undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose
Profil de Jean-Pierre MONDEIL > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Jean-Pierre MO...
Classement des meilleurs critiques: 67
Votes utiles : 1839

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Jean-Pierre MONDEIL "JPM" (france)
(TOP 100 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Sea Of Tears
Sea Of Tears
Prix : EUR 23,00

5.0 étoiles sur 5 Eilen JEWELL et ses musiciens en majesté avec quelques reprises qui en imposent, 25 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sea Of Tears (CD)
Eilen JEWELL, c'est le premier rayon de la country orientée songwriting Americana. Des ambiances contrastées, souvent atmosphériques et cinématographiques, qui parcourent un vaste champ d'influences et d'émotions dont le dénominateur commun relève d'un projet éminemment esthétique. L'on pense, tout naturellement, à une Lucinda WILLIAMS. Vocalement, Eilen JEWELL affecte souvent des phrasés laid-back, comme détachée et désinvolte, faussement insensible aux merveilles musicales qui l'environnent mais la température peut monter quand elle reprend des titres qui exigent de se départir de cette fausse nonchalance ('Shakin' All Over' est restitué avec un lustre qui ferait oublier Johnny Kidd & The Pirates). Deux autres reprises sont confondantes : 'I'm Gonna Dress In Black' pourrait presque faire oublier Van MORRISON et 'The Darkest Day' conduira immanquablement à aller réécouter cet incunable dont il existe une version princeps enregistrée par Loretta LYNN, en 1960, qui le reprendra, ensuite, pour l'album 'You Ain't Woman Enough' (1966). Ceux qui voudraient encore se convaincre qu'Eilen JEWELL peut faire montre d'un sacré tempérament country doivent impérativement écouter son disque de reprises de Loretta LYNN, 'Butcher Holler' (2010). L'on peut y entendre les plus belles versions imaginables de 'Deep As Your Pocket' et de 'You Wanna Give Me A Lift'. Deux titres qui, dans mon esprit, n'appartenaient qu'à la "Coal Miner's Daughter" du Kentucky. Dans cette affaire, le mérite ne revient pas uniquement à Eilen JEWELL qui est entourée de musiciens experts qui lui tissent un écrin fait de rebonds honky-tonk virtuoses.

Que l'auditeur éventuellement prévenu à l'encontre de la country old-school se rassure : 'Sea Of Tears' (2009) n'est pas un disque de country traditionnelle et encore moins un album dévolu au honky-tonk. C'est, évidemment, "Americana country oriented" mais c'est, avant tout, une musique merveilleuse dont le rendu sonore fait la qualité de tous les albums d'Eilen JEWELL : un songwriting de haute tenue ('Sea Of Tears', 'Codeine Arms') et, toujours, une mise en œuvre confondante de beauté où personne, pas même la fascinante chanteuse, ne songe à tirer la couverture.


TRISTAN UND ISOLDE,Richard Wagner
TRISTAN UND ISOLDE,Richard Wagner
Prix : EUR 14,76

5.0 étoiles sur 5 Une très belle distribution et un son satisfaisant pour un live de 1950, 24 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : TRISTAN UND ISOLDE,Richard Wagner (CD)
Il ne faut pas longtemps pour se rendre à l'évidence : cette version, qui passe pour très secondaire dans l'abondante discographie de l'ouvrage, est magnifique. Il n'est pas besoin d'avoir plusieurs dizaines de versions de Tristan pour daigner, comme je viens de le faire, jeter une oreille sur cette captation. L'on jette l'oreille et, aussitôt, l'on est pris. Le son est très satisfaisant pour un live de 1950 et c'est Hans KNAPPERTSBUSCH qui est à la baguette. Si l'on est (du moins sur le papier) asse loin des distributions du nouveau Bayreuth, force est de reconnaître qu'Helena BRAUN est une Isolde passionnante et que le Tristan de Günther TREPTOW est du meilleur métal. Sans doute, pour rester dans cette époque des années cinquante, qu'il ne fait pas oublier la clarté et l'élégance du jeune Wolfgang WINDGASSEN (Bayreuth 1957 et 1958 avec SAWALLISCH) et qu'il n'a pas l'aura sombre et torturée d'un Ramon VINAY (Karajan 1952 et Jochum 1953) mais c'est un grand que l'on entend ici. Cela, quand bien même la fin de l'Acte I le trouvera-t-elle en deçà des attentes d'un auditeur captivé par la prestation de sa formidable partenaire. Il se rattrapera largement dans la fièvre du II et, au III, à l'article de la mort où il enchaîne les soliloques hallucinés avec une projection remarquablement habitée qui montre que Günther TREPTOW avait toute sa place parmi les plus grands ténors wagnériens de son temps.

Le reste de la distribution est incontestable qui offre le luxe d'un Paul SCHÖFFLER en Kurwenal, d'un Ferdinand FRANTZ en König Marke et d'une Margarete KLOSE en Brangäne. Alors, évidemment, ce n'est pas le Tristan de l'île déserte mais, s'il fallait en emporter une dizaine sur cette fameuse île déserte, ce Tristan de KNAPPERTSBUSCH serait du nombre. Au surplus, je me répète, le son est au même niveau que celui des meilleures captations radio qui soient venues de Bayreuth au début des années cinquante.


Heart on a Chain
Heart on a Chain
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 18,95

4.0 étoiles sur 5 Pour se souvenir de Robin Lee BRUCE, 24 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heart on a Chain (CD)
Petit météore de la country de la fin des années quatre-vingt et du début des années quatre-vingt-dix, Robin Lee BRUCE a laissé quelques albums et une bonne poignée de singles encore inédits en CD. Je songe à un truc craquant comme 'Want Ads' (repris d'un girl band soul-funk seventies totalement oublié) qui l'a placerait dans une obédience "prairie-disco" digne de Sylvia HUTTON. Pour autant, les albums de Robin Lee sont venus après les sublimes disques de Sylvia qui ne peuvent rivaliser avec le charme ensorcelant de la country glamour façon Sylvia HUTTON. Plus surement, Robin Lee est restée dans l'Histoire pour être la créatrice, aux États-Unis, du 'Black Velvet' de la Canadienne Alannah MYLES. Un titre plutôt rock-blues à l'origine qu'Atlantic voulait exploiter sur le marché country. Un album, 'Black Velvet', a été construit qui fait entendre une country mêlée des gros effets sonores alors en vogue quand le modèle de référence de la pop continentale au féminin s'appelait Belinda CARLISLE.

'Heart on a Chain' (1991), quatrième et dernier album de Robin Lee, s'inscrit un peu dans le prolongement de ce 'Black Vevet' du pauvre mais avec une bien meilleure orientation country si l'on en juge par le songwriting et les collaborations musicales (Vince GILL est crédité aux harmonies vocales). Pour preuve, un rendu sonore plus "naturel' qui fait l'économie des basses outrancièrement slappées, des guitares gavées de chorus et des batteries bourrées de delay. Là-dessus, une fille qui sait son alphabet country et qui, ensuite, poursuivra une carrière dévolue au songwriting de l'ombre dans la jungle du Nashville business.

Un disque country-pop très sympathique et agréable qui ne s'est pas tellement démodé et qui, très loin de la musique que proposaient à l'époque une Kathy MATTEA et une Patty LOVELESS, ne manquera pas d'intéresser les amateurs de country music sous toutes ses formes.


Country Music:Pure and Simple
Country Music:Pure and Simple
Prix : EUR 15,77

5.0 étoiles sur 5 Jean SHEPARD 1964-1978 : deux CD, cinquante titres, une réhabilitation, 24 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Country Music:Pure and Simple (CD)
Derrière le visuel déroutant de ce CD sorti en 2016, un éditeur prestigieux (Hump Head Records) dont la probité country est établie auprès des plus grandes stars du Nashville business. C'est du sérieux et, bien sûr, les titres de Jean SHEPARD sont exploités sous licence Universal puisque elle fut, depuis ses débuts, en 1953 ('A Dear John Letter' avec Ferlin HUSKY), une artiste Capitol.

Le legs de Jean SHEPARD étant largement tombé dans le domaine public où nombre d'éditeur low-cost se fournissent à l'envi, Hump Head Records a privilégié la fin des années soixante et les années soixante-dix pour construire un "Best Of" des dernières années de la carrière de cette grande dame qui, dans les années cinquante, disputait avec Patsy CLINE et Kitty WELLS. Comme Jean SHEPARD ne disposait pas d'un physique qui aurait attiré ceux pour qui la country se limitait à Linda RONSTADT ou Emmylou HARRIS et, au passage, qu'elle chantait ce qui passait alors pour une tranquille "country de papa" n'ayant pas la projection vocale de Connie SMITH, Tammy WYNETTE ou Loretta LYNN, elle a été ignorée voire méprisée par le jeune public. Jean SHEPARD, c'était le passé ; c'était la country d'avant Patsy CLINE sans la sauvagerie rock'n'roll de la jeune Wanda JACKSON et sans la classe variété-glamour d'une vétérante assagie comme Patti PAGE. Au surplus, dans les seventies, c'était sacrément moins beau à regarder que... Linda RONSTADT ou Jessi COLTER.

En rééditant tous les singles et les premiers albums dans l'un de ses coffrets low-cost, le label Real Gone a permis de prendre conscience que Jean SHEPARD n'était pas une Pasty CLINE du pauvre qui disposait d'une signature vocale autrement plus typée que la grande diva country décédée en 1963..Cette compilation Hump Head Records permet d'en prendre bonne mesure avec les titres enregistrés au mitant des années soixante ('Many Happy Hangovers To You' pour ne prendre qu'un exemple qui saute aux oreilles et je fais l'impasse sur un 'Second Fiddle (To An Old Gutar) qui commence western swing et bascule dans un yodeling old-school). Reste le legs des années soixante-dix où je me souviens d'avoir été de ceux qui ironisaient sur sa reprise de David Allan COE : un 'Would You Lay With Me (In A Field Of Stone)' dont on connaît qu'il n'a jamais été mieux incarné que par Tanya TUCKER. Dans cette affaire, Jean SHEPARD, avec ses presque cinquante ans, ne pouvait pas lutter contre la relecture d'une Texane survoltée de seize ans. Dont acte !... Jean SHEPARD a été rangée au rayon des vieilleries où, pour ma part, j'avais à l'époque catalogué malheureusement une Billie Jo SPEARS et une Dottie WEST. Quelle erreur !... Le CD m'a déjà restitué une Billie Jo SPEARS en majesté et voilà que cette compilation me donne à entendre une magnifique Jean SHEPARD.

L'intitulé de cette compilation, 'Country Music : Pure And Simple', n'est aucunement mensonger. Jean SHEPARD chante avec une fausse impassibilité et quand elle s'emploie, en 1975, sur un standard du niveau de 'It Keeps Right On A-Hurtin'' (un titre de Johnny TILLOTSON), c'est à vous pousser d'aller réécouter Pretty Miss Norma Jean ou Elvis PRESLEY.

Cinquante titres qui puisent dans une bonne vingtaine d'albums enregistrés après 1965. Avec le coffret Real Gone qui fait le tour intégral des dix premières années (Singles et Albums), cette compilation permet de réhabiliter une belle artiste qui mériterait d'être mieux considérée. À l'instar de ce qui vient d'être fait par Hump Head Records avec Jean SHEPARD, les éditeurs CD se devraient de restituer d'autres belles oubliées. Une Jeannie SEELY, une Dottie WEST, une Jan HOWARD, une Melba MONTGOMERY, une Skeeter DAVIS dont la carrière ne se résume pas à de petites compilation "End Of The World" et quelques autres seraient bien venues sur un support matériel aussi joliment réédité que celui-là.


20th Century Masters
20th Century Masters
Prix : EUR 6,47

5.0 étoiles sur 5 Petite compilation qui vaut bien un album construit, 24 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : 20th Century Masters (CD)
Peu d'informations sur l'origine des douze titres (c'est une constante pour ces éditions 20th Century Masters)... Cependant, l'on peut recommander cette petite compilation en ce qu'elle mêle des titres empruntés aux deux périodes d'une immense carrière (Mercury puis MCA) et qu'elle ne comporte aucun doublon avec la meilleure compilation du marché ; savoir le double-CD intitulé '#1's' (2005). Tous les albums, une bonne trentaine depuis la fin des années 70), sont des espèces de "Best Of"... Reba McENTIRE, country-girl devenue un monument de la musique américaine grand-public, est une immuable chanteuse de tire-larmes qui sait envoyer du uptempo canaille. La grande majorité des albums de Reba sont aisément disponibles au format CD. C'est aussi le petit avantage de ce "Best Of" que de comporter douze titres quand un album en compte dix. Et puis, décodage tout personnel, c'est construit comme un album conceptuel... Cela commence avec '(You Lift Me) Up To Heaven' (un titre de 1980 qui annonce idéalement le projet) et cela finit par 'He Gets That From Me' (un tire-larmes millésimé de 2003). De la rencontre amoureuse, pleine de promesses et de félicité, jusqu'au souvenir déchiré d'une veuve dont le fils tient de l'absent. Voilà qui, en douze titres, porte bien son nom : 'The Best of Reba McENTIRE'.


Harper Valley.. -Deluxe-
Harper Valley.. -Deluxe-
Prix : EUR 14,99

5.0 étoiles sur 5 Cinq albums de Jeannie C. RILEY, 22 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Harper Valley.. -Deluxe- (CD)
Plusieurs raisons pourraient, à tort, détourner le collectionneur de ce produit. Le label Charly n'a pas la meilleure réputation qui fabrique, en Chine, des disques dont le son n'est pas toujours au meilleur niveau. L'artiste, Jeannie C. RILEY, n'est pas la plus incontournable des country-girls de son époque quand l'on a toutes les peines du monde pour trouver les disques de filles autrement plus essentielles dont les albums sixties et seventies sont encore inédits en CD. Connie SMITH, Norma Jean, Dottie WEST, Jan HOWARD, Wanda JACKSON, Jean SHEPARD, Melba MONTGOMERY, Jody MILLER, Jeannie SEELY ou Barbara FAIRCHILD sont largement ignorées par le CD et nombre de disques de Loretta LYNN, Tammy WYNETTE voire Dolly PARTON sont encore introuvables en CD. Les Canadiens ont fait une édition raisonnée d'une vingtaine d'albums d'Anne MURRAY, leur meilleure country-girl de l'époque, mais les labels américains sont bien en peine de rendre les honneurs qui siéent aux grandes dames qui, pourtant, enquillaient les succès. Fort heureusement, il se trouve quelques éditeurs allemands (Bear Family, SPV), britanniques (BGO, Cherry Red) voire australiens (Raven) qui, de loin en loin, s'emploient à rééditer quelques belles chanteuses oubliées et, au passage, quelques moins belles auxquelles le CD donne de nouveaux attraits.

Avec ses mini-jupes et son visage mutin, la Texane Jeannie C. RILEY n'est certainement pas l'une des moins belles qui ferait facilement songer à un croisement entre Nancy SINATRA et Ann-Margret... Au surplus, elle est l'interprète de l'une des plus grandes scies du répertoire country. Une scie qui lui a échappé puisque presque toutes les country-girls ont repris ce titre qui se voulait un hymne contre l'hypocrisie et le conformisme. 'Harper Valley P.T.A.', une chanson habilement tournée qui fait de la mini-jupe une arme de destruction de l'idéologie des ligues de vertu, sera enregistrée concomitamment par Billie Jo SPEARS mais c'est Jeannie C. RILEY qui l'incarnera au mieux et qui en fera la chanson éponyme de son premier album pour Plantation Records en 1968. Un premier album qui n'est aucunement le premier d'une carrière qui se poursuivra, chez Plantation Records puis MGM, bien après 1970. Un album, finalement, assez moyen qui ne vaut que par son single éponyme et quelques chansons qui reprennent la même recette.

Quid de ce produit conçu par Charly Records ?... Cinq albums (1968-1970) et un son plus que satisfaisant. Une bonne surprise que de découvrir un conditionnement "hard-cover" et une belle présentation assortie d'un "booklet" d'une quinzaine de pages. Passé le "Made in China", l'on ne peut que tenter de se rassurer puisque les CD sont porteurs du logo IFPI quand il n'offrent pas toutes les assurances d'un pressage aux normes européennes. Le son, lui, est assurément excellent et un sérieux travail de remastérisation est clairement audible.

Quid de l'art de Jeannie C. RILEY ?... Country or not country ?... Deux voire trois albums sont très "pop-girly sixties", notamment le cinquième ('The Generation Gap') qui, en dépit d'un vague substrat country, envoie souvent avec les façons d'une endiablée d'outre-Manche. Il y a, néanmoins, quelques vrais morceaux de très bonne country. Sur le premier CD, un titre magnifique ('That's How It Is With Him And Me') emporte l'adhésion qui ne fait pas oublier qu'il est à peine démarqué de 'Gentle On My Mind' (une merveille, signée John HARTFORD, érigée en chanson country de l'année et aussitôt reprise par Glen CAMPBELL, Elvis PRESLEY et toutes les "Country Queens" de l'époque). Sur le second CD, un album entier s'intitule 'Country Girl' qui, enfin, fait entendre durablement les sonorités cardinales du genre. Mais l'on n'écoute pas Jeannie C. RILEY pour prendre une leçon de twang et de drawl. La chanteuse reste craquante qui ne cherche pas systématiquement une émission typée ou un "grit terroir" et qui, Texane, connaît les Tables de la Loi et les techniques vocales ancrées. Cela s'entend très bien sur les plages de 'Country Girl' et tous ceux qui connaissent quelques albums plus tarifs attesteront que cette belle fille est une vraie country-girl.


Big Day in a Small Town
Big Day in a Small Town
Prix : EUR 20,57

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 11 Stories, 20 août 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Day in a Small Town (CD)
Après le magnifique '12 Stories' (2013) et son inoubliable 'Stripes', Brandy CLARK ne saurait plus être une femme de l'ombre. L'auteur-compositeur réputé est devenu une chanteuse du premier rayon. Longtemps cantonnée à n'écrire que pour faire briller les grande vedettes du Nashville business, Brandy CLARK récidive et confirme comme artiste à part entière. Elle a, et le timbre de voix, et la technique qui siéent aux histoires qu'elle raconte et ce nouvel album me semble encore plus remarquable que son illustre prédécesseur qui avait fait l'unanimité parmi les country addicts de tout crin. Les puristes et traditionnalistes diront, sans doute, qu'elle aura mis un peu plus de "country mainstream" dans son cocktail musical. Je ne sache pas qu'il s'agisse d'une édulcoration que de soigner les mélodies et l'on est très loin d'une country-pop formatée ou d'une banale sis-country de spring break. Quoi qu'il en soit, c'est un album qui contient onze grandes chansons et qui varie davantage les effets et les émotions que les "douze stories" du disque précédent. L'inspiration est assez réjouissante qui s'inscrit dans les thèmes éternels du quotidien et les décline avec finesse et humour.


Damn Drunk [feat. Kix Brooks]
Damn Drunk [feat. Kix Brooks]
Prix : EUR 1,29

5.0 étoiles sur 5 Dunn & Brooks, 16 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Damn Drunk [feat. Kix Brooks] (Téléchargement MP3)
Bonne nouvelle !... Ronnie DUNN serait en passe de sortir du purgatoire... Pour preuve, ce single tout récent avec la participation de Kix BROOKS. Rien de surprenant que ces deux-là tentent de retrouver une visibilité n'ayant rien perdu de ce qui faisait leur succès naguère. Ils ont été, en duo, la plus grande sensation country des vingt dernières années. Néanmoins, c'est assez surprenant de voir un monument comme Ronnie DUNN tenter de revenir dans les radars sous le patronage d'un géant du Nashville business, Big Machine Records, qu'il semblait pourfendre implicitement dans un album somptueux mas resté totalement confidentiel, 'Peace, Love & Country Music' (2014). L'on observera que le précédent single, 'Ain't No Trucks in Texas' (2015), avait été produit par Jay DeMARCUS du groupe Rascal Flatts et c'est, sans doute, ce qui explique que Big Machine Records ait enrôlé un Ronnie DUNN sous une bannière que les puristes country ne portent pas aux nues. Peu importe au fond les arrière-pensées commerciales, Ronnie DUNN est une voix de l'Amérique profonde et ce single puissant renoue avec une facture éprouvée, "Brooks & Dunn", qui pourrait annoncer un album et, pourquoi pas, une possible reformation sous l'égide de Big Machine.

Joli coup pour le label de Scott BORCHETTA qui, pour conserver une crédibilité country, recrute nombre d'anciens poids-lourds du segment (Tim McGRAW, Rascal Flatts, Jennifer NETTLES) quand son cœur de cible est devenu le marché pop-dance juvénile avec, tête de gondole absolue, une Taylor SWIFT et, comme il se doit, quelques petites nouvelles qui "promettent". Entre une Laura MARANO (ex-Disney Channel tendance Britney) et une La'Porsha RENAE (ex-American Idol tendance Rihanna), une espèce d'outlaw improbable : Ronnie DUNN !... Un comble !... Mais, Scott BORCHETTA et son label étant aussi derrière de vraies sensations résolument country comme le duo Maddie & Tae, l'on se dit que Big Machine Records est la meilleure chance de voir se reformer Brooks & Dunn qui donne déjà à entendre un single de Dunn & Brooks.


The Hard Way by One More Girl Music
The Hard Way by One More Girl Music
Proposé par Mega Bookstore
Prix : EUR 27,58

4.0 étoiles sur 5 'The Hard Way' : CD-R de vingt-cinq minutes, 11 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Hard Way by One More Girl Music (CD)
Rien à dire sur le contenu qui sonne au meilleur niveau de la country actuelle quand elle cherche à éviter de tomber dans les hymnes de stade... Reste une déconvenue puisque ces deux petites bombes canadiennes avaient déjà commis un excellent album en 2009 ('Big Sky') et qu'elles reviennent, cinq ans plus tard, avec ce qui s'avère n'être qu'un EP porté à sept titres. Par-delà les attitudes et les accoutrements qui demeurent post adolescents, c'est très nettement country et dans un registre qui a fait mouche, tout récemment, aux États-Unis avec Maddie & Tae qui ont eu la bonne idée d'ajouter une petite dose d'humour et de distanciation à des compositions qui, musicalement, ne révolutionnent rien mais qui déclinent impeccablement les lois immuables du genre quand il prend la marque du féminin. Dommage que l'on ait à découvrir que la durée de ce nouvel opus soit aussi brève et, pire, que le produit soit conditionné sur un CD-R.

Reverra-t-on jamais les deux sœurs Britt et Carly McKILLIP ?... En 2009, elles avaient le soutien d'un Major (EMI), des collaborations de prestige (Matraca BERG et Gretchen WILSON) et, partant, obtenu une visibilité prometteuse. Aujourd'hui, la musique reste au même niveau mais l'on a singulièrement réduit la voilure. The hard way, c'est le titre... Toute proportion gardée, cela me fait songer à Carter's Chord, un autre collectif sororal, dont je n'entends plus parler qui pourtant avait commis un album exceptionnel en 2008 (sous le patronage de Toby KEITH) ensuivi d'un EP plus confidentiel avant que de disparaître totalement des radars... Et de songer que la country musclée des sœurs ROBERTSON (Carter's Chord) était nettement plus stimulante que celle des sœurs McKILLIP (One More Girl).


Oklahoma Girl [10trx]
Oklahoma Girl [10trx]
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 32,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur des années Mercury et quelques raretés, 11 août 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oklahoma Girl [10trx] (CD)
Quels sont les meilleurs albums de Reba McENTIRE ?... De la trentaine de vinyles et de CD dont je dispose, je suis bien en peine de répondre. J'ai le sentiment que, tant chez Mercury que chez MCA, Reba McENTIRE a toujours commis le même album. Tout album de Reba se présente comme une espèce de "Best of" qui, en trente minutes, fait le tour d'une même panoplie. Une panoplie essentiellement composée de tire-larmes millésimés. À force, l'on finit par oublier qu'elle peut, tout pareillement, envoyer du uptempo canaille et laisser bavarder les guitaristes. Même dans ses albums de reprises ('Starting Over'), Reba McENTIRE fait du Reba McENTIRE... Les spécialistes ont bien tenté de faire accroire que 'For My Broken Heart' (1991) était un sommet absolu et l'un des plus grands disques country... Mis à part son visuel en noir et blanc, je ne vois rien qui puisse en faire un disque très différent de ce que cette grande dame de la "country grand-public" a commis, presque chaque année, depuis la fin des années soixante-dix. Autant de disques, autant de "Best of" !... Je finis par m'y perdre un peu, notamment pour les disques les plus anciens.

Concernant Reba McENTIRE, je ne réécoute, finalement, que deux florilèges substantiels qui existent sur le marché CD : 'Reba #1's' pour la période MCA (une bonne vingtaine d'albums) et cet 'Oklahoma Girl' pour la période Mercury (une demi-douzaine de disques). Initialement publiée en 1994, cette compilation a été rééditée et rien ne justifie qu'elle atteigne des prix délirants quand le catalogue intégral de Reba est facilement disponible en CD. Pour autant, comme il s'agit de la période la pus ancienne (1977-1984), c'est celle qui a été le moins exploitée sur le format CD et cela permet à certains vendeurs de capitaliser sur un relatif effet de rareté d'autant plus que ce double-CD comporte une poignée de titres inédits propres à stimuler quelques passionnés dont un 'A Cowboy Like You' accompagné d'une guitare au son saturé qui sauve l'affaire. Sans compter que, perle personnelle, le compilateur n'a pas oublié le magnifique 'Suddenly There's a Valley'... La reprise de cette signature-song ensorcelante de Gogi GRANT (magnifiée par Jo STAFFORD) figure dans un vieux vinyle de Reba, 'Feel The Fire' (1980), dont l'édition CD m'aura échappé.

Pendant cette période Mercury, Reba McENTIRE n'était pas encore le monument qu'elle est devenue mais c'est de la très bonne country à peine démarquée de celle de Barbara MANDRELL quoique regardant plutôt vers Janie FRICKE. Quoiqu'il en soit, cette country grand-public des années quatre-vingt n'est pas très bien servie sur support CD. Les albums de Barbara MANDRELL et de Janie FRICKE n'ont pas été réédités et je ne dis rien de la situation de celles qui sont restées dans l'ombre de l'édition CD quand elles étaient les "reines country-pop glamour" les plus craquantes de cette période. Pour n'en citer que deux, Charly McCLAIN et Sylvia HUTTON, elle étaient légion qui enquillaient des disques qui valent bien ceux, disponibles en CD, de Reba McENTIRE et ceux, indisponibles, de Barbara MANDRELL. À l'époque, il n'y avait pas photo : Barbara MANDRELL était une star immense, Reba McENTIRE une fille de seconde divison. L'une et l'autre sont passées chez MCA mais, des deux grandes dames, Universal privilégie Reba McENTIRE qui laisse dormir le back-catalogue, nettement plus glamour, d'une Barbara MANDRELL.


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20