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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.591
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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St. Vincent
St. Vincent
DVD ~ Bill Murray
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 14,98

4.0 étoiles sur 5 Le bout du rouleau, 25 septembre 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : St. Vincent (DVD)
"St. Vincent" n'est pas vraiment un bon film. Il est plutôt mal écrit, avec cette prolifération mal maîtrisée de thèmes et d'intrigues, voire de personnages, parfois abandonnés en cours de route (la mort de Sandy en est un exemple rageant). Il est empli de clichés et de lieux communs usés : le lien qui se tisse entre un vieux bourru et un enfant a bien fait l'objet de 250 films (tiens, au hasard, "le vieil homme et l'enfant", "l'été de Kikujiro"...). Pourtant, il est d'une efficacité émotionnelle redoutable : j'ai beaucoup, mais alors beaucoup plus ri finalement que dans la majorité des comédies US de la dernière décennie, et j'ai terminé le film en sanglotant comme une madeleine... C'est que "St. Vincent", film curieusement relégué au DTV, bénéficie d'un casting en or massif : Bill Murray, vieux génie absolu qui se fait trop rare, y est à son meilleur (mais quand a-t-il été seulement médiocre ?), interprétant un faux misanthrope au bout du touleau, Naomi Watts nous enchante dans un rôle comique particulièrement bien vu de prostituée russe enceinte, et Melissa McCarty est formidablement juste dans une composition en demi-teinte à l'opposé de ses habituels excès : "St. Vincent" s'avère un plaisir faussement simple, parce qu'il arrive à retourner ses clichés initiaux (les personnages finissent tous par nous surprendre d'une manière ou d'une autre...), et parce qu'il est un sacré "film d'acteurs" : du coup, il ranime en nous une flamme vacillante pour une forme classique dont on pensait avoir épuisé les charmes. Mention spéciale au générique final, sur une grande chanson de Dylan, qui enjolive encore le souvenir que nous laissera cet OVNI ordinaire.


Skeleton Tree
Skeleton Tree
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 From Hell to Eternity, 21 septembre 2016
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Skeleton Tree (CD)
Les plus superstitieux - ou peut-être les plus croyants - d'entre nous le redoutaient sans l'avouer : à force de maudire les cieux, de célébrer les criminels, de chanter la beauté dans la chute, et d'en tirer l'or le plus fin, le grand Nick allait se voir présenter l'addition. Et l'addition a été terrible : la mort d'un enfant - le pire qui puisse arriver à un père -, qui plus est, du fait de l’absorption de drogues (la pomme ne tombe pas loin de l'arbre, comme dit la sagesse populaire, dégueulasse en l'occurrence...). Nick pourrait-il continuer à faire de la musique après une telle épreuve ? "Skeleton Tree", qui se place d'emblée dans le palmarès des meilleurs albums de l'Australien, démontre que la nécessité (de créer, de chanter) - essentielle au travail de l'Artiste - aura été plus forte que l'attrait du néant. Et le démontre donc avec une force presque inconcevable : si les premières écoutes du disque nous font venir les larmes aux yeux - tant la douleur de Cave y est vive, omniprésente, déchirante -, et font craindre un instant que "Skeleton Tree" ne soit au final un album tellement noir qu'il en serait littéralement inécoutable, les écoutes ultérieures révèlent une beauté exsangue mais impérieuse, qui place l'album dans la digne lignée de "Push the Sky Away". Un "Push the Sky Away" encore plus dépouillé, où le chant est limité à une psalmodie hébétée mais digne, prudente et pourtant intense, et où les Bad Seeds sont réduits la plupart du temps à un grincement électronique minimal. Je ne dirais pas que cet album est le moins du monde aimable, mais pour peu qu'on l'aborde avec suffisamment de patience et de... respect, il peut devenir dans l'avenir, j'en prends le pari, un compagnon solide de nos moments intimes - un peu à la manière d'un "Rock Bottom" à son époque : "Skeleton Tree" est un album humain, horriblement , mais c'est aussi un album-monde dans lequel la tentation est grande de se perdre, de se laisser engloutir. Et de laisser ses effets cathartiques nous guérir - au moins pour un instant - de nos propres souffrances. Il prouve une fois encore que Nick Cave est l'un des Artistes (a majuscule) majeur de notre époque. On aurait seulement aimé qu'il n'ait pas à vivre cet enfer.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 23, 2016 3:46 PM MEST


Teens of Denial
Teens of Denial
Prix : EUR 13,39

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Forever Young !!!, 21 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Teens of Denial (CD)
En ces sinistres années "dix", nous passons tellement de temps à écouter de l'électro dépressive, des rappeurs courroucés ou haineux, des rockers à bout de course, que nous avons un peu oublié combien la musique peut-être vivante, énergique, en un mot, belle. Will Toledo, le jeune geek à lunettes qui se cache derrière le nom joliment absurde de Car Seat Headrest, après des dizaines de chansons publiées sur de nombreux albums sortis plus ou moins de manière amateur, arrive d'un coup sous les feux des projecteurs avec ce "Teens of Denial" dont on parle enfin un peu partout... mais sans doute pas assez encore. Car comment vous décrire la musique de Car Seat Headrest ? Une sorte de rencontre entre des Strokes de la campagne avec le grunge, ce qui donne de longues envolées échevelées - à la manière d'un Neil Young, avec lequel Toledo partage clairement le goût pour les guitares bruyantes - sur laquel Ray Davies aurait été invité à chanter après avoir ingurgité pas mal d'alcool ? Ça vous évoque quelque chose ? Non, alors parlons plutôt de l'euphorie irrépressible que cette musique fait naître en nous, de ces pics d'énergie - voire d'hystérie - ça et là qui nous jettent dans une transe bienheureuse, de ces mélodies terriblement accrocheuses qui ne nous lâchent plus après deux ou trois écoutes seulement de "Teens of Denial". Et donc de cette impression formidable d'avoir découvert, à défaut d'une musique nouvelle, au moins un nouvel artiste porté par une foi juvénile mais apparemment inextinguible en les mérites de la musique bruyante. Forever Young ?


Consumés
Consumés
par David Cronenberg
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

2.0 étoiles sur 5 L'épreuve..., 20 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Consumés (Broché)
S'il y a une leçon à retenir de l'épreuve interminable que constitue la lecture des 370 pages du "Consumés" de David Cronenberg, c'est bien que le fait d'être un artiste important dans une forme d'Art spécifique ne saurait constituer un laisser passer pour prétendre "aller voir" ailleurs en toute impunité critique : finalement Houellebecq est quand même un piètre photographe, et Lynch un musicien peu excitant... Bon je sais qu'on peut trouver des contre-exemples, mais quand même... Tout fanatique des films déviants de la première période de la filmographie du Canadien pervers se devait apparemment - comme je l'ai fait - de se précipiter sur ce livre trop beau pour être vrai (en effet), promettant l'adaptation en roman des déviations malades qui nous enchantèrent autrefois, de "Frissons" au "Festin Nu" en passant bien sûr par "Crash"... sans que la critique littéraire (au moins française) ait fait le moindre du monde son travail, qui aurait été de nous avertir qu'il s'agissait là d'un... ratage particulièrement cruel. D'un livre terriblement mal écrit, mais également prétentieux, vide et fastidieux. D'une sorte de plagiat, par un amateur totalement dénué de talent et sans imagination, des théories et des œuvres - souvent brillantes, on le sait tous - d'un J.G. Ballard (la connexion "Crash", évidente), "enrichie" par des détours sur les terres d'un Bret Easton Ellis : bref, exactement le sujet qu'on "attendait" d'un film de Cronenberg, massacré par l'incompétence narrative et stylistique de quelqu'un qui n'aurait certainement pas dû se risquer au delà de l'écriture d'un scénario. S'il arrive à passer outre la cruelle médiocrité "littéraire" de "Consumés", le lecteur mortifié n'aura ainsi que des absurdités banales, presque parodiques, à se mettre sous la dent : des héros haïssables dans leur addiction infantile pour les média "modernes", des philosophes français partouzeurs, des chirurgiens est-européens vénaux, des maladies dégénératrices, des obsessions maladives pour les insectes, du cannibalisme amoureux, le tout dans un monde où l'imprimante 3D permet de réaliser la virtualité de nos instincts criminels. En écrivant cette liste à la Prévert, je me rends compte pourtant que je joue le rôle que Cronenberg m'a assigné, faire saliver ses fans, avides de retrouver leur maître en déviances : oui, il y a tout cela dans "Consumés", et bien plus encore, mais ce "livre" ressemble bien plus à un catalogue imbécile établi pour choquer le bourgeois qu'à une quelconque oeuvre littéraire. J'avoue quand même que dans la seconde partie du livre, je suis un peu sorti de ma torpeur pour sourire quand Cronenberg attaque une assez savoureuse histoire sur le cinéma nord-coréen et la défection d'intellectuels et de scientifiques français passés au service de l'ineffable Kim Jong-Il, ce qui aurait constitué à mon sens un sujet pertinent pour un autre livre que ce consternant "Consumés" : ces quelques moments de plaisir ont été vite oubliés en constatant la lâcheté avec laquelle Cronenberg largue finalement son lecteur à la dernière page, incapable d'aller jusqu'au bout de la logique de son histoire. En un mot, pitoyable.


Paddington
Paddington
DVD ~ Hugh Bonneville
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 Un plaidoyer en faveur de l'accueil des migrants. Ou pas., 17 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paddington (DVD)
S'il ne datait pas de déjà près de deux ans, il serait tentant de lire l'histoire de "Paddington" comme un plaidoyer humaniste en faveur de l'accueil des migrants : voici un "réfugié climatique" péruvien, attiré par les récits sur la munificence de l'Occident que les colonisateurs du passé ont laissé derrière eux, débarquant à Londres et confronté à la douloureuse expérience de l'indifférence générale face à sa situation, lui qui cherche une nouvelle "maison" où recommencer sa vie. Bien sûr, son adaptation à une réalité qui lui est largement étrangère entraînera bien des désordres, et, logiquement, un rejet encore plus fort de ceux qui ont déjà du mal à ouvrir leur porte (et leur cœur). Paul King effectue alors la démonstration "classique", peut-être trop politiquement correcte, que l'émigré apporte avec lui une mutation de la cellule sociale, familiale, qui s'avère finalement positive, pourvu bien sûr que les hommes et femmes de bonne volonté se lèvent pour combattre le Mal (incarné par une actrice américaine, star globale, ce n'est sans doute pas pour rien...), ce Mal avant tout idéologique qui souhaite "empailler" à tout jamais l'exotisme étranger dans une posture figée d'objet de curiosité pour musée. J'exagère ? Peut-être, mais si on ignore ce sous-texte, que nous reste-t-il ? Un film beaucoup trop gentillet pour son propre bien, accumulant clichés sympathiques et stéréotypes rebattus, et à peine dynamisé par une mise en scène réussie : oui, un film pour enfants des plus "standards", agréable et inoffensif.


Nine Track Mind
Nine Track Mind
Prix : EUR 13,98

2.0 étoiles sur 5 Je crois qu'on ne se parlera plus..., 17 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nine Track Mind (CD)
Vous savez, j'ai une excuse : dans ma maison, j'ai des jeunes femmes et des jeunes filles, ce qui m'expose à ce genre de musique que l'on ne peut guère que qualifier de "soupe commerciale de mauvais goût". Mon autre excuse, moins recevable, c'est que depuis que The Beautiful South n'existe plus, je suis de temps en temps en manque de ce genre de "pop soul" sirupeuse ! Les notes de pochette de "Nine Track Mind" présentent Charlie Puth comme un jeune homme méritant, soutenu par sa maman dans une ambiance "Raisins de la Colère" un tantinet médiatique (bon, j'exagère, je sais...). Sur son premier album, Charlie fait tout : il compose, il joue, il chante, il produit aussi. Il se prend pour un jeune Mozart, j'imagine, mais il invite les starlettes à la mode pour chanter avec lui, et vend sa musique pour la BO de "Fast and Furious". Question intégrité artistique, c'est discutable, mais je suppose que n'avoir pas eu de table de salle à manger lui a fait comprendre très jeune que c'est l'argent qui compte avant tout... Bon, Charlie a composé 3 chansons et demi très réussies, et il les case judicieusement dans le début de son album, ce qui nous dispense d'écouter la suite : c'est gentil de sa part, parce qu'il faut bien admettre que sa voix nous crispe rapidement, que l'orchestration électronique, "minimale mais emphatique" de l'album n'arrange rien, et que Charlie aurait intérêt à se trouver un vrai producteur. Sinon, je crois bien qu'on risque de "ne plus se parler" dans un avenir proche, n'en déplaise à Selena.


Angus & Julia Stone
Angus & Julia Stone
Prix : EUR 7,99

3.0 étoiles sur 5 Joli et gentil, 17 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angus & Julia Stone (CD)
Malgré l'antipathie assez viscérale que je ressens envers ce "genre" de musique - petit couple mignon, la fille avec une voix enfantine qui titille les pédophiles, les paroles gentiment poétiques qui parlent d'amour et de fin de l'amour, la musique qui suit les chemins bien balisés du folk à la mode (vaguement indie, comme ils disent...), la production bien appuyée qui lisse le tout pour que ça soit le plus radio friendly possible (honte à toi, Rick Rubin !) -, j'ai persévéré dans l'écoute de cet album joli et gentil. "Angus & Julia Stone", troisième disque éponyme d'un frère et une soeur qui composent, interprètent et chantent leurs petites chansons sans grande conséquence, est parfait pour conduire sur l'autoroute de vos vacances sans vous mettre les beaux parents à dos... ni d'ailleurs réveiller le bébé qui dort à l'arrière. Il y a assez de mélodies pour ne pas trop s'ennuyer, à condition de ne pas y prêter trop d'attention, et certaines pourront sans doute vous consoler un soir de déprime légère. Sinon, on remarquera qu'Angus est quand même marginalement moins irritant que sa frangine, et que l'album se clôt avec son meilleur morceau ("Crash and Burn"), qui serait même une franche réussite si l'influence de Neil Young n'y était pas aussi criante. Reste que ça reste une bonne piste pour un futur un peu moins consensuel.


A Weird Exits
A Weird Exits
Prix : EUR 16,99

3.0 étoiles sur 5 Le flingue du mort, 17 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Weird Exits (CD)
Ayant, à ma grande honte, manqué les premières années bruyantes de Thee Oh Sees, je découvre tardivement la guitare volcanique, éruptive de John Dwyer, alors même que "A Weird Exits" propose une nouvelle configuration de son groupe (deux batteurs !) et de sa musique (une tendance disons Krautrock !). "A Weird Exits" s'avère du coup un mélange un peu décevant de grandes chansons incandescentes, à la fois radicales et mélodiques, combinant parfaitement psychédélisme 70's échevelé et noise 90's, et de fresques planantes pour le moins simplistes, auxquelles il manque clairement soit une inspiration plus conséquente, soit la folie roborative de la scène. "A Weird Exits" alterne donc des sommets irrésistibles (à l'image de sa terrassante ouverture de "Dead man's Gun") et de mornes plaines frôlant le ridicule. Mais admettons que tout cela n'est pas bien grave, et que la guitare de Dwyer nous remettra sans doute tous d'accord en live !


Foreverland
Foreverland
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Eloge de la fantaisie, 17 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Foreverland (CD)
Plus de 5 ans se sont écoulés depuis son dernier (et excellent) album, et il faut bien admettre que se replonger dans les délires vaguement rétros et farfelus de Neil Hannon nécessite une petite reprogrammation de notre cerveau : les premières écoutes de "Foreverland" déçoivent un peu, comme si l'on avait affaire à une sorte de parodie un peu usée de The Divine Comedy, tous les curseurs étant poussés cette fois dans le rouge de la "fantaisie passéiste" la plus outrancière : des photos hilarantes de la pochette aux titres des chansons, il est clair ici que Hannon a définitivement baissé les bras devant la laideur de notre époque, et a décidé de chanter un monde disparu, voire imaginaire (ce fameux "Foreverland"), celui des opérettes Mitteleuropa de Lubitsch mettant en scène Napoléon ou la Grande Catherine de Russie, ou encore les coeurs brisés de la Légion Étrangère... Brillant - ces mélodies, mon dieu, ces mélodies ! - et délibérément superficiel, Hannon ne semble jouer ici que pour ses fans habituels, tant il est hautement improbable qu'un album aussi radicalement kitsch et artificiel - sans doute inécoutable pour 99% des moins de 25 ans aujourd'hui - lui vaille le moindre succès ! Oui, il y a bien au début un effet de déception devant ce parti pris de sourire de tout, Hannon ne nous offrant ici aucune grande chanson dramatique et existentielle comme il en a l'habitude, coupant même brutalement les effusions romantiques qui pourraient pointer leur nez : dans "Foreverland, entre valse viennoise et braiements d'un âne abandonné, seules la légèreté et la fantaisie ont le droit d'exister. Admettons-le donc, et laissons-nous aller à célébrer la gloire de Divine Comedy, et de son nouvel opus, à la fois improbable, ludique... et - rapidement (au bout de 3 ou 4 écoutes...) indispensable.


Frères d'armes - Band of Brothers [Blu-ray]
Frères d'armes - Band of Brothers [Blu-ray]
DVD ~ Phil Alden Robinson
Proposé par videophil95
Prix : EUR 16,80

4.0 étoiles sur 5 Spielberg et Hanks s'en vont en guerre (again !), 16 septembre 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frères d'armes - Band of Brothers [Blu-ray] (Blu-ray)
Miniserie sans surprise mais profondément satisfaisante, "Band of Brothers" décline à la perfection le programme concocté par Spielberg et Hanks après le succès critique et public du "Soldat Ryan" : nous conter avec tout le professionnalisme hollywoodien l'épopée d'une division exemplaire de parachutistes, du D-Day jusqu'à la victoire contre les Nazis. Personnages bien construits interprétés par une troupe brillante de jeunes acteurs dont certains deviendront des stars (reconnaissez-les dans les seconds rôles ou de simples "cameos" !), clarté de la narration chorale, justesse des situations historiques, même si clairement vues d'un seul point de vue yankee, intelligence de la mise en scène, tout concourt à la réussite du projet "Band of Brothers". Pourtant, malgré l'éprouvant réalisme des scènes de combat, ce sont sans doute les épisodes périphériques, plus originaux, qui marqueront les mémoires : la brillante introduction sur le camp d'entraînement, le magistral épisode sur la découverte d'un camp de concentration, et la conclusion ambiguë du retour à la médiocrité humaine (accidents de la route, pillages, mensonges, criminalité médiocre remplacent vite l'héroïsme et la solidarité...) sont ce qu'il y a de plus fort dans "Band of Brothers", tandis que les classiques scènes de guerre n'évitent pas toujours les poncifs du genre. Si l'on ne demandait certes pas à Spielberg de prendre trop de recul par rapport au patriotisme et à la foi, si constitutifs du "grand récit américain", un soupçon de remise en perspective des événements (je pense par exemple au travail de Eastwood sur Iwo Jima...) aurait permis à "Band of Brothers" d'atteindre un statut artistique et intellectuel que son respect convenu des codes de la narration classique lui interdit.


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