction de l'évolution théologique et civilisationnelle du moment. L'Eglise a tout d'abord lutté contre l'emploi de ces méthodes pour les `textes sacrés', puis elle a fini par céder devant la force des arguments et elle emploie désormais elle-même ces méthodes dans une certaine mesure.

Le problème que cela pose est que, traditionnellement, chaque phrase de l'Ecriture est considérée comme `parole de Dieu', et donc `parole d'Evangile' comme on disait naguère. S'il y a des contradictions ou des outrances, on cherche à leur donner un sens symbolique ou à trouver quelque biais théologique pour les justifier, mais, avec la critique historique, on commence à dégager dans le `texte sacré' certaines choses qui sont du fait de l'histoire et des hommes et qui ne sont pas purement parole de Dieu, donc pas tout à fait `texte sacré'. En somme tout n'est plus à croire, tout n'est plus à prendre à la lettre ; on commence à relativiser les propos.

Mais alors, où la remise en question s'arrêtera-t-elle ? Quand on met le doigt dans cet engrenage, on s'aperçoit que, dans un texte historique comme les évangiles, tout peut être remis en question par la critique historique. Et à la fin il ne reste plus rien de la foi. Le problème ne se pose pas identiquement pour un texte métaphysique et doctrinal comme les Yogas Sutras de Patanjali dans la tradition hindoue, ou même pour la Baghavad Gîta, qui est surtout un texte doctrinal.

En ce qui concerne le coran et l'islam cette approche est encore très nouvelle et semble carrément blasphématoire pour nombre de musulmans. D'où la délicatesse du sujet pour l'auteur, qui se présente comme musulman croyant. Dans le coran une part fait référence à des faits historiques que la critique peut appréhender, mais le plus problématique est que le coran est un livre de lois régentant tous les aspects de la vie pratique telle qu'elle était menée du temps de Mohammed et dans sa région ; la critique historique aura alors tendance à expliquer que ces lois, tributaires de temps anciens et de lieux différents, ne sont plus valables pour le musulman d'aujourd'hui vivant dans le contexte moderne.

Et on retombe sur le même problème que la critique historique moderne appliquée au christianisme : pourquoi ne pas employer cette méthode jusqu'au bout ? Qu'est-ce qui prouve que Mohammed a bien entendu l'ange Gabriel, qui lui a bien transmis les commandements de Dieu ? Pourquoi Dieu, qui est l'absolu et l'éternel, s'est-il enfermé dans un si petit contexte spatio temporel ? Ne serait-ce pas plutôt une imagination de Mohammed, voire une imposture pure et simple ?

Bien évidemment, l'auteur ne va pas jusque là ; il s'arrête à mi chemin, et c'est toute la faiblesse de son livre. Ou on prend le coran à la lettre d'un bout à l'autre, et on tombe sur l'absurdité ou la cruauté de certains préceptes aujourd'hui ; ou on entre dans la critique historique, et pourquoi s'arrêter en route dans la remise en cause, et d'ailleurs où s'arrêter, pourquoi tel endroit plutôt que tel autre ? C'est pourquoi cet essai ne m'a pas convaincu : il constitue une tentative de maintenir la foi musulmane et la civilisation musulmane dans un contexte moderne qui les rende acceptables. Mais l'islam et la modernité ne sont pas plus miscibles que le christianisme et la modernité, et même que toute religion et la modernité.
L'auteur nous dit : "Dieu ne se contente pas de promulguer des principes spirituels et métaphysiques intemporels, Il partage les soucis immédiats des premiers musulmans, Il intervient parfois sur des sujets purement circonstantiels." Mais alors, pourquoi Dieu ne le fait-il pas encore maintenant ? A-t-Il cessé de "partager les soucis immédiats des musulmans" d'aujourd'hui ? La remarque vaut aussi pour les Ecritures chrétiennes, en fait pour toutes les Ecritures qui sont closes, et absolutisent par cela un temps et un lieu donné.

"Dieu dicte des vérités de portées différentes, dont certaines sont liées à une époque révolue." Le problème, que Mahmoud HUSSEIN n'envisage pas dans son livre, c'est qu'il appartient alors au croyant de distinguer par lui-même ce qui est révolu et ce qui est toujours valable dans le coran. Et c'est la même chose pour la bible pour le chrétien. Or tous les croyants n'auront pas la même interprétation de cette frontière. On voit facilement qu'à terme, il y aura autant d'islams que de musulmans, et la tradition s'éfrite comme une pyramide qui devient sable.

"Le croyant est confronté au syllogisme suivant : est musulman celui qui croit que la Coran est Parole de Dieu. Celui qui doute de la validité absolue de tous ses versets doute, nécessairement, du credo selon lequel le Coran est la Parole de Dieu. Il n'est donc plus musulman... Tout repose sur le sophisme selon lequel la parole de Dieu doit être de même nature que Dieu Lui-même. Dieu étant éternel, chacune de ses paroles ne pourrait être qu'éternelle comme Lui. C'est le dogme de l'imprescriptibilité du Coran" (qui a son équivalent avec la Bible dans le christianisme)."Il y a cependant une évidence : Dieu transcende le temps, sa Parole est inscrite dans le temps" (mille détails montrent à quelle époque et dans quelle région cette parole a été prononcée) "Dieu et sa Parole n'ont donc pas le même statut. Ceci d'autant plus que dans le Coran lui-même, il arrive à Dieu de remplacer certaines vérités par d'autres, de décréter l'abrogation de certains versets."

"Chacun est donc appelé à assumer son libre arbitre, pour pouvoir distinguer, en pleine responsabilité, entre l'absolu et le relatif, le général et le particulier, le perpétuel et le circonstanciel." (L'auteur pose ici le même principe que la libre interprétation de la Bible par Luther)
"Pendant des siècles l'islam se divise entre le courant rationaliste, qui privilégie le libre arbitre humain, et le traditionalisme, tenant d'une conception absolue du vouloir divin. Nombre de califes ont pris le premier parti", d'où la science islamique et sa culture remarquable, d'où leur redécouverte et transmission de la culture grecque antique. "Selon eux la volonté divine est rationnelle, juste et compréhensible par les hommes qui peuvent s'y conformer. L'homme est donc seul responsable des actes qu'il fait."

Mahmoud HUSSEIN dit que, pour les traditionnalistes : "La toute puissance de Dieu ne souffre aucune limitation." La conclusion négative de l'auteur est : "La notion d'imprescribilité du coran est désormais un dogme ; elle est devenue synonyme du mot islam." On ne voit plus très bien ce que l'on peut dire après cela.

"Les réformateurs (dont Mahmoud HUSSEIN est un successeur) commencent par souligner des évidences, qui pourtant apparaissent à leurs contemporains comme d'une audace inouïe. Que la Parole de Dieu a été révélée au Prophète dans une langue, l'arabe, un espace, la péninsule arabique, une époque, le VII° siècle."

Michel Malle


Rodolphe Kreuzer (1766-1831)
Rodolphe Kreuzer (1766-1831)
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Rodolphe KREUTZER, une heureuse redécouverte, 14 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rodolphe Kreuzer (1766-1831) (CD)
Rodolphe KREUTZER, concertos 9 et 10, Variation sur ‘Nel cor pio non mi sento’ de la ‘Molinara’, violon : Saskia Lethiec

Jusqu’à récemment le nom de Kreutzer n’était connu des mélomanes que par le titre de la sonate de Beethoven dite ‘à Kreutzer’, titre remis en mémoire des amateurs de littérature par le beau livre de Tolstoï ‘La sonate à Kreutzer’. Quant aux œuvres, aucun violoniste de renom ne daignait les enregistrer ; elles n’étaient connues que des élèves de conservatoires à qui elles servaient de pièces d’étude ou de concours. Il semblerait que Kreutzer (1766-1831), fils d’un musicien allemand, devenu un des maîtres de l’école française de violon, et l’un des fondateurs du Conservatoire de musique de Paris, n’ai jamais joué la sonate que Beethoven lui a dédiée. Si le fait est avéré, on a du mal à lui pardonner cette négligence. Mais ce n’est pas une raison pour négliger à notre tour un musicien qu’un génie comme Beethoven admirait. Aussi sommes-nous heureux de la parution de ce disque contenant deux concertos et une série de variations. L’interprétation, claire, propre et non dénuée de tenue est bonne. Quant à l’œuvre elle-même, on peut l’aborder selon deux points de vue. On peut se dire tout d’abord que Kreutzer est mort neuf ans avant Paganini et qu’ils sont donc quasiment contemporains. Vu sous cet angle, une analyse technico progressiste déclassera Kreutzer : son violon, certes, est virtuose, mais, à part quelques passages relativement modestes en double cordes, et une dynamique joyeuse et véloce dans les traits vifs, on n’y rencontre rien de comparable aux doubles cordes paganiniennes, aux pizzicati de main droite et main gauche, aux innombrables rebonds et staccato perlés du génial génois, sans compter les harmoniques simples ou doubles, naturelles ou artificielles. On comprend la stupeur causée par la virtuosité paganiniennes aux habitués des concertos de Kreutzer et confrères ; et l’on comprend moins que Kreutzer, parait-il, soit un des rares qui n’aient pas été impressionnés par le diabolique Nicolo. Il n’empêche, et c’est le deuxième point de vue, que l’œuvre de Kreutzer est belle. Ses mélodies sont bien campées, agréables, elles possèdent le dynamisme de cette riche époque musicale autour de la Révolution, et la recherche de virtuosité violonistique est manifeste, même si elle ne procède pas par innovations techniques comme Paganini, et ne confine jamais à la magie presque ésotérique de ce dernier. Son style est celui de l’ancien monde, son dynamisme déjà du nouveau, sa technique pas encore. Mais la musique est belle et n’est-ce pas l’essentiel pour juger d’une œuvre ? On juge trop souvent en historien de la technique et pas assez en artiste. Ce disque contient aussi des Variations sur ‘Nel cor pio non mi sento’ de la ‘Molinara’, or Paganini a aussi traité ce thème. Si l’on compare le flamboiement et le saisissement musical, Kreutzer cesse d’exister ; or il le mérite, car son œuvre honore cette mélodie. Le plus gros de la production de Kreutzer consiste en une quarantaine d’opéras, aujourd’hui ignorés. Paganini puisait dans l’opéra et le transcendait, comme fit Liszt après lui ; Kreutzer prolonge l’opéra violonistiquement , sans changer de plan, mais non sans beauté. Il convient d’apprécier les œuvres des artistes comme elles sont faites, sans comparer. On a désormais en disque les Études pour violon seul de Kreutzer, on aimerait avoir tous les concertos, et d’autres œuvres pour violon sans doute. Alors merci aux musiciens qui les ont fait connaître.


Wagner : Ses 100 chefs-d'oeuvre - avec Radio Classique
Wagner : Ses 100 chefs-d'oeuvre - avec Radio Classique
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 7,69

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 « Wagner : ses cent chef d’œuvres » : Liszt avait déjà fait le tri, 9 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Ses 100 chefs-d'oeuvre - avec Radio Classique (CD)
Quelqu’un a dit : « Wagner, on aime ou on n’aime pas, mais on n’est jamais indifférent ». J’aurai dû tenir compte de ce conseil. À part certaines pièces orchestrales, pour le peu que j’en avais entendu, je n’aimais pas. Mais le concept des ‘100 chefs d’œuvres’, qui permet en principe de se faire une idée d’après un échantillon bien hiérarchisé, m’a séduit. Résultat : je n’ai apprécié aucun morceau chanté des 6 disques et seulement quelques morceaux orchestraux. Verdi, que je considère comme un maître de l’opéra (ce n’est pas original, mais c’est fondé) est l’exact contemporain de Wagner. Quand on vient de Verdi on ne peut même pas considérer que les parties à texte des opéras de Wagner sont chantées ; elles paraissent déclamées interminablement sans qu’une mélodie saillante ne ressorte jamais. Les voix sont puissantes et lourdes, peu variées. Incontestablement Wagner a un style, et c’est pourquoi il existe comme musicien connu, alors que bien d’autres que lui, qui ont fait de vraies belles œuvres, mais ‘dans le style de…’ sont tombés dans l’oubli. Seulement ce style, en ce qui concerne les voix, je me demande souvent si on peut lui appliquer le titre de musique. Restent les pièces orchestrales. Certaines (Lohegrin, prélude de l’acte 1) se développent comme un long brouillard sur un paysage glacé. Il paraît que ‘ce qui n’est pas clair n’est pas français’ : il est certain que ce n’est pas français. D’autres (Les maîtres chanteurs de Nuremberg, prélude de l’acte 1) plongent l’auditeur dans une totale confusion. D’autres (le même, suite orchestrale de l’acte 3, prélude, ou P arsifal, Enchantement du Vendredi Saint) s’étirent en mode indéfini, dans une musique harmoniquement riche mais qui semble vouloir se passer du rythme. D’autres enfin (Danse des apprentis des Maîtres Chanteurs de Nuremberg) écrasent tout sur leur passage dans un style lourd où le pompeux confine au pompier, non sans inquiéter quelquefois. Il y a un style, certes, mais toujours l’impression que l’appareil musical, énorme, est disproportionné par rapport à l’inspiration. On pourrait dire qu’il y a quelque chose de cosmique dans cet art, à moins que cela ne semble nébuleux et quelque peu fou, mais l’impression dominante est plutôt pascalienne : ‘Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie’. C’est certes un anachronisme, autant qu’une injustice, de juger d’une œuvre comme celle de Wagner d’après certain célébrissime personnage qui l’a aimé à la folie, mais il est quand même difficile de ne pas penser qu’il existe entre les deux quelques affinités subtiles. Je connaissais les transcriptions pour piano que Liszt, le beau-père de Wagner, et souvent son financeur, avait faites de certaines de ses pièces orchestrales. J’aurai dû m’en contenter, Liszt avait déjà trié tout ce qui était utilisable. Pour être parfaitement honnête, il faudrait envisager la thématique des livrets, puisqu’il s’agit d’opéra, mais je m’en tiens ici à une approche musicale, sans ignorer que l’opéra est à cheval sur deux arts : la littérature et la musique. Michel Malle


Clarinet Alone
Clarinet Alone
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 12,11

3.0 étoiles sur 5 Quand le virtuose fait (heureusement) oublier le compositeur..., 5 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Clarinet Alone (CD)
En matière artistique, tout commentaire est subjectif. Il suffit de voir comment nombre de chefs d’œuvres sont demeurés longtemps ignorés, et comment nombre d’œuvres considérées en leur temps comme chef d’œuvres, sont tombées ensuite dans l’oubli. Autrement dit, la question se pose légitimement de savoir ce qu’il restera des œuvres d’art plus ou moins contemporain officiellement appréciées (et financées) aujourd’hui. Est-ce l’effet d’une attitude intellectuelle très critique vis-à-vis du monde moderne ? Toujours est-il que je n’aime guère la musique contemporaine et c’est un euphémisme que de le dire ainsi.
Les œuvres de différents compositeurs du XX° siècle ici proposées ont le mérite d’avoir été écrites pour clarinette seule (c’est pourquoi j’ai acheté ce disque, aimant cet instrument) ; elles utilisent donc très bien les capacités considérables de l’instrument. De plus l’interprétation est magnifique (et c’est ce qui rend ma critique pénible pour moi aussi) ; ayant tâté de l’instrument pendant quelques années j’apprécie la somptuosité sonore et l’époustouflante virtuosité. Mais ces pièces, bien qu’elles saisissent l’auditeur par leur splendeur virtuose, lassent vite à cause de cette impression commune à presque toutes les œuvres d’art dit contemporain : l’insignifiance. Certains diront qu’un esprit rétrograde seul cherche toujours à comprendre, car il n’a pas encore compris qu’il n’y a rien à comprendre dans le monde. Il est vrai qu’un certain nihilisme philosophique me semble indispensable pour goûter cet art autrement que pour le plaisir purement sensuel qu’il procure.
Une interrogation demeure : Je pratique, en tant qu’interprète amateur aux moyens modestes, des pièces de musique contemporaine dans le caractère ‘chinois’ pour flûte à bec seule. Et je les trouve magnifiques. Pourquoi ces œuvres pour clarinette ne me font-elles pas le même effet, alors que l’instrument est tellement plus riche de possibilités et l’interprète incomparablement plus convainquant ? Mystère.
Reste une dernière pièce que Jonathan Cohler a judicieusement gardée pour la fin (sans doute pour les auditeurs de mon acabit) : une transcription du mouvement perpétuel de Paganini op 11 pour clarinette seule, joué en respiration circulaire. C’est… à couper le souffle d’autorité virtuose ! Et là, on comprend ce qui est dit. Du coup les autres morceaux apparaissent rétrospectivement comme un héritage de la virtuosité paganinienne, mais dont on se demande s’ils parlent (si magnifiquement) pour dire encore quelque chose… Si le brillant monsieur Cohler pouvait nous trouver des pièces pour clarinette seule moins ‘art contemporain’ nous en serions ravis. Michel Malle


Vers la féminisation ? Pour comprendre l'arrivée des femmes au pouvoir
Vers la féminisation ? Pour comprendre l'arrivée des femmes au pouvoir
Prix : EUR 4,99

3 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comment la féminisation de la société sert les intérêt du Système Marchand., 22 juillet 2014
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« Vers la féminisation ? Pour comprendre l’arrivée des femmes au pouvoir » de SORAL Alain,

Alain Soral se présente comme philosophe matérialiste, position doctrinale que je ne partage pas, mais cela n’invalide en rien la pertinence de son analyse sur la question de la féminisation de notre civilisation. Les questions qu'il traite sont bien traitées, aussi je n'ai pas de critiques à faire, et il vaudra mieux lui donner la parole par quelques citations, pour se faire une idée de la pertinence de ses propos si nécessaires aujourd'hui.
A l’opposition virile des idées s’est substituée la compétition des pathos.
La tradition classique est unanimement misogyne, depuis la nuit des temps jusqu’à Simone de Beauvoir.
Et si c’était parce que la femme est fondamentalement sans vision politique et sans projet social, donc acceptant comme naturel, voire indépassable, le système en vigueur (en l’occurrence le néolibéralisme), que les hommes au pouvoir (ces mêmes tenants du néolibéralisme), tenaient à tout prix à nous imposer les femmes ?
Aristote : « L’esclave est entièrement privé de la liberté de délibérer ; la femme la possède, mais faible et inefficace. »
Jean-Jacques Rousseau : « Les femmes, en général, n’aiment aucun art, ne se connaissent à aucun et n’ont aucun génie. »
Schopenhauer : « L’homme s’efforce en toute chose de dominer directement, soit par l’intelligence, soit par la force ; la femme, au contraire, est toujours et partout réduite à une domination indirecte : elle n’exerce une influence que par l’homme. La nature porte les femmes à chercher en toutes choses le moyen de conquérir l’homme, et l’intérêt qu’elles semblent prendre aux choses extérieures est toujours une feinte, un détour. »
Freud : « Il faut admettre que les femmes n’ont qu’un sens réduit de la justice, et cela est lié sans aucun doute à la prépondérance de l’envie dans leur vie mentale. Leurs intérêts sociaux sont plus faibles que ceux des hommes, et leur faculté de sublimer leurs pulsions est moindre. »
Le nourrisson est couvé par l’amour absolu de sa mère, qui lui donne tout et n’exige rien de lui ; cela représente pour lui une sorte de paradis originel, dont il gardera trace toute sa vie. De là provient, chez l’homme, l’idée de l’éternel féminin, comme l’idée de la femme magique. Mais cela est aussi à l’origine de la réversibilité de cette fascination première en misogynie : l’homme est forcément déçu par la femme réelle, terrestre.
Il n’existe aucune élaboration conceptuelle sérieuse de la femme sur elle-même.
Contrairement à l’homme qui porte son sexe rétractable à l’extérieur du corps, les organes reproducteurs constituent chez la femme une cavité importante située au beau milieu d’elle-même. Contrairement à l’homme, fertile sans discontinuer, la manifestation spectaculaire des règles rappelle périodiquement à la femme son rôle biologique, son lien plus grand aux exigences de la nature.
La nature, soucieuse de perpétuation de l’espèce, lui a façonné une tendance à perdre la tête, après s’être refusée, et à ne pas avoir ensuite une conscience très exacte de ce qui s’est passé (trous de mémoire, mauvaise foi).
Freud : « La grande question qui n’a jamais été éclaircie, et à laquelle j’ai été incapable de répondre, malgré trente années de recherches dans l’âme féminine, c’est : que désire la femme ? » (Lettre à Marie Bonaparte)
Il existe une différence fondamentale entre l’Oedipe de la fille et celui du garçon. Le père au côté de la mère c’est, pour le petit garçon, le début de la famille mais aussi le charme rompu. La privation de la mère par ce premier autre qu’est le père inaugure pour le garçon l’ère de la brutalité. Le père fait entrer le monde et ses lois dans la vie du petit garçon. Le père est donc le monde plus dur de l’effort, du mérite de la morale, qui rejette dans la faiblesse le monde maternel du pur plaisir où tout était dû.
La relation mère nourrisson-fille est d’emblée moins satisfaisante que la relation mère nourrisson-fils. Moindre complémentarité de ce premier amour. Le garçon refuse de grandir pour continuer à vivre avec sa mère l’amour parfait. La fille veut grandir (d’où maturité plus précoce) pour sortir de l’amour moins satisfaisant de la mère et aller vers l’amour du père.
La nature féminine est constituée par le tout psychologico-affectif. D’où une tendance, facheuse pour la pensée, à appréhender les phénomènes humains selon leurs seules déterminations affectives et psychologiques : tout s’explique par l’amour, la rivalité et la séduction.
Les femmes se montrent le plus souvent incapables d’une vision globale cohérente, faute de pouvoir replacer leurs analyses psychologiques partielles dans leur juste perspective économico-sociale (et spirituelle). La vision purement psychologiste des faits historiques réduit souvent, chez les femmes ‘intellectuelles’, les pensées de femmes à des opinions de bonnes femmes. Accéder à une vision morale exige de l’esprit qu’il soit capable de dépasser la préférence affective familiale. L’absence du meurtre du père conduit la femme au respect inconscient et irraisonné du pouvoir et de son idéologie, limitant sa capacité critique et d’opposition.
La relation passionnelle à l’homme s’accompagne d’une absense notoire de solidarité entre femmes, et même d’une certaine misogynie féminine. Sans meurtre du père, il n’y a pas solidarité entre filles, mais rivalité des sœurs.
L’ambiance culturelle et la propagande conduisent aujourd’hui les hommes dans une proportion grandissante à penser et se comporter comme des femmes.
En vertu de ce que la femme est, par son corps et son mental, son chemin vers la pensée est encore plus escarpé que celui de l’homme.
Le règne de Louis XVI et de la fin de la monarchie fut par excellence celui des intriguantes.
La femme a souvent le courage, mais pas l’idée et l’homme l’idée, mais pas le courage.
Depuis mais 68 la femme opprimée a remplacé le prolétaire dans l’imaginaire collectif ; dualisme grossier qui élude les innombrables maîtresses femmes du passé.
On parle de la ‘condition des femmes’, mais lesquelles ? C’est une illusion de croire que les femmes constituent un groupe homogène. Il n’existe pas une condition féminine, mais bien une condition ouvrière.
Partout et depuis toujours la création culturelle, qu’elle soit poétique, musicale, mathématique, philosophique, picturale ou littéraire, a été le fait exclusif des hommes. L’argument massue est que les hommes ont empéché les femmes de créer, les ont en somme persécutées. Mais c’est s’aveugler sur le fait qu’une cantatrice du temps de Mozart connaissait assez de solfège pour écrire la musique qu’il a écrit et de même pour toutes les femmes aristocrates dans de nombreux domaines. Et surtout la plupart des créateurs masculins d’œuvres importantes ont été persécutés par les hommes et ils ont poursuivi leur œuvre malgré cette persécution. C’est le cas de Socrate, Jésus, Galilée, Flaubert, Baudelaire, sans compter la misère de Mozart, Van Gogh etc, on en finirait pas de les citer. Les personnes les mieux placées pour s’adonner à la création culturelle, parce qu’elles en avaient le loisir et le moyens, ont toujours été les femmes de l’aristocratie et les grandes bourgeoises. Or leur meilleur apport fut toujours de protéger les créateurs masculins.
Le premier ennemi de la création culturelle féminine, c’est la femme elle-même. L’histoire même du féminisme montre que la valorisation de la femme est aussi une œuvre d’homme.
Si le meurtre du père crée, chez le garçon, un respect de l’homme autre que celui qu’il a pour la femme (respect d’ordre moral au-delà du respect purement affectif), chez la fille, la rivalité avec la mère et les sœurs pour la séduction du père (séduction qui la maintient en-deça de la catégorie morale) tend à dévaloriser l’image qu’elle se fait des autres femmes et d’elle-même.
La valorisation de la femme reste la préoccupation des peintres et des poêtes, alors qu’elle n’est pas même au cœur de la récente littérature féminine.
Ironie : le féminisme naît en Occident, là où la femme est le plus respectée et a le plus de pouvoir. Les « Droits de la femme » ont été créés en France, en 1869 par Léon Richier. Quant au féminisme théorique de Simone de Beauvoir, il est, de son propre aveu, la succursale féminine de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre.
Simone de Beauvoir est largement contredite par Elisabeth Badinter, autre féministe, et de quel droit leurs pensées particulièrs se font-elles passer pour une ‘conscience des femmes’ ?
Simone de Beauvoir décrit à longueurs de pages ses angoisses à la puberté. Elle décrit parfaitement le phénomène de l’anorexie mentale (avec conséquence son saphisme) ; son féminisme est nettement masculinisant, son ‘être au-delà de la femme’ n’est rien d’autre que l’esprit masculin de la création culturelle universelle.
Après de Beauvoir vient un fémininsme de masse, totalement contraire, et faisant l’apologie de la ‘féminité mentale’ selon laquelle la réduction psychologiste typique du féminin, ne serait pas une pensée limitée, mais un autre façon de penser. Et la brave fille, égarée par ces prétendus acquis, se retrouve travailleuse et putain (salariée et séduisante), sans cesser d’être mère, soit triple travail.
Avant la machine, la différence sexuelle imposait la production à l’homme et la reproduction à la femme. Travail et masculinité sont symboliquement liés. Or le travail féminin de la procréation et de l’éducation des enfants, tout aussi respectable que le travail masculin, n’est pas reconnu par les femmes fémininistes. Elles se font donc les chantres de la double journée. Ainsi le féminisme est fondé sur une idée éminemment machiste.
Les progrès techniques (entièrement dûs aux hommes) et le développement du tertiaire qui en résulte, permettent aux femmes de faire des métiers ‘masculins’, ou du moins qui l’étaient. Les soi-disant ‘conquêtes des femmes’ résultent de l’évolution technique du travail et de la standardisation qui supprime la créativité de presque tous les emplois actuels.
L’opresseur de la femme n’est pas l’homme, mais l’homme ou la femme plus riches et aussi la femme plus jeune et plus belle. La féministe ne veut pas être la servante de son mari mais accepte avec le sourire d’être la bonne de son patron.
On évoque ‘l’entrée des femmes en politique’, alors que rien ne s’y oppose dans la constitution et que la majorité des électeurs sont des électrices.
Les bourgeoises féministes comme Simone de Beauvoir s’encombrent rarement d’enfants.
Qu’elle fasse des enfants ou qu’elle imite l’homme par des créations culturelles, le destin de la femme semble être invariablement voué à la ‘reproduction’.
La féminisation du monde, y compris des hommes, procède par l’évolution technique du travail. Taylorisme dans les secteurs primaires et secondaires et développement du tertiaire. Cela implique une réduction du champ de conscience sociale. La pratique quotidienne du métier ne permet plus aux hommes de se situer dans le monde. Or cette réduction l’apparente à la réduction psychologiste propre à la mentalité féminine. A force de ne plus avoir besoin de comprendre quel est son rôle social pour accomplir sa tâche, l’idée ne vient plus à l’homme de se poser la question.
Le Système instrumentalise la femme en permanence pour faire marcher son commerce. Il offre la femme à consommer dans un parfait esprit de mac. Les plus jolies sont employées dans la communication, les autres dans la gestion. L’idéal, pour le Système, est que chacun regarde le monde avec le regard de la jeune fille bourgeoise de gauche. Les hommes font de la ‘gonflette’ pour masquer cette humiliante féminité sociale.
L’immense majorité des femmes trouve sincèrement un charme indéfinissable à l’homme socialement dominant.
L’idéologie du désir au service du profit a fini par opposer le travailleur au consommateur jusque dans l’individu. (Les intérêts du travailleur pendant la journée sont opposés aux intérêts du consommateur quand il se retrouve au super marché). D’où un cercle vicieux pour la société tout entière.
Cette vielle tante d’Aragon est l’auteur de cet idéal de la société actuelle : « La femme est l’avenir de l’homme ». Chose aberrante, car l’homme et la femme n’existent pas l’un sans l’autre.
La standardisation industrielle et sa logique du modèle unique est le fond de la revendication égalitariste. Le premier ennemi de la femme opprimée n’est donc pas l’homme, mais l’horreur économique, la dure loi unisexe du capital. Le second ennemi de la femme (et cela en fait un de plus qu’à l’homme) c’est le psychologisme.
On en vient à oublier le fait que les femmes fassent des enfants ne vient pas d’une oppression sociale manigancée par les hommes, mais de la nature. Les féministes font croirent qu’ils luttent contre l’homme, c’est contre la nature qu’ils luttent. Les enfants sans père sont sans repères.
On exige désormais des quotas de femmes en politique, pourquoi ne pas exiger des quotas de jeunes ? Et des quotas d’employés et d’ouvriers ?
Ce que la femme a beaucoup de mal à comprendre c’est le principe de totalité : s’efforcer de tenir compte de toutes les causes : psychologiques, économiques, historiques, religieuses, géographiques, climatique… sans réductionnisme. L’oubli méthodique de la cause économique est dans l’intérêt de la bourgeoisie.


Amazonas AZ-4027000 Support pour hamac
Amazonas AZ-4027000 Support pour hamac
Prix : EUR 124,59

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4.0 étoiles sur 5 La bonne solution pour le hamac, 6 juin 2014
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Le problème des hamacs accrochés à des arbres, c'est que le soleil bouge et pas les arbres ; on ne choisit donc pas l'ensoleillement. Grâce à ce support, que l'on peut déplacer seul, on oriente le hamac comme on le veut par rapport au soleil. De plus ce support est assez fort pour être sécuritaire et encore assez léger pour être facilement déplaçable. Une bonne solution. Michel Malle


Sarasate : Transcriptions et Arrangements
Sarasate : Transcriptions et Arrangements
Prix : EUR 9,00

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5.0 étoiles sur 5 Lorsque Sarasate honore ses confrères, 24 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sarasate : Transcriptions et Arrangements (CD)
Ce disque présente des transcriptions, faites par Sarasate, de musiques d’autres compositeurs. Certains puristes affectent de mépriser les transcriptions au prétexte que : « Si le compositeur a choisi une instrumentation, il avait ses raisons, et donc on trahit son esprit en transcrivant sa musique pour un autre instrument. » Or il arrive, et c’est le cas évident pour Chopin, dont trois valses et deux nocturnes sont transcrits ici, qu’un compositeur se cantonne à son instrument pour des raisons de commodités personnelle ou de rentabilité, raisons en elles-mêmes extra musicales. Ici la quatrième valse de Chopin est littéralement transfigurée par le violon de Sarasate, la troisième et la huitième sont ravissantes, le deuxième et le huitième nocturne sont à tomber ; et l’on admire encore plus l’inspiration de Chopin quand on a entendu cette version. D’autres disent : « Les compositeurs qui font des transcriptions vivent comme des plantes saprophytes sur l’inspiration des autres compositeurs » ; c’est possible, mais il arrive aussi qu’ils rehaussent l’œuvre qu’ils transcrivent. En effet, certaines musiques rendent bien dans une instrumentation et ne sont bonnes que là, comme certaines femmes dans telle tenue et pas dans d’autres. Mais il est aussi des musiques que l’on pourrait dire universelles, car leur beauté n’est pas relative à une instrumentation. De même que ces grands livres dont les traductions n’éventent pas le parfum. Et alors chaque instrumentation fait ressortir une facette de l’œuvre. C’est comme une sculpture vue sous différents angles. Il y a d’ailleurs quelques compositeurs qui ont eux-mêmes transcrits certaines de leurs propres œuvres. D’autres disent encore : « C’est par manque d’inspiration personnelle que certains compositeurs font des transcriptions » ; mais qui soutiendrait que Liszt, le roi des transcripteurs sans doute, manquait d’inspiration, lui dont l’œuvre est si vaste et dont les improvisations furent si remarquées ? Aussi je préfère considérer les transcriptions essentiellement comme des hommages faits par un créateur à un autre. Et cela permet à l’occasion de découvrir d’illustres inconnus, dont l’œuvre est pourtant abondante, comme ce Joachim Raff dont la ‘Fée d’Amour’ est rendue par Sarasate avec une suavité confondante. Ce disque complète l’entreprise de Tianwa Yang, d’offrir aux amoureux du violon l’œuvre intégrale d’un maître parmi les meilleurs, entreprise nécessaire et magnifiquement menée par cette très remarquable violoniste orientale, qui a le grand mérite d’oser s’aventurer en dehors des sentiers rebattus. Elle répare ainsi l’injuste oubli relatif de ce compositeur dont on a longtemps joué les deux ou trois mêmes œuvres (Les Airs Espagnols et la Fantaisie Carmen), alors que de très grands maîtres comme Saint-Saëns et Lalo lui dédièrent des merveilles, et même cet autre fabuleux violoniste, Wieniawski, qui lui dédia son second concerto.


Paco De Lucia (Best Of)
Paco De Lucia (Best Of)
Prix : EUR 9,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un flamenco métissé par Paco de Lucia, 11 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Paco De Lucia (Best Of) (CD)
« Paco de Lucia GOLD » se présente comme un double disque CD, qui offre 25 pièces de musiques variées autour de la guitare reine. Certaines sont plus proches du flamenco, la vocation ‘de base’ du virtuose, soit pour guitare seule, soit pour guitare et un léger accompagnement rythmique par claquement des mains, des talons ou castagnettes, à la gitane. D’autres utilisent diverses formations autour de la guitare. Une ‘danse rituelle du feu’ (Danza Ritual del Fuego) semble, sauf erreur, tirée de Manuel de Falla. Une autre pièce, Aranjuez, est de source ‘classique’. Les autres visitent différents paysages musicaux (Rumba Improvisada) de façon toujours intéressante. Dans un autre disque, plus ancien, ‘Fabulosa guitarra’, Paco de Lucia développait un style purement flamenco. Ici, pourrait-on dire, il s’agit d’un flamenco en visite touristique (sans rien de péjoratif). C’est par ce genre d’œuvre que Paco de Lucia a contribué à universaliser le style flamenco, qui constitue une particularité dans la musique pour être resté longtemps limité aux frontières culturelles et raciales de la ‘nation’ gitane. Paco de Lucia, qui n’a rien à envier aux guitaristes gitans, tout en n’étant pas gitan de naissance était tout désigné pour bâtir de tels ‘ponts culturels’. Ceci dit, la frontière est ténue entre la ‘variété’ et ce genre d’entreprise, qui peut perdre en authenticité ce qu’elle gagne en extension ; ce sera selon les goûts. La guitare est splendide, comme d’habitude avec de Lucia, mais ce n’est peut-être pas la situation où elle ressort le mieux. Ceci n’étant que le commentaire d’un simple mélomane amateur.


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