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Contenu rédigé par Phebusa
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Phebusa

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J'étais là
J'étais là
par Gayle Forman
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

4.0 étoiles sur 5 Une ode à la vie à travers les thèmes du deuil et du suicide..., 17 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : J'étais là (Poche)
De temps en temps, un roman contemporain empreint de sentiments me fait du bien. J’ai donc lu cette histoire qui n’est pour autant pas très joyeuse puisqu’il est question d’un suicide et d’un long questionnement mené par l’entourage de la jeune fille disparue. Le sujet est bien mené puisqu’il nous mène aussi à nous demander si l’on est sûr de connaître chacun de nos proches et si l’on ne passe pas à côté de quelque chose lorsqu’ils disent qu’ils se portent bien.

Ainsi, on plonge dans ce roman où l’héroïne, qui n’a rien vu venir, va rechercher la vérité mais aussi devoir accepter le deuil. J’ai apprécié découvrir son quotidien et les sentiments des multiples personnages que l’on croisera au fur des pages. Ce n’est pas un roman à suspense mais l’histoire nous procure de multiples émotions !

En effet, contrairement à ce que l’on pourrait croire, même s’il est question d’un suicide, ce roman laisse aussi une part à l’espoir et ne nous fait pas sombrer dans la dépression. Les personnages incarnent une certaine humanité et chacun d’entre eux a ses qualités mais aussi ses défauts. Heureusement pour moi, la romance qui pointait son nez à un moment donné de l’histoire ne reste que secondaire car ce n’est pas du tout ce que j’attendais de ce livre.

En bref, même si la trame de ce roman jeunesse reste très classique, la plume de Gayle Forman aborde de façon très sensible des sujets difficiles tels que le suicide et le deuil. Cette histoire, qui propose également une certaine ode à la vie, me semble idéal pour des adolescents, notamment pour ceux qui ont pu être confrontés à cette douloureuse épreuve.


Tout ce qu'on ne s'est jamais dit
Tout ce qu'on ne s'est jamais dit
par Celeste N'G
Edition : Poche
Prix : EUR 6,95

4.0 étoiles sur 5 Un bon roman psychologique, 17 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout ce qu'on ne s'est jamais dit (Poche)
Je me suis laissée emporter par un livre contemporain au titre mystérieux. Comme je m’y attendais, il s’agit plus d’un roman psychologique que d’un thriller. De fait, les différents chapitres s’intéressent aux membres de la famille de Lydia, jeune fille de seize ans tout juste décédée. J’ai été vite happée par la disparition et l’enquête qui s’enchaînent dès les premières pages du roman. On ne sait pas s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre…

Ainsi, la famille de la disparue nous est présentée dans ses tâches quotidiennes, un mardi matin, jour auquel la jeune fille ne se présente pas au petit-déjeuner. L’atmosphère est très pesante. J’ai ressenti cette sorte de « calme » tout au long de ma lecture, une impression drôlement étrange sans doute due au style d’écriture simple et agréable. Contrairement à ce que l’on pourrait s’attendre, aucun personnage ne cède à la panique ou à la colère…

Même si je ne me suis pas particulièrement attachée à l’un des personnages, j’ai pris le temps de découvrir chacun d’entre eux car j’ai vite compris que certains secrets de famille ou de non-dits étaient liés à la disparition de Lydia. Un membre de la famille en sait-il plus qu’il ne le dit ? Quelqu’un lui a-t-il fait du mal ? J’ai tout de même été plus marquée par la mère, Marilyn, dont on découvre les études et sa rencontre avec son futur mari James.

J’ai été surprise de voir tant de pages consacrées à sa famille car cela va au moins jusqu’à la moitié du roman. On parle très peu de Lydia, de ses études ou de ses sentiments mais c’est un passage obligé pour comprendre l’histoire de ce foyer. Ensuite, quand on en arrive enfin à la présentation de la jeune fille, on découvre un être cachotier et solitaire, issu d’une famille marginale à cause de son père oriental qui n’a jamais été accepté facilement en Amérique.

Ce roman met donc l’accent sur la construction et la déconstruction d’une famille ainsi que la place et le poids des parents au sein d’une famille. C’est un roman qui parle avant tout d’un drame donc ce n’est pas joyeux mais ce livre m’a fait réfléchir, donc je vous le recommande vivement.

En bref, j’ai apprécié ce roman psychologique qui évoque l’impact des non-dits au sein d’une famille meurtrie. C’est un drame qui fait réfléchir !


L'Hayden - Le secret d'Eli
L'Hayden - Le secret d'Eli
par Julie Muller Volb
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 De la fantasy mais aussi de la romance..., 17 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Hayden - Le secret d'Eli (Broché)
C’est avec plaisir que je découvre chaque année le Prix de l’Imaginaire aux éditions Nouvelles Plumes, publié chez France Loisirs. Cette année, j’ai voyagé dans une fantasy romantique à la couverture prometteuse qui dévoile une nature mystérieuse. En y regardant de plus près, on repère un point lumineux au centre de l’arbre, telle une porte ouvrant sur un autre monde. C’est tout à fait le genre de livres qui me plaît !

Mon enthousiasme s’est un peu atténué durant la première partie du livre qui m’a semblé assez longue. En effet, je suis davantage friande de fantastique que de romance, et ce deuxième thème dominait trop à mon goût au début du roman. Nous y suivons Mila qui fait la connaissance d’un charmant pompier, Jeremiah, et qui est une simple spectatrice de faits étranges se déroulant dans sa ville. J’avais un peu l’impression d’être dans une romance paranormale… Cela n’enlève rien à la qualité du roman, c’est seulement une affaire de goût.

Néanmoins, la deuxième partie m’a davantage convaincue et vaut le détour ! Après le départ précipité de sa sœur Elisabeth, Mila va découvrir non seulement des secrets de famille mais aussi un nouveau monde dans lequel des créatures fantastiques, assez peu traitées dans les romans adolescents, vivent. Poursuivie par les méchants de l’histoire, elle trouve un lieu de passage vers un univers original et complexe où les habitants possèdent des tatouages qui les lient à des clans différents.

J’ai apprécié découvrir les aventures sans temps mort de cette héroïne, à laquelle je me suis bien identifiée puisqu’il s’agit d’une humaine qui n’a pas vraiment de pouvoirs, du moins en apparence. Pour une fois, on échappe quand même à l’héroïne qui se trouve un mystérieux don dès le début de l’histoire. L’histoire est bien plus riche que cela, et ce n’est d’ailleurs qu’à la fin que l’on en sait plus sur son identité… J’avoue ne pas avoir été très surprise par les révélations du roman mais il n’en reste que j’ai passé un bon moment et que la fin donne envie de lire la suite.

En bref, j’ai apprécié découvrir ce roman qui nous plonge dans un univers imaginaire riche et original. Les aventures des personnages s’enchaînent et l’on découvre petit à petit l’histoire qui les unie les uns aux autres. Néanmoins, il y avait un petit trop de romance à mon goût !


Ce que murmure la mer
Ce que murmure la mer
par Claire Carabas
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Une belle réécriture de conte... loin du Disney idyllique et heureux, 17 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ce que murmure la mer (Broché)
Tout d’abord, je tiens à remercier Magic Mirror pour m’avoir permis de découvrir cette réécriture de La Petite Sirène d’Andersen. En plus d’avoir une magnifique couverture, ce livre permet de redécouvrir des créatures encore trop peu développées à mon goût dans les romans. Pour les lecteurs qui ne se souviendraient pas du conte original, sachez que le conte original est présent à la fin du roman pour se rafraichir la mémoire.

Dès le début, j’ai été charmée par un curieux prologue assez sombre qui présente une héroïne en souffrance et annonce une fin tragique. Il est évident que l’on plonge dans un monde marin loin du Disney tout mignon et idyllique. La littérature nous a souvent montrés que les plus belles histoires d’amour finissent rarement bien !

Nous faisons la connaissance de Galathée qui a tout pour elle mais semble vivre dans une prison dorée qui ne lui convient plus. Comme l’on s’y attend, elle va faire la rencontre d’un jeune marin, nommé Yvon, auquel je me suis plus difficilement attachée malgré la présence des extraits de son journal. Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est l’idée de cet amour naissant sans parole. L’écriture poétique de Claire Carabas avait donc toute son importance pour rendre les sentiments palpables.

En effet, le récit est construit de façon à ce que les voix des deux protagonistes se répondent. Les différents moments clés de l’histoire s’enchainent bien, cela permet de connaître les pensées intérieures des personnages. En tant que lecteur, on aimerait parfois prendre la voix de la sirène pour pouvoir dire à Yvon ce qu’il se passe. Il n’est pas question d’un amour idyllique puisque celui-ci requiert des sacrifices et fait naître des moments de bonheur mais aussi de souffrance.

En bref, je recommande vivement ce roman aux lecteurs friands de contes de fées. C’est une belle histoire d’amour, avec ses moments heureux mais aussi douloureux. Cette réécriture a su me toucher !


Epsilon - tome 1 L'autre terre (1)
Epsilon - tome 1 L'autre terre (1)
par Elodie Tirel
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

4.0 étoiles sur 5 Très bon livre de science-fiction, 17 octobre 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Epsilon - tome 1 L'autre terre (1) (Poche)
Je lis peu de livres de science-fiction se déroulant dans l’espace, étant un peu frileuse du jargon scientifique et des avancées technologiques rocambolesques, mais ce n’est pas le cas dans ce livre.

La dimension dystopique du résumé m’a tout de suite attirée : pour survivre, l’humanité a envoyé un premier vaisseau spatial, nommé la Colonie, qui sera prête à accueillir les vaisseaux suivants sur Epsilon. Or, en plus d’une arrivée chaotique, l’héroïne Aélia ne sera pas la bienvenue sur cette planète qui est loin du jardin d’Eden espéré.

Le début de l’histoire m’a permis de faire la connaissance de cette jeune fille et de ses amis profitant de leur adolescence sur un vaisseau qui arrivera après que se soient succédées plusieurs générations. On découvre également des personnages de l’armée de la Colonie qui n’ont pas les réactions attendues face à l’arrivée de leurs congénères. Le récit alterne donc les points de vue de ces deux « camps », en laissant tout de même une place plus importante aux aventures d’Aélia.

J’ai vraiment accroché à l’histoire dès le premier quart du livre passé, lorsqu’Aélia se réveille et s’engage dans une course-poursuite malgré elle. En effet, ayant été plongée dans une sorte de liquide conservateur durant plus d’une cinquantaine d’années, elle ne sait pas du tout ce qu’il s’est passé ses années durant, un peu comme nous, lecteurs. Ce qui est évident, c’est qu’une personne, qui a déjà tué des habitants du vaisseau, est à sa poursuite. J’ai adoré cette partie du livre, proche du huis-clos et du thriller donnant des frissons !

Mais le suspense ne s’arrête pas là. Si la plupart des actions de ce premier tome se déroulent dans le vaisseau, Aélia rencontre une entité extraterrestre qui devient son alliée, et un peu plus tard dans l’histoire, une autre créature, moins amicale cette fois, qui semble avoir envahi le vaisseau. L’ambiance est très mystérieuse : pourquoi y a-t-il un assassin dans le vaisseau ? Que sont devenus la famille et les amis d’Aélia ? Le vaisseau a-t-il atterri au bon endroit ? Pourquoi La Colonie ne vient-elle pas les accueillir ?

Heureusement, l’auteure a su donner quelques réponses au fur et à mesure de son récit. Mais la fin du récit m’a donné très envie de connaître la suite car on comprend qu’il se passe également de drôles d’événements dans la Colonie. De plus, l’épilogue est très mystérieux et original, mais je ne peux pas en dire beaucoup plus sans trop en révéler…

En bref, j’ai adoré ce premier tome qui mêle science-fiction, dystopie et space opera : arriver sur une nouvelle planète mène souvent à des aventures périlleuses et à la rencontre de peuples qui ne vous veulent pas que du bien. Je vous conseille vivement cette histoire qui est un vrai page-turner !


L'amie prodigieuse - tome 1 : Enfance, adolescence
L'amie prodigieuse - tome 1 : Enfance, adolescence
par Elena Ferrante
Edition : Poche
Prix : EUR 8,20

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1.0 étoiles sur 5 Un récit de vie contemplatif..., 19 août 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'amie prodigieuse - tome 1 : Enfance, adolescence (Poche)
Après avoir aperçu maintes fois L’Amie prodigieuse sur la blogosphère, je me suis laissée tenter par ce voyage à Naples. Néanmoins, une petite appréhension s’est emparée de moi dès le début du livre où j’ai découvert l’index très fourni des personnages. Cela promet un univers complexe pour lequel il faut donc prendre un peu de temps pour rentrer dans l’histoire… Pour ma part, j’ai rapidement décroché suite à beaucoup d’ennui. Je ne suis pas sensible à tous les récits de vie comme cela s’était déjà déroulé avec Beignets de tomates vertes, un autre livre très apprécié sur les réseaux !

Je ne peux cependant pas nier les qualités de ce roman et je comprends tout à fait qu’il plaise à un ensemble de lecteurs. De fait, le prologue est prometteur puisqu’il entretient un certain mystère autour de la disparition d’un des deux personnages principaux. On va ensuite revenir en arrière pour comprendre ce qu’il s’est passé. Par ailleurs, les souvenirs d’enfance sont imprégnés de l’imaginaire propre au jeune âge des deux protagonistes avec, par exemple, l’un des personnages désigné comme un vilain ogre.

Il est donc question de l’enfance d’Elena et de Lila : leur première rencontre, leur quotidien à l’école et en dehors de l’école, etc. Je suis restée très spectatrice de ces différents événements. La complicité des deux enfants, semblables à deux jumelles, peut toucher le lecteur mais aussi le déstabiliser puisqu’on constate rapidement la dépendance d’Elena envers Lila, présentée comme une enfant difficile. Elle vit dans son ombre et serait prête à tout faire pour elle.

Certes, c’est une belle ode à l’amitié mais cette fascination m’a donné l’impression qu’elle repose sur un rapport un peu malsain de dominant / dominé. Certains moments, heureusement, s’associaient davantage à de la tendresse et de la complicité. En tout cas, il est clair que ce n’est pas un roman à suspense où une réelle intrigue est construite. Je pense que c’est le genre de livre qui peut aussi davantage parler aux personnes qui ont gardé des amies depuis leur enfance, ce qui n’est pas mon cas.

Enfin, c’est également un roman sociologique qui peut nous faire voyager et découvrir certains éléments. En effet, j’ai été marquée par l’extrait suivant qui rend compte de la violence du point de vue d’un enfant : « Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. » Dans les années 1950, Naples est en plein boom économique. Le quartier où vivent les deux jeunes filles est constitué d’immeubles en béton construits après la Seconde Guerre Mondiale, mais il est aussi fréquenté par la mafia napolitaine. D’ailleurs, j’ai cru lire que Naples était la ville d’Europe où il y avait le plus d’assassinats ; je ne sais pas si la source était sûre mais ça ne donne pas envie d’y aller…

En tout cas, on comprend vite que l’évolution des personnages est conditionnée par leur milieu social. Et dire que la mer, souvent liée à l’idée d’évasion et de liberté, n’est qu’à deux kilomètres de ces deux jeunes filles… Malgré les qualités de ce roman, l’ennui l’a emporté et je ne prenais aucun plaisir à enchaîner les anecdotes d’enfance les unes aux autres. J’ai abandonné le roman à sa moitié et ne compte donc pas lire la suite !

En bref, je n’ai pas été sensible à ce voyage italien qui nous plonge dans l’enfance de deux jeunes filles qui se lient d’amitié pour les années à venir. Je n’y ai pas vu de réelle intrigue, juste un enchaînement d’anecdotes et de bons sentiments qui n’ont pas su m’embarquer.


Dernier désir
Dernier désir
par Olivier Bordaçarre
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

3.0 étoiles sur 5 Une bonne lecture, 14 août 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dernier désir (Poche)
Je suis tombée par hasard sur ce roman noir qui vacille entre le thriller et le roman psychologique. J’avais envie de changer un peu de mes lectures habituelles, et c’est chose faite avec Dernier Désir qui m’a fait passer un bon moment ! En plus, jusqu’alors, j’ai lu assez peu d’histoires qui mettent en scène des voisins.

Il est question d’un homme, Vladimir Martin, qui débarque dans le centre de la France où il fait la rencontre de Jonathan et de Mina… Martin. Après s’être amusé d’avoir un patronyme identique, les voisins sympathisent. Cependant, le jeune couple va être vite dérangé par ce nouvel arrivant qui semble imiter leur mode de vie et va jusqu’à acheter la même voiture et les mêmes meubles qu’eux.

J’ai apprécié découvrir le personnage mystérieux de Vladimir qui est, de façon très implicite, décrit comme une sorte de vampire. Ses réactions sont parfois équivoques, pas toujours très humaines. On ne comprend pas toujours ses intentions, de sorte qu’une certaine tension se créé tout au long du roman.

En tout cas, il est certain que c’est un homme qui possède beaucoup d’argent et qui achète tout ce qu’il veut. Une réflexion philosophique sur le désir et l’argent est proposée tout au long de ce roman qui porte bien son titre : jusqu’à où va aller Vladimir ? Quel sera son dernier désir ?

Ainsi, on observe une relation qui est toujours assez ambiguë car, même si les confrontations sont assez rares, des bouleversements et des interrogations prennent place : toute cette histoire n’est-elle qu’une coïncidence ? Où l’auteur veut-il nous emmener ? Je n’ai pas vu la fin venir : elle est étonnante et nous laisse songeur !

En bref, j’ai apprécié cette histoire angoissante et pleine de suspense qui met en scène des voisins dont les intentions sont assez mystérieuses.


Pourvu que la nuit s'achève
Pourvu que la nuit s'achève
par Nadia Hashimi
Edition : Broché
Prix : EUR 18,20

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une littérature de l'exil qui interroge..., 28 juillet 2017
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourvu que la nuit s'achève (Broché)
J’ai fait un excellent voyage en Afghanistan avec Pourvu que la nuit s’achève ! La littérature afghane se développe particulièrement depuis la guerre déclenchée en 2001. On y retrouve fréquemment les thèmes de la guerre civile, la mort, l’histoire et la politique du pays. Ce que j’apprécie particulièrement dans les romans de Nadia Hashimi, c’est le fait que l’intrigue se développe à partir de l’histoire d’une ou de plusieurs femmes. Cela permet d’aborder également la condition sociale des femmes afghanes.

Le résumé du roman nous promet un voyage mais également du suspense puisqu’il est question d’une enquête centrée autour d’un meurtre. De fait, une femme afghane est retrouvée à côté du cadavre de son mari. Il paraît donc évident qu’elle l’a tué. Néanmoins, elle ne plaide pas coupable mais ne fait rien non plus pour se défendre. Pourquoi ? Même si un avocat venu des Etats-Unis va souhaiter prouver son innocence, cela promet d’être difficile, surtout en Afghanistan où la justice n’est pas la même qu’en Amérique.

J’ai été particulièrement touchée par l’histoire de Zeba qui est déjà jugée coupable avant même son procès, que ce soit par son village ou sa propre famille. Une femme afghane a-t-elle le droit à la justice, à la liberté ou même à des droits ? Dans Pourvu que la nuit s’achève, on ressent l’idée que la femme afghane pourrait être une menace pour l’homme si on lui donnait davantage de libertés. C’est donc aussi un roman féministe qui interroge les conditions de vie des femmes afghanes.

Dans la prison pour femmes où Zeba va se trouver dès le début du roman, le lecteur va découvrir les portraits de multiples femmes qui sont toutes là pour des crimes moraux alors qu’elles ont juste envie d’amour, de mariage et de liberté. Par exemple, certaines sont emprisonnées parce qu’elles sont tombées amoureuses ! On ne peut donc que s’interroger et s’indigner par rapport à ses mœurs et coutumes…

Par la suite, l’histoire de Zeba, son passé, les questionnements de son fils aîné ou encore le soutien de sa mère m’ont beaucoup touché, mais je ne voudrais pas trop vous en révéler. C’est un roman qui nous promet une immersion dans le quotidien de plusieurs personnages, tout en restant centré sur la prisonnière dont la sentence se rapproche de jour en jour…

En bref, je vous recommande vivement ce roman qui est une fenêtre sur la culture afghane. On y apprend beaucoup de choses sur les mœurs et coutumes du pays, mais aussi sur la justice en place. Par le biais de l’enquête et des différents personnages présentés, c’est aussi une littérature du voyage qui ne cesse de nous interroger.


Line et Bulle: Premières Vacances sans Papa et Maman
Line et Bulle: Premières Vacances sans Papa et Maman
par Brigitte Carrere
Edition : Album
Prix : EUR 12,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un bel album et de bons conseils, 25 juillet 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Line et Bulle: Premières Vacances sans Papa et Maman (Album)
Je vous présente cet album jeunesse destiné aux enfants de 4 ans et plus. Son histoire m’a particulièrement plu puisqu’elle reprend une situation courante à laquelle peut faire face une famille : le départ en vacances d’un enfant sans son père et sa mère. C’est d’ailleurs la période idéale pour l’apprécier et appliquer les conseils qui y sont donnés !

Nous faisons la connaissance des deux protagonistes par le biais de magnifiques illustrations : Line est une jeune fille issue d’une fratrie de trois enfants et Bulle est son doudou lapin qui a le don de la parole. Cette peluche va prendre son rôle de consolateur au sérieux et tenter de rassurer l’enfant qui n’est plus sûre de vouloir partir en vacances avec ses cousins.

Alors, les courtes péripéties s’enchaînent : par exemple, Line va comprendre qu’elle est capable de faire des choses toute seule mais va aussi se rassurer auprès de sa grande sœur qui a déjà vécu cette situation. Toute l’intrigue est reprise à la fin de l’album dans une double page qui récapitule clairement les conseils à suivre pour préparer un départ dans une certaine sérénité, aussi bien pour l’enfant que pour les parents.

Au cours de la lecture, on peut s’arrêter pour faire comprendre à notre jeune lecteur qu’il est lui aussi capable ou non de faire les mêmes choses que l’héroïne. C’est un album qui favorise une certaine interaction. J’ai également apprécié la typographie du récit et des petits détails mignons tels que les numéros des pages qui sont indiqués par de jolis graphiques, à savoir des oreilles de lapin qui rappellent la présence constante de Bulle.

En bref, j’ai apprécié cet album pour enfants (4 ans et plus) qui prodiguent de bons conseils pour des premières vacances sans Papa et Maman. L’histoire est intéressante et les illustrations sont adorables !


Petits miracles au bureau des objets trouvés
Petits miracles au bureau des objets trouvés
par Basile Salvatore
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un roman poétique et touchant, 18 juillet 2017
Ce commentaire fait référence à cette édition : Petits miracles au bureau des objets trouvés (Broché)
La couverture et le titre de ce livre m’ont tout de suite enchantée. Dans la vie quotidienne, on ne fait pas toujours attention aux objets qui ont pourtant une valeur, qu’elle soit utilitaire ou sentimentale. On peut aussi s’interroger sur les bienfaits de notre attachement aux objets dans une société de consommation qui en fabrique en grande quantité tous les jours… Dans ce roman, l’aventure de deux personnages va commencer grâce à un cahier rouge abandonné.

Nos deux protagonistes, Michele et Elena, sont tous les deux attachants et leur histoire passée ne peut que nous toucher. De fait, Michele est contrôleur dans une gare où il vit nuit et jour, car c’est l’endroit où il a vu pour la dernière fois sa mère prendre un train et partir sans jamais revenir. Elena a également des regrets et une histoire cachée que l’on découvrira au fur et à mesure de l’histoire. Il va sans dire que ces deux personnages vont nouer des liens forts et authentiques puisqu’Elena va aider Michele à sortir de sa carapace et même le pousser à retrouver sa mère.

Ce n’est pas un roman rempli d’actions même si j’ai trouvé que l’intrigue était originale et plaisante. Les révélations de la deuxième moitié du roman ont su me surprendre et me toucher. En effet, cette histoire est davantage concentrée sur les sentiments et sur un questionnement à propos de la vie : faut-il mieux prendre des risques alors qu’on a une vie banale qui nous convient ? Dans cette histoire, Michele a-t-il un intérêt quelconque à chercher sa mère qui l’a sans doute abandonné ? Faut-il faire ce voyage au risque de le regretter ensuite ?

J’ai apprécié les aventures de Michele et Elena qui va le conduire à reprendre sa vie en main. En effet, il va chercher un sens à sa vie, peut-être même éclairer son passé. Il fera la rencontre de multiples personnages, parfois blessés par la vie, et qui ont à leur manière trouver leur paradis terrestre. Cette lecture m’a beaucoup touchée et fait réfléchir !

En bref, j’ai été beaucoup touchée par ce roman qui nous emmène dans un road-trip nous interrogeant sur le sens de la vie et des petites choses auxquelles on ne fait pas toujours attention. C’est un roman contemporain simple à lire qui donne une bouffée d’air frais et nous invite à sortir de notre quotidien pour profiter de la vie.


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