undrgrnd Cliquez ici Litte Stockage illimité pour les photos et bien plus encore cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Rentrée scolaire Jeux Vidéo Bijoux en or rose
Profil de Pokespagne > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Pokespagne
Classement des meilleurs critiques: 1.567
Votes utiles : 3590

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Pokespagne "Pok" (São Paulo, Brésil)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
SHERLOCK : l'effroyable mariée
SHERLOCK : l'effroyable mariée
DVD ~ Benedict Cumberbatch
Prix : EUR 14,99

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La vie privée de Sherlock Holmes, 8 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : SHERLOCK : l'effroyable mariée (DVD)
Sevrés que nous sommes de l'une des meilleures séries actuelles, "Sherlock", nous nous sommes précipités sur cet objet bizarre qu'est "The Abominable Bride", appâtés par le format (un téléfilm de 1h30 pour faire patienter les fans entre deux saisons) et le pitch (un retour vers l'univers et la temporalité originaux de l'oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle). Et nous avons vite réalisé que "The Abominable Bride" était un "objet" furieusement déceptif : le voyage dans le temps n'était qu'un trip dans un esprit malmené par les drogues, et par delà une intrigue rapidement cousue de fil blanc, ce film s'inscrivait au plein coeur (obscur) de la série, questionnant même audacieusement l'oeuvre originale (sur des points certes "connus" comme l'homosexualité de Holmes, les véritables liens entre Watson et lui, et les origines de ses addictions). Certes à demi réussi - on se fatigue quand même du mindfuck à force que le scénario, trop malin, trop ambitieux, donne des tours de vis à ses aspects "métas" - cet "épisodes" est peut-être le plus essentiel de la série à date. En jouant brillamment avec différents niveaux de lecture (les Watson que l'on voit ici sont l'expression des sentiments de Holmes, perdu dans "le palais de son esprit", mais Holmes lui même se reconnaît comme créature de fiction engendrée par Watson), citant directement le travail de Billy Wilder sur "le mythe Sherlock Holmes" en profitant de la liberté offerte par notre époque pour aller plus loin, Gattis et Moffat nous offrent une oeuvre littéralement vertigineuse, dont les défauts criants (l'énigme assez creuse, l'usage lourdingue du personnage de Moriarty) ne gâchent pas la fascination. Reste à espérer que la prochaine saison de "Sherlock" poursuive sur la même voie.


Sicario [Édition Limitée boîtier SteelBook] [Édition Limitée boîtier SteelBook]
Sicario [Édition Limitée boîtier SteelBook] [Édition Limitée boîtier SteelBook]
DVD ~ Emily Blunt
Prix : EUR 32,84

4.0 étoiles sur 5 Pas un pays pour Villeneuve..., 4 juin 2016
Si j'aime bien le travail de Villeneuve, et si "Sicario" ne fera pas exception, ce film pointe aussi les limites de son talent : commençant par une demi heure magnifique de tension, de "réalisme éprouvant" (enfin ce que la fréquentation exagérée du cinéma hollywoodien fait désormais passer pour du réalisme...), puis se délitant doucement au fil d'un scénario sans doute insuffisant par rapport à son sujet, entre "Traffic" et "No Country for Old Men", "Sicario" reste en deçà de ses ambitions. Villeneuve est l'un des meilleurs cinéastes actuels pour faire naître la tension et la gérer de manière à la fois viscéralement efficace et élégante, mais il lui manque ce quelque chose de talent - de génie ? - pour pouvoir faire du "grand cinéma" à partir de ses intuitions et des scénarios ambigus qu'il choisit. Cette "zone grise", cette "indécision", ces "paradoxes" qu'il aime mettre en scène, tout cela est tout à son honneur, à une époque où l'on semble au contraire se contenter du "nous et eux", du noir et blanc, des certitudes rassurantes ; pourtant, il n'en fait pas grand chose, pour le moment du moins. Représenté au sein de son film par le personnage joué par Emily Blunt, Villeneuve prend note que le monde est "dégueulasse", mais ne se résout ni à tirer la chasse (et à prendre le vrai risque de dire "non" - en ne signant pas au bas de la page, en tirant dans le dos du salaud...), ni à en tirer les conséquences. Comme dans "Prisoners" qui souffrait du même travers, Villeneuve va quand même chercher quelque chose de rassurant pour donner du sens à ce qui est par trop révoltant (Dieu dans "Prisoners", une juste vengeance ici). Peut-être est-ce finalement une question d'âge, de "maturité", qui l'empêche de conclure son film avec le même désespoir et la même profondeur que les Frères Coen de "No Country..." ? Peut-être nous suffit-il d'attendre ?


Le garçon et la bête [Blu-ray]
Le garçon et la bête [Blu-ray]
DVD ~ Mamoru Hosoda
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'adolescent et la Baleine, 4 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le garçon et la bête [Blu-ray] (Blu-ray)
Alors que le Japon cherche son nouveau Miyakaki, la réussite de ce "le Garçon et la Bête" nous donne bon espoir d'avoir trouvé le nouveau Satoshi Kon, ce qui est loin d'être dérisoire. Comme dans les meilleures œuvres de Kon, voici un festival délicieux de sensations colorées, de sentiments expansifs, d'idées joyeuses, de créativité tout azimut. Si l'on peut tiquer un moment sur les poncifs du film "d'initiation" désormais bien rebattus, la joyeuse vulgarité et la violence enfantine des rapports entre maître et élève qui éclairent la première partie du film sont un vrai bonheur. Mais c'est lorsque le scénario du film fait un virage à angle droit à l'entrée de Ren dans l'âge adulte, et le confronte à un choix fondamental entre le monde des humains (avec l'éducation et l'amour d'une semblable à la clé) et celui des "bêtes" (avec des valeurs que l'on peut juger supérieures), que le film décolle puissamment. Le dernier mouvement, esthétiquement magnifique (l'ombre de la baleine; puis son spectre digital au dessus de la ville), renoue certes un peu trop avec les stéréotypes du manga pour adolescents, mais ce foisonnement thématique, même s'il induit que tous les thèmes ne sont pas forcément explorés à fond, et même si le spectateur peut avoir un sentiment de papillonnage excessif, fait la richesse excitante du film. Pas totalement réussi mais étrangement satisfaisant, "le Garçon et la Bête" est une autre preuve de la vitalité et de l'intelligence de l'Anime, même en une période de doutes et de remise en question.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 10, 2016 3:48 PM MEST


Chéri-Chéri
Chéri-Chéri
par Philippe Djian
Edition : Broché
Prix : EUR 7,10

3.0 étoiles sur 5 Denis-Denise, 1 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chéri-Chéri (Broché)
Il me faut bien reconnaître que, au delà du vice de l'habitude (je vois un nouveau Djian en poche, je l'achète...), ma principale motivation pour lire un livre de Djian est la curiosité : qu'est-ce que cet acharné de la "forme" va aller inventer cette fois ? Parce que, en ce qui concerne les sujets, il y a longtemps que ça ronronne, que ça tourne en rond ("Oh..." était une exception, mais il aura fallu le travail de Verhoeven pour révéler vraiment le potentiel profond de l'histoire...) dans un perpétuel recyclage de conflits familiaux nauséabonds au sein de configurations assez fantaisistes. L'originalité (?) de "Chéri-Chéri" tient donc seulement au travestissement du personnage principal, mais Djian n'en fera pas grand chose de plus qu'un vecteur supplémentaire de haine pour son beau-père, et de désir pour sa belle-mère. Donc il nous reste la forme : ici Djian pousse encore d'un cran certains essais antérieurs, sur la ponctuation (réduite au strict minimum), sur la structure des chapitres (absente) et sur l'usage des temps (variable au sein d'une même scène). Cela crée certes une sensation d'asphyxie et d'étrangeté, mais c'est rapidement aussi un sujet d'irritation, d'autant que Djian joue sur la mise en abyme en faisant utiliser les mêmes trucs à son écrivain de personnage principal, histoire de nous livrer sans doute le mode d'emploi avec le bouquin ! Non, finalement, ce qui marche formellement le mieux, c'est la réutilisation éhontée du truc de l'ellipse radicale, puisque, au sein même d'un paragraphe, l'intrigue saute plusieurs semaines (mois ?) en avant, nous privant de plusieurs moments-clé du récit, conséquences logiques de ce que nous venons de lire : l'effet est sidérant, forcément frustrant, mémorable sans doute, mais ce n'est finalement qu'un "truc" de magicien. "Chéri-Chéri" se boucle heureusement sur une scène forte, elle aussi tronquée en plein climax, qui jette une perspective différente sur Denis-Denise, dont il faut bien dire que nous n'avons pas suivi les aventures avec beaucoup de passion jusque là. Encore un Djian moyen.


Grab That Gun
Grab That Gun
Prix : EUR 11,62

4.0 étoiles sur 5 L'orgue, 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grab That Gun (CD)
Les premiers titres de "Grab that Gun" sont extraordinaires : car entendre Deborah Harry chanter comme Morrissey sur des versions énergiques de titres inédits de The Cure, c'est tout bonnement irrésistible, non ? Aucune ironie non plus dans cette question, les références sont bel et bien là : si elles brouillent un peu les premières écoutes de l'album, force est de constater que, grâce à la conviction des filles de The Organ, et aussi au petit plus apporté en effet par cet instrument qui s'invite judicieusement au milieu de ce bal new wave/ indie pur et dur, on est progressivement convaincu. D'abord familier pour de mauvaises raisons (nous aimons, comme les filles, Blondie, les Smiths et Robert - Smith aussi...), "Grab that Gun" nous devient cher pour de bien meilleures : sa détermination, la clarté de ses intentions, son énergie, son sens des mélodies... tout au moins dans sa première moitié. Dommage en effet qu'ensuite, The Organ se perde, se répète et que l'inspiration s'effiloche, nous laissant tristement en rade. On est passé à côté d'un excellent EP. Mais on suivra désormais The Organ.


Masquerouge, Tome 3 : Le rendez-vous de Chantilly
Masquerouge, Tome 3 : Le rendez-vous de Chantilly
par Patrick Cothias
Edition : Relié
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 La légèreté du genre ?, 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Masquerouge, Tome 3 : Le rendez-vous de Chantilly (Relié)
"Le rendez-vous de Chantilly" regroupe les dernières aventures d'Arianne de Troïl parues en 1980 sous formes de courts récits dans Pif Gadget, avant que Cothias et Juillard se lancent dans la belle épopée des "7 Vies de l'Epervier". Ici, on en est toujours au niveau du divertissement un peu enfantin (Masquerouge se défait de ses ennemis, tous aussi méchants que stupides, sans aucun effort notable), sans conséquence ni enjeu moral, émotionnel ni politique aucun. On peut louer la légèreté de ces histoires "de cape et d'épée" finalement fidèles au genre, admirer le dessin de Juillard qui fait remarquablement le travail, mais force est d'admettre que tout cela ne se lit qu'à condition de mettre son intelligence et ses exigences hors circuit : nous n'avons malheureusement plus 12 ans, et il nous est désormais difficile de prendre beaucoup de plaisir devant ces situations grossièrement caricaturales, cette accumulation d'invraisemblances et surtout ce manque criant de chair de personnages unidimensionnels. Cothias et Juillard l'avaient bien compris et tournèrent la page, gardant de cette oeuvre de jeunesse l'idée - classique mais efficace - du justicier masqué, en lui injectant le contexte historique et la complexité psychologique qui lui manquaient. Mais c'est une autre histoire...


Vitesse moderne
Vitesse moderne
par Blutch
Edition : Album
Prix : EUR 16,50

5.0 étoiles sur 5 Perdus dans la nuit avec Lola et Renée..., 29 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vitesse moderne (Album)
Je ne connaissais pas (assez... car j'avais quand même croisé son dessin dur et audacieux ça et là...) Blutch, dont l'excellente réputation critique faisait plus office de repoussoir sur moi qu'autre chose. La lecture de cet envoûtant "Vitesse Moderne" m'a convaincu que j'avais fait erreur en imaginant un auteur "branché" pour l'intelligentsia : car - ici, au moins -, on a affaire à une oeuvre substantielle, profonde, impactante aussi. Voici un livre qui semble rebuter la plupart des gens, mais qui en séduira durablement quelques uns (dont je fais donc partie) : un univers singulier, mais pourtant si proche du nôtre qu'il nous est familier jusque dans ses dérapages paranoïaques les plus effrayants ; un récit qui semble s'égarer au fil d'un hasard surréaliste mais qui surprend pourtant par sa forte cohérence symbolique ; un dessin rêche dont la sensualité troublante (Ces femmes ! Ces fammes !) n'est jamais très loin de la laideur... Je ne sais pas expliquer exactement pourquoi, mais "Vitesse Moderne" m'a rappelé les scénarios d'un Bertrand Blier de la grande époque ("Buffet Froid" par exemple...), mais en quelque sorte en négatif : la beauferie de Blier devient ici une sorte de féminisme léger, et pourtant le cauchemar est le même, être perdu dans un univers familier où s'ouvrent des béances menaçantes, dans lesquelles nous trouverons - avec un peu de chance - quelques réponses à toutes ces énigmes : qui sont donc nos parents ? Qu'est-ce qu'être aimé ? Dans "Vitesse Moderne", les araignées sont trop grosses, la pluie trop diluvienne, Omar Sharif est perdu dans le métro, mais surtout la vie est un labyrinthe où chaque porte peut s'ouvrir pour nous précipiter là où nous n'aurions jamais penser aller. "Vitesse Moderne" nous fait peur - un peu -, nous enivre - beaucoup : c'est un livre formidablement intime, et pourtant un livre universel. Un livre important.


The Grandmaster
The Grandmaster
DVD ~ Tony Leung Chiu Wai
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,49

3.0 étoiles sur 5 Vertige de l'amour, 28 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Grandmaster (DVD)
Wong Kar Wai fut pendant une bonne décennie le réalisateur dont la singularité - thématique, esthétique - me toucha le plus. Force est de constater avec ce "The Grandmaster" que le génie (terme utilisé ici en toute connaissance de cause) de "Chungking Express", "Happy Together" ou "In the Mood for Love" ne transparaît plus que par brefs éclairs, formels ou émotionnels. Pourtant, malgré le triste sentiment d'un réel échec, le film impressionne par son ambition - le "Il était une fois le Kung Fu" publicitaire de l'affiche traduit bien l'affaire… - et fascine encore à plusieurs reprises grâce à des scènes sublimes : lorsque les combats transcendent la représentation - parfaite - du geste et du mouvement des combattants pour dévoiler leurs pensées, leur cœur, voire leur âme, "The Grandmaster" devient sublime. Si Wong Kar Wai garde heureusement sa touchante sensibilité pour illustrer les moments de romantisme éperdu ou de désespoir serein, il s'est malheureusement perdu ici dans la construction d'une fresque qui hésite trop entre l'exhaustivité pédagogique - expliquer de manière sérieuse l'histoire du kung fu depuis 1936 - et le portrait intime de deux personnages clé de cette histoire, Ip Man (Leung, bien moins bon qu'à son habitude) et Hong Er (Ziyi, toujours aussi fascinante) : avec sa narration heurtée, ses ellipses mal contrôlées, sa voix off - rustine, sa brièveté frustrante, "the Grandmaster" finit par nous laisser sur le quai… jusqu'à cette scène quasi finale qui plagie (rend hommage ?) le "Il était une Fois en Amérique" de Leone et dévoile magistralement le thème souterrain du film : encore une fois, toujours, le vertige de l'amour.


Masquerouge, Tome 2 : Le charnier des innocents
Masquerouge, Tome 2 : Le charnier des innocents
par Patrick Cothias
Edition : Relié
Prix : EUR 9,99

2.0 étoiles sur 5 Seulement pour le dessin de Juillard..., 28 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Masquerouge, Tome 2 : Le charnier des innocents (Relié)
Second tome de la compilation des histoires courtes (une dizaine de planches) de "Masquerouge" parues dans Pif Gadget, "le Charnier des Innocents" se retrouve en fait constitué d'un récit principal de 37 pages - ayant donné son titre à l'album - complété par un autre court récit des plus anecdotiques (Masquerouge sauve un cerf poursuivi par des chasseurs et les ridiculise... Vraiment ?). Le récit principal, lui, engage notre héroïne sur la piste de conspirateurs assez caricaturaux, l'intrigue délirante éloignant maladroitement "Masquerouge" de son habituelle crédibilité historique : si l'on ajoute l'inévitable invincibilité du "héros", qui se sort ici des pires situations sans une égratignure, et la négligence avec laquelle Cothias bâcle l'affaire au détriment de toute vraisemblance, on obtient une BD d'une faiblesse tragique, qui n'amusera que les plus jeunes lecteurs. Bien sûr, le dessin de Juillard, qui s'améliore notablement au fil des pages, reste une excellente raison de perdre son temps avec "le Charnier des Innocents".


L'homme chauve-souris: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
L'homme chauve-souris: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole
par Jo Nesbo
Edition : Poche
Prix : EUR 9,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Découverte de l'Australie, 27 mai 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'homme chauve-souris: Une enquête de l'inspecteur Harry Hole (Poche)
"L'Homme Chauve-souris" commence par près de 200 pages formidables, durant lesquelles nous accompagnons, avec un indéniable sentiment de vacances sous le soleil australien, l'Inspecteur Harry Hole dans sa découverte de la culture et des paysages de ce grand pays. Et le plaisir du lecteur est total : avec un style vigoureux et pas mal d'humour, Nesbø accumule anecdotes drôlatiques et faits historiques, réussissant à nous passionner et nous divertir. On se dit qu'on n'est effectivement pas dans un polar scandinave commun - et ce d'autant que les couleurs vives ont remplacé la grisaille bleuâtre habituelle du genre -, jusqu'à un basculement brutal et saisissant (on n'en est alors qu'au milieu de "l'Homme Chauve-souris") vers le thriller sanglant. L'intelligence de Nesbø est de nous faire reconsiderer tout ce que nous avions lu jusqu'alors d'un autre oeil, et c'est un tour de force assez bluffant. Malheureusement, la dernière partie du livre, certes toujours bien troussée, ronronne un peu en arpentant les terrains balisés du genre : déchéance alcoolisée du flic, poursuite finale du serial killer, etc. On déchante un peu... Mais on n'oubliera pas les douces sensations offertes par la première moitié du livre...


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20