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Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.363
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Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

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Tyler Cross - tome 2 - Angola
Tyler Cross - tome 2 - Angola
par Fabien Nury
Edition : Album
Prix : EUR 16,95

5.0 étoiles sur 5 Une nouvelle vie aux clichés "noirs", 22 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tyler Cross - tome 2 - Angola (Album)
Ce que démontre "Angola", deuxième tome parfait (n'ayons pas peur d'utiliser les grands mots) de la nouvelle série "Tyler Cross", c'est que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes : c'est en accumulant sans aucune honte de tous les stéréotypes les plus rebattus du film noir US - le casse qui foire, l'évasion du bagne, les femmes fatales ou bien mères prêtes au sacrifice, les matons corrompus et sadiques, la mafia impitoyable, etc. etc. - que Nury crée son thriller à lui, complexe, paradoxal, construit sur une narration parfaite, tant du point de vue rythme que utilisation des flashbacks. Cinématographique, "Angola" l'est aussi dans sa "mise en scène", mais, si cela n'est plus une nouveauté depuis longtemps dans la BD contemporaine, le coup de génie de "Tyler Cross" trouve peut-être bien sa naissance dans le dessin stylisé et contre-intuitif de Brüno. Prenant l'ambiance "noire" à rebours grâce à une sorte d'ultra-lisibilité et clarté du trait, Brüno déréalise, conceptualise les situations usées - mais mythiques - de l'histoire, et les enrichit d'un commentaire artistique moderne qui leur redonne une nouvelle vie. C'est du grand art.


Autopsie d'un meurtre
Autopsie d'un meurtre
DVD ~ James Stewart
Prix : EUR 13,00

5.0 étoiles sur 5 La matrice (et le chef d'oeuvre) de tous les films de procès, 22 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Autopsie d'un meurtre (DVD)
Fondé sur l'examen objectif et détaillé des circonstances et des motivations indécidables d'un meurtre quant à lui indéniable, "Autopsie d'un meurtre", avec ses deux heures quarante minutes intenses, sans aucun temps mort, peut être considéré comme la matrice de tous les "films de procès", soit un genre éminemment populaire et pourtant pas forcément très fécond, artistiquement parlant. S'il en est aussi le chef-d’œuvre, c'est d'abord qu'il sait garder jusqu'au bout son ambiguïté : chaque "révélation" - car il y en a, pour le plaisir "primaire" du spectacle - ne fait guère qu'approfondir le mystère, qui est avant tout celui de la personnalité des protagonistes, qui restera indécidable jusqu'à la fin, cette très belle conclusion qui sonnerait le glas de toutes les illusions (...s'il en subsistait encore !). Ici, le plaisir du spectateur est fondé sur le spectacle intense de l'intelligence de tous les protagonistes plutôt que sur la facilité des coups de théâtre ou sur le suspense du verdict : remarquablement mis en scène par Preminger, tous les mouvements, gestes et - bien évidemment - paroles des avocats nous rappellent d'ailleurs qu'entre un bon avocat et un bon acteur, la différence est minime. Aucune surprise que, à ce jeu-là, ce soit le sublime James Stewart qui triomphe ! (On notera le cadeau offert à Stewart, pianiste de jazz au demeurant, ce duo décontracté avec Duke Ellington..)


Transperceneige : Terminus
Transperceneige : Terminus
par Jean-Marc Rochette
Edition : Album
Prix : EUR 25,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Snowpiercer - The Final Chapter, 20 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Transperceneige : Terminus (Album)
Ayant lu "le Transperceneige" de Lob et Rochette à sa sortie, en 1985 je crois, et n'ayant jamais ensuite considéré intéressant de me pencher sur les suites tardives qui lui ont été données, c'est évidemment le film de Bong Joon-Ho qui m'a rappelé l'existence de cette BD que j'avais reléguée en fond de ma mémoire : un bon livre, mais pas non plus exceptionnel, même si sa mythologie post-apocalyptique était plutôt originale. Sauter 30 ans plus tard au chapitre final n'a d'ailleurs pas constitué un traumatisme particulier, preuve que le travail de Rochette (désormais dessinateur !) et de Bocquet s’insère correctement dans la continuité logique de l'original. Ce qui frappe (et fort), c'est la beauté et l'intelligence du graphisme - qui s'apparente d'ailleurs plus à de la peinture - de Rochette : c'est là la principale qualité d'un livre tout en ombres puissantes et en mouvements très justes, qui nous ménage de superbes moments où c'est avant tout l'esthétique qui génère les émotions, et entraîne le lecteur vers un imaginaire intense. La grande faiblesse de "Terminus", c'est, à l'inverse, sa narration, pleine de trous béants qui semblent avoir échappé au contrôle des auteurs, et empêchent l'adhésion du lecteur, sans même parler des invraisemblances qui décrédibilisent rapidement les idées de base, pourtant intéressantes : Bocquet et Rochette ont inventé un univers original, mélange de parc d'attraction et de laboratoire d'expérimentation, qui leur permet de nous livrer une critique pertinente des dérives de notre XXIème siècle, entre centrales nucléaires qui fuient et manipulations des dirigeants… Il est dommage qu'ils échouent à nous raconter une histoire qui fasse vraiment sens, et surtout à nous faire accompagner leurs personnages au long de leur périple, puisque ces personnages restent plus des "concepts" que des êtres humains auxquels nous nous identifions.


3 coeurs
3 coeurs
DVD ~ Benoît Poelvoorde
Prix : EUR 9,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Rendez-vous manqué, 20 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : 3 coeurs (DVD)
J'ai toujours eu des sentiments ambivalents vis à vis du cinéma de Benoît Jacquot, merveilleux directeur d'actrices mais piètre réalisateur de films souvent bancals, frôlant le ridicule dans l'expression maladroite de sentiments forts. Et "3 Coeurs" ne changera rien, puisqu'on y retrouve les mêmes défauts et les mêmes qualités : à partir d'un concept un peu idiot, filmer un mélodrame comme un thriller, musique caricaturale à l'appui pour souligner un suspense qui n'existe pas vraiment, Jacquot loupe systématiquement les scènes importantes de son histoire invraisemblable, mais réussit envers et contre tout à filmer merveilleusement deux actrices superbes, Gainsbourg et Mastroianni. Devant le désastre d'une construction aux ellipses systématiquement ratées, d'un récit déséquilibré qui semble fuir à tout prix les conséquences de la situation impossible créée par une mauvaise idée de scénario, le spectateur atterré trouve refuge dans les creux de "3 Coeurs" et se repaît de la beauté et de la subtilité de deux grandes actrices, laissant pour le coup l'excellent Poelvoorde sur le bas côté, perdu entre ses crises cardiaques, ses clopes clandestines et ses redressements fiscaux vengeurs. "3 Coeurs" aurait pu fonctionner avec de la chair et de la passion, en acceptant de filmer frontalement le côté vaguement "dégueulasse" de ses personnages comme de leur destin : ce n'a pas été le choix de Jacquot, malheureusement. Il a préféré nous imposer un film propre sur soi, poli et transparent. Quant à l'impensable et ridicule voix off surgissant d'on ne sait où à la 45ème minute du film, elle confirme notre sentiment d'une complète absence de réflexion cinématographique derrière le film.


HeadHunters [Blu-ray]
HeadHunters [Blu-ray]
DVD ~ Aksel Hennie
Prix : EUR 9,99

4.0 étoiles sur 5 Le chasseur de scalp, 15 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : HeadHunters [Blu-ray] (Blu-ray)
L'immense popularité actuelle - parmi les aficionados - du roman policier scandinave tarde à s'infuser dans le domaine cinématographique... ce qui peut être attribué à la faiblesse de "l'industrie locale", à la différence de ce qui s'est passé dans la série TV ("The Killing", "The Bridge"). On ne boudera donc pas notre plaisir devant ce "Headhunters", d'ailleurs écrit par l'un des maîtres du genre, Jo Nesbo : nous avons affaire ici à un thriller froid et cérébral, à l'intrigue retorse - même si pas exempte d'invraisemblances, il est vrai -, et surtout travaillant remarquablement son ambiance, loin des clichés habituels. Entre une peinture minutieuse d'une société littéralement congelée par les simulacres de la réussite sociale et par l'avidité du gain, et des poussées vertigineuses de violence hardcore, qui nous valent une bonne demi-heure centrale qui fera se recroqueviller les spectateurs les plus endurcis, pour finir sur une note sentimentale surprenante mais assez juste, Morten Tyldum mène magnifiquement sa barque, et nous aide à oublier les ficelles d'une manipulation un peu trop maligne. La belle interprétation générale - et pas seulement le charisme du playboy de service, Nikolaj Coster-Waldau, dans un rôle certes effrayant, mais surtout bien écrit - finissent d'élever le film au dessus du tout venant du polar venu du froid. Maintenant, on attend la suite...


Ralph Azham - tome 8 - Personne n'attrape une rivière
Ralph Azham - tome 8 - Personne n'attrape une rivière
par Lewis Trondheim
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Les interminables aventures de Ralph Azham..., 14 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ralph Azham - tome 8 - Personne n'attrape une rivière (Album)
Autant l'avouer tout de suite, le monde n'avait absolument pas besoin que Lewis Trondheim redémarre un second cycle des assez tièdes aventures de Ralph Azham, et moi non plus. Pourquoi ce brave Lewis, qui a tant compté pour nous il y a déjà tant d'années, consacre-t-il son énergie à cette version délavée du "Donjon", qui tourne en rond depuis le début, et restera dans les mémoires comme l'œuvre la moins intéressante d'une biblio fournie ? C'est un mystère que "Personne n'attrape une rivière" n'aidera pas à résoudre, puisque voici un tome complètement dans la lignée des précédents, que l'on pourra donc, suivant son humeur, trouver ennuyeux ou amusant, la limite entre les deux n'étant pas claire. Disons quand même qu'après un démarrage terriblement fastidieux, sans une seule idée vraiment intéressante, Trondheim se ressaisit quand il s'agit pour Ralph de "faire la bagarre" à coup de super pouvoirs, et conclut son huitième tome sur deux "concepts" qui ont le mérite de faire écho aux soubresauts sociétaux actuels : d'abord, la croyance en la laïcité peut-elle être, entre les mains de fanatiques (à l'oreille gauche coupée…!), un concept aussi meurtrier que la foi ; et ensuite, ce qui est, on l'admet, plus banal, le fait de pouvoir faire la justice soi-même ne dérive-t-il pas systématiquement dans l'application d'une loi du talion des plus barbares ? On espère que le second tome de ce second cycle permettra à Trondheim d’approfondir ces sujets, et de conférer à "Ralph Azham" un peu plus de matière.


VINCENT N'A PAS D'ECAILLES
VINCENT N'A PAS D'ECAILLES
DVD ~ Thomas Salvador
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 La vie aquatique, 13 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : VINCENT N'A PAS D'ECAILLES (DVD)
Ce "Vincent..." avait tout pour me plaire, à moi qui ai saturé depuis une paire d'années devant les super héros "marveliens" urbains, bruyants, généralement torturés et destructeurs. Moi qui ai toujours aimé Rozier et Rohmer, les contes d'été et les amours entre doux rêveurs. Et puis... non, en fait ! Faute d'idées (d'histoires, de mise en scène) pour amener son brillant pitch initial - Vincent voit ses forces décuplées au contact de l'eau, et se transforme en une sorte de... super héros ! -, faute de vrais personnages aussi - parce que le mutisme général, c'est un peu une solution de facilité, non ? -, "Vincent n'a pas d'écailles" s'engloutit peu à peu dans une vague torpeur. Thomas Salvador avait pourtant le choix : la poésie naturaliste, le burlesque des courses poursuites primitives, voire la mise en abyme du mythe du super héros, transposé de son milieu urbain dans la beauté ensoleillée des Gorges du Verdon (le baiser inversé comme chez Raimi, l'exil final en Amérique, havre des super héros... les clins d’œil ne manquent pas : so what ?). Il ne tente rien vraiment, reste à la surface, confond légèreté (certes, bienvenue) avec pusillanimité. Le spectateur s'ennuie un peu, l'enchantement espéré fait long feu. Le film n'est pas réussi.


Les cahiers d'Esther
Les cahiers d'Esther
par Riad Sattouf
Edition : Relié
Prix : EUR 16,90

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un plaisir un peu consensuel, 11 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les cahiers d'Esther (Relié)
A la rigueur, on aurait tendance à reprocher à Sattouf l'absence de prise de risque derrière ces "Cahiers d'Esther", tant notre nouvelle star de la BD joue ici sur ses points forts bien connus : son empathie avec les enfants, son sens aigu du ridicule, l'acuité de son regard sur la société. Sauf que l'on a suffisamment pointé - moi le premier - les zones troubles de "l'Arabe du Futur" pour ne pas faire maintenant preuve de mauvaise foi devant l'aspect consensuel de sa dernière œuvre ! Il est vrai que les premières pages font un peu peur, on se demande si on ne va pas se vautrer dans la sympathique banalité d'un "Titeuf, version Indie"... et puis, indiscutablement, plus on avance, plus quelque chose de fort se cristallise... pour en arriver aux dernières pages, pointant la cruauté profonde de l'enfance : des pages marquantes, qui nous feront refermer ce premier tome avec la satisfaction d'avoir passé de beaux moments (car indiscutablement vrais) en compagnie d'une petite fille de 10 ans attachante, telle qu'il en existe des milliers en France... Une petite fille pourtant unique, ou plutôt qui l'est devenu pour nous grâce à la tendresse du regard et du trait de Sattouf. Reconnaissons donc que, même si "les Cahiers d'Esther" ne sont pas (encore ?) un chef d’œuvre, ils réussissent à s'imposer comme un portrait honnête de l'enfance, et une chronique pertinente des tensions comme des bonheurs de la société française de 2016 : la vision "triviale" mais lucide du multiculturalisme français - une évidence qui ne pose aucun problème à la petite Esther... - est en particulier l'une des forces du livre. A suivre, bien sûr !


XIII, tome 3, Toutes les larmes de l'enfer
XIII, tome 3, Toutes les larmes de l'enfer
par William Vance
Edition : Album
Prix : EUR 11,99

4.0 étoiles sur 5 Tous les thèmes classiques du récit d'évasion, 11 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : XIII, tome 3, Toutes les larmes de l'enfer (Album)
"Toutes les Larmes de l'Enfer" est un bel épisode de la grande saga "paranoïaque" de XIII, se passant cette fois dans l'univers concentrationnaire d'une prison/asile d'aliénés, et qui permet à Van Hamme de décliner habilement tous les thèmes classiques du récit d'évasion, en les intégrant au parcours de plus en plus démentiel de son héros sans identité. Si l'on peut déplorer une accumulation d'invraisemblances qui décrédibilisent un peu l'histoire - culminant avec la fuite de nos héros à bord d'un chasseur qui a réussi à atterrir au milieu d'un défilé -, le rythme du récit est impeccable, les surprises et retournements, prévisibles ou pas, se succèdent à une allure qui tient de la série TV US plus que de la BD franco-belge traditionnelle, et le lecteur se régale de la force émotionnelle des situations, basées sur des confrontations de fortes personnalités - Carrington et Jones restent nos personnages favoris - et sur d'incessantes trahisons amicales ou amoureuses qui rendent l'univers de "XIII" particulièrement délétère et stressant. Finalement, c'est encore une fois le graphisme discutable de Vance qui est le talon d'Achille de "Toutes les Larmes de l'Enfer".


Si c'est un homme
Si c'est un homme
par Primo Levi
Edition : Poche
Prix : EUR 6,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une lecture indispensable, 11 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Si c'est un homme (Poche)
Il me semble que, un peu à la manière des contraintes morales qui ont été formulées quant à la représentation par l'image de l'Holocauste, il est indécent, obscène même, d'essayer de construire une "critique" du livre de Primo Levi, "C'est un Homme". Et pire, encore, de le "noter", de le comparer à tant d’œuvres littéraires, brillantes ou non, qui ne sont, malgré leur magnificence et le plaisir qu'elles nous donnent, que le produit de la superbe imagination humaine. Comme il est dit au dos de l'édition Pocket de "Si c'est un Homme", "Ce volume est aussi important que la Bible". Moi qui ne suis pas croyant, je dirais : plus important que la Bible. Car un récit aussi circonstancié, objectif, et pourtant "philosophiquement" pertinent, de la destruction absolue de l'humanité serait déjà un exploit littéraire (donc "critiquable", donc susceptible d'être "noté sur 10")... sauf que bien sûr, il ne s'agit ici QUE de la retranscription patiente de FAITS RÉELS. La lecture de "Si C'est un Homme" est souvent insoutenable, et de nombreuses pauses sont généralement nécessaires pour arriver à bout de ces courtes deux cent et quelques pages. La gorge est serrée, les larmes coulent parfois, souvent. Les yeux sont écarquillés d'incrédulité. Parce que, non, on en sait beaucoup moins que ce que l'on croit sur les "camps", même si l'on a vu et "La Liste de Schindler", et "Shoah", même si l'on a lu "le Choix de Sophie". Il faudrait parler bien entendu du style, magnifique, de l'écriture de Primo Levi, de son va-et-vient étourdissant entre description objective de ces fameux "faits" et prise de perspective philosophique sur le sens possible à leur donner. Mais, honnêtement, à quoi bon ? Il vaut mieux reprendre ici quelques unes des phrases, fortes, belles, importantes, du livre, comme :

"Aujourd'hui je pense que le seul fait qu'un Auchwitz ait pu exister devrait interdire à quiconque, de nos jours, de prononcer le mot de Providence"

"Nous appartenions à un monde de morts et de larves. La dernière trace de civilisation avait disparu autour de nous et en nous. L’œuvre entreprise par les Allemands triomphants avait été portée à terme par les Allemands vaincus : ils avaient bel et bien faits de nous des bêtes."


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